Des drapeaux confédérés pour accueillir Barack Obama en Oklahoma

La Caroline du Sud a retiré le drapeau confédéré de l’esplanade du Capitole dans la capitale de l’Etat, Columbia, samedi dernier. Mais l’affaire du drapeau est loin d’être terminée. Le président Barack Obama a été accueilli mercredi à Oklahoma City avec des drapeaux confédérés brandis par des manifestants manifestement opposés au retrait de la bannière controversé qui est perçue par la communauté noire et par bon nombre d’Américains comme un symbole raciste. Barack Obama est en visite dans cet Etat du Sud pour visiter une prison fédéral alors qu’il plaide pour une réforme profonde du système pénal et carcéral américain.

Le 18 juillet prochain à Columbia en Caroline du Sud, c’est le Ku Klux Klan qui devrait tenir une réunion pour défendre le drapeau confédéré et le statut des Blancs aux Etats-Unis.

Diplômé d’Harvard et sans-abri dans la capitale américaine

Il s’appelle Alfred Postell. Il traîne généralement des sacs en plastique avec lui qui contiennent tout ce qu’il possède. Il erre entre la 17e rue et la rue I au centre de Washington. A 67 ans, il mène une vie de clochard dans la capitale de la première puissance mondiale. En avril dernier, raconte le Washington Post, il a dû comparaître devant un tribunal de Washington et devant le juge Thomas Motley. Un employé du tribunal lui rappela les mots habituellement pron0ncés en de telles circonstances: “Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz, hormis à votre avocat, pourra être retenu contre vous.” Alfred Postell aura cette réponse inattendue: “Je suis un avocat.” (suite…)

Lire la suite

Les overdoses à l’héroïne explosent aux Etats-Unis

Le Centre de contrôle et de prévention des maladie (CDC) vient de publier, ce mardi, des statistiques préoccupantes. Entre 2002 et 2013, le nombre d’overdoses liées à l’héroîne  a quasiment quadruplé, passant de 0,7 à 2,7 cas pour une population de 100 000 personnes. Aux Etats-Unis, le pourcentage de personnes (12 ans et +) affectées par des abus et une dépendance à l’héroîne était de 0,1% en 2002, de 0,16% en 2009 et de 0,2% en 2013. 60% des cas d’overdoses étaient liés directement à l’héroïne et à au moins une autre drogue. Les responsables sanitaires s’inquiètent surtout de la prescription excessive de médicaments opioïdes. D’après le CDC, la quasi-totalité des héroïnomanes utilisent également au moins une autre drogue, la plupart recourant à trois drogues. Selon un tableau brossé par le centre, les personnes souffrant d’une dépendance à l’alcool ont deux fois plus de risque d’être accroc à l’héroïne, les consommateurs de marijuana trois fois plus de risque, les cocaïnomanes quinze fois plus de risque et enfin les personnes dont la dépendance aux analgésiques opioïdes ont quarante fois plus de risque de devenir des consommateurs d’héroïne.

Cité par le Washington Post, le directeur du CDC, Tom Frieden, relève qu’un nombre croissant de personnes consommant à haute dose des médicaments opioïdes se tournent de plus en plus vers l’héroïne car la substance est facilement disponible dans la rue et coûte nettement moins cher. La hausse de la consommation d’héroïne chez les femmes a doublé. Au sein de la population blanche, elle a augmenté de 114% et de 109% dans la tranche 18-25 ans. Entre 2011 et 2013, 663 000 personnes disent avoir eu recours à l’héroïne en l’espace d’une année. Environ 12 millions d’Américains ont consommé des médicaments opioïdes et 16 000 personnes meurent d’overdoses liées à ces substances chaque année.

La photo d’un enfant gay qui défraie les réseaux sociaux

C’est Humans of New York qui a posté la photo sur sa page Facebook: un garçon qui se tient le visage avec sa main et déclare: “Je suis homosexuel et j’ai peur de mon avenir et du fait que les gens ne vont pas m’aimer.”  Deux heures après que le post fut mis en ligne, la candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton a commenté l’image en déclarant: “Prédiction d’un adulte: ton avenir sera fabuleux. Tu vas te surprendre toi-même par ce dont tu es capable et des choses incroyables que tu vas entreprendre. Trouve les gens qui t’aiment et crois en toi”.

Il n’en fallut pas plus pour que la photo du jeune homme fasse le tour des réseaux sociaux. En 24 heures, plus de 530 000 “likes” et 47 000 partages de l’histoire.

 

Le week-end du 4 juillet à Chicago, l’hécatombe à répétition

Le 4 juillet 2014, le jour de l’indépendance américaine, Chicago avait été le théâtre de multiples fusillades. 82 personnes avaient été blessées par balle dont 16 n’avaient pas survécu à leurs blessures, selon le Chicago Tribune. Cette année n’a pas fait exception. Sept personnes sont tombées sous les balles et 41 autres ont été blessées. La ville de l’Illinois reste un haut lieu de la criminalité. Plusieurs centaines de petits gangs se livrent des batailles sans merci. Ce week-end, un jeune garçon de 7 ans a été tué par balle. L’enfant n’était sans doute pas visé au contraire de son père, un membre haut placé dans un gang de Chicago. Le maire Rahm Emanuel, ex-chef de cabinet de Barack Obama, peine à éradiquer cette criminalité de la ville. Les républicains, eux, y trouvent un exemple qu’ils citent régulièrement pour démontrer que certains policiers blancs impliqués dans la mort de plusieurs Noirs, ne sont pas les seuls à utiliser à mauvais escient des armes à feu dont le nombre est d’environ 300 millions aux Etats-Unis. Les gangs d’Afro-Américains de Chicago, rappellent-ils, y recourent abondamment.

Le 4 juillet, le “jour de l’indépendance”, en chiffres

C’est aujourd’hui samedi 4 juillet que les Américains célèbrent leur fête nationale, le 239e anniversaire de leur pays de 320 millions d’habitants. A cette occasion, ils vont se réunir par millions dans les différentes villes du pays pour marquer l’événement sous une surveillance policière très renforcée. De nombreux messages sur les réseaux sociaux laissent entendre que des sympathisants du groupe djihadiste l’Etat islamique exhorteraient des citoyens à perpétrer des actes terroristes sur sol américain. (suite…)

Lire la suite

Barack Obama l’Hawaïen

Pour les habitants d’Hawaï, les succès enregistrés par la Maison-Blanche la semaine dernière (Obamacare, mariage gay) furent à peine une surprise. Pour eux, c’est une évidence: Barack Obama est bien un Hawaïen. C’est là qu’il est né en 1961 et qu’il a vécu près de quinze ans entrecoupés par un séjour en Indonésie. Mais la raison pour laquelle les Hawaïens viennent de manifester ce sentiment relève d’un autre constat.

Si Hawaï est devenu le 50e et dernier Etat américain en 1959, il fut le premier, voici près de quatre décennies, à avoir exiger des employeurs qu’ils offrent une couverture médicale à leurs employés, explique le site Politico. Depuis longtemps, l’archipel du Pacifique bénéficie d’une couverture santé presque universelle. Si Barack Obama s’est battu, un peu seul, pour faire passer sa réforme de la santé en 2010, c’est aussi parce qu’il est Hawaïen, estime-t-on. Quant au mariage gay, la Cour suprême de l’Etat d’Hawaï avait déjà statué en 1993 que nier aux homosexuels le droit de se marier pourrait violer le droit garanti par la Constitution de l’Etat et le principe d’égalité. Cette tolérance ou ouverture se reflète dans les couleurs attribuées à Hawaï: celles de l’arc-en-ciel qui se retrouvent sur le drapeau de l’équipe de football américain de l’Université d’Hawaï, les Rainbow Warriors. “C’est cela l’esprit d’Aloha”, explique l’ancien gouverneur de l’Etat d’Hawaï Neil Abercrombie auquel Le Temps a parlé l’an dernier au sujet d’un Barack Obama qu’il connaît depuis son enfance. “Notre diversité nous définit plus qu’elle nous divise”, conclut-il.

 

Scène inédite: une dame s’applique à enlever le drapeau confédéré à Charleston

Le débat sur le drapeau confédéré qui continue de flotter sur l’aire du Capitole à Charleston a pris une ampleur natioanale cette semaine. Las des palabres et des promesses, une dame afro-américaine a décidé de se charger elle-même de la question. Elle a grimpé le long du mât devant le Capitole pour aller décrocher elle-même le fameux drapeau. Quelques heures plus tôt, dans une oraison funèbre, le président Barack Obama exhortait à retirer le drapeau qui continue d’évoquer aux Afro-Américains un passé douloureux.