Suisse-UE: les jeunes en paieront le prix, une nouvelle fois

D’après-vous, quel est le point commun entre ces trois événements?

  • Non à l’Espace économique européen (EEE) du 6 décembre 1992;
  • Oui à l’initiative «contre l’immigration de masse» du 9 février 2014;
  • Oui au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (Brexit) du 23 juin 2016.

Dans les trois cas, les jeunes en ont payé le prix. Dans les trois cas, le résultat d’un vote populaire s’est retourné contre les générations futures, les privant d’opportunités et perspectives auxquelles elles et ils aspiraient.

Quelques jours après le «dimanche noir» de 1992, des milliers de jeunes se sont retrouvés sur la Place fédérale pour montrer que leurs convictions proeuropéennes subsistaient malgré le non à l’EEE. Leur déception fut grande, comme le rappellent ces images d’archives. Le mouvement «Nés un 7 décembre» est d’ailleurs lancé le lendemain de la votation. En 2014, le camp du non à l’initiative «contre une immigration de masse» était majoritaire parmi les 18-29 ans (cf. analyse VOX). Ces derniers se sont toutefois peu mobilisés. Le réveil fut rude, notamment pour les étudiant∙es qui n’ont soudainement plus eu accès au programme européen d’échanges Erasmus. Au Royaume-Uni, ce sont 66% des 18-24 ans qui ont voté pour le maintien dans l’Union européenne (cf. Le Figaro). Mais là encore, cela n’a pas suffi.

L’accord institutionnel en échec?

Aujourd’hui, en Suisse, les décideurs et décideuses politiques semblent sur le point de faire fi de ces expériences passées – elles et ils seraient prêt∙es à «couler» le projet d’accord institutionnel négocié avec l’Union européenne. Y renoncer, que ce soit du côté du Conseil fédéral ou des partis gouvernementaux, serait une grave erreur pour la Suisse et une claque magistrale pour les jeunes de notre pays.

Une grave erreur

Cet accord est la clé d’un accès au marché européen sécurisé, la clé pour des coopérations et accords additionnels. Il est toutefois aussi la clé pour de nouvelles perspectives en matière de politique européenne, en apportant la stabilité nécessaire à la relance d’un débat ouvert, fondé, constructif et sans tabou sur le futur des relations entre la Suisse et l’Union européenne. Un débat essentiel et qui n’exclurait aucun scénario, adhésion à l’Union européenne comprise. L’«accord clé» ne ferme ainsi aucune porte et nous permet d’envisager notre avenir de manière confiante et sereine. Le jeter aux oubliettes serait dès lors irresponsable – une grave erreur.

Une claque magistrale

L’abandon de l’accord institutionnel serait une claque magistrale pour les jeunes parce que ce dernier ouvre justement des perspectives aux prochaines générations en Suisse et leur donne la possibilité de façonner leur futur européen. Elles et eux auront à assumer les conséquences de nos politiques sociales, environnementales, fiscales ou encore économiques. Elles et eux devront faire aux tensions géopolitiques à venir, aux défis de la digitalisation ou aux effets du changement climatique. Renoncer à cet accord reviendrait à dire à ces jeunes: «Tant pis si les réponses, dans notre monde globalisé, demandent plus de coopération, plus de solidarité et plus d’Europe. Nous préférons scier la branche sur laquelle nous sommes assis∙es, en toute connaissance de cause, convaincu∙es que nous préserverons ainsi une souveraineté et une indépendance qui n’existent pourtant que dans notre imaginaire.» Ou comment leur claquer au nez la porte d’un avenir européen.

Alors les jeunes (et moins jeunes!), n’attendez pas. N’attendons plus!

Raphaël Bez

Diplômé en science politique et en études européennes, Raphaël Bez a notamment travaillé pour Pro Infirmis Vaud, le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) et le Département fédéral des affaires étrangères. Il a longtemps aussi été engagé au sein du mouvement scout et de diverses associations de jeunes. Raphaël Bez a rejoint le secrétariat du Nouveau mouvement européen Suisse (Nomes) en novembre 2017 et y occupe la fonction de secrétaire général depuis septembre 2018. Il est également coprésident du CSAJ.

25 réponses à “Suisse-UE: les jeunes en paieront le prix, une nouvelle fois

  1. T’es peut-être trop jeune pour te rendre compte à quel point le Non à l’EEE a sauvé la jeunesse de notre pays.

    Si tu interroges tes parents, ils t’expliqueront le marasme économique des années qui ont précédé les préparations de l’entrée de la Suisse dans l’EEE, le taux de chômage endémique et la catastrophe qui s’annonçait… D’ailleurs, depuis les accords bilatéraux, on voit à quel point la société est devenue plus dure pour les jeunes, en concurrence avec les meilleurs étudiants des grandes écoles françaises, allemandes et italiennes notamment. A Zurich, les Valaisans sont remplacés par les français, etc.

    1. Vous divaguez Justine, et sentez le renfermé. Les problèmes auxquels nous devons faire face aujourd’hui sont d’une telle ampleur que seules des solutions internationales sont à même de les résoudre. Ignorer cette vérité et se replier sur son petit bout de pays n’est tout simplement pas raisonnable.

      1. L’avenir de la Suisse est dans le multilatéral. C’est fini le trumpisme et les empires !

        L’UE doit être un partenaire économique, mais plus encore la Chine, l’Inde, le Bresil, l’Afrique du Sud, la Corée, le Japon, le Nigéria, l’Ethiopie, la Russie, l’Angleterre, les USA…

        Nous ne sommes pas le satellite d’un empire, mais une nation prête à se battre à armes égales pour sa compétitivité internationale.

  2. Que fait la Suisse ? Réponse : pas grand chose. En plus semble t il, elle ne fait plus le poids. Les souhaits des vieux schnock de l’UDC, avec quelques PLR, sont sur le point de se concrétiser. Faut dire aussi que l’UE y a mis du sien.

    1. L’UDC et quelques PLR ne font de loin pas la majorité au Parlement. Si le CF est en train de laisser tomber l’accord, c’est parce qu’il y a également une bonne partie de la gauche (les syndicats) qui s’oppose à l’accord.
      Quand les deux extrêmes obtiennent la majorité en s’unissant, il n’y a plus rien à faire…

  3. Dans le domaine nucléaire, il y a une notion que certains chez nous qui “roulent les mécaniques” vis-à-vis de l’UE en particulier devraient méditer, c’est celle de “masse critique” qui fait qu’en dessous d’une certaine masse un réacteur ne peut tout simplement pas délivrer d’énergie, les réactions “s’éteignant” d’elles-mêmes. Cette notion s’applique tout autant au domaine scientifique. Avec environ 8 millions et demi d’habitants (dont environ 1/4 “d’étrangers” d’ailleurs), notre pays n’a tout simplement pas la masse critique de chercheurs et de scientifiques pour se maintenir dans le top du classement des nations si nos étudiants sont coupés des programmes de R&D au niveau continental. Ce qui se passera dans ce cas est que d’une part nous n’attirerons plus d’étudiants de valeur de l’étranger et que d’autre part nos propres étudiants de valeur s’exileront sous des cieux plus favorables pour leur formation … et ensuite y resteront (tendance que l’on a connue dans le passé, vis-à-vis des USA en particulier). A terme. c’est le déclin assuré pour nos industries, qui dépendent de l’innovation pour continuer à exporter avec succès comme elles le font aujourd’hui. Un bel auto-goal contre notre jeunesse en effet.

    1. Dans la vraie vie, on favorise l’agilité.

      Ce n’est pas Pfiser qui a découvert le vaccin qui sauve des vie, mais une start-up allemande.

      Miser sur la masse critique n’a qu’un effet: délocalisations et pertes d’attractivité au profit de la Chine…

      Notre salut est dans l’ingéniosité de nos entreprises, dans notre place géographique et dans notre neutralité des grands blocs économiques. A chaque fois que nous avons voulu atteindre une masse critique, on s’est fait bouffer par le capitalisme; pense à Swissair.

    2. Singapour et Israël qui ne sont rattachés à aucune autorité supra régionale sont sont au top de l’innovation. Il faut stopper cette dépendance malsaine à l’UE. Des chercheurs il y en a à profusion dans tous les pays du monde. Si on les accueille avec des salaires élevés et des conditions de travail excellentes, ils viendront en Suisse.

      1. Have you visited Israel and Singapour? Have you talked with the local companies? I think you have not… You just repeat some words written with any knowledge of how they function. Israel and Singapore provide abundant financial support, assistance, tax breaks etc to innovation companies. In Switzerland if an innovation company gets 5000 chf help from the state (after having spend hours of work to participate) is consider big success.
        We are the only country I know where companies participating in InnoSuisse innovation projects are asked to pay.
        The only important funding that a SME can get is from the EU.
        So please stop compering Switzerland with Israel and Singapore… We are decades behind them.

        1. Vos propos sont exagérés. 2 milliards de francs ont été levés en Suisse ces deux dernières années pour les startups. Et ces fonds ne venaient pas majoritairement des programmes de l’UE. S’agissant d’Israël, les fonds levés pour les startups ont été bien plus élevés, je suis d’accord. Mais alors Investissons massivement dans nos startups a l’instar d’Israël. L’argent est là.

  4. Les eurobéats du Nomes sont tellement dogmatiques qu’ils ne sont même plus capables de faire la part des choses. Un simple constat: l’accord cadre institutionnel est pire en terme de souvraineté et de droits démocratiques qu’une adhésion à l’UE. Il impliquerait une reprise automatique du droit européen, interprété par la seule CJUE et qui serait impératif à la Suisse pour tous les accords concernés, tout cela sans que cette dernière ne puisse décider de quoi que ce soit. Il vous faudrait peut-être avoir l’honnêté intellectuelle de l’expliquer aux citoyens de ce pays et le dire clairement. Accepter systématiquement tout ce qui vient de l’UE sans esprit critique vous fait perdre toute crédibilité.

    1. “l’accord cadre institutionnel est pire en terme de souveraineté et de droits démocratiques qu’une adhésion à l’UE”, c’est bien pourquoi une adhésion, avec alors droit de regard sur les décisions prises au même titre que les autres états membres ou, si ce n’est à l’UE, alors au moins à l’EEE dont les membres se portent fort bien, merci pour eux, aurait été une bien meilleure option! De toute façon, d’une manière ou d’une autre la petite Suisse face au plus de 400 millions de l’UE ne pourra jamais imposer ses vues à celle-ci. Donc, c’est soit on trouve un accord avec elle, mais ce ne sera à l’évidence pas selon nos termes sans concessions, soit ce sera le “splendide isolement”, ce que nous sommes entièrement libres de préférer, mais son prix risque d’être élevé (rappelons-nous ce qu’a été la Suisse au plus long de son histoire, jusqu’au début du XXème siècle encore; notre prospérité actuelle n’est pas garantie “ad vitam aeternam”),

      1. Comme l’auteur, vous brouillez les cartes. L’EEE ne vaut pas mieux que l’accord cadre, ses membres non pas le droit de codécision. Par ailleurs, on ne peut pas toujours placer au-dessus de tout la prospérité économique en occultant les importants abandons de souveraineté que ces accords impliquent. Enfin, la Suisse ne sera pas isolée si elle ne poursuit pas son intégration à l’UE, nous conserverons malgré tout des accords économiques solides avec l’union. Un choix a été fait il y a plus de 20 ans: celui des bilatérales. L’accord cadre est l’antithèse même du principe des bilatérales car il induit une automaticité de la reprise du droit. Le monde politique, économique et médiatique doit avoir le courage d’expliquer clairement et objectivement ces enjeux aux citoyens, afin que leurs décisions soient prisent en toute connaissance de cause.

  5. Les institutions suisses sont de toutes façons incompatibles avec celles de l’UE. Donc il faut que le Conseil fédéral arrête les dégâts et rejette cet accord cadre.

  6. Je pense que l’auteur devrait prendre les quelques points de désaccord et nous dire ce qu’il en pense. 1) Aujourd’hui un citoyen européen a le droit de s’établir chez nous en s’annonçant (les demandes sont acceptées d’office à part de très rares situations), à condition qu’il soit capable pour subvenir à ses besoins. L’Accord-cadre ferait sauter ladite condition et les citoyens européens pourraient habiter chez nous et demander l’aide sociale directement. 2) Le système suisse dans la culture et le sport professionnel allie privé et public que l’Accord-cadre n’autorise pas. 3) la reprise automatique des lois est tout simplement impossible. Pas besoin de faire voter le peuple, car sur plainte, le TF ne laissera pas passer cet Accord. Le cliché de la Suisse profiteuse n’est plus qu’un cliché vide de sens puisqu’à présent, puisque nous réalisons un déficit commercial avec l’UE alors qu’en 1992 nous en faisions un surplus.

  7. C’est marrant comme ceux qui veulent absolument de l’Europe sont les eternels etudiants fils à papa ! Quand vous aurez du vous battre pour obtenir quelque chose (apprendre par coeur et réciter des bouquins ne compte pas) votre avis sera pertinent

    1. Merci mais mes années à l’université sont passées depuis belle lurette… et apprendre par coeur ou réciter des bouquins n’a jamais été requis. C’est marrant comme celles et ceux qui veulent absolument dénigrer les partisans d’un rapprochement avec l’Union européenne cherchent à les dépeindre comme des universitaires déconnectés de “la réalité”.

      Sans accord institutionnel, nous mettons en danger la prospérité de notre pays, notre accès au marché européen, la possibilité pour notre économie de se développer, la création de places de travail en Suisse, la garantie de salaires adéquats, les possibilités d’échanges, l’élaboration de réponses communes aux défis (présents et futurs) de notre époque, la liberté de circuler sans restrictions au sein de l’espace européen. Tout cela ne concerne pas que la minorité de jeunes diplômés d’une université – bien au contraire!

      1. Je vous réponds, dans l’espoir d’un échange.

        “notre accès au marché européen”
        C’est partiellement faux. L’OMC nous garantit déjà l’accès au marché européen sans discrimination. Ce que nous voulons, c’est des clauses de reconnaissance des normes/prescriptions techniques automatiques.

        “les possibilités d’échanges”
        Hors sujet. Nous voulons la suppression des entraves techniques; nous avons déjà le reste.

        “la possibilité pour notre économie de se développer,”
        C’est faux. Ibidem.

        “la création de places de travail en Suisse”
        Hors sujet. Ce n’est pas l’UE qui décide de la création de places de travail en Suisse. Même réponse que précédemment pour l’économie. On a pas besoin d’être américain pour vendre des produits suisses aux USA. Les accords commerciaux sont là pour cela et nous en avons déjà avec l’UE.

        “la garantie de salaires adéquats”
        Faux. L’UE fait pression sur nos salaires et veut la suppression des compromis obtenus par les syndicats suisses ! C’est une faute d’écrire cela !

        “liberté de circuler sans restrictions au sein de l’espace européen”
        On est exempté de visas depuis belle lurette ! C’est la libre installation des travailleurs que vous mentionnez; mais vous connaissez un Suisse qui n’aurait pas pu travailler dans l’UE sans accords? Moi, je connais des centaines de milliers d’européens qui devaient avant établir qu’ils ne prenaient pas la place d’un Suisse et ne faisaient pas du dumping salarial.

        Vous semblez ne pas maîtriser le sujet. Dommage. Le système scolaire était meilleur avant le nivellement par le bas imposé par vos camarades…

        1. Merci. Voici donc ma contribution à l’échange souhaité:
          – La reconnaissance des normes techniques fait justement partie de “l’accès au marché européen” que nous offre les accords bilatéraux. Plus de voie bilatérale, plus de reconnaissance automatique des normes techniques. L’OMC n’y changera rien.
          – Vouloir la “suppression des entraves techniques”, c’est aussi favoriser les échanges et permettre à notre économie de continuer à se développer.
          – Ce n’est, en effet, pas l’UE qui décide des places de travail créées en Suisse. Pour garantir des places de travail en Suisse et en créer de nouvelles, il nous faut toutefois rester compétitif et attractif. Créer des barrières administratives, rendre le recrutement international plus compliqué, ne être en mesure d’offrir de la stabilité et de la sécurité au niveau des relations Suisse-UE – tout cela contribue à affaiblir notre place économique et à mettre en danger nos emplois.
          – L’UE applique, chez elle, le principe d’un “même salaire pour un même travail au même endroit”. Le principe de la protection des salaires que nous chérissons tant – et à juste titre! – en Suisse est compatible avec ce qui est en vigueur au sein de l’UE!
          – Impressioné que vous connaissiez “des centaines de milliers d’européens”! Difficile toutefois de comprendre le reste de votre propos, navré.

  8. Même si je déplore la léthargie de l’accord, j’ai quand même envie de signaler que les jeunes ont notamment payé le prix fort lors de la période “d’ouverture”.

    Faisant partie de la volée des diplômés de 2010, soit bien avant l’acceptation de l’initiative de 2014, les étudiants suisses avions subis de plein fouet le dumping salarial lors de la recherche du premier emploi. Les salaires d’un premier emploi pour les personnes diplômées en 2010 ont fendu de 30% par rapport à ceux des années 2000, si bien qu’il ne reste quasi plus que l’Etat comme employeur attractif, qui heureusement, ne s’est pas adapté avec sa grille salariale immuable face à la conjoncture du marché de l’emplois.

    Cumuler les stages, parfois non-rémunérés, c’était également inconnu en 2000.

    Donc effectivement, le repli sur soi ne va rien résoudre, mais cela ne veut pas dire qu’avant c’était le paradis pour les étudiants.

    1. Merci. Loin de moi l’idée “qu’avant c’était le paradis pour les étudiants”. Mais reconnaissez que la problématique des stages (y.c. non-rémunérés) n’est pas propre à la Suisse (difficile dès lors d’en faire une conséquence de l’ouverture de la Suisse à l’Europe). Pour ce qui est de la question de l’évolution des salaires au sortir des études, les fluctuations sont minimes selon l’Office fédéral de la statistique (cf. “Revenu professionel brut standardisé des diplômés des hautes écoles selon le type de haute école et le niveau d’examen”). Mais si vous avez d’autres sources, très volontiers. Dans l’ensemble, des études ont plutôt démontré l’impact positif de la libre circulation des personnes sur la progression des salaires en Suisse.

  9. Bonjour,

    La situation de la jeunesse suisse est bien meilleure que celle des pays de l’Union européenne (UE). Le taux de chômage de la jeunesse suisse est bien plus faible qu’il n’est en France ou en Italie, par exemple. Les rémunérations qu’obtiennent les jeunes Suisses à la sortie de leur formation initiale sont bien plus élevées que celles obtenues par les jeunes dans les États membres de l’UE.

    Le rêve de tout travailleur de l’UE est de venir travailler en Suisse afin de toucher une rémunération plus élevée. Cela explique, par exemple, le nombre incroyablement élevé de travailleurs frontaliers qui viennent d’un pays de l’UE en Suisse, qui n’est pas membre de l’UE, pour y travailler.

    Les Suisses sont les gens les plus heureux du monde après la Finlande et le Danemark. Alors que, par exemple, l’Allemagne pointe à la 13e place, la France à la 21e, etc.

    Pourquoi voulez-vous faire adhérer la Suisse à l’Union européenne, alors que le taux de chômage y est plus élevé, les rémunérations plus faibles, et les gens moins heureux ?

  10. C’est tout de même impressionant de constater l’écrasante majorité des commentaires eurosceptiques hostiles à l’accord cadre.

    Personnellement cela me réjouit car étant opposé à cet accord cadre, je vois ça comme un sondage qui me fait penser que l’accord cadre serait rejeté en votation populaire si le Conseil fédéral faisait la sottise de le signer.

    L’auteur de ce blog devrait quand même se poser la question : qu’est-ce qui cloche dans mon argumentaire pour qu’autant de gens réagissent aussi vivement et avec autant d’arguments auxquels ils tiennent dur comme fer, pour rejeter l’idée même d’un accord cadre de sujétion piège à cons.

    Il y a deux explications possibles, et d’ailleurs, à mon avis les deux sont vraies en même temps:

    A. Les euroturbos ont été archi mauvais, nullissimes dans leur argumentation. C’est leur faute s’ils n’ont pas réussi à convaincre car ils sont vraiment en dessous de tout. Ils avaient une telle certitude d’avoir raison et que tous les autres avaient tort, qu’ils n’ont pas su convaincre.

    B. L’Union Européenne est réellement un échec, perçue majoritairement comme un échec par des populations, au sein de l’UE et à l’extérieur qui souffrent concrètement des conséquences dette catastrophe. Et c’est ça qui explique qu’il est impossible de convaincre les gens en Suisse de l’utilité d’un accord cadre.

    En tous les cas les pro européens devraient au moins se remettre en question.

    1. Merci. N’ayez crainte, nous nous remettons en question. Pour ce qui est de l’Union européenne, un peu facile de la dépeindre comme étant un échec. La réalité est tout autre. D’ailleurs, une grande majorité des citoyennes et citoyens des Etats membres de l’UE ont toujours et encore une opinion favorable à l’égard de l’UE. Les “anti-européens” devraient aussi se remettre en question…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *