Le scandale autour de Steve Scalise, numéro trois des républicains de la Chambre des représentants

Jusqu'à l'été dernier, le numéro trois du Parti républicain à la Chambre des représentants était Eric Cantor, le seul juif républicain du 234434270Congrès. Après une primaire surprenante à l'automne, Eric Cantor a subi une défaite mortifiante et a dû quitter le Congrès. Il est aujourd'hui remplacé par Steve Scalise (photo J. Scott Applewhite/AP/Keystone), un républicain de Louisiane qui a cependant un autre pedigree. Aujourd'hui, le nouveau whip (le numéro trois du parti chargé de rassembler les troupes au sein de la Chambre basse) fait scandale. En 2002, il aurait parlé à une conférence de la  European-American Unity and Rights Organization à l'hôtel Best Western in Metairie, Lousiane, les 17 et 18 mai 2002. L'organisation est considérée comme étant raciste et antisémite. Elle fut dirigée à une époque par David Duke, ex-grand sorcier du Ku Klux Klan et politicien en vue de Louisiane. Les preuves manquent pour affirmer qu'il a vraiment parlé à ladite conférence en tant qu'invité, mais c'est un fait: il a au moins parlé à un groupe suprémaciste blanc dans l'hôtel où se déroulait la conférence.

La nomination de Steve Scalise au poste de numéro trois de la Chambre des représentants a provoqué un tollé non seulement dans l'opinion publique, mais au sein même du Parti républicain, où certains ont demandé qu'il soit démis de ces fonctions. Interrogé sur la question mardi, le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest s'est contenté de déclarer que cette nomination en disait beaucoup sur les valeurs que les républicains de la Chambre entendent mettre en avant. Il a rappelé ce que Steve Scalise a lui-même déclaré un jour avant d'être élu au Congrès: qu'il estimait être comme David Duke, mais "sans ses casseroles".

Les républicains craignent que Steve Scalise empêche leur parti de récolter des fonds en raison de sa réputation. Ce n'est toutefois pas le cas de Mia Love, la première républicaine afro-américaine élue au Congrès qui le soutient pleinement.

La démolition de la Penn Station en 1963: un désastre architectural

98627030Penn Station, à New York, est la gare la plus fréquentée des Etats-Unis. On pourrait bien sûr s'en réjouir. Or le lieu est moche, sans âme, plutôt oppressant. Il fut pourtant un joyau architectural jusqu'au début des années 1960, une porte d'entrée monumentale menant à New York. Achevée en 1910 (photo AP/Keystone), Penn Station était censée incarner, explique l'historien Michael Beschloss dans le New York Times, la montée en puissance de New York mais aussi des Etats-Unis. Son architecture faisait référence à l'Acropole d'Athènes, à la Porte de Brandenbourg de Berlin, à la Basilique St-Pierre de Rome et au bâtiment de la Banque d'Angleterre. Son immense salle d'attente rappelait les anciens bains romains de Caracalla, Diocletian et Titus.

Sous la pression des milieux immobiliers mais aussi de ceux qui ne croyaient plus dans l'avenir du rail à une époque où le président Dwight Eisenhower investissait fortement dans le réseau autoroutier (National Interstate and Defense Highways Act) et dans l'aviation civile, Penn Station, de style Beaux-Arts, croulait sous les coups de boutoir d'énormes grues à partir du 28 octobre 1963. Un massacre.

Le malheur de Penn Station a fait le bonheur, pour ainsi dire, de Grand Central, une autre gare mythique de New York. Menacée également de démolition dans les années 1970, cette dernière a bénéficié du contre-coup provoqué par la destruction de l'ancienne Penn Station. Des New-Yorkais ont créé des organismes de défense du patrimoine, des milieux se sont mobilisés à temps et de façon beaucoup plus efficace que pour Penn Station. Jacky Kennedy et plus tard Caroline Kennedy s'y sont mêlées. Grand Central a été sauvée d'un destin similaire.

Le problème racial d’Hollywood

233792250Ces jours, quand on parle d'Hollywood, on pense à Sony Pictures et au film "The Interview" qui va finalement être diffusé dans plusieurs salles des Etats-Unis malgré les menaces proférées par ce que le FBI pense être la Corée du Nord. Or Hollywood a aussi son problème racial. Comme le souligne le Washington Post, les studios d'Hollywood ne sont pas prompts à financer des films dont les réalisateurs sont Noirs ou Hispaniques. Si les deux minorités représentent près de 36% de la population, seuls 10% des acteurs principaux jouant dans des films d'Hollywood et 10% des réalisateurs sont Afro-Américains ou Hispaniques, selon les statistiques de 2011.

Le piratage de Sony Pictures a d'ailleurs montré les clichés raciaux qui continuent de circuler dans les milieux du cinéma de Los Angeles. dans un échange de courriels entre Amy Pascal, co-présidente de Sony Pictures et le producteur Scott Rudin. Tous deux laissaient entendre que le président Barack Obama ne regarderait sans doute que des films mettant en scène des Noirs. Sans provoquer un tollé, cet échange a révélé la persistance des stéréotypes au sein de la très blanche communauté cinématographique d'Hollywood.

Le problème racial d'Hollywood n'est pas nouveau. Il y a près de cinquante ans, le bouillant congressiste de Harlem Adam Clayton Powell avait tenu des auditions sur la question raciale relative à Hollywood. Aujourd'hui, le carton réalisé par le comédien noir Chris Rock avec sa comédie "Top Five" ou le film "Selma" d'Ava DuVernay (photo en compagnie de l'acteur principal jouant Martin Luther King David Oyelowo/AP/Keystone) au sujet de la marche Selma-Montgomery et de Martin Luther King qui sort le 25 décembre, prouvent qu'il y a progrès. Au même titre d'ailleurs que les films "12 Years A Slave" et "The Butler". Mais comme le dirait un maître de classe: peut mieux faire.

“Selma”: un film qui tombe à point nommé

Ava DuVernay, la réalisatrice afro-américaine de 42 ans, a eu du nez. Son dernier film: "Selma" sort le 25 décembre, jour de Noël. Celui-ci raconte la lutte de Martin Luther King et d'autres partisans du mouvement des droits civiques notamment lors de la marche de Selma en Alabama à Montgomery en faveur du droit de vote en 1965. La première marche fut sanglante, réprimée par les forces de l'ordre. L'actuel congressiste démocrate John Lewis en faisait partie. Il fut sévèrement battu. Ce fut le "Bloody Sunday", ancré dans la mémoire collective américaine.

Le film met en scène, dans un petit rôle, la star télévisuelle Oprah Winfrey qui incarne une activiste des droits civiques Lee Cooper. Pour elle, "Selma" est d'une brûlante actualité: "Regardez par la fenêtre les gens protester et regardez Selma. C'est très similaire. (…) C'est une chose magnifique que les gens protestent. Quand ils disent "assez c'est assez", et "l'injustice n'importe où est une menace contre la justice n'importe où ailleurs, c'est ce que Martin Luther King disait à Selma" à l'époque.

Le film sort en effet à un moment où la question raciale est à nouveau remontée à la surface aux Etats-Unis après la non-inculpation de deux policiers blancs à Ferguson dans le Missouri et à Staten Island à New York, qui ont tué/contribué à tuer deux Afro-Américains non armés, Michael Brown, 18 ans, et Eric Garner, 43 ans. D'autres abus policiers ont fait le tour des télévisions. Dans un supermarché Walmart d'Ohio, un jeune Afro-Américain jouait avec une arme à billes exposée sur une étagère du magasin. Un client a appelé le numéro d'urgence 911 pour dire que le jeune pointait l'arme sur des gens. Or la vidéo montre que ce n'était pas le cas et qu'il était dans son plein droit de jouer avec une telle arme factice en vente chez Walmart dans un Etat qui autorise par ailleurs le port d'arme si celle-ci est cachée. Les policiers blancs qui sont venus à Walmart ne se sont pas embarrassés d'enquêter. Ils ont abattu le jeune homme. A Cleveland, un enfant afro-américain de 12 ans jouait avec un pistolet factice dans un parc désert. Même scénario. Une personne appelle le numéro 911, expliquant la situation tout en précisant que l'arme en question pourrait être une arme factice. Rien n'y fait. Les policiers arrivent en trombe avec leur voiture, en sortent et abattent immédiatement l'enfant. Les exemples de ce type abondent. La communauté afro-américaine n'a plus confiance dans la police, ni dans le système judiciaire qui pénalise de façon disproportionnée les Noirs. C'est l'une des manifestations les plus flagrantes de racisme institutionnel qui persiste en Amérique, bien que les relations interpersonnelles aient beaucoup progressé au plan racial.

Le film "Selma" sort par ailleurs quelque temps après que la Cour suprême des Etats-Unis a supprimé une clause majeure de la loi sur le droit de vote (Voting Rights Act) de 1965: la section V qui impose à quelques Etats du Sud au passé ségrégationniste de soumettre leur législation électorale avant toute élection pour que Washington puisse s'assurer qu'elle n'est pas discriminatoire. C'est un pas en arrière, estiment les Afro-Américains.

J'étais en juin dernier à Selma au moment du tournage du film. Voici les quelques photos que j'en ai ramenées. A lire également la série sur les droits civiques publiée dans Le Temps.

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Le fameux Pettus Bridge qui enjambe la rivière Alabama.

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La bande annonce du film:

 

 

Le tournage s'est déroulé à Selma. Lors de mes pérégrinations dans cette petite ville d'Alabama, j'ai pu rencontrer plusieurs participants à la marche de 1965

Joanne Bland était une enfant à l'époque de la marche. Elle se souvient très bien des cris des gens qui revenaient du pont après avoir été battus par la police:

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J'ai également rencontré le révérend Frederik Douglas Reese, qui participa à la marche et partagea aussi un jour une cellule de prison avec Martin Luther King:

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L'activiste des droits civiques Joanne Bland, qui organise des tours à Selma (Journeys for the Soul), enrage à chaque fois qu'elle passe devant cette statue de Martin Luther King. Elle ne comprend pas comment on a pu graver la fameuse phrase du King en la déclinant au passé (I had ou lieu de I have a dream).

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La Brown Church, l'église où les activistes du mouvement des droits civiques se réunirent en 1965 pour organiser la marche Selma-Montgomery:

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Après la première marche avortée de Selma-Montgomery, Martin Luther King fit un appel pour que des activistes de tout le pays accourent à Selma. C'est ce qu'a fait le révérend blanc du Massachusetts James Reeb, qui fut assassiné par des Blancs racistes qui sortaient du café Silver Moon:

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Des drapeaux confédérés sont toujours visibles dans un cimetière, le Old Live Oak, en périphérie de Selma. C'est là que trônait une statue du général de la Confédération Nathan Bedford Forest, accusé de crime de guerre pour avoir fait massacrer des milliers de soldats noirs à la bataille de Fort Pillowen 1864. Mais la statue fut volée. Le général devint même le premier Grand Sorcier du Ku Klux Klan. Le piédestal est toujours là:

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Oléoduc Keystone XL: les espoirs douchés des partisans de l’infrastructure

229865140Lors de sa conférence-bilan sur l'année 2014, le président américain Barack Obama (photo Pablo Martinez Montsivais/AP/Keystone) a répondu à une question relative au projet de construction d'un oléoduc devant relier l'Alberta au Canada à la Louisiane, aux Etats-Unis en passant par la région aquifère du Nebraska. Si pour l'heure  la Maison-Blanche s'est refusée à prendre une décision sur le projet, malgré les votes favorables du Congrès, il a donné vendredi un aperçu de ce qu'il en pense.

Barack Obama a ainsi démonté l'argument selon lequel le Keystone XL permettrait d'abaisser le prix de l'essence aux Etats-Unis. Il l'a rappelé. L'infrastructure est censée transporter du pétrole issu des sables bitumineux canadiens vers les raffineries de Louisiane, d'où il serait exporté à l'étranger. Cet or noir alimenterait le marché mondial, mais ne réduirait, selon lui, en aucun cas le prix du pétrole aux Etats-Unis. L'autre argument avancé par les partisans de l'oléoduc: la création de plus de 2000 emplois. Pour Barack Obama, ce n'est pas non plus une raison valable. S'il reconnaît qu'il est toujours positif de créer des emplois, il a estimé qu'il y avait moyen de créer des emplois qui profiteraient bien plus au pays: en investissement massivement dans les infrastructures obsolètes des Etats-Unis. A ses yeux, il est possible de créer des dizaines, des centaines, voire un million d'emplois.

Très engagé désormais dans la lutte contre le réchauffement climatique après l'accord historique entre Pékin et Washington pour réduire les gaz à effet de serre, le président démocrate tiendra compte, dans la décision de son administration, de l'impact environnemental et de l'empreinte écologique d'un tel projet. S'il devait s'avérer que le Keystone XL devait augmenter sensiblement les émissions de CO2, il sera sans doute sans concession et s'opposera à l'avènement de l'oléoduc, quitte à enrager les républicains et plusieurs démocrates.

Les “staffers” du Congrès sortent les mains levés

C'est l'image du jour. Jeudi, les collaborateurs afro-américains et d'autres minorités (photo Brendan Smialowski/AFP) sont sortis devant le Capitole les mains levées pour protester contre le système de justice pénale qu'ils estiment discriminatoire à l'égard des minorités et en particulier des Noirs. Ils donnent suite à la vague de protestation qui a suivi la non-inculpation de deux policiers blancs qui ont tué et contribué à tuer deux Afro-Américains à Ferguson et à New York, Michael Brown et Eric Garner.

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La non-torture selon le républicain de New York Peter King…

Le sénateur républicain de New York Peter King (photo Andrew Burton/Getty Images/AFP) n'est pas impressionné par le rapport sur la torture publié par la Commission du 063_454961194renseignement du Sénat mardi dernier. Selon lui, la simulation de noyade et autres abus perpétrés par la CIA dans les prisons secrètes de l'agence disséminées à travers le monde et notamment en Europe, ne sont pas vraiment de la torture: "Je crois que ce n'est pas du tout de la torture. Nous ne parlons pas de quelqu'un qui est brûlé ou poignardé ou lacéré (…). Nous parlons de personnes qui ont dû rester debout dans des positions inconfortables, à qui on a versé de l'eau dans le nez et la bouche. Personne n'a souffert de blessures durables après cela."

John Brennan, patron de la CIA, s’explique

000_Was8888844De mémoire de journalistes américains, c'est un fait très rare voire unique. Le directeur de la Central Intelligence Agency, John Brennan (photo Jim Watson/AFP), a tenu jeudi une conférence de presse exceptionnelle au siège de la CIA pour répondre aux accusations découlant du rapport de la Commission sénatoriale du Sénat sur les techniques d'interrogatoire musclé et les prisons secrètes de la CIA. John Brennan l'a déclaré: "A plusieurs égards, nous avons navigué en territoire inconnu. Nous n'étions pas préparé. (…) Nous avions peu d'expérience dans la détention de prisonniers et peu d'agents avaient été formés aux interrogatoires."

Le directeur de la CIA a néanmoins jugé "répugnantes" certaines méthodes d'interrogatoire utilisées dans la guerre contre le terrorisme. Il a toutefois soigneusement évité le mot torture. Il faut dire que John Brennan était déjà l'un des hauts responsables de la CIA sous l'administration de George W. Bush. C'est la raison pour laquelle de nombreuses organisations exigent qu'il soit démis de ses fonctions à l'aune des conclusions du rapport du Sénat. John Brennan a d'ailleurs adopté une défense en zigzag quand il s'est agi de parler du programme d'interrogatoire (EIT). Quand il dut passer devant le Sénat pour être confirmer à la tête de la CIA au printemps 2013, il était très prudent quand il s'agissait d'expliquer les éventuels bénéfices en termes de renseignements obtenus par la torture. Aujourd'hui, il est beaucoup moins prudent, expliquant qu'on ne saura jamais si, sans la torture, on aurait pu obtenir les mêmes informations auprès de terroristes présumés. Malgré l'ambiguïté du personnage, le président Barack Obama n'envisage pas de le relever de ses fonctions. Il est vrai que John Brennan fut aussi un fervent défenseur de la stratégie d'utilisation de drones pour combattre les ennemis de l'Amérique.

Présidente de la Commission du renseignement du Sénat, la démocrate Dianne Feinstein a immédiatement répondu à John Brennan par Twitter:

 

 

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Le rapport du Sénat sur la torture bientôt disponible sous forme de livre

Beaucoup le voient déjà comme l'une des publications les plus importantes pour une génération entière. Le rapport condensé de 500 pages de la Commission du renseignement du Sénat américain publié mardi sera bientôt disponible sous forme de livre édité aux éditions Melville House et sous forme de livre électronique. Il devrait figurer dans les rayons de librairie dès le 8 janvier prochain.

Les jeunes blouses blanches se mobilisent pour dénoncer les abus policiers

Si on avait encore un doute au sujet de la poursuite de la mobilisation des Américains contre les abus policiers affectant en 232915255priorité les Afro-Américains, il est levé. Mercredi, lors d'une opération intitulée #whitecoats4blacklives, des centaines d'étudiants en médecine (photo Blair Emerson/AP/Keystone) à travers tous les Etats-Unis ont procédé à des die-ins dans leur université, se couchant pour plusieurs minutes dans le hall d'entrée de leur faculté. Leur mobilisation fait suite à plus d'une semaine de manifestations dans une majorité de villes américaines déclenchée par la décision d'un grand jury de Staten Island, à New York, de ne pas inculper un policier blanc qui a contribué à la mort d'un Afro-Américain de 43 ans en l'étranglant et en le plaquant à terre. Elle s'inscrit aussi après la décision d'un grand jury de Ferguson, dans le Missouri, de ne pas inculper un autre policier blanc qui a abattu de six balles Michael Brown, un Afro-Américain de 18 ans.

A Harvard, mercredi, les étudiants se sont couchés dans le hall du Tosteson Medical Education Center et ont été rejoints par des professeurs et du personnel de la faculté de médecine. Les die-ins des étudiants de médecine se sont déroulés notamment à New York, St. Louis, Philadelphie, Boston, Cleveland, Chicago, Los Angeles, San Francisco, Washington, D.C, Pittsburgh et la Nouvelle-Orléans. Les étudiants ont émis un message clair: la violence raciale est également un problème de santé publique.