Colline du Mormont: les orchidées contre le ciment

Le plateau de la Birette au Mormont sur la commune de la Sarraz est une propriété de LafargeHolcim Ltd (Holcim) . Elle vise à le transformer en ciment. Depuis la 2e partie d’octobre 2020, un groupe de jeunes engagés pour la protection de la nature et du climat occupe le lieu. Ils l’ont déclaré Zone à défendre, ZAD. Holcim a porté plainte contre cette occupation.

L’association « Les Orchidées du Mormont », conduite par un comité comprenant Nicole Ammann, Dominique Bourg et moi-même a été créée le 29 octobre dans le but de donner un cadre légal à la défense juridique de la ZAD. L’Association a fait recours contre la plainte de Holcim. Ce recours a été rejeté par le Tribunal du district de la Côte. La plainte sera exécutable dès le 30 avril. Le rôle de l’Association se termine, mais notre engagement pour la cause de la ZAD perdure afin que le conflit se résolve dans la sagesse et la non-violence.

La police interviendra probablement, et les zadistes seront bousculés plus ou moins durement. On voudra oublier les « troubles » sur la Birette. Zut pour la ZAD, ses fleurs, ses papillons et son idéalisme. Ce serait tragique !

ZAD et zadistes portent avec détermination, intelligence et courage un message vital qui nous concerne tous. Plutôt que de tenter son impossible effacement, nous espérons que la discussion maintenant engagée entre les zadistes et les autorités débouchera sur un vrai débat démocratique à propos de l’avenir de la colline du Mormont et, avec lui, sur une prise de conscience que la vie se meurt sur Terre et que le climat est en folie. C’est bien de cela dont il s’agit. La ZAD nous interpelle tous.

Les zadistes l’on comprit. Ils prennent le drame à sa juste mesure. Depuis 5 mois, ils le vivent intensément dans un lieu symboliquement fort où se confrontent l’appétit destructeur de notre société et la fragilité d’un site chargé d’une exceptionnelle richesse naturelle et historique. La ZAD n’est pas une colonie de vacances. La vie y est dure à cause des conditions matérielles du lieu et de l’intensité d’une exigeante forme de vie en commun. À cela s’ajoutent l’incertitude fondamentale de l’avenir de la ZAD et la forte conscience, partagée par tous les zadistes, de la menace qui pèse sur la vie et le climat.

Anxiété

Une des origines de la ZAD est à trouver dans le mouvement de la Grève du climat que Greta Thunberg a initié en été 2018. Personnellement, je n’ai pris conscience que quelque chose d’important était en train de se passer, lorsque j’ai appris, en décembre de cette même année, que des écoliers et des étudiants valaisans étaient allés en observateurs à la Conférence de Katowice où Greta avait prononcé cette fameuse phrase:

« Vous ne parlez que de continuer avec la même mauvaise idée qui nous a mis dans ce gâchis alors que la seule chose sensée serait de tirer le frein d’alarme. Vous n’êtes même pas assez mûrs pour dire les choses comme elles sont. Même ce fardeau, vous l’abandonnez à nous, les enfants. »

Peu après, j’ai fait connaissance avec ces jeunes. Ils m’ont impressionné. Plus tard, accueillis par l’Université de Lausanne, a eu lieu la semaine de coordination européenne des Grévistes du climat. Ce fut intense et à la clé de nombreuses sessions de travail. Avec un ami psychiatre, j’ai participé à l’atelier « Anxiété ». Je pensais qu’il s’agissait de chercher comment convaincre ceux qui nous entourent de la réalité du drame climatique et de l’urgence d’agir pour y faire face… Ce n’était pas ça.

Ils étaient 14 jeunes venus de 7 pays différents. Age moyen, 17 ans. L’anxiété dont ils parlaient était la leur; celle de porter sur leurs épaules le poids gigantesque d’un problème qui leur est abandonné par ceux qui devraient y faire face. Parmi eux, une jeune fille d’une ville allemande de 25’000 habitants. Elle et ses amis, avaient fait un intense effort pour organiser un défilé destiné à marquer la volonté de lutte de sa ville. À peine deux cent cinquante personnes y participèrent. La jeune fille était consternée. Tant d’efforts pour si peu d’effet ! Dans le groupe, cette anxiété était largement partagée. Il y eut beaucoup d’émotions et de larmes. Mon ami psychiatre parlait de “stress prétraumatique” et de “solastalgie”.

Après la grande effervescence de 2019 sont survenus le COVID et la chape écrasante des quarantaines. Certains ont cherché à en sortir. D’autres ont initié la ZAD du Mormont…

La force de la ZAD, c’est le groupe. Il est ouvert à tous ceux qui veulent s’associer au double but de (1) sauver le plateau de la Birette des appétits de Holcim et (2) d’inventer la nouvelle convivialité qui sera nécessaire pour surmonter la crise dans lequel le monde s’est fourvoyé.

Deux fois par semaine, les zadistes se réunissent en assemblées plénières. L’une est décisionnelle. Il y a beaucoup de choses à régler quand il n’y a ni eau courante ni électricité, qu’il faut défendre le site et maîtriser le COVID (ce qu’ils ont réussi de manière exemplaire.) La seconde, plénière, est émotionnelle. Je ne peux qu’imaginer l’intensité de ce qui s’y passe. On m’a raconté la jolie anecdote suivante. Il y a peu, après des jours de pluie et de boue était venu le grand froid ; au matin il faisait -6° et il était tombé 10 cm de neige. Le groupe était fatigué et démoralisé. On se lève, on se réunit et on décide de faire face. Tous ensemble, ils ont dansé pendant deux heures.

Victor Hugo écrivait (c’est apocryphe, semble-t-il) que les poètes sont les phares qui guident le monde. Aujourd’hui, chez nous, je dirais que la ZAD est ce phare…hélas menacé d’une destruction prochaine. Il serait bien stupide de condamner à l’oubli et à la négation cette extraordinaire expérience. D’autres voies sont présentement explorées.

Comme le dit le philosophe Dominique Bourg – qui lui aussi combat pour la ZAD -, laissons au génie suisse, celui de la non-violence et de la concordance, le temps de se déployer.

Jacques Dubochet

Jacques Dubochet, professeur honoraire à l'UNIL. Il a développé, dans les années 80, les fondements de la cryo-microscopie électronique qui lui ont valu un prix Nobel de chimie en 2017. Citoyen actif, il est préoccupé par l’impact de la science sur la société. Il croit que c'est la jeunesse qui surmontera la crise du climat et de la vie.

28 réponses à “Colline du Mormont: les orchidées contre le ciment

  1. Merci aux zadistes de défendre notre coline du Mormont qui va disparaitre. J’espère qu’on va voter pour cela et que la sagesse prendre le dessus.

  2. Belle illustration du syndrome du prix Nobel, ou nobélite. Wikipédia explique que ce syndrome est un cas particulier d’ultracrépidarianisme. L’un des prédécesseurs du professeur Dubochet à Stockholm, Kary Mullis, Nobel dans la même discipline en 1993, estimait lui que “la climatologie est une plaisanterie”. La liste est longue …

    1. Votre argumentaire est lui, par contre, assez vide… En quoi ce texte illustrerait le syndrome du prix Nobel ? Pour vous, les personnes distinguées par un Nobel ne peuvent donc uniquement s’exprimer sur un sujet concernant la discipline dans laquelle elles ont été primées et par définition ne connaissent rien d’autre ?

      1. Ce n’est pas un argumentaire, mais un simple commentaire. Votre généralisation est abusive et ne s’applique pas à mon propos. J’ai trouvé sans intérêt de développer une analyse critique détaillée de l’article de M. Dubochet, qui m’apparaît comme la profession de foi d’un activiste sociétal.

    2. On ne peut lui donner tort sur le fond.
      Quel que soit son domaine de compétence,
      il peut, comme tout un chacun, s’exprimer sur un sujet qui devrait nous préoccuper tous davantage. De plus il parle surtout de la ZAD et peu du dérèglement climatique, donc pas coupable d’ultracrépidarianisme.
      Le seul bémol, à mon sens, est sa petite bio à la fin du blog qui est elle constitutive d’un biais d’autorité ou de nobélisme.

  3. Je suis effrayé par ce climat d’impunité !

    Non à l’impunité! Justice pour tous, justice partout !

    L’impunité des hommes de gauche s’estompent enfin; à quand la fin de l’impunité de leurs enfants pourris gâtés ?

  4. Merci pour ces mots qui vont donner le courage à nous tous de venir soutenir le jour venu cette action ! Ça en vaut vraiment la peine!
    Si nous n’avons pas la fierté de le faire chez nous, pour montrer l’exemple au monde que même en Suisse on arrive à changer la marche en avant d’un capitalisme irresponsable et irraisonné, alors se serait un signe que rien ne résistera au béton!
    Ayons confiance aux jeunes qui pourront faire bouger les choses!
    Merci Monsieur de votre engagement, vous nous donnez un courage monstre de défendre notre nature!

  5. Covid : 2.8 mio ; Greta : 0.

    Greta: ko et oubliée.

    Qui se souvient encore de 2019 ? et de ses croisières payées par le prince de Monaco…

  6. Merci pour ce message profond et réfléchi ! Le Mormont, je m’y balade régulièrement… zone archéologique, sur laquelle poussent ces fameuses orchidées, sur laquelle paissent nombre de chamois… ces jeunes nous interpellent, nous bousculent…il est temps d’une prise de conscience profonde… il est urgent de prendre soin de notre terre… Merci de nous le rappeler!

  7. merci pour ce très bel article. Je suis âgé de 57 ans, et je souhaite vous faire part de l'”écartèlement” dans lequel je suis. “Le fardeau laissé aux jeunes” constituent des valeurs que j’ai héritées de la génération précédente qui sortait d’un épisode dramatique et traumatisant, la 2 eme guerre mondiale. Quelles étaient-elles: reconstruction économique, bien-être (ou bonheur), esprit d’initiatives, solidarité et libertés individuelles (la liste n’est pas exhaustive). Ainsi, pour moi, la Holcim participe à cette volonté de construction, et il faut que cette entreprise puisse continuer à baser ses activités sur ce principe positif et qu’il ne faut pas remettre en question. Par contre, il faut l’aider à développer et à trouver d’autres voies pour y parvenir: la Terre est en effet trop abîmée, trop atteinte, trop maltraitée avec les moyens trouvés, proposés et appliqués par les générations auxquelles j’appartiens. Je soutiens donc à la fois Holcim et les zadistes.
    Prenez maintenant mon “écartèlement” auquel je faisais allusion au début de ma réponse: il y a 2 ans, je possédais encore 2 voitures personnelles; j’ai réussi sans trop de mal à me débarrasser de l’une d’entre elles; je souhaite maintenant me débarrasser de la seconde pour adopter un mode de transport qui permettrait d’atténuer encore mon empreinte carbone; mais là, c’est plus dur pour moi, car c’est le principe de liberté de mouvement ainsi que la possibilité d’appliquer instantanément une initiative spontanée (“tiens il fait beau, je fais faire une promenade su bord de la Versoix, vers Sauverny, bien que je ne l’air pas projeté”) qui me retiens. Je vois l’absurdité de l’obstacle qui me retiens de faire le pas: la pesée d’intérêt entre “l’impact sur le climat et sur les générations futures” et mes “liberté individuelle et bien-être” est très difficile à établir: a priori, mes libertés et bien-être sont supérieures à l’impact que ma décision et mon acte auront sur le climat et pour les générations futures: après tout, MOI, personnellement, je ne serai plus là pour le vivre ou pour le constater. Et il ne faut pas évoquer là un quelconque égoïsme, non! Fi de cette remarque déplacée. Il faut plutôt évoquer une posture philosophique et fondamentale de la place de l’homme dans l’univers. Selon moi, il s’agit de poser la question de savoir si l’homme fait partie d’un tout et apporte sa modeste et incomplète contribution à une réalité vaste qui le dépasse ou s’il se veut plénipotentiaire le temps de son éphémère passage en ce monde. Pour changer les mentalités et la “Weltanschauung”, il faut du temps. Et ce n’est que la génération actuelle des, disons, jeunes Greta qui initie ce changement et l’inculque auprès des enfants nés ces derniers 5 ou 7 ans (depuis, disons, 2015). Le chantier est donc colossal, et je suis très pessimiste pour ces prochaines 50 années, plus optimistes pour la fin de ce siècle. Quant à moi, je vais apporter finalement ma très modeste contribution en me débarrassant prochainement définitivement de ma seconde voiture. Il faut malgré tout donner l’exemple, tout en étant conscient de la portée très limitée de cette décisions que seuls quelques privilégiés (à l’échelle du monde) peuvent prendre. Mais comme me le disent mes enfants “cela ne doit pas t’empêcher de le faire”. Il faut, pour certains points et dans certains cas, écouter ceux qui vont nous survivre…. Ils font preuve de plus de sagesse que leurs aînés….

    1. Holcim a eu assez. Il ont eu la moitié du Mormont. STOP. ça suffit. Ce n’est pas une question de climat c’est juste une question que cette colline est mangée. ça ne nous rapporte rien. ça enrichie des actionnaires. Nous qui habitions ici, cela nous laisse un trou. Donc stop. Je ne comprends pas pourquoi nous n’avons pas été consulté nous habitants. Ni information ni votation rien. J’ai appris la chose par les zadistes. D’autres projets n’ont pas aboutis pour moins que cela.
      Il faut mettre en pause le projet pour calmer tout le monde. Laisser le temps de réfléchir. Puis demander au pleuple. Il ne faut pas passer en force. Et c’est c’est mon impression. On est en Suisse quand même. C’est le peuple qui est souverain. Non ? Ce ne sont pas les actionnaires chinois qui financent quelques décideurs pour se les mettre dans leur poche.

      1. @TOFEO. Belle envolée lyrique, mais si on ferme le site de Holcim, d’où proviendra le ciment que la Suisse romande utilise quotidiennement ?
        Holcim ne fait que répondre à un besoin, il ne vous suffit que de travailler à ce que ce besoin disparaisse pour que Hoclim ferme son site.
        Vous dites que le peuple doit parler, mais est-ce que le peuple veut arrêter la construction de nouveaux habitats ou la fin de la rénovation des infrastructures existantes ?
        La question n’est de fermer le site de Holcim, la question est de savoir si on veut bannir l’utilisation du ciment en Suisse romande. Voilà la question.
        Pour info, lorsuqe l’on a interdit l’alcool lors de la prohibition ou la fumette en s’attaquant aux fournisseurs, cela n’a jamais marché, tant qu’il y a de la demande, il y aura quelqu’un pour procurer la dose.
        Au moins avec cette cimenterie, les Romands peuvent voir tous les jours les conséquences de leur choix de vie, interdire la production de ciment en Suisse pour l’importer est totalement hypocrite.
        Etes-vous un hypocrite ? Pointer les actionnaires étangers au lieu de mettre le point sur le fait que ce ciment est utilisé en Suisse, pour les Suisses et par les Suisses, et donc que le choix du peuple est déjà fait dans les faits, c’est à mon avis une position hypocrite.

    2. Quelle excellente analyse !
      Le monde n’est pas blanc et noir mais nous pouvons par nos efforts individuels (comme ceux que vous mentionnez) lui redonner sa juste valeur.
      Merci pour votre contribution.

  8. Bonjour à tous!
    Nos autorités auront elles la sagesse d’écouter ceux qui tentent de les éveiller alors qu’ils ont raisons et beaucoup de bon sens! Ils sont le contraire des anarchistes! Je suis bien âgé et ne verrai pas la suite, mais à l’allure où vont les choses, ça n’augure rien de bon! Espérons.
    Avec mes salutations à tous.
    Camille Anglada.

  9. Combien de messages avez-vous censuré ce matin ?

    Cela confirme ce que je pensais de vous et de votre combat…

    Censurer la pensée des autres n’est jamais une solution.

  10. Bonjour à tous,
    J’espère aussi que nos autorités auront la sagesse de consulter la population. L’auront-ils ???
    Cet endroit qui est un site archéologique a une biodiversité incroyable. Il est défendu par des citoyens ayant créé, une association depuis les années 70 !
    Les jeunes ayant pris la suite de la mission de cette association en créant la zad ont eu un très grand courage. Merci !!
    Merci à tous les scientifiques, médecins, chercheurs, enseignants, philosophes, agronomes qui soutiennent les actions toujours bien inspirées de ces jeunes militants !
    Merci Jacques Dubochet, merci aux grands-parents pour le climat qui sont solidaires avec la zad.
    Depuis le début de mes études en biologie en 1978, j’ai été informée des dangers de l’effet de serre pour la pérennité notre vie, de notre position d’espèce vivante qui risque de s’autodétruire.
    50 ans après il serait tant d’avancer dans une bonne direction !

  11. (” Eh oui ! La crise de la vie et du climat menace à court terme la pérennité de notre civilisation. “)
    ce n’est pas en mettant la question du climat à toutes les sauces que l’on comprendra les racines du mal !
    Holcim ne fait que son métier en bâtissant à tout va pour les 8 milliards d’êtres humains à abriter !
    On se trouve donc à la croisée des chemins entre les besoins croissant de l’humanité et les questions environnementales , les biotopes à protéger pour conserver la biodiversité !
    Cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique qui connait plusieurs causes naturelles ignorées par Dubochet ! ( Un prix Nobel n’est pas à l’abri d’une erreur , bien humaine).
    La question de la surpopulation se trouvera toujours plus aux avant- postes , n’en déplaise aux alarmistes du CO2 , toujours plus déconnectés de la réalité , le modèle du GIEC toujours plus décalé par rapport aux mesures des satellites .
    On devrait donc davantage se préoccuper de maim mise sur la nature imposée par la population croissante qu’il faut bien nourrir et qui dévaste toujours plus d’espace pour ses activités dont les espèces naturelles sont les premières victimes .
    L’occupation de la zone du Mormont ne met pas en évidence le problème de fond , juste une action pour défendre quelques fleurs !

    1. M. Giot, bien que je partage en partie votre avis en ce qui concerne la population mondiale, il me semble que la cause première de la surexploitation des ressources naturelles n’est pas celle ci, mais tiens dans les fondements de nos sociétés, capitalisme en tête. Même avec une population stable, voire en décroissance, le principe du “taux d’intérêt” induit cette surconsommation. Au risque d’être en apparence hors sujet par rapport à ce billet, je me permets humblement de vous inviter à vous renseigner sur ce qu’est réellement une monnaie, et pourquoi le monde bancaire et financier s’est si fortement braqué contre l’ initiative “monnaie pleine”.

  12. « ZAD et zadistes portent avec détermination, intelligence et courage un message vital qui nous concerne tous » : je trouve que vous avez très bien résumé.
    Holcim-Lafarge se défend : ils promettent la « neutralité carbone » en 2050 (LT du 27 mars). Ce n’est pas sérieux. Quand on sait qu’une entreprise raisonne à un horizon de 3 ans, que peuvent-ils promettre pour dans 30 ans ? Ou seront-ils dans 30 ans pour rendre des comptes, ceux qui dirigent aujourd’hui cette société ? Une entreprise est essentiellement un « centre de profit ». Celles qui ne jouent pas le jeu de la concurrence sont condamnées à disparaître. Il est totalement illusoire de se fier à leur vision et de leur confier notre avenir. La sagesse est du côté de la jeunesse qui réfléchit et qui agit. Soutien total.

  13. Ce que fait Holcim sur ce site avec l’aval et la bienveillance de certaines autorités est consternant !
    De Mormont jusqu’au Lavaux, il y aura beaucoup de combats pacifiques à mener pour préserver notre biodiversité.
    La terre est attaquée de toute part, ne laissons plus faire !
    Intéressons nous aussi à ce qui se passe en catimini depuis des années sur le Lavaux ou des tonnes de pesticides et herbicides sont déversés chaque années dans les cours d’eau et dans la terre !
    Lors des votations en juin, nous aurons aussi l’occasion de créer un ZAD virtuel en nous opposant aux pesticides !

    1. @M Largo. Où vivez-vous ? Dans un appartement, dans une maison ? Dans la région vaudoise ? Alors votre habitat est sûrement construit avec du ciment du site de Holcim ? N’avez-pas l’impression d’être un hypocrite en appelant au meurtre alors que vous profitez probablement du crime ?

      Et si vous avez la chance de vivre dans un bâtiment sans trace de ciment, faites pareil avec votre école, votre lieu de travail, les infrastructures que vous utilisez chaque jour: vous avez profitez d’une vie avec une qualité inégalée au cours de l’histoire humaine et ceci grâce à cette “attaque”.

      Bref qu’êtes-vous prêt à compenser à cette terre que vous avez par procuration assasinée ? Et laisser Hoclim tranquille, vous êtes sur le banc des accusés, car vous avez tiré profit.

  14. Fallait s’y attendre:

    “L’ambiance est en train de changer. Si des barricades et des abris perchés dans les arbres existent depuis l’origine de la ZAD, «24 heures» note l’apparition de pavés et de bouteilles vides à des endroits stratégiques et aussi d’attitudes plus agressives chez une minorité de zadistes. Dans cette communauté autogérée et ouverte à tous règne en effet une «pluralité des luttes et des moyens».”

    On attend maintenant votre position:
    – vous êtes du côté des jeunes adolescentes nues (sont-elles sous l’emprise de produits psychotropes et disposent-elles de l’autorisation de leurs parents pour diffuser du contenu pornographique sur instagram?);
    – ou des jeunes hommes en tenue de black bloc venus pour casser notre frères et soeurs des forces de l’ordre ?

    J’attends votre réponse.

    1. Je vous ai écouté.

      Comment pouvez-vous mettre sur un même pied d’égalité, les honnêtes travailleurs payés insuffisamment, et des fils et filles de bourgeois venus faire la fête dans une zone de non droit et utilisant la violence pour s’y maintenir ??

      Pourquoi détestez-vous nos frères et soeurs qui ont choisi de défendre l’intérêt public en uniforme ??

      Je ne comprends pas vos mots… “Je demande que les deux côtés…”

      https://mobile.twitter.com/Policevaudoise/status/1376852052098363392

    2. Je suis en colère.

      Mon père, 84 ans, s’est réveillé paniqué à 3h00 ce matin et a appelé les urgences car il avait perdu l’odorat. Les ambulanciers ont refusé de se déplacer, car sa situation n’était pas urgente, et lui ont recommandé d’attendre que les symptômes empirent ou s’estompent… puis consulte en journée.

      Et, là, j’apprends que les deux petits bourgeois sur leur arbre ont eu droit à:
      – de la nourriture apportée par la police (j’espère qu’il leur ont mis de la viande) et des couvertures;
      – des personnes à qui parler;
      – une équipe de pompier;
      – une équipe d’ambulanciers;
      – et un médecin !

      Vous vous rendez compte à quel point ces privilèges me choquent ?
      Je sais qu’ils sont la fille et le fils de personnes influentes, mais quand même !

      Et, là, j’apprends que le garçon est tombé… forcément, il fait moins beau et c’était moins agréable de rester sur son arbre avec la pluie et le froid…

      Je suis choquée.
      Le message laissé par ces privilégiés est désastreux pour le climat.

      Comment pouvez-vous vous associer à eux ? alors que les policiers, eux, sont restés au froid et ont dû renoncer à leurs fêtes de Pâques pour les pouponner… c’est ça le reflet de la dictature qu’ils dénoncent ?

      Nos héros sont les policiers et les policières, pas ces petits bourgeois privilégiés !

      1. T’es chou de croire qu’il va te répondre.

        C’est un prof. Il a l’habitude de parler, sans interruption, et de ne jamais confronter son idéologie au réel. Laisse tomber. C’est une tribune pour sa personnalité, pas un blog où il échangerait pas nous. Pour lui, nous ne sommes que de petits cafards dont les rêves et les aspirations doivent être formatés, ou être exterminés.

  15. Puisque l’auteur est un homme de sciences, il sait qu’une théorie n’est vérifiable que si elle est poussée à l’infini. Pourquoi est-il dommage de continuer à exploiter ce site? mais pas les autres dans le monde?
    Si Holcim et ses concurrents laissent tomber cette activité comment le monde ferait-il sans le béton? combien d’emplois, combien de chiffres d’affaires, combien d’impôts disparaîtront? La difficulté du combat est qu’il s’agit d’un problème global. Si nous arrêtons la production d’Holcim, d’autres dans le monde compenseront le manqué avec le transport vers l’Europe en plus. C’est de l’enfantillage de se dresser comme défenseur de la nature sous le seul ciel vaudois !

  16. Donc, cette ZAD avait pour but de protéger l’environnement, la faune, les plantes et tout ce qui habite sur cette colline. C’est très louable !

    Mais car il y a un énorme MAIS, le but n’aurait de toute façon pas été atteint ou que très temporairement et partiellement. Pourquoi ?

    Eh bien tout simplement parce que ces zadistes y auraient « oublié » leurs déchets. Ils les ont d’ailleurs déjà oublié non pace qu’ils ont été délogés mais parce qu’ils n’avaient pas envisagé de les emmener ! Tout simplement. Ils font donc partie des pollueurs.

    D’ailleurs, ces donneurs de leçons soi-disant protecteurs de la nature (zadistes et autres) polluent d’une autre manière aussi, en minant l’ambiance sociale, en faisant perdre sa joie de vivre à la génération montante, en la confinant dans le désespoir. Cela aussi est une pollution grave !

    L’environnement, tout le monde y pense et y veille. Toutefois, ce n’est pas en paniquant qu’il sera mieux protégé. Collectivement, posément et méthodiquement les changements interviendront, tous les gouvernements s’y attellent déjà.

    Une bonne cause mérite d’être défendue intelligemment.

    C’est curieux comme dans notre société évoluée, informée et qui s’approprie toutes les qualités, ce sont les moins compétents qui donnent des leçons.

    On ne peut opérer des changements que progressivement. Le contraire risque de causer une conflagration incontrôlable.

  17. Remarques générales.

    Donc, cette ZAD avait pour but de protéger l’environnement, la faune, les plantes et tout ce qui habite sur cette colline. C’est très louable !

    Mais car il y a un énorme MAIS, le but n’aurait de toute façon pas été atteint ou que très temporairement et partiellement. Pourquoi ?

    Eh bien tout simplement parce que ces zadistes y auraient « oublié » leurs déchets. Ils les ont d’ailleurs déjà oublié non pace qu’ils ont été délogés mais parce qu’ils n’avaient pas envisagé de les emmener ! Tout simplement. Ils font donc partie des pollueurs.

    D’ailleurs, ces donneurs de leçons soi-disant protecteurs de la nature (zadistes et autres) polluent d’une autre manière aussi, en minant l’ambiance sociale, en faisant perdre sa joie de vivre à la génération montante, en la confinant dans le désespoir. Cela aussi est une pollution grave !

    L’environnement, tout le monde y pense et y veille. Toutefois, ce n’est pas en paniquant qu’il sera mieux protégé. Collectivement, posément et méthodiquement les changements interviendront, tous les gouvernements s’y attellent déjà.

    Une bonne cause mérite d’être défendue intelligemment.

    C’est curieux comme dans notre société évoluée, informée et qui s’approprie toutes les qualités, ce sont les moins compétents qui donnent des leçons.

    On ne peut opérer des changements que progressivement. Le contraire risque de causer une conflagration incontrôlable.

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