L’image “virale”: un policier noir aide un suprémaciste blanc à un rassemblement du Ku Klux Klan

L’image a fait le tour de la twittosphère aux Etats-Unis. Lors d’un rassemblement de suprémacistes blancs organisé par le Ku Klux Klan à Columbia, capitale de Caroline du Sud, à peine deux semaines après que le drapeau confédéré a été retiré de l’esplanade du Capitole, un policier noir a aidé un suprémaciste blanc à monter les marches du Capitole. Ce dernier semblait souffrir de la chaleur écrasante du jour et peinait à se déplacer. L’officier de police a simplement déclaré que l’homme en question avait visiblement besoin d’aide. Le suprémaciste blanc n’en portait pas moins un T-shirt avec une svastika…

FILE - In this July 18, 2015 photo provided by Rob Godfrey, police officer Leroy Smith, left, helps a man wearing National Socialist Movement attire up the stairs during a rally in Columbia, S.C. Smith, the director of South Carolina’s public safety agency, said Monday, July 20, 2015, he hopes the photo that shows him helping the white man wearing a racist T-shirt will be a catalyst for people to work toward overcoming hate and violence. (Rob Godfrey via AP, file)
Photo: Rob Godfrey/AP, Columbia, Caroline du Sud

La campagne de lobbying pour pousser le Congrès à rejeter l’accord sur le nucléaire iranien a bien commencé

Première manifestation d’importance dans les rues de New York mercredi pour dénoncer l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu le 14 juillet dernier entre le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne) et la République islamique. La campagne de lobbying du Congrès, qui a soixante jours pour examiner l’accord, promet d’être sans concession. Les républicains, qui sont déjà convaincus qu’il s’agit d’un “mauvais accord”, vont selon toute vraisemblance rejeter cette percée diplomatique majeure. Ils vont bénéficier de l’appui massif de lobbies pro-israéliens ainsi que de l’ambassadeur d’Israël à Washington Ron Dermer. Un diplomate qui a déjà joué un rôle crucial pour mettre sur pied le discours du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou devant les deux chambres du Congrès réunies pour saboter les négociations avec l’Iran qui étaient en cours. La Maison-Blanche n’avait pas été avertie au préalable de cette invitation, un fait qui violait le protocole habituel.

Pour le président Barack Obama et son équipe, il sera nécessaire de fournir un gros effort de persuasion et d’information auprès des démocrates du Congrès. S’il paraît aussi évident que  la Maison-Blanche va opposer son veto si les républicains rejettent l’accord, Barack Obama aura besoin d’au moins 34 démocrates au Sénat pour que le veto résiste…

 

L’humour déjanté de Lindsey Graham, candidat à la Maison-Blanche, qui réplique à Donald Trump

S’il fallait une preuve que le milliardaire new-yorkais Donald Trump perturbe la pré-campagne électorale des candidats républicains à la Maison-Blanche, le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham l’a apportée avec cette vidéo. Il y montre mille et une manière de détruire un téléphone portable.

Pour quelle raison? C’est la manière dont Lindsey Graham a jugé nécessaire de répondre à Donald Trump qui, un jour plus tôt, dans un geste inouï, a donné le numéro de téléphone portable de Lindsey Graham au public lors d’une allocution. C’était la riposte du magnat de l’immobilier aux propos du sénateur de Caroline du Sud qui avait déclaré, lors des talk shows du week-end, que Donald Trump était un “imbécile, un âne”, un “jackass”.  Donald Trump ne s’est d’ailleurs pas contenté de donner le numéro de téléphone de Lindsey Graham, qui était d’ailleurs effectivement le bon numéro, mais il a révélé au public la teneur de la conversation qu’il avait eue avec le sénateur. Ce dernier aurait appelé Donald Trump pour lui demander s’il pouvait l’aider à passer sur la chaîne conservatrice Fox News.

La course à l’investiture républicaine ne fait que commencer. Mais elle est visiblement déjà très pimentée.

Journée historique à Washington et à la Havane

C’est aujourd’hui que le drapeau cubain a été hissé pour la première fois en cinquante-quatre ans sur l’édifice qui fut, pendant ce temps, la Section des intérêts cubains à Washington et qui est redevenu, lundi, l’ambassade de Cuba.


 

Parallèlement, à la Havane, la Section des intérêts américains, créée en 1977 en vertu d’un accord entre Fidel Castro et Jimmy Carter, est redevenue à son tour l’ambassade des Etats-Unis à Cuba. Mais le drapeau américain ne sera hissé qu’en août sans doute en présence du secrétaire d’Etat John Kerry.


 

Les premières auditions du Congrès sur l’accord sur le nucléaire iranien

La Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a déjà tenu les premières auditions sur l’accord historique conclu à Vienne sur le programme nucléaire iranien par les six puissances P5 +1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne) avec l’Iran. Interrogé par la commission, l’ancien sous-secrétaire d’Etat Nicholas Burns a souligné l’importance du futur vote du Congrès sur l’accord de Vienne, un vote qu’il compare presque à celui des Etats-Unis au sujet de leur adhésion à la Société des Nations. Pour Nicholas Burns, il ne fait aucun doute. Il faut soutenir l’accord car il n’y a pas d’alternative viable. En cas de rejet, c’est toute la coalition du P5+1 qui pourrait se dissoudre et le régime de sanctions contre l’Iran également. Ce sont précisément ces sanctions, a-t-il ajouté, qui ont forcé l’Iran à négocier. Et l’option militaire? Elle permettrait de détruire les installations nucléaires iraniennes, mais elle ne permettrait pas de “bombarder les connaissances scientifiques” des Iraniens qui connaissent désormais bien la filière nucléaire. Pour Nicholas Burns, l’option militaire aujourd’hui serait un choix purement tactique, car dans trois ou quatre ans, Téhéran serait à même de relancer son programme nucléaire. L’accord conclu par l’administration Obama serait un choix stratégique, selon lui, gelant le programme pendant dix ans.

Le représentant républicain Darrell Issa parle lui déjà de moment rappelant le choix de Chamberlain à Munich en 1938. S’adressant à Nicholas Burns, il relève que dans dix à quinze ans, l’Iran aura davantage d’argent et d’armes et sera plus à même de construire une arme nucléaire dans quinze ans. “La réponse, c’est oui ou non”. Vu la complexité de l’accord, Nicholas Burns a refusé de limiter ses explications à un “oui” ou “non” (écouter après 47.27 minutes).

Des drapeaux confédérés pour accueillir Barack Obama en Oklahoma

La Caroline du Sud a retiré le drapeau confédéré de l’esplanade du Capitole dans la capitale de l’Etat, Columbia, samedi dernier. Mais l’affaire du drapeau est loin d’être terminée. Le président Barack Obama a été accueilli mercredi à Oklahoma City avec des drapeaux confédérés brandis par des manifestants manifestement opposés au retrait de la bannière controversé qui est perçue par la communauté noire et par bon nombre d’Américains comme un symbole raciste. Barack Obama est en visite dans cet Etat du Sud pour visiter une prison fédéral alors qu’il plaide pour une réforme profonde du système pénal et carcéral américain.

Le 18 juillet prochain à Columbia en Caroline du Sud, c’est le Ku Klux Klan qui devrait tenir une réunion pour défendre le drapeau confédéré et le statut des Blancs aux Etats-Unis.

Diplômé d’Harvard et sans-abri dans la capitale américaine

Il s’appelle Alfred Postell. Il traîne généralement des sacs en plastique avec lui qui contiennent tout ce qu’il possède. Il erre entre la 17e rue et la rue I au centre de Washington. A 67 ans, il mène une vie de clochard dans la capitale de la première puissance mondiale. En avril dernier, raconte le Washington Post, il a dû comparaître devant un tribunal de Washington et devant le juge Thomas Motley. Un employé du tribunal lui rappela les mots habituellement pron0ncés en de telles circonstances: “Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz, hormis à votre avocat, pourra être retenu contre vous.” Alfred Postell aura cette réponse inattendue: “Je suis un avocat.” (suite…)

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Les overdoses à l’héroïne explosent aux Etats-Unis

Le Centre de contrôle et de prévention des maladie (CDC) vient de publier, ce mardi, des statistiques préoccupantes. Entre 2002 et 2013, le nombre d’overdoses liées à l’héroîne  a quasiment quadruplé, passant de 0,7 à 2,7 cas pour une population de 100 000 personnes. Aux Etats-Unis, le pourcentage de personnes (12 ans et +) affectées par des abus et une dépendance à l’héroîne était de 0,1% en 2002, de 0,16% en 2009 et de 0,2% en 2013. 60% des cas d’overdoses étaient liés directement à l’héroïne et à au moins une autre drogue. Les responsables sanitaires s’inquiètent surtout de la prescription excessive de médicaments opioïdes. D’après le CDC, la quasi-totalité des héroïnomanes utilisent également au moins une autre drogue, la plupart recourant à trois drogues. Selon un tableau brossé par le centre, les personnes souffrant d’une dépendance à l’alcool ont deux fois plus de risque d’être accroc à l’héroïne, les consommateurs de marijuana trois fois plus de risque, les cocaïnomanes quinze fois plus de risque et enfin les personnes dont la dépendance aux analgésiques opioïdes ont quarante fois plus de risque de devenir des consommateurs d’héroïne.

Cité par le Washington Post, le directeur du CDC, Tom Frieden, relève qu’un nombre croissant de personnes consommant à haute dose des médicaments opioïdes se tournent de plus en plus vers l’héroïne car la substance est facilement disponible dans la rue et coûte nettement moins cher. La hausse de la consommation d’héroïne chez les femmes a doublé. Au sein de la population blanche, elle a augmenté de 114% et de 109% dans la tranche 18-25 ans. Entre 2011 et 2013, 663 000 personnes disent avoir eu recours à l’héroïne en l’espace d’une année. Environ 12 millions d’Américains ont consommé des médicaments opioïdes et 16 000 personnes meurent d’overdoses liées à ces substances chaque année.

La photo d’un enfant gay qui défraie les réseaux sociaux

C’est Humans of New York qui a posté la photo sur sa page Facebook: un garçon qui se tient le visage avec sa main et déclare: “Je suis homosexuel et j’ai peur de mon avenir et du fait que les gens ne vont pas m’aimer.”  Deux heures après que le post fut mis en ligne, la candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton a commenté l’image en déclarant: “Prédiction d’un adulte: ton avenir sera fabuleux. Tu vas te surprendre toi-même par ce dont tu es capable et des choses incroyables que tu vas entreprendre. Trouve les gens qui t’aiment et crois en toi”.

Il n’en fallut pas plus pour que la photo du jeune homme fasse le tour des réseaux sociaux. En 24 heures, plus de 530 000 “likes” et 47 000 partages de l’histoire.