Les Etats-Unis craignent à nouveau une attaque terroriste

Aux Etats-Unis, la montée en puissance de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui vient changer de nom pour s'appeler l'Etat islamique, provoque des débats enflammés au sujet de la menace terroriste. Les radios conservatrices et religieuses consacrent des émissions entières à l'islam, se demandant si les musulmans peuvent être modérés. Fox News dédie des émissions aux islamistes radicaux qui "sont en marche".

Les récits rapportant que des Américains et des Européens vendent leur passeport une fois en Syrie inquiètent les autorités européennes et américaines. Dimanche, le président américain Barack Obama s'en est fait l'écho, relevant que les Etats-Unis ne se sont pas libérés de la menace terroriste. Le spectre du 11-Septembre hante à nouveau les discussions dans le pays.

 

Quand Hillary Clinton défendait un violeur qu’elle savait coupable…

En 1975, alors qu'elle venait de se marier avec Bill, Hillary Rodham Clinton avait été désignée par un juge de la Cour d'Arkansas pour défendre Thomas Alfred Taylor, un homme de 41 ans accusé d'avoir violé une fille de douze ans. L'exercice fut difficile pour elle qui n'arrivait pas à croire à l'innocence de son client en dépit d'un test réussi au détecteur de mensonges. Les preuves étaient par ailleurs accablantes pour le client, notamment un sous-vêtement qui avait été présenté lors du procès. Aujourd'hui, la victime de l'époque avoue que l'avocate Hillary Clinton lui a fait vivre un "enfer". Elle lui reproche de n'avoir pas agi dans son intérêt et de n'avoir pas défendu la cause d'une femme en devenir. Dans son livre "Living History", précise le site Politico, Hillary Clinton mentionna l'épisode de ce jugement et le fait qu'elle avait poussé à créer une hotline pour les personnes violées.

Voici l'interview radiophonique réalisée dans les années 1980:

 

 

Le portrait 3-D d’Obama

216095845L'institution Smithonian à Washington, qui gère plusieurs grands musées de la capitale, a imprimé pour la première fois un buste en 3-D du président américain Barack Obama (photo AP/Smithonian). Le buste sera exposé au National Portrait Gallery. Le travail de scannage des ingénieurs a duré près de 40 heures en raison du matériel utilisé, du plastique, qui devrait être plus résistant. Le buste est constitué de 5000 couches différentes.Jusqu'ici, seuls des masques en plâtre de George Washington et d'Abraham Lincoln.

 

La (vieille) Amérique parle aux Américains

Avec la montée de la menace que représente l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL), un groupe djihadiste qui s'est déjà emparé de plusieurs villes d'Irak, les Américains ont droit à un défilé d'experts sur leur petit écran. Des experts qui, pour certains, n'hésitent pas à faire la leçon à Barack Obama, qu'il s'agisse de l'ancien secrétaire adjoint à la Défense Paul Wolfowitz, de l'ancien administrateur américain en Irak Paul Bremer ou du commentateur néoconservateur Bill Krystol. Les commentaires de l'ancien vice-président de George W. Bush, Dick Cheney, sont d'autant plus intéressants que le personnage n'a cessé de mentir au peuple américain au cours du premier mandat de Bush fils, que ce soit au sujet des armes de destruction massive en Irak qui n'ont jamais existé ou du lien manifeste (qui n'existait pas non plus à l'époque) entre Saddam Hussein et Al-Qaida.

Aujourd'hui, Dick Cheney et sa fille Liz passent à l'offensive, lançant une nouvelle orgaisation baptisée Alliance for A Strong America. Dans une vidéo, ils expliquent comment le président Barack Obama a, en six ans à la Maison-Blanche, gravement affaibli les Etats-Unis et comment il "mène en bateau" le peuple américain. Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, il explique comment la doctrine Obama est en train de s'effondrer. Pour les Cheney, il est temps de réagir, de refaire des Etats-Unis le gendarme du monde. Ce que Dick Cheney ne dit pas, c'est qu'en quittant l'administration Bush, son taux d'approbation était d'environ 13%, qu'il avait laissé l'Irak en ruine, dévasté par huit ans de guerre, avec plus de 100 000 morts irakiens et de 4500 morts de soldats américains pour un coup de plus de 800 milliards de dollars.

Voici la vidéo:

 

En anglais, voici ce que dit le message des Cheney:

Liz Cheney: I’m Liz Cheney.

Dick Cheney: I’m Dick Cheney. We stand at a critical moment in the life of our nation. The policies of the last six years have left America diminished and weakened. Our enemies no longer fear us. Our allies no longer trust us. Empty threats, meaningless redlines, leading from behind, and “engagement” with rogue regimes, have put America on a path of decline. Threats to America’s security are on the rise. Iran is marching towards a nuclear weapon. Al Qaeda is resurgent, establishing new safe havens across the Middle East, including in Iraq where President Obama withdrew all American forces with no stay behind agreement. He has announced he intends to the same in Afghanistan. Syria has become the most dangerous training ground for Islamic terrorists since the attacks of 9/11. President Obama has repeatedly mislead the American people about the attacks in Benghazi and the true nature of the threat we face.

Liz Cheney: We are forming The Alliance for a Strong America because we know America’s security depends upon our ability to reverse President Obama’s policies. We know that America is the exceptional nation and that there is no substitute for American leadership around the world. We know that America’s Armed Forces are the greatest fighting force and the greatest force for good the world has ever known. The Alliance for a Strong America will educate about and advocate for the policies needed to restore American power and pre-eminence. We will provide information to citizens about national security and defense policy, and ensure that these issues are a critical part of America’s national debate and discussion over the next two years and beyond.

Dick Cheney: In March 1983, President Ronald Reagan said, “It is up to us in our time to choose, and choose wisely between the hard but necessary task of preserving peace and freedom, and the temptation to ignore our duty and blindly hope for the best while the enemies of freedom grow stronger day by day.” We hope you will join us today in the hard but necessary task of preserving peace and freedom and restoring American strength and power."

 

La nouvelle organisation de Dick et Liz Cheney cherche à mettre fin à la politique "destructrice" d'Obama. Elle possède son propre site strongeramerica.com.  Elle appelle à verser des dons. Son nom Alliance For A Strong America a toutefois été mal choisi. Un site internet dénommé allianceforastrongamerica.com est déjà pris. Il liste tous les mensonges de Dick Cheney, notamment à propos de l'Irak…Le chroniqueur du Washington Post E.J. Dionne ne dit pas autre chose dans sa chronique du jour.

Une vidéo d'allianceforastrongamerica.com est éloquente:

 

La tragédie syrienne à l’ONU à New York racontée en BD

01-jamesDepuis mars 2011, la Syrie n'en finit plus de s'enfoncer dans le chaos. Ces derniers jours, ce sont les opposants au pouvoir du président syrien Bachar el-Assad qui s'affrontent. D'un côté des rebelles, de l'autre les djihadistes de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) que même Al-Qaida juge trop extrémistes. Président de la Commission internationale d'enquête indépendante sur la Syrie, Paulo Sergio Pinheiro a tiré la sonnette d'alarme mardi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève. La guerre civile en Syrie a "atteint, selon l'expert onusien, un point critique, menaçant toute la région. (…) Il y a une escalade de violence sans précédent en Syrie."

Dans les coulisses des Nations unies à New York, le journaliste et correspondant de RFI et de la RTS à l'ONU, Karim Lebhour, a suivi de près les tractations diplomatiques au sujet de la Syrie depuis le début de la crise. Avec les dessinateurs James et Thierry Martin (cliquez sur les dessins pour les agrandir), il en a fait une bande dessinée qui est sortie le 12 mars dernier dans la Revue Dessinée. L'histoire, intitulée "Le Veto de l'ONU", commence ainsi: "Trois ans après le début du conflit, la Syrie est toujours déchirée par la guerre civile. Dans les couloirs feutrés de l'ONU, les Occidentaux ont activé à peu près tous les leviers mis à leur disposition pour légitimer une intervention militaire internationale. En vain. Par trois, la Russie et la Chine ont utilisé leur droit de veto pour bloquer des résolutions condamnant le régime de Bachar el-Assad. Le dictateur syrien peut massacrer son peuple en toute impunité, le blocage de l'ONU l'a remis en selle face à une rébellion qui se radicalise et s'affaiblit chaque jour un peu plus." 03-james

 

 

Karim Lebhour ne manque pas de souligner l'épisode au cours duquel le président américain Barack Obama fixa une ligne rouge que le régime syrien ne devait pas franchir s'il ne voulait pas s'attirer les foudres des F-16 américains: l'utilisation des armes chimiques contre le peuple syrien. Or une attaque chimique à la fin août de l'an dernier fit entre plusieurs centaines et 1400 morts dans la Ghouta orientale près de Damas. Le démocrate avait finalement fait marche arrière, préférant opérer par le biais de l'ONU en agissant de concert avec Moscou pour mettre en oeuvre un programme d'évacuation des armes chimiques qui n'est pour l'heure pas encore achevé. "Une fois de plus le maître du Kremlin a acculé l'ONU à l'immobilisme", précise le correspondant de la RTS et de RFI. La BD montre jusqu'à l'absurde l'incapacité onusienne de condamner les horreurs commises.

A propos de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, qui apparaît dans la BD dans son bureau du 38e étage, songeur, Karim Lebhour rappelle ses déclarations: "Je suis inquiet." "Je suis très inquiet". "Je suis choqué". "Je suis préoccupé". Il s'agirait, selon l'auteur, d'e l'illustration de la "quiet diplomacy" appliquée par Ban Ki-moon, une diplomatie qualifiée de "molle" par Human Rights Watch.

 

La BD évoque l'échec de la mission de Kofi Annan pour sortir la Syrie de la crise, puis la nomination de Lakhdar Brahimi pour le remplacer. Ce dernier démissionnera en mai 2014. Dégoûté.

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Heritage Foundation: un laboratoire d’idées sans idée

000_Was6677727Saba Ahmed se souviendra encore longtemps du débat auquel cette étudiante en droit de l'American University a assisté à la Heritage Foundation (photo AFP), un groupe de réflexion conservateur de Washington. Comme le raconte le chroniqueur du Washington Post Dana Milbank, le think tank a organisé lundi une énième discussion sur Benghazi, la tragédie qui coûta à quatre Américains, dont l'ambassadeur Chris Stevens après un raid d'islamistes sur la mission américaine de la ville de l'est de la Libye le 11 septembre 2012.

Organisée par plusieurs représentants de groupes conservateurs, la conférence avait pour but de répondre à toutes les questions qui restent, selon les organisateurs, sans réponse. Elle est toutefois devenue une séance d'intimidation. Au fond de la salle, Saba Ahmed écoutait les accusations proférées contre l'administration Obama qui se serait laissée infiltrer par les Frères musulmans (la conseillère de l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton, Huma Abedin) et qui financerait des djihadistes dans leur volonté de détruire les Etats-Unis. Barack Obama et Hillary Clinton, précisément, chercheraient, selon les conférenciers, à imposer aux Américains des lois dignes de la charia. Quant à la chaîne de télévision Al-Jazeera America, elle serait simplement un agent de la "propagande ennemie".

Saba Ahmed n'a pourtant pas hésité à exprimer son avis: "On dépeint l'islam et tous les musulmans pour quelque chose de mal, mais il y a 1,8 milliard d'adeptes de l'islam. (…) Nous avons plus de 8 millions de musulmans américains dans ce pays et je ne les vois pas représentés ici." La journaliste conservatrice Brigitte Gabriel, alias Nour Saman, d'origine libanaise (maronite), représentant le groupe Act America, a riposté avec une rare violence: "Entre 180 et 300 millions de musulmans cherchent à détruire la civilisation occidentale." Elle a souligné que la minorité pacifique, au sein des musulmans, était insignifiante à la lumière des attentats du 11-Septembre tout en comparant la situation à celle qui règnait à l'époque d'Hitler: "La majorité des Allemands étaient pacifiques. Pourtant les nazis ont mis en oeuvre leur agenda. Conséquence: 60 millions de personnes sont mortes."

Puis Brigitte Gabriel a eu le toupet de demander à Saba Ahmed, qui portait le voile islamique, si elle était Américaine. L'un des animateurs de radio, un conservateur du nom de Chris Plante posa à l'étudiante la question suivante: "Pouvez-vous me dire qui est le chef de file du mouvement pacifique musulman?" L'auditoire abonda dans le même sens.

Mais Brigitte Gabriel ne s'est pas arrêtée là. Elle a laissé entendre que l'ambassadeur Chris Stevens s'attelait à exécuter un programme d'échanges d'armes entre la Libye et la Syrie peu avant d'être tué à Benghazi.

Heritage Foundation a été un laboratoire d'idées conservateur qui faisait autorité à Washington. Mais de telles conférences sèment le doute… Mardi toutefois, Dylan Byers, du site Politico a remis en question la manière caricaturale dont Dana Milbank a rendu compte de la conférence. Mecredi, Dana Milbank lui a répondu qu'il fallait cesser le journalisme de salon. Dylan Byers n'a en effet pas participé à la conférence au contraire du chroniqueur du Washington Post. Et force est de constater que la vidéo donne raison à Dana Milbank. Saba Ahmed a été verbalement agressé par la journaliste conservatrice Brigitte Gabriel sous les applaudissements (effrayants) de la salle.

  

Le président américain est en bonne santé

000_Was6373928Rien à voir, apparemment, avec François Mitterand, le président français qui, durant son second septennat, souffrait d'un cancer avancé en secret. En mai dernier, Barack Obama (en train de faire des appuis fasciaux/photo Brendan Smialowski/AFP) a subi des tests de routine pour évaluer son état de santé. Selon Ronny Jackson, son médecin officiel, le président américain est en "excellente" santé et il devrait le rester pour le reste de son second et dernier mandat qui s'achève en janvier 2017. Selon le site Politico, il fait attention à son alimentation, fait de l'exercice quotidiennement et ne boit de l'alcool qu'avec modération et à de rares occasions. Ancien fumeur, il lui arrive toutefois de machouiller du tabac. Il prend régulièrement de la vitamine D pour combler une déficience et de temps en temps de l'ibuprofène, un anti-douleur pour une fasciite plantaire, un étirement ou une rupture du fascia plantaire dont ne souffre qu'1% de la population. Sa vision est parfaite (20/20), son poids de 81 kilos est plutôt léger au vu de sa taille (1,85 m).

Le traitement d’Hillary Clinton par les médias américains

Le livre d'Hillary Clinton, "Hard Choices", sur les quatre ans qu'elle a passés à la tête du Département d'Etat américain, a déjà suscité de nombreux commentaires. Le week-end dernier, l'émission "Reliable Sources", sur CNN, s'interrogeait sur le traitement que les médias américains allaient réserver à la démocrate. Certains se demandent si le fait qu'elle est interviewée avant tout par des femmes est le résultat de pressions exercées par le camp Clinton.

La première interview d'Hillary Clinton, diffusée lundi soir sur ABC, a levé tout doute. La journaliste Diane Sawyer, une figure du journalisme aux Etats-Unis, n'a pas ménagé la possible candidate à la Maison-Blanche en 2016, lui demandant notamment s'il était vraiment raisonnable de mentionner le fait qu'elle et Bill Clinton étaient "complètement fauchés" en quittant la Maison-Blanche en 2001 alors que l'ex-secrétaire d'Etat gagne 200 000 dollars pour chaque discours qu'elle prononce et que son mari et ex-président aurait gagné près de 100 millions de dollars grâce aux allocutions qu'il a prononcées depuis sa retraite politique. Carl Bernstein, le journaliste du "Washington Post" qui avait révélé le scandale du Watergate, salue la prestation de Diane Sawyer, qui ne s'est pas laissé embobiner par la machine de propagande du camp Clinton. Dans "Reliable Sources", le présentateur a même tenté de savoir s'il était vrai que le camp Clinton avait eu une réunion secrète avec le "New York Times" pour discuter du traitement "inéquitable" auquel l'ex-First Lady aurait eu droit ces derniers mois.

 

 

ABC US News | ABC Celebrity News

Séisme républicain: défaite historique aux primaires d’Eric Cantor

000_450403746Mardi soir, les représentants de l'establishment républicain n'avaient pas de mots assez forts pour qualifier la défaite, lors des primaires républicaines pour le Congrès dans une circonscription de Virginie, du chef de file des républicains à la Chambre des représentants. "Séisme", "apocalypse". A la surprise générale, le conservateur Eric Cantor (photo avec le président de la Chambre des représentants John Boehner en arrière-plan/Mark Wilson/AFP) a été battu à plate couture par un représentant du Tea Party, Dave Brat, un illustre inconnu sur la scène politique américaine. Le score est net: 55,5% pour Brat, 45,5% pour Cantor.

Professeur à l'Université Randolph-Macon en Virginie, Dave Brat n'a investi que 200 000 dollars dans la campagne des primaires républicaines pour les élections de mi-mandat de novembre prochain. Des élections où la totalité des 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers des sièges du Sénat seront remis en jeu. Avec sa victoire, il a créé l'une des plus grandes surprises politiques dans l'histoire du Congrès. Même le Washigton Post, pourtant bien informé, était convaincu de la victoire du chef de fil des républicains de la Chambre des représentants.

Les répercussions de ce vote surprise pourraient être considérables. Eric Cantor, siégeant au Capitole depuis plus de treize ans, était plutôt une étoile montante du Parti républicain. Il était pressenti pour succéder à John Boehner au poste de "speaker", président de la Chambre des représentants, car celui-ci envisageait de prendre sa retraite à la fin de l'année ou au printemps 2015. Les signaux émis par cette primaire sont plutôt inquiétants. Selon les électeurs, Eric Cantor n'était manifestement pas suffisamment conservateur à leur goût. Or celui-ci s'est distingué par des positions très conservatrices notamment en matière budgétaire. Il avait cependant jugé nécessaire de réformer le système "cassé" d'immigration sans pour autant accepter de régulariser les quelque 12 millions de clandestins vivant dans le pays. Dave Brat en a profité pour présenter son rival comme étant à tort un candidat favorable à une amnistie pour les immigrés illégaux.

La réforme de l'immigration souhaitée par le président Barack Obama pourrait bien être la première victime de la victoire du candidat du Tea Party dans cette primaire de Virginie. Face aux tergiversations républicaines, elle était déjà mal emmanchée. Là, elle est à l'agonie. Les membres du Tea Party devraient d'ailleurs faire de leur opposition à une telle réforme leur cheval de bataille pour les élections de mi-mandat.

La seconde victime du succès de Dave Brat, c'est le consensus, déjà très mal en point au Congrès. Plusieurs représentants de l'establishment républicain, dont John Boehner, Eric Cantor ou encore le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, avaient néanmoins manifesté une volonté de réformer très partiellement, sans régularisation des clandestins, le système d'immigration. Mardi soir, les experts ne cachaient pas qu'une telle réforme pourrait bien ne pas voir le jour après cinq à dix ans.

Même s'il est difficile à ce stade de voir dans l'élection surprise de Dave Brat une indication fiable sur une nouvelle percée du Tea Party en novembre prochain, force est de constater que la Maison-Blanche risque d'aller au-devant d'obstacles insurmontables pour faire passer les réformes qui lui tiennent à coeur. Pour le Parti républicain, c'est un nouveau psychodrame qui risque d'écarteler encore davantage le Grand Vieux Parti entre sa composante plus modérée et son aile ultra-conservatrice. Le fait que la réforme de l'immigration semble définitivement enterrée est aussi une très mauvaise nouvelle. Au vu de l'évolution démographique des Etats-Unis, la minorité hispanique qui monte pourrait sanctionner durement le refus républicain de faire un geste en faveur des clandestins, en grande partie hispaniques. En 2012, elle avait déjà voté massivement en faveur du démocrate Barack Obama. En 2016, si rien ne change, elle pourrait en faire de même.

Barack Obama à Omaha Beach pour le Jour J

Aucune rencontre officielle n’a eu lieu entre les présidents américain et russe en marge de D-Day à l’occasion du 70e anniversaire du débarquement allié en Normandie. Le président français François Hollande a pourtant dû organiser deux dîners consécutifs avec Barack Obama, puis Vladimir Poutine. Ces deux derniers ont néanmoins échangé quelques mots:

 

 

Et le discours de Barack Obama à Omaha Beach: