Fanny Vaucher : la poésie du dessin

De l’histoire vraie au dessin poétique avec Paprika et le clan des Bruxellois

En ce jour de fête pour beaucoup d’enfants, je me suis penchée sur les poétiques dessins de Fanny Vaucher. Cette ancienne élève de l’École des Arts Appliqués de Genève, qui possède un Master en lettres, illustre –entre autres- la série d’albums jeunesse Paprika qui relate l’histoire vraie d’une chatte recueillie par l’écrivaine Bernadette Richard. Quand la lecture n’est pas encore acquise –ou pas tout à fait avec aisance– l’illustration joue le rôle d’une écriture, d’un langage visuel universel ou le texte n’est plus forcément le meilleur vecteur d’information. Par ailleurs, les dessins aident à mémoriser les phrases, le langage, l’histoire, tout en sensibilisant les enfants à l’Art.

 

Paprika en trois albums

Paprika et le clan des Bruxellois vient de paraître aux éditions L’Âge d’Homme. C’est le troisième album de cette série après Paprika sauvée de la rue et Paprika prend l’avion. Imaginé et rédigé par Bernadette Richard, illustré par Fanny Vaucher, dans Paprika sauvée de la rue, le premier album de la série, on découvre la protagoniste, son frère et sa sœur, trois chatons nés sur un parking en Guadeloupe. Leur maman chatte est très maigre. Elle a toujours faim. Un soir, comme d’habitude, elle part chasser après avoir caché ses petits dans des trous. Elle ne revient pas. Alors qu’ils sont presque morts de peur et de faim, une gentille dame vient les sauver. Dans le tome II, on vole au-dessus des océans avec la petite boule de poils quand Paprika prend l’avion. Paprika et le clan des Bruxellois, nous emmène à Bruxelles, où résidait l’écrivaine à l’époque. Les chats qui vivent déjà sous ce toit lui réservent un accueil peu amène mais… comme dans les contes les plus classiques, tout finit bien. Les histoires de cette petite chatte s’adressent à des enfants entre 7 et 8 ans, parfois moins, si elles leurs sont lues par des adultes.

Fanny Vaucher: entre la Suisse et la Pologne

« Après un diplôme en Lettre de l’Université de Lausanne, Fanny Vaucher se lance dans sa passion du dessin et suit une formation d’illustration et bande dessinée de l’école des Arts appliqués de Genève. Depuis, elle travaille comme illustratrice et auteure entre la Suisse et la Pologne. Fruit de ses deux ans de résidence en Pologne, elle publie Pilules polonaises aux Editions Noir sur Blanc en 2013, à partir du blog éponyme qu’elle anime toujours. Elle a participé à des expositions collectives à Varsovie, Budapest, Munich, Genève et Lausanne, et figure au sommaire du numéro de Strapazin sur la bande dessinée en Pologne. Elle participe à BDFIL dans le cadre de l’exposition Waterproof en 2013 et pour le projet Périples masculins en 2014. S’investissant également dans le fanzinat, elle est la cofondatrice du fanzine collectif de BD La bûche, dont le premier numéro paraît à l’occasion de BDFIL 2015 (espace microédition) ». Biographie 2019, extraite du site BDFIL. Sa collaboration avec Bernadette Richard a débuté en 2013.

Bénéfices: pour la protection des animaux

En imaginant cette série de petits livres illustrés, facilement compréhensibles par des enfants d’âges divers, Bernadette Richard – Prix Edouard Rod 2018, pour son ouvrage Heureux qui comme paru aux éditions d’Autre Part – souhaite sensibiliser les plus jeunes, de manière ludique, à la défense des animaux. Les bénéfices de ces livres sont reversés à diverses associations de protection des animaux. Par ailleurs la série continue. D’autres albums sont déjà prévus.

 

Rencontres et dédicaces :

– Ce samedi 8 décembre, à 14h, à la librairie Basta, à Lausanne, Fanny Vaucher dédicacera tous ses livres – y compris ceux qui s’adressent à des lecteurs plus âgés.

– Le jeudi 20 décembre, de 17h à 19h, Fanny Vaucher et Bernadette Richard dédicaceront Paprika et le clan des Bruxellois à la librairie Payot, à la Chaux-de-Fonds.

 

 

A savoir :

Actuellement , Paprika sauvée de la rue, le tome I, est en cours de réimpression. Il est épuisé – y compris chez l’éditeur. La seule librairie ou l’on peut encore l’obtenir avant les fêtes, c’est chez Payot à la Chaux-de-Fonds. Vous pouvez le commander en écrivant à la librairie. Pour ce faire cliquez ici, puis écrivez à la librairie en cliquant sur le lien en rouge qui apparaîtra.

 

 

Sources :

-Dossier documentaire L’illustration dans l’édition jeunesse

-BDFIL

Le blog «Écrire à mille : littérature romande et autres arts»

-Bernadette Richard

 

Patti Smith: amoureuse des poètes français du XIXe siècle

Passionnée par les Arts

Alliant poésie Beat et garage rock des années 1960 et 1970, l’on considère Patti Smith comme la « marraine » du mouvement punk. Toutefois, depuis son enfance, ses passions sont le dessin et la littérature, en particulier la poésie. Le poème qui suit est extrait du recueil Présages d’innocence.

 

Traduction de Jacques Darras.

 

Issue d’un quartier très pauvre du New-Jersey, rien ne destinait Patti Smith à devenir l’auteure-compositrice, interprète, poétesse, écrivaine, guitariste, chanteuse, humaniste… que l’on connaît, même si dès l’enfance elle sut qu’elle voulait faire de l’art.

Fille d’une serveuse et d’un ouvrier, Patti Smith – Patricia Lee Smith -, est née à Chicago en 1946, dans une famille extrêmement religieuse. A 18 ans, elle tombe enceinte : on la radie de l’Ecole Normale. Son projet de devenir institutrice prend fin. En 1967, elle part à New-York où elle rencontre le photographe Robert Mapplethorpe. Pendant la première partie des années 1970, Patti Smith se livre intensivement à la peinture et à l’écriture, se produit en tant qu’actrice au sein d’un groupe poétique.

Au cours des années suivantes, elle s’adonne à la musique, en conjuguant rock et performances poétiques. Les paroles de ses chansons font découvrir la poésie française du XIX siècle aux jeunes Américains. Conjointement, elle devient une icône de la scène underground new-yorkaise.

Durant les années 1980-90, parallèlement à ses créations musicales, elle poursuit son travail artistique, mêlant dessin, photographie et écriture.

En 2007, les éditions Christian Bourgeois publient, en bilingue, son premier recueil de poésie : Présages d’innocence.

La Fondation Cartier pour l’art contemporain accueille, en 2008, à Paris, une grande exposition de ses œuvres, intitulée “Land 250”, comprenant des pièces réalisées entre 1967 et 2007.

En 2010, elle publie Just Kids, qui relate son amitié avec Robert Mapplethorpe, qui recevra le National Book Award.

Version originale.

 

Sources:

Éditions Christian Bourgeois

Just Kids, Patti Smith, éditions Denoël

-Wikipédia

André Salmon : l’ami de Picasso et d’Apollinaire

Un poète pour défendre le cubisme

Court, évocateur et humoristique, ci-dessous un poème d’André Salmon écrivain, poète, journaliste et critique d’art.

 

 

André Salmon naît à Paris en 1881. Enfant d’anciens communards exilés à Londres, il passera son enfance et son adolescence entre la capitale anglaise et St-Petersbourg. De retour à Paris, il fréquente les soirées de La Plume et rencontre des figures déterminantes : Mécislas Golberg, qui l’influence beaucoup, Picasso, Max Jacob et Apollinaire qui resteront ses amis tout au long de sa vie.

Ses premiers recueils, Poèmes et Féeries, bientôt suivis par un troisième en 1910, Le Calumet, sont les premiers publiés sous forme de livre avant ceux de Max Jacob et d’Apollinaire. En 1912, il publie La Jeune Peinture française. C’est dans cet ouvrage, comprenant « Histoire anecdotique du cubisme », qu’est révélée pour la première fois l’existence des Demoiselles d’Avignon.

En 1964, il reçoit le grand prix de poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

Il décède en 1969, à 87 ans, à Sanary-sur-Mer après une longue vie consacrée à l’art et à l’écriture.

Il fut l’un des grands défenseurs du cubisme avec Guillaume Apollinaire et Maurice Raynal.

André Salmon est le grand-oncle de l’éditeur Jean-Jacques Pauvert.

Sources :

Andre Salmon Official Website

-Wikipédia