La perception qu’a le juge de la Cour suprême Scalia de la race

Antonin Scalia, le juge catholique de la Cour suprême des Etats-Unis, sort de plus en plus de sa réserve depuis quelque temps. Alors que la haute cour auditionnait plusieurs personnes sur la question de la discrimination positive en lien avec le cas Fisher vs Texas, le juge a fait un commentaire qui laisse entendre que les Noirs seraient d’une race inférieure.

“Il y a ceux qui acceptent que les Afro-Américains ne profitent pas d’être intégrés dans l’Université du Texas où ils ne réussissent pas bien et qu’ils s’en sortiraient mieux dans une école moins avancée, moins poussée”, a déclaré Antonin Scalia avant d’ajouter: “Un document relève que la plupart des scientifiques noirs dans ce pays ne proviennent pas d’écoles comme l’Université du Texas.”

Les propos du juge, qui n’en est pas à sa première controverse, ne vont pas manquer d’enflammer un peu plus le débat racial aux Etats-Unis à un moment où le maire de Chicago, Rahm Emanuel, subit la pression de la rue et des Afro-Américains qui exigent sa démission pour avoir mal géré voire camoufler la bavure d’un policier qui a tiré plus de seize balles contre un Afro-Américain qui ne représentait pas, selon une vidéo explicite qui a fait le tour des réseaux sociaux, une menace.

Fusillade en Californie: la communauté musulmane dénonce rapidement un acte de terreur pour éviter les amalgames

Il était employé du Département de la santé du comté de San Bernardino, à quelque cent kilomètres au sud de Los Angeles. Il était spécialisé dans les questions sanitaires liées à l’environnement. Syed Farook, un citoyen américain, est l’un des suspects de la pire fusillade perpétrée aux Etats-Unis depuis celle de Sandy Hook, à Newtown, Connecticut, en décembre 2012. Mercredi soir, le bilan était très lourd: 14 personnes tuées, 17 blessés dont 10 très grièvement. Selon les enquêteurs et le FBI, le suspect n’était pas seul. Une femme, qui conduisait le véhicule 4×4 dans lequel s’était aussi installé Syed Faro, a été tuée  lors d’échanges de coups de feu avec la police. Le passager est également mort dans la confrontation.

Les autorités californiennes n’excluaient pas la piste terroriste, mais sont restées très prudentes quant à la qualification de la tragédie. Les auteurs de la fusillade se sont rendus au Inland Regional Center, un centre pour handicapés qui était utilisé mercredi par le personnel du Département de la santé du comté pour une fête de fin d’année. Le suspect présumé, Syed Farook, serait entré dans la salle, se serait disputé avec d’autres employés. Il serait ensuite ressorti et revenu pour commettre un massacre. Selon des témoins, il portait un passe-montagne de ski, mais plusieurs personnes ont reconnu sa voix. Hier soir, des sources proches de l’enquête laissaient entendre que son frère serait également dans le collimateur des autorités. Dans le véhicule 4×4, les deux suspects étaient vêtus de tenues de camouflage et portaient des fusils d’assaut.

Preuve des tensions qui pourraient monter encore d’un cran envers les musulmans malmenés par certains candidats républicains à la Maison-Blanche, le Council on American Islamic Relations (Le Conseil des relations américano-islamiques) a tenu d’emblée une conférence de presse pour dénoncer l’acte commis mercredi sur le coup de onze heures dans le sud de la Californie. Durant la conférence, le beau-frère du suspect, Fahran Khan, choqué, a exprimés sa tristesse face à une tragédie apparemment causée par le frère de son épouse: “Les mots me manquent pour dire à quel point je suis triste.” Fahran Khan a parlé à Syed Farook il y a environ une semaine. Il a déclaré ne pas savoir pourquoi son beau-frère aurait accomplis un tel acte.

Pour la communauté de San Bernardino, un comté connaissant des conditions socio-économiques difficiles, c’est un traumatisme. Si personne ne semblait connaître les raisons de la fusillade et que les autorités n’excluaient pas un acte terroriste, la tragédie a remis sur le devant de la scène la question ultra-sensible des armes à feu. Selon les enquêteurs, les armes utilisées auraient été achetées légalement. Mais on ne connaît pas à ce stade les conditions dans lesquelles elles ont été acquises et où elles ont été achetées. La Californie connaît pourtant l’un des régimes les plus strictes du pays en termes de régulation des armes à feu. Invité sur CBS pour une interview prévue de longue date, le président Barack Obama a exprimé une nouvelle fois sa consternation face à une énième tragédie causée par des armes à feu. “Ce que nous savons maintenant, c’est que nous sommes confrontés à une série de fusillades dans ce pays qui ne connaît aucun parallèle dans le monde.” Il a appelé une nouvelle fois à un durcissement du contrôle des armes à feu, à l’introduction de contrôle strict de l’identité des acheteurs. Il s’étonne que les républicains craignent la venue en avion de réfugiés syriens et qu’ils ne disent rien quand n’importe qui peut acquérir une arme à feu sans grande formalité.

Mercredi soir, des forces spéciales cernaient encore la maison où semblait habiter le principal suspect Syed Farook, craignant également la présence d’explosifs. Un robot spécial a été utilisé pour tenter d’y voir plus clair.

 

Vidéo choquante d’un policier blanc abattant comme un animal un adolescent noir

Mardi soir, ils ont été plusieurs centaines à défiler dans les rues de Chicago pour protester contre ce qui apparaît comme une exécution. Le 20 octobre 2014, un policier blanc a abattu de 16 balles un jeune Afro-Américain de 17 ans. Sans raison. Ce dernier aurait pu être maîtrisé par d’autres moyens, mais un policier a vidé littéralement son chargeur sur l’adolescent et comptait même recharger son arme.

Les autorités de Chicago sont fortement mises en cause, ayant tout fait pour éviter de devoir diffuser la vidéo. Mais après des plaintes de médias, la justice a ordonné la publication de la vidéo. Laquan McDonald apparaît sur le document, marchant au milieu de la rue. Il sera abattu comme un animal.

Difficile de dire ce que va être la réaction ces prochains jours de la communauté noire. Mais une explosion de colère et de violence du type Ferguson n’est pas exclue tant la marmite raciale bout aux Etats-Unis.

Donald Trump plaide pour recourir à nouveau aux simulations de noyade

On pensait de la technique de la simulation de noyade qu’elle avait été définitivement jetée aux oubliettes de l’Histoire par Barack Obama en 2009 quand il l’avait interdite. Elle avait provoqué un scandale quand il s’avéra que la CIA l’utilisa abondamment sur ses sites secrets où elle détenait des terroristes présumés principalement d’Afghanistan, du Pakistan et du Yémen. Le cerveau autoproclamé du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed, a subi à 183 reprises le “waterboarding”.

C’était sans compter sur le maître de l’outrage, Donald Trump, candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle américaine de novembre 2016. Dimanche, sur la chaîne ABC, il a plaidé pour le retour de cette technique d’interrogatoire considérée par l’administration Obama et les organisations de défense des droits de l’homme comme de la torture. “Je pense que la simulation de noyade, c’est de la gnognotte par rapport à ce qu’ils nous font subir”, a déclaré Donald Trump, faisant référence aux atrocités commises par les djihadistes de l’Etat islamique.

Le milliardaire new-yorkais en a fait une marque de fabrique de sa campagne électorale: il faut dire tout haut ce que beaucoup ne pensent même pas tout bas. En déclarant quelques jours plus tôt qu’il fallait établir un fichier pour recenser les musulmans vivant aux Etats-Unis, il a suscité une réaction de colère même auprès de la communauté juive pour laquelle ce type de méthode rappelle des heures sombres de l’entre-deux-Guerres. Face au tollé, il a rectifié en partie le tir, soulignant que le registre dont il parlait ne s’appliquerait qu’aux réfugiés syriens. Dans la même interview accordée dimanche à George Stephanopoulos sur ABC, Donald Trump affirme même que les musulmans du New Jersey auraient “applaudi aux attentats du 11 septembre 2001”. On ne compte plus chez lui les dérapages qui n’ont pour l’heure aucun effet sur sa cote de popularité ou qui plutôt la renforce. Donald Trump (32%) est largement en tête d’un sondage réalisé par ABC/Washington Post. Ben Carson arrive en seconde position avec 22% et Marco Rubio troisième avec 11%.

Les propos de Donald Trump sur le “waterboarding” choque, mais ils ne font que rappeler ce que l’ex-vice-président Dick Cheney ne cesse de penser: des techniques de ce type sont nécessaires et ont permis d’obtenir des informations cruciales dans la lutte contre le terrorisme, notamment de trouver Oussama ben Laden.C’est aussi la version qui semble s’imposer dans le film de Kathryn Bigelow “Zero Dark Thirty”. Face au vif débat que ce dernier a provoqué, la réalisatrice oscarisée s’était empressée de précider que le film était de la fiction et non plus ce qu’elle avait décrit en préface du film: qu’il s’agissait d’un film “basé sur des informations de première main sur des événements réels”. Un travail en somme de journalisme d’investigation.

Cette thèse a été cependant largement réfutée par le rapport sur la torture établi par une commission du Sénat et par celle qui en fut encore la présidente l’an dernier, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein.

Meeting de Trump: l’invitée surprise fait un tabac sur les réseaux sociaux

Elle s’appelle Johari Osayi Idusuyi. Elle étudie au Lincoln Land Community College, à Springfield, la capitale de l’Illinois. Ayant obtenu des billets pour assister au meeting électoral de Donald Trump lundi soir, elle a demandé si elle pouvait s’asseoir derrière la tribune où allait intervenir le milliardaire new-yorkais. Des volontaires lui répondirent que ce n’était pas possible, car les places étaient réservées à des VIP. C’était sans compter sur l’intervention d’un autre collaborateur de l’équipe de Trump qui invita Johari Osayi Idusuyi et ses amis à s’asseoir aux places souhaitées. Pour la jeune étudiante, la raison de ce revirement était évidente: il y avait peu de personnes au meeting représentant les minorités afro-américaine ou hispanique.

Là où l’histoire devient croustillante, c’est quand la jeune étudiante sort un livre de Claudia Rankine intitulé “Citizen”, un recueil de poèmes sur la race aux Etats-Unis. Elle le lit alors que Donald Trump parle toujours. Des spectateurs assis à côté d’elle s’en offusquent et lui demandent de partir si elle n’a rien d’autre à faire. Une dame déclare même être contente que la jeune étudiante ne soit pas sa fille.

L’image prise par de nombreuses caméras fera toutefois le tour des réseaux sociaux et des télévisions, suscitera des commentaires de l’animateur Jimmy Kimmel. Johari Osayi Idusuyi n’était pourtant pas venu au meeting pour saboter la campagne du New-Yorkais. Elle avait très peu d’attentes par rapport au candidat, mais voulait voir par elle-même et non à travers les médias qui était vraiment Donald Trump. Quand des protestataires ont perturbé la soirée et éjectés avec force de la salle avec le commentaire de Trump “Get out of here”, elle est passée d’une attitude neutre à une attitude plus hostile. L’un des protestataires portait un chapeau à l’effigie d’Obama. Il fut pris à partie et son chapeau a été lancé dans la foule sous les hourrahs et applaudissements. “J’étais dégoûté”, a déclaré après coup l’étudiante afro-américaine. Désormais, elle sait de quel bois Donald Trump et son public se chauffent. L’expérience est suffisante à ses yeux…

Trump et Carson décrivent une Chine qui n’existe pas

Lors du quatrième débat républicain à Milwaukee dans le Wisconsin diffusé par Fox News, les deux candidats en tête des sondages dans la course à l’investiture républicaine pour la Maison-Blanche Donald Trump et Ben Carson ont chacun parlé de la Chine. Pour le premier, Pékin est un acteur qui manipule sa devise et envers lequel l’administration Obama est beaucoup trop conciliante. Mardi soir, il a fustigé le président Barack Obama, relevant que le déficit de la balance commerciale avec la Chine se chiffre en dizaines voire centaines de milliards de dollars. Pour étayer sa thèse selon laquelle Washington est trop mou face à Pékin, il a cité le Partenariat transpacifique, un traité de libre-échange entre douze pays de la zone Asie-Pacifique dont les Etats-Unis. Pour lui, le TPP est la preuve de l’incompétence de la Maison-Blanche qui n’a pas su conclure un traité favorable aux Etats-Unis qui accorde beaucoup trop d’avantages à la Chine. Problème: la Chine ne fait pas partie du TPP…

Ben Carson, qui promet d’anéantir le caliphat que souhaite instaurer l’Etat islamique en Irak et en Syrie bien qu’il souhaite une empreinte militaire réduire des Etats-Unis dans la région, a parlé mardi l’implication de la Russie et de la Chine en Syrie. Problème: la Chine n’est pas impliquée militairement en Syrie. Les slogans des deux candidats dits anti-establishment seront-ils suffisants pour masquer à terme leurs lacunes criantes en politique étrangère notamment? Les médias, mercredi matin, au moment de l’analyse des faits, ne les ont en tout cas pas ratés.

Quant au sénateur Ted Cruz, il n’a pas commis de bévue au sujet de la Chine. Il a simplement précisé que pour réduire les dépenses de l’Etat fédéral, il allait supprimer cinq entités du gouvernement: l’IRS (fisc américain), le Département du commerce, le Département de l’énergie, le Département du …commerce et HUD (le Départment of Housing and Urban Development). Il a peut-être évité le “oups” de Rick Perry lors d’un débat présidentiel en 2012, quand il oublia l’une des trois agences qu’il voulait supprimer. Mais il n’en a pas été loin…

Les questions auxquelles Jeb Bush ne devrait jamais répondre

Depuis le début de sa campagne électorale, le plus “intelligent” des Bush, dixit la famille, multiplie les impairs. Son slogan “Jeb can fix it (Jeb peut le réparer) a mal passé. Le satiriste de HBO Bill Maher n’a pas manqué l’occasion d’exprimer son scepticisme, utilisant un jeu de mot avec le verbe fix (tantôt réparer, tantôt truquer): “Ok, si vous ne pensez pas que Jeb puisse réparer les choses, rappelez-vous l’élection en Floride en 2000. Il peut “truquer” les choses.”

Plus récemment, lors d’une interview accordée au Huffington Post, le journaliste lui a demandé s’il tuerait un bébé dénommé Hitler s’il pouvait remonter le temps. Question piège qui était inspirée d’un sondage réalisé par le New York Times Magazine:

 

Et qu’a fait Jeb Bush, candidat à l’investiture républicaine dans la course à la Maison-Blanche? Il n’a pas tenu compte du conseil donné à tout candidat: ne jamais répondre à une question embarassante. Il a répondu: “Oui, je l’aurais fait. Il faut agir, man!” C’est ce type de réponse qui fait dire à plusieurs observateurs que le fils de George Bush père et le frère de George W. Bush n’a pas le savoir-faire nécessaire pour gérer une campagne électorale devant le mener à la Maison-Blanche.

Jeb Bush, tiraillé entre Oedipe, Abel et Cain

S’il y a un candidat à la Maison-Blanche qui ne se réjouit pas de la parution de la biographie “Destiny and Power: The American Odyssey of George Herbert Walker Bush”, c’est bien Jeb Bush. Se confiant à l’auteur Jon Meacham, George Bush père déclare que Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont saboté la présidence de George W. Bush qu’ils ont servi en tant que vice-président et chef du Pentagone. George W. Bush s’est défendu des propos paternels, mais Jeb Bush est dans un embarras qu’il n’est pas difficile d’imaginer.

L’ex-gouverneur de Floride a déjà toutes les peines du monde à se positionner clairement sur la guerre en Irak et la présidence de son frère “W.” depuis qu’il a lancé sa campagne  électorale. Désormais, il doit trouver un équilibre entre les déclarations au vitriol de son père et le bilan que revendique son frère sans donner l’impression de sacrifier l’un ou l’autre. Il devient soudain le fils devant porter à bout de bras la dynastie Bush. Certains y voient une nécessité oedipienne pour Jeb Bush de “tuer” le père ou une histoire de type “Cain tuant Abel”. Quel que soit le ressort psychologique, Jeb Bush est dans une situation très inconfortable d’autant qu’en dépit de dépenses de campagne substantielles, il a plongé à 4% des intentions de vote dans les sondages dans les pré-primaires républicaines. La famille Bush elle-même pourrait ne pas en sortir indemne. L’idée d’élire pour la première fois un troisième membre de la même famille à la Maison-Blanche semble rebuter une partie de l’électorat.

Jeb Bush en campagne dans le New Hampshire: EPA/CJ GUNTHER
Jeb Bush en campagne dans le New Hampshire: EPA/CJ GUNTHER

Dans la biographie, George Bush père révèle un autre fait qui dérange son fils Jeb. En 1988, en campagne électorale pour la Maison-Blanche, il avait choisi comme colistier Dan Quayle. Jeb Bush aurait tenté de l’en dissuader et de jeter son dévolu sur quelqu’un d’autre. Qui? Donald Trump… Dans une interview accordée à Kasie Hunt de NBC, Jeb Bush a déclaré ne pas se souvenir de cet épisode…

 

Lawrence Lessig abandonne sans avoir pu se battre

Le professeur d’Harvard Lawrence Lessig, qui avait lancé sa campagne électorale pour l’investiture démocrate le 6 septembre dernier après avoir récolté un million de dollars par financement participatif abandonne la course à la Maison-Blanche. Sans avoir pu se battre. Les instituts de sondage, m’avait-il déclaré voici quelques semaines lors d’une longue interview au Temps, n’ont jamais voulu l’intégrer dans leurs calculs. Ils ne sont pas les seuls à ne pas avoir joué le jeu. La direction du Parti démocrate a eu une attitude assez déplorable à son égard, refusant de le laisser accéder aux débats télévisés qui permettent à un candidat d’exister.

Or si la candidature de Lawrence Lessig est originale et axée sur un seul thème de campagne – le financement des campagnes qui corrompt les futurs élus et par là le fonctionnement du Congrès -, elle méritait d’être entendue. Car rien n’est plus dommageable au système politique américain aujourd’hui que son mode de financement. Selon Lawrence Lessig, quelque 400 familles financent le gros des campagnes électorales. Ce n’est plus, pour le professeur d’Harvard, une démocratie représentative qui fonctionne, c’est une ploutocratie.


Photo: Reuters

Obama se moque des républicains au sujet de Poutine

Lundi, lors d’une collecte de fonds à New York organisée après qu’il s’est rendu au spectacle de Broadway “Hamilton”, le président Barack Obama s’est moqué des candidats républicains à la Maison-Blanche, en particulier ceux qui pensent que l’actuel président est faible et incapable de résister au maître du Kremlin Vladimir Poutine. “Quand je parlerai à Poutine, il se redressera rien que du fait que je le regarde”, a-t-il déclaré, parodiant notamment les candidats Donald Trump et Ben Carson, actuellement en tête des sondages dans la course à l’investiture républicaine. Et Barack Obama d’ajouter:” Et puis il s’avère qu’ils (les candidats) n’arrivent pas à gérer une poignée de modérateurs (du débat) de CNBC.” La foule, séduite, applaudit à tout rompre. “Si vous n’arrivez pas à (leur) faire face, je ne pense pas que les Chinois et les Russes auront vraiment peur de vous”, a-t-il ajouté, s’adressant aux républicains. Certains candidats n’avaient pas hésité à préciser en plein débat, comme Carly Fiorina, qu’ils appelleraient directement Vladimir Poutine pour lui dire leurs quatre vérités et le persuader de changer de politique.