Le combat du gouverneur Pete Ricketts pour la peine de mort…

Le gouverneur de l’Etat très conservateur du Nebraska, Pete Ricketts, a tout essayé pour maintenir la peine de mort dans son Etat. Il avait averti le législatif, qui était sur le point de voter pour l’abolition de la peine de mort, qu’il allait opposer son veto à une telle loi. Un jour avant un vote historique qui allait permettre au Nebraska d’être le premier Etat conservateur en quatre décennies à abolir la peine capitale, il précisa même qu’il avait réussi à répondre à la pénurie de substances d’injection létale. (suite…)

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Jon Stewart: “La FIFA est si lamentable que (ses responsables) sont arrêtés par les Suisses

Le comédien, satiriste et animateur du Daily Show Jon Steward ne pouvait pas rater l’occasion de parler du scandale de la FIFA. Ses commentaires ne manquent pas de piquant: “La FIFA est si lamentable que “ses responsables” sont arrêtés par les Suisses. La Suisse? Un pays dont la politique officielle par rapport à l’or nazi était, je cite, “nous l’autoriserons”…

Jon Stewart ne manque pas non plus de brocarder les Américains qui pensent qu’ils pourraient tirer profit du scandale pour discréditer l’organisateur de la Coupe du monde au Qatar où il fait, explique-t-il en citant des commentaires télévisés excessifs, 60 degrés Celsius. Les Etats-Unis étaient en effet également en lice pour organiser la Coupe du monde chez eux en 2022, mais ils furent battus par le Qatar…

Le jour où la Justice américaine sévit contre la corruption de la FIFA

La conférence de presse organisée mercredi matin à la Cour fédérale de l’Eastern District de New York par les autorités américaines pour dévoiler l’ampleur de la corruption au sein de la FIFA, l’organisation faîtière du football mondial a attiré les foules. Des journalistes brésiliens, colombiens, espagnols, argentins, suisses, français, américains, etc. C’est la première fois que la FIFA est autant mise à nue par une enquête entamée voici plusieurs années. (suite…)

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Jon Stewart a réhabilité des anciens combattants dans son Daily Show

Jon Stewart reste probablement l’un des animateurs de télévisions les plus populaires parmi les jeunes qui s’informent davantage à travers son “Daily Show” qu’en regardant les journaux télévisés. Alors que l’animateur vedette et très “liberal” (gauche) Jon Stewart va bientôt quitter son émission après avoir influencé des millions d’Américains pendant des années et laisser la place à un Sud-Africain de père suisse, Trevor Noah, il vient de révéler dans le New York Times que voici trois ans, il a engagé des anciens combattants pour son émission. (suite…)

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1300 milliards de dettes pour les étudiants américains: le thème s’impose dans la campagne électorale 2016

Après les subprime, qui ont été l’une des causes de la grande dépression de 2009-2010, les experts en économie sont nombreux à mettre en garde: les 1300 milliards de dettes des étudiants américains sont une bombe à retardement qui pourrait coûter très cher si Washington ne prend pas des mesures pour tenter de corriger le tir.

Pour les candidats à la présidentielle américaine de 2016, s’intéresser à cette question est presque incontournable. Plus de 40 millions d’électeurs sont des étudiants. L’électorat âgé de 18 à 34 ans représente un quart de la population en âge de voter. Ils peuvent jouer un rôle important lors de l’élection de novembre 2016. Tant les démocrates Hillary Clinton, Martin O’Malley et Bernie Sanders que les républicains Jeb Bush, Marco Rubio et Chris Christie estiment qu’il est temps d’agir. Ils reconnaissent qu’il s’agit d’un frein considérable à la mobilité.

Selon des données de la Réserve fédérale de New York mentionnées par le Washington Post, 65% des étudiants ayant des dettes ont moins de 39 ans alors qu’ils sont 30% à être toujours endettés entre 40 et 59 ans. Pour les Milléniaux, nés entre 1980 et 2015, la question de la dette des étudiants est aussi importante que furent les questions de guerre et de paix pour les baby boomers, ajoute le Washington Post.

Ceux qui estiment que la dette estudiantine sera un thème majeur de la campagne électorale de 2016 appelle aussi Washington à traiter la question des frais universitaires qui ont augmenté de près de 30% au cours des dernières décennies. Pour étudier dans une bonne université américaine aujourd’hui, il faut compter dépenser près de 50 000 dollars par an. Et désormais, sans garantie de trouver un emploi à la sortie de l’université pour rembourser sa dette…

 

 

Cuba et les Etats-Unis sont très proches d’un rétablissement de leurs relations diplomatiques

Après un troisième round de négociations à Washington les 21 et 22 mai entre les délégations cubaine et américaine respectivement menées par Josefina Vidal (à droite) et Roberta Jacobson (à gauche), les deux pays sont près de rétablir leurs relations diplomatiques. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi au Foreign Press Center de Washington, la secrétaire d’Etat adjointe pour l’hémisphère occidental l’a déclaré: “Nous sommes beaucoup plus près de rétablir les relations diplomatiques et de rouvrir les ambassades” que lors des deux précédents rounds. Roberta Jacobson a souligné que les progrès accomplis étaient considérables et a dit ne “pas savoir si un nouveau round de négociations sera nécessaire” pour lever les derniers obstacles. Selon la négociatrice américaine, il n’est pas impossible que les Sections des intérêts américains à la Havane et cubains à Washington soient à même de régler les derniers détails. (suite…)

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Le compteTwitter d’Obama déclenche un torrent de messages racistes

Les réseaux sociaux peuvent parfois donner le climat social qui règne dans telle partie du globe. En créant son propre compte Twitter qu’il alimente lui-même, le président des Etats-Unis Barack Obama a suscité un vaste enthousiasme dans la twittosphère en s’attirant d’emblée 2,31 millions d’abonnés.

C’était sans compter les messages de haine et racistes à son encontre. Certains tweets exhortaient, comme le souligne le New York Times, Barack Obama à se tuer. Certains l’affublaient du qualificatif de “singe” ou lui lançaient des injures racistes. L’un des messages postés sur Twitter présentait une photo de campagne de Barack Obama avec un noeud coulant autour du cou, les yeux fermés et créant l’impression que le président avait la nuque brisée. Il n’était plus question du slogan “Hope” (espoir), mais “Rope” (corde). L’un des auteurs de ces tweets insultants, basé à Minneapolis, a reçu la visite des services de sécurité (secret service).

La réalité raciale visible à travers les réseaux sociaux est à l’aune de la présidence de Barack Obama. Premier président noir des Etats-Unis, il a dû assister à l’émergence d’une nouvelle crise aiguë de la question raciale aux Etats-Unis après plusieurs abus policiers qui ont mené à la mort de jeunes Afro-Américains. Après un premier mandat où il resta réservé sur cette question à l’exception d’un commentaire lié à une arrestation maladroite d’un professeur noir d’Harvard, Barack Obama est aujourd’hui beaucoup plus engagé et n’hésite plus à exprimer ses préoccupations sur les pratiques policières tout en dénonçant les comportements inadéquats d’une partie de jeunes Afro-Américains de Ferguson ou de Baltimore.

 

Le problème d’Hillary: être une Clinton

Contrairement à ses possibles adversaires républicains dans la course à la Maison-Blanche Jeb Bush et Marco Rubio, Hillary Clinton n’a pas bafouillé quand des journalistes lui ont posé la question dominante de cette pré-campagne électorale au sujet de la guerre en Irak menée à partir de mars 2003 par l’administration de George W. Bush. L’ex-secrétaire d’Etat l’a d’emblée déclaré: “J’ai fait une erreur” de soutenir la guerre comme une écrasante majorité du Congrès. Elle a même défendu une stratégie qui ressemble à s’y méprendre à ce que préconise actuellement le président Barack Obama: laisser les acteurs locaux et les Irakiens en particulier résoudre leur problème. (suite…)

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Les républicains ont un problème: l’Irak

Difficile de comprendre ce qui s’est passé la semaine dernière avec le candidat putatif républicain à la Maison-Blanche Jeb Bush et avec le candidat déclaré Marco Rubio ces derniers jours. Tous ceux ont bafouillé quand il s’est agi de répondre à une question simple: “Auriez-vous décidé d’envahir l’Irak au vu de ce que l’on sait maintenant?”

Frère du 43e président George W. Bush qui a orchestré ce que la gauche américaine ainsi que plusieurs politologues considèrent comme la plus grande faute de politique étrangère depuis la guerre du Vietnam, Jeb Bush aurait dû être préparé à LA question. Dans un premier temps, il a déclaré qu’il aurait agi comme son frère. Dans un deuxième temps, il a précisé qu’il avait mal compris la question. Dans un troisième temps, il n’a pas jugé utile de répondre à une question “hypothétique”. Dans un quatrième temps enfin, il l’a reconnu: il ne serait pas aller en Irak au vu des connaissances dont on dispose aujourd’hui.

Marco Rubio, sénateur de Floride, aurait dû tirer les leçons de la terrible semaine de Jeb Bush. Mais lui aussi a été incapable de répondre clairement à une question d’un journaliste de Fox News.

Pourquoi? Les deux hommes sont décrits comme étant intelligents. L’ex-journaliste vedette Dan Rather tente une explication: ils doivent servir plusieurs maîtres et notamment leurs riches donateurs.

Au sein du camp républicain, la tendance est de vouloir expliquer l’invasion erronée de l’Irak par une bavure des renseignements américains. Or comme nombre de journalistes le soulignent dans la presse américaine, dont Paul Krugman dans sa chronique de lundi dans le New York Times, ce n’est pas une erreur des renseignements qui ont mené à la guerre. C’est la volonté délibérée de l’administration Bush qui a “menti” au peuple américain. Menti parce qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak, parce que Saddam Hussein n’était ni lié aux attentats du 11 septembre 2001, ni à Al-Qaida.

Les républicains en campagne pour la Maison-Blanche essaient dès lors de faire porter le chapeau de la débâcle irakienne à Barack Obama qui a sans doute voulu retirer un peu vite les troupes américaines d’Irak. Or c’est omettre ce que beaucoup décrivent comme le plus “grand mensonge” de politique étrangère de ces dernières décennies. Ex-secrétaire d’Etat qui avait brandi des fioles de supposées armes biologiques à l’ONU, Colin Powell ne s’en remet toujours pas d’avoir été manipulé à ce point. De son côté, les Dick Cheney, Donald Rumsfeld ou Paul Wolfowitz continuent de prêcher la bonne parole en assurant que la guerre en Irak était tout de même nécessaire.