La vidéo prise à McKinney, Texas, vendredi dernier, a déjà été vue plus d’un million de fois en moins de trois jours. Elle révèle une attitude pour le moins étonnante de la police face à des jeunes réunis lors d’une “pool party” pour se rafraîchir lors d’une chaude journée de juin. Des incidents ont éclatés, puis la police est venue pour faire régner l’ordre… Le document parle de lui-même.
S’il fallait un exemple de dérive du système judiciaire et carcéral américain, le cas de Kalief Browder, un jeune Afro-Américain du Bronx serait l’un des plus éloquents. Le jeune homme avait seize ans quand on l’accusa d’avoir volé un sac à dos. Il fut envoyé dans la terrible prison de Rikers Island, sur une petite île à New York, là où un certain DSK avait passé quelques nuits.
Malgré son jeune âge et surtout en dépit d’une faute somme toute banale et mineure, il a passé, selon le New York Times, au moins deux ans à raison de 23 heures sur 24 en cellule d’isolement. Résultat: quand il a été libéré, il a bien tenté de reconstruire sa vie en obtenant l’équivalent d’un bac. Il a aussi fréquenté un community college, une structure entre l’université et le lycée. Mais sa détention en cellule d’isolement a eu des répercussions dévastatrices sur sa santé mentale.
Le pénitencier de Rikers Island, sur l’East River dans l’arrondissement du Queens. (AP Photo/Julia Robertson)
Quand il était de retour chez lui dans sa famille du Bronx, il a cherché à recréer les conditions de l’isolement en s’enfermant pendant de longues périodes dans sa chambre, explique le New York Times. Il avait peur d’être attaqué dans le métro et s’assurait chaque soir que chaque fenêtre de l’appartement était bien fermé avant de s’endormir. Selon le magazine le New Yorker, il a jeté la télévision par la fenêtre samedi dernier car il avait l’impression qu’elle l’observait. A Noël, Kalief Browder a dû être hospitalisé dans un établissement psychiatrique, car sa santé mentale s’était détériorée. Mais il a fini par craquer et s’est suicidé samedi dernier dans l’appartement de ses parents.
En prison, des vidéos prouvent qu’il a été battu par des gardes de Rikers Island et par d’autres détenus. Il a lui-même tenté sept fois de mettre fin à ses jours quand il était encore en détention. Il a refusé plusieurs “offres” de procureurs de plaider coupable, car il s’estimait innocent.
La police qui l’avait arrêté à Little Italy, avait affirmé qu’il avait volé un marchand du quartier. Mais elle ne trouva rien sur lui. Un officier revint quelques minutes plus tard pour affirmer qu’il avait commis un vol finalement deux semaines plus tôt, selon l’article du New Yorker. Mais aucune preuve à l’appui. Le jeune lui-même ne savait vraiment pas pourquoi il était arrêté. Par le passé, il avait eu quelques démêlés avec la police d’importance mineure.
Les conditions de détention de Kalief Browder, qui plus est pour une faute mineure, lui ont sans doute coûté la vie. Entre-temps, le maire de New York Bill de Blasio a interdit les cellules d’isolement pour les jeunes de 16 et 17 ans.
En sortant, le jeune homme avait pourtant bénéficié d’une certaine visibilité après un article du New Yorker. L’artiste Jay Z s’intéressa à son cas et le jeune homme fut invité à une émission de la télévision ABC réputée aux Etats-Unis, The View. Même l’actuel candidat républicain à la présidence des Etats-Unis Rand Paul y fit allusion dans ses discours. Rien n’y fit. Le système judiciaire et carcéral américain a eu raison de lui. A 21 ans.
Il fut gouverneur de Floride de 1999 à 2005. Il est le fils du 41e président des Etats-Unis et frère du 43e. Jeb Bush, 61 ans, n’est pas candidat à la présidence des Etats-Unis. Du moins c’est le seul qui pense encore pouvoir le faire croire. Ce statut de non-candidat en quête de le devenir a ses avantages. Jeb Bush lui-même semble l’avoir expliqué voici quelques mois. Il n’est ainsi pas lié par l’obligation légale de ne pas coordonner sa campagne électorale avec le super-PAC (comité d’action politique) qui soutient son …éventuelle campagne. (suite…)
Jay Foster, directeur de l’arrondissement scolaire englobant le collège Senatobia dans le Mississippi, aime l’ordre ou plus précisément le silence. Lors de la remise des diplômes le 21 mai dernier, quatre personnes ont été accusées d’avoir perturbé la paix. Elles pourraient être condamnées à payer 500 dollars d’amende et jusqu’à six mois d’emprisonnement.
Les médias américains ont annoncé samedi soir que Joseph Robinette “Beau” Biden III est décédé d’un cancer du cerveau à l’âge de 46 ans. Pour le vice-président des Etats-Unis Joe Biden dont c’est le fils, c’est une nouvelle tragédie qui s’ajoute à une histoire familiale déjà difficile.
A peine élu au Sénat américain en 1972, Joe Biden apprenait par téléphone que son épouse, Neilla et leurs trois enfants étaient impliqués dans un grave accident de la route alors qu’ils venaient d’acheter un sapin de Noël qu’ils ramenaient à la maison. L’épouse et la fille de Joe Biden furent tuées dans l’accident. Beau et l’autre fils, Hunter, survécurent miraculeusement.
Le 5 janvier 1973, Beau Biden, à peine remis de l’accident de voiture qui tua sa mère, observe son père Joe Biden prêter serment en tant que sénateur. Il n’a que quatre ans. AP Photo
A peine âgé de 30 ans, Joe Biden fut tellement affecté par le drame qu’il avait l’intention de ne pas prêter serment. Comme le souligne le Washington Post, il fut finalement convaincu par d’autres sénateurs d’accepter son mandat politique, mais il jura qu’il n’allait se déplacer de Wilmington, dans le Delaware, à Washington qu’en train.
Beau Biden au premier plan au moment d’une nouvelle prestation de serment du sénateur et père Joe Biden en présence du vice-président George Bush père. AP/Keystone Photo/Lana Harris
Beau Biden raconta la manière dont son père s’occupa de lui en dépit de sa fonction de sénateur lors d’un discours très émotionnel à la Convention démocrate de Denver en 2008 quand Barack Obama fut investi candidat à la présidence et Joe Biden comme candidat à la vice-présidence qu’il occupe depuis. Filmé peu après l’allocution de son fils, Joe Biden n’avait pu s’empêcher de laisser couler des larmes le long de ses joues.
Joe Biden avait une autre raison d’être fier de la singularité de sa situation familiale. Il fut l’un des très rares sénateurs à avoir un fils déployé en Irak au sein de l’armée américaine.
Joe Biden et son fils Beau à Camp Victory dans la banlieue de Bagdad à l’occasion du 4 juillet 2009. Beau Biden était alors déployé en tant que capitaine de l’armée américaine AP/Keystone Photo/Khalid Mohammed, Pool)
Beau Biden, éloquent, affable, fut toutefois bien plus qu’un major à l’armée. Il fut le procureur général de l’Etat du Delaware. Pour 2016, tout le monde le voyait favori dans la course au poste de gouverneur. Mais en août 2013, la maladie se déclara et Beau Biden fut admis dans l’un des meilleurs hôpitaux du pays en oncologie, le Texas Medical Center à Houston.
Le vice-président des Etats-Unis dont on connaît pourtant le bagout, est resté très discret au sujet de la maladie de son fils à qui il rendait régulièrement visite ces derniers temps. A Yale, récemment, il a tenu un discours “très personnel” lors de la remise des bachelors. Les diplômés étaient toutefois loin d’imaginer la tragédie familiale qui était en train de se jouer chez les Biden.
Après l’accident mortel qui coûta la vie à sa fille et à son épouse Neilla, Joe Biden se remaria avec Jill, très impliquée dans les questions de formation professionnelle.
Le président Barack Obama, très touché, a publié ce message:
“Beau ressemblait à Joe (Biden). Il a étudié le droit, comme son père, choisissant même la même université. Il a poursuivi une carrière dans le secteur public, comme son père, servant en qualité de militaire en Irak et de procureur général de l’Etat du Delaware. Comme son père, Beau était catholique très croyant, dévoué, bon, généreux qui a eu beaucoup d’impact auprès de ceux qu’il a croisés dans sa vie et dans le coeur desquels il reste vivant.
En dépit de tout ce que Beau a réussi, rien ne le rendait plus fier, rien ne le rendait plus heureux, rien ne méritait autant d’amour et de dévouement que sa famille. Comme son père.”
Le gouverneur de l’Etat très conservateur du Nebraska, Pete Ricketts, a tout essayé pour maintenir la peine de mort dans son Etat. Il avait averti le législatif, qui était sur le point de voter pour l’abolition de la peine de mort, qu’il allait opposer son veto à une telle loi. Un jour avant un vote historique qui allait permettre au Nebraska d’être le premier Etat conservateur en quatre décennies à abolir la peine capitale, il précisa même qu’il avait réussi à répondre à la pénurie de substances d’injection létale. (suite…)
Le comédien, satiriste et animateur du Daily Show Jon Steward ne pouvait pas rater l’occasion de parler du scandale de la FIFA. Ses commentaires ne manquent pas de piquant: “La FIFA est si lamentable que “ses responsables” sont arrêtés par les Suisses. La Suisse? Un pays dont la politique officielle par rapport à l’or nazi était, je cite, “nous l’autoriserons”…
Jon Stewart ne manque pas non plus de brocarder les Américains qui pensent qu’ils pourraient tirer profit du scandale pour discréditer l’organisateur de la Coupe du monde au Qatar où il fait, explique-t-il en citant des commentaires télévisés excessifs, 60 degrés Celsius. Les Etats-Unis étaient en effet également en lice pour organiser la Coupe du monde chez eux en 2022, mais ils furent battus par le Qatar…
Les visites de sportifs américains à Cuba existent déjà depuis quelque temps. Mais la perspective d’un possible rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, rompues depuis le 3 janvier 1961, donnent des ailes aux Américains. (suite…)
La conférence de presse organisée mercredi matin à la Cour fédérale de l’Eastern District de New York par les autorités américaines pour dévoiler l’ampleur de la corruption au sein de la FIFA, l’organisation faîtière du football mondial a attiré les foules. Des journalistes brésiliens, colombiens, espagnols, argentins, suisses, français, américains, etc. C’est la première fois que la FIFA est autant mise à nue par une enquête entamée voici plusieurs années. (suite…)
Jon Stewart reste probablement l’un des animateurs de télévisions les plus populaires parmi les jeunes qui s’informent davantage à travers son “Daily Show” qu’en regardant les journaux télévisés. Alors que l’animateur vedette et très “liberal” (gauche) Jon Stewart va bientôt quitter son émission après avoir influencé des millions d’Américains pendant des années et laisser la place à un Sud-Africain de père suisse, Trevor Noah, il vient de révéler dans le New York Times que voici trois ans, il a engagé des anciens combattants pour son émission. (suite…)