Certains estiment qu’il incarne au moins un changement. D’autres le trouvent maladroit. Le logo qui a servi à lancer la campagne présidentielle d’Hillary Clinton a provoqué un vif débat aux Etats-Unis.
Le magazine le New Yorker s’interroge. Comment la démocrate Hillary Clinton a-t-elle pu choisir un logo avec une grande flèche rouge pointant vers la droite. Le message n’est-il pas contradictoire?
D’autres estiment que la candidate démocrate s’est trop inspirée de WikiLeaks. Aurait-elle dès lors de la clémence envers Chelsea Manning, actuellement en prison pour avoir fourni à Julian Assanges et WikiLeaks des centaines de milliers de documents classifiés?
L’administration de Barack Obama ne ménage pas ses efforts pour “vendre” le préaccord de Lausanne sur le programme nucléaire iranien conclu entre l’Iran et le groupe des 5+1 (cinq membres permanents du Conseil de sécurité +Allemagne) au début avril. Les monarchies du Golfe, inquiètes de voir l’Iran maintenir une infrastructure pour son industrie nucléaire, ont été rassurées par des émissaires de la Maison-Blanche. L’Arabie saoudite (sunnite), ennemi juré de l’Iran (chiite) y a manifestement été sensible, donnant son soutien à ce préaccord qui nécessite d’être complété puis confirmé par les parties aux négociations d’ici au 30 juin prochain. (suite…)
Feidin Santana aurait pu passer son chemin sans rien dire, sans rien faire. Cet habitant de Charleston, en Caroline du Sud, d’origine dominicaine, a pourtant filmé une scène qui a choqué toute l’Amérique: un policier blanc qui abat de huit balles dans le dos un Afro-Américain de 50 ans qui fuit. Sans la vidéo, il ne fait presque aucun doute que le policier n’aurait pas été inquiété. Les télévisions américaines ont lu mercredi soir à l’antenne une partie du rapport soumis par le policier aujourd’hui inculpé pour meurtre. La description qu’il fait des événements est lacunaire et mensongère. (suite…)
On le sait. L’électorat hispanique lors de la présidentielle de 2016 jouera, comme en 2012 mais peut-être plus encore, un rôle majeur. Les Latinos sont désormais la première minorité du pays et enregistrent une forte croissance démographique.
Le très probable candidat républicain Jeb Bush en a sans doute conscience depuis 2009 déjà. Lors d’une élection en 2009 en Floride, il s’est inscrit en tant qu’Hispanique dans la case race/ethnicité. Il a, il est vrai, plusieurs attributs qui le rapprochent de la communauté hispanique. Il est marié à une Mexicaine et parle couramment l’espagnol. Il tient par ailleurs un discours qui contredit le credo de son parti en matière d’immigration, estimant qu’il s’agit d’un “acte d’amour envers l’Amérique”.
Après que le New York Times a révélé la nouvelle, Jeb Bush a dû toutefois vite twitter que c’était bien une erreur. Personne ne doute que la famille Bush incarne le type de Blanc et chrétien. Quoique là aussi, il y a des nuances. Depuis 1995, Jeb Bush est catholique alors que son frère George W. et son père sont protestants. L’affaire n’a en tout cas pas plus au Parti démocrate de Floride.
Hey @JebBush, did you know it’s a 3rd degree felony to submit false information on your voter registration form? pic.twitter.com/6xCafz1ydB
Wendy Sherman est la cheffe négociatrice américaine dans les négociations avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien. Réputée très organisée, c’est elle qui s’est assurée à ce qu’il y ait toujours un tableau (blanc) au moment des négociations. Comme le raconte le New York Times dans son édition de samedi, l’objet dépareillait parfois dans le cadre du très luxueux hôtel du Beau-Rivage à Lausanne. (suite…)
L’American Freedom Defense Initiative, un groupe de pression pro-israélien, n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il diffuse depuis mercredi dans les bus de la Southeastern Pennsylvania Transportation Authority, la compagnie de transport de Philadelphie, 84 publicités montrant notamment Hitler à côté d’un nationaliste palestinien arabe, Hajj Amin al-Husseini.
Photo: George Widman/AP/Keystone
Le message du groupe de pression est lapidaire: “Haine des Juifs: c’est dans le Coran.” Les publicités ont pu être diffusées après qu’un juge fédéral eut délivré une autorisation pour le faire. Mardi soir dernier, le maire Michael Nutter, explique The Guardian, a participé à une soirée anti-exclusion et anti-raciste avec des représentants de différentes religions pour protester contre ce message d’exclusion.
Ronald Reagan, élu en 1980 à la présidence des Etats-Unis qu’il a conservée jusqu’en janvier 1989, dut se rendre à l’évidence en 1994: ses médecins lui ont diagnostiqué la maladie d’Alhzeimer. Le 40e président américain en subit les conséquences durant une décennie, jusqu’à sa mort en 2004. Il avait alors 93 ans. (suite…)
Matthew Duss est président de la Foundation for Middle East Peace et Michael Cohen est chercheur à la Century Foundation. Tous deux le soulignent dans une tribune libre publiée dans le Washington Post. La solution à deux Etats, Israël d’un côté et la Palestine de l’autre a toujours été un principe fondamental de la politique étrangère américaine depuis deux décennies.
Photo: Majdi Mohammed/AP/Keystone
A leurs yeux, il devient impératif que les Etats-Unis reconnaissent l’Etat de Palestine. L’appel semble irréaliste tant Washington s’est évertué à exhorter les parties au conflit israélo-palestinien à négocier une telle question et à bloquer toute tentative de l’éluder aux Nations unies. Matthew Duss et Michael Cohen en sont pourtant persuadés. Une reconnaissance de l’Etat de Palestine permettrait à l’Amérique de mieux défendre ses intérêts dans la région, car elle enlèverait une source de ressentiment à l’égard des Etats-Unis. Cela faciliterait, poursuivent-ils, les relations avec la Turquie, la Jordanie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, des pays qui semblent approuver la vision stratégique d’Israël, mais refusent la manière dont les Palestiniens sont traités. Cela montrerait aussi que les Etats-Unis savent agir en toute indépendance même quand cela peut froisser un proche allié (Israël). Les deux analystes relèvent par ailleurs qu’au vu de l’impossibilité apparente d’une solution à deux Etats avec Benyamin Netanyahou comme premier ministre, les Etats-Unis doivent emprunter un autre chemin.
Au vu de cette réalité, il paraît inutile à Matthew Duss et Michael Cohen d’entamer un nouveau round de négociations entre Israéliens et Palestiniens. En reconnaissant l’Etat de Palestine, expliquent-ils, les Etats-Unis établiraient toutefois les conditions pour entamer de nouvelles négociations sur de nouvelles bases. Ce serait une leçon pour les Israéliens à payer pour leur “récalcitrance continue”. Surtout, cela renforcerait le rôle de l’Amérique en tant que médiateur dans des négociations où la “dramatique asymétrie de pouvoir” (entre Israéliens et Palestiniens) a d’emblée condamné le processus de paix. Une reconnaissance de l’Etat palestinien aurait aussi pour effet de montrer aux Palestiniens l’importance de la diplomatie par rapport la force des armes.
En conclusion, Matthew Duss et Michael Cohen sont catégoriques: un tel geste des Américains serait tout à fait cohérent avec les valeurs régulièrement défendues par l’Amérique en matière de politique étrangère: le soutien à l’auto-détermination des peuples et à l’indépendance. “Ce sont précisément ces valeurs qui ont sous-tendu la décision des Etats-Unis de reconnaître Israël en tant qu’Etat indépendant en 1948, soulignent les deux Américains qui ajoutent: “Nous devons rejoindre les 130 pays qui ont déjà reconnu la Palestine.”
Le 16 mars dernier, un avion de chasse F-15 américain a largué près de 60 000 tracts de propagande en Syrie, notamment au-dessus de la ville de Raqqa, bastion des djihadistes de l’Etat islamique. Comme le raconte le dessinateur Michael Cavna, (auteur de la bande dessinée Riffs”), le dépliant montre deux militants de l’Etat islamique en train de recruter de nouveaux combattants. Ces derniers passent toutefois directement dans une vaste machine, un moulin à viande pour être transformés en produits de boucherie.
Le largage de ces tracts s’inscrit dans un effort de propagande menée par l’unité “Military Information Support Operations” de la coalition internationale mise sur pied par les Américains. Ces tactiques se dénomment les “psyops”, les opérations psychologiques. Pas sûr qu’il s’agisse ici de la meilleure psychologie.
Image mise à disposition par le Département américain de la défense
Si on devait expliquer en une phrase la raison de la notoriété soudaine du sénateur texan Ted Cruz, elle se résumerait à cela: son opposition véhémente et systématique à Obamacare, la loi promue par l’administration de Barack Obama imposant à tout Américain de contracter une assurance-maladie. Il est allé jusqu’à provoquer la fermeture partielle de l’administration américaine pour tenter de faire abroger l’Affordable Care Act, la loi en question.