La ville de demain : tous en e-bike connecté

Je commence une série d’articles qui décrypte de nouveaux modèles d’affaires innovants qui vont permettre de façonner la ville de demain. Commençons ce chemin à vélo électrique.

Imaginez que vous venez d’acheter un e-bike et qu’après quelques semaines d’utilisation, celui-ci soit volé. Aucun souci, l’entreprise qui vous l’a vendu s’occupe de tout : elle traque le voleur et si elle ne le retrouve pas, elle remplace votre vélo par un nouveau. Ce service s’appelle « Peace of Mind » littéralement tranquillité d’esprit.

Cette solution est proposée par VanMoof, une entreprise néerlandaise qui vient de finaliser un nouveau tour de financement de $128 millions dans l’objectif de passer de 200’000 vélos vendus à 10 millions d’utilisateurs dans les cinq prochaines années. Pour y arriver, elle ne se limite pas à la création de nouveaux modèles de vélos, elle réinvente également le modèle d’affaires, en proposant de nouveaux services.

Le risque de vol, un frein à l’achat d’un vélo haut de gamme

Le vol de vélos est un fléau qui n’épargne aucune ville. Sachant qu’un vélo de VanMoof coûte plus de 2000 CHF, nous sommes nombreux à hésiter à investir un tel montant. Afin de résoudre ce problème, l’entreprise a intégré une solution de géolocalisation pour pouvoir localiser votre vélo en tout temps. Elle a mis en place un réseau de « chasseurs de vélos », les bike hunters, qui se lancent à la recherche de votre vélo s’il a été dérobé. Il vous suffit de signaler le vol sur l’application mobile et des chasseurs de vélos se mettront au travail. Si après deux semaines ils ne l’ont pas retrouvé, VanMoof remplacera votre vélo par un autre dans un état équivalent.

Proposer une maintenance proactive

C’est toujours compliqué de savoir à quel moment il est judicieux de contrôler les freins ou de faire remplacer la chaine. Comme votre vélo électrique est connecté et équipé de capteurs, l’application mesure en permanence les distances parcourues et vous invite à faire un contrôle au moment opportun. Le but est d’anticiper les problèmes en effectuant des contrôles préventifs basés sur votre utilisation. Ce service s’appelle « Entretien » et il est mis en œuvre en développant un réseau de « Bike Doctors » qui s’occupe de maintenir votre vélo dans un état optimal.

Vers une économie du partage

Votre vélo VanMoof se « pilote » avec une application mobile. Vous souhaitez partager votre vélo avec un ami, vous pouvez l’inviter par email à se connecter sur l’application et lui donner l’accès, en choisissant la durée d’utilisation. Si vous êtes inquiets pour votre vélo, vous pouvez en tout temps le localiser.

Faire du vélo le moyen de transport par défaut

On observe une combinaison de plusieurs facteurs : nous devons adapter notre mode de déplacement pour réduire notre empreinte carbone. Les villes investissent dans l’aménagement de nouvelles pistes cyclables et elles renforcent la sécurité des cyclistes. Nous avons accès à une nouvelle génération de vélos connectés intégrant de nouveaux services. En conséquence, dans la ville de demain, on circulera autrement. Faire du vélo le moyen de transport par défaut dans le monde entier est d’ailleurs la mission que s’est fixée l’entreprise VanMoof.

 

Raphael Rollier

Raphael Rollier est passionné par l’utilisation des technologies digitales pour améliorer la qualité de vie et permettre une croissance économique durable. Après avoir mis en œuvre un outil «Smart Data» destiné à l'amélioration du trafic routier, Raphael a rejoint swisstopo pour explorer et développer des innovations en lien avec les géodonnées. L'écosystème de start-up actives dans la valorisation des données peut aussi compter sur son soutien.

3 réponses à “La ville de demain : tous en e-bike connecté

  1. Tous en vélo! Quelle ineptie! Comme paysan je dois venir livrer des légumes dans Lausanne en vélo? Je me rends compte que je suis un idiot car j’avais soutenu les Verts et maintenant je serai regardé de travers par la horde de bobos qui vont continuer de regarder mon 4×4 d’un air accusateur ! Donc ils n’auront qu’à venir en campagne chercher leur légumes en vélo, surtout avant la neige !!!!!

  2. Bientôt Big Brother ne fera plus que nous observer, il nous marquera à la culotte grâce à la géolocalisation et aux stats diverses et variées qui sont accumulées en temps réel. Et récupérer un vieux vélo ne sera qu’un maigre consolation pour les abus que l’on voit déjà pointer à l’horizon.

  3. Vous dites: “nous devons adapter notre mode de déplacement pour réduire notre empreinte carbone”.
    Vous avez en partie raison mais vous participez aussi à la publicité des dogmes des bobos verts comme le souligne M Martin.
    Vous viendrez en montagne en vélo faire du ski ? Comment et Qui va entretenir les magnifiques paysages que certains bobos en vélos électriques visitent le WE ? Les mêmes qui en changent chaque année car la batterie est moins efficace et indirectement pollue les terres des pays producteurs de lithium etc !
    Laissez nous le choix et éduquons le citoyen à prendre conscience de notre nature à la place d’imposer des dogmes !

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