Pourquoi ai-je arrêté de manger de la viande ?

« […] si le vent de la pensée, que je vais à présent éveiller en toi, te sort du sommeil et te rend parfaitement alerte et vivant, alors tu verras que tu n’as que des embarras, et ce que nous pouvons faire de mieux est de nous les partager. »

Hannah Arendt, Considérations morales, trad. Marc Ducassou, Editions Payot & Rivages, Paris, 1996, p. 52.
* Image : William Holman Hunt, The Scapegoat, 1852-1854.

1 – Préambule

 

Il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur un vieux documentaire ethnographique, filmant et commentant un rite très étrange, aussi fascinant que dérangeant. La sensation éprouvée en le visionnant m’a rappelé un voyage que j’avais doucement oublié, alors qu’il était loin d’être anodin. Il avait inauguré de nombreux changements dans ma vie, dont le végétarisme. Je préfère taire le nom du lieu où j’ai vécu l’expérience traumatisante que je vais raconter, car je ne veux heurter la sensibilité patriotique de personne. Pardonnez alors le peu de description. Je dirais qu’il faut au moins se figurer un lieu très éloigné de notre culture occidentale, des villes et de toute technologie ; un village au beau milieu de nulle part, hors du temps.

 

J’y ai été témoin d’une cérémonie impliquant de nombreux sacrifices d’animaux. Cet événement a suscité en moi un sérieux embarras et m’a invité à la réflexion. Par le récit qui suit, je partage un itinéraire de voyage et de pensées. Au pire cela ennuiera, au mieux cela interrogera.

 

2 – Une excursion inattendue

 

Un été, je suis partie visiter une très bonne amie, Livia, qui vit depuis plusieurs années dans la région en question. À peine arrivée chez elle, je demande à faire du change. Ce n’est pas tellement un endroit où cela se fait facilement mais Livia connaît quelqu’un qui pourra m’en faire à un taux, me dit-elle, correct. C’est comme ça que j’ai rencontré Robert.

Robert, c’est ce genre de type à facettes multiples qui connaît tout le monde et fait toute sorte de business. Il fait du change, de l’import-export et te propose toute sorte d’affaires aussi banales qu’improbables. Pas manqué, il nous propose de nous greffer à son plan du lendemain. Il s’agit de partir dans un village pour une fête avec des processions, des danses et, ce que je ne savais pas encore, des sacrifices d’animaux.

En fait, il accompagne un ethnologue documentariste qui part filmer l’événement et un ami à lui, marchand d’art madrilène, Javier. Bon vendeur, Robert nous explique que c’est une occasion assez rare, que les traditions dont il s’agit se perdent, que ce n’est pas du tout touristique et que c’est plutôt une belle opportunité. Je ne le crois pas vraiment, mais du fait qu’un ethnologue s’y rende, je me laisse plus volontiers convaincre. La proposition a du style. C’est vendu.

 

Un chemin pénible

La route est longue et plus l’on s’enfonce dans les terres, plus le paysage offre une nature sauvage, voire hostile. Les routes sont difficilement praticables. Elles se croisent et se recroisent sans cesse. J’ai l’impression que nous errons dans un immense labyrinthe, semé d’embûches. Ce n’était pas qu’une impression : l’une des trois voitures du convoi s’égare et Javier est oublié au milieu de la végétation, à l’occasion d’une pause pipi. Nous mettrons des heures à nous retrouver. D’ailleurs, l’une des voitures s’embourbe. Cela se poursuivra avec les pieds dans la boue, des éclaboussures à cause des roues qui tournent à vide et tout un petit panel de tentatives vaines et désespérées. J’en ai un peu marre. Mais finalement on s’en sort.

 

Un village peu accueillant

L’arrivée au village se passe comme dans un ralenti, celui-ci se laisse découvrir progressivement, il est caché. Il s’en dégage des odeurs que je trouve nauséabondes. Les habitants parlent une langue qui m’est parfaitement étrangère. J’ai la sensation que nous dérangeons. C’est le cas. Nous ne sommes pas les bienvenus.

Robert nous emmène saluer le chef du village et je devine qu’il le remercie pour son accueil, tout en lui glissant quelques billets. Le chef qui porte des lunettes de soleil chez lui, est à peine cordial. Les villageois se montrent indifférents à notre égard, une indifférence un tantinet hostile. Seuls les enfants manifestent de la curiosité et nous échangeons quelques sourires. Alors que mes compagnons de voyage se promènent dans le village, je m’installe dans une des pièces de la maison du chef. Il y a un va-et-vient incessant. On ne me regarde toujours pas ; même pas sans faire exprès. Le temps est long, je gribouille des insectes dans mon carnet et je tente de gérer mon malaise.

Soudain, une femme entre et me fixe aimablement. Elle dit en français (!) :

– « Salut, ça va ? »

Je suis tellement heureuse. Quelqu’un me parle et, en plus, dans ma langue. Je lui réponds vraiment pleine d’enthousiasme :

– « Merci, je vais bien, et vous ? ». Elle me sourit. Je continue : « Je suis contente que vous parliez français. Vous êtes de ce village ? Comment vous appelez-vous ? Pouvez-vous m’expliquez ce qu’on attend ? Comment cela va se passer ? »

Elle se tait, s’assoit à côté de moi sur le banc et m’indique par sa main de m’adresser à l’un des types assis par terre. Là, je comprends qu’en fait elle ne parle pas du tout français. Elle sait uniquement dire : « Salut, ça va ? ». Je trouve ça hyper mignon. J’interroge alors ensuite l’homme. Il feint de ne pas me voir et de ne pas m’entendre. Cette scène absurde en devient comique. Mais je suis bien forcée de me replonger dans le silence.

 

3 – Une fête ou un cauchemar ?

 

La fête commence par une procession. On marche, on tourne infiniment dans le village, je ne sais ni pourquoi on le fait, ni où l’on va. J’ai perdu de vue Livia, Robert et Javier. Je croise parfois l’ethnologue mais depuis le début du voyage il ne nous adresse pas la parole et ne veut pas qu’on la lui adresse. Je commence à oser m’avouer que je m’ennuie.

En ce que je crois être le milieu du village, nous nous arrêtons enfin. J’ai retrouvé Livia. L’ethnologue prépare sa caméra. Robert et Javier sont encore absents. Nous sommes nombreux, hommes, femmes et beaucoup d’enfants, à désormais stagner et attendre quelque chose.

 

La cérémonie

Un bœuf arrive. Il est gris, extrêmement maigre. Deux adolescents le tirent péniblement à l’aide d’une corde attachée à son museau. Mais, soudain, le bœuf s’arrête net. Il veut reculer. L’un des jeunes se place derrière lui et il se met à le frapper violemment avec un bâton pour qu’il avance. Le bœuf tremble, il refuse toujours d’avancer, il se fait alors battre.

On regarde tous, passifs, calmes et silencieux, ce qui contraste avec la violence qui se produit sous nos yeux. Mais croyez-moi, j’ai tellement de peine. Je n’ose rien dire. Livia à côté de moi s’exclame timidement : « Mais c’est horrible ! » Il n’y avait encore rien de cérémoniel qui pouvait justifier cette violence. Était-ce donc du sadisme ? J’en reste persuadée.

Cette scène atroce est interminable, mais heureusement l’ethnologue se décide d’intervenir et hurle sur le garçon pour qu’il s’arrête. Sa réaction confirme mon impression. Je doute qu’il serait intervenu si cela participait au rite.

Le bœuf est ensuite touché en quelques endroits de sorte qu’il s’évanouit. Il tombe à terre, comme mort, et on attache ses pattes ensemble pour qu’il ne se relève pas. Quelques minutes après il se réveille. Je le vois, regardant en face de lui avec ses grands yeux noirs, brillants comme des billes. Il les referme parfois, comme las. Je l’observe, lui, puis les enfants autour, et je me demande, si eux, comme moi, éprouvent autant de peine pour ce bœuf. Nous nous scrutons, toujours dans le silence.

Pour une raison qui m’échappe, je sors soudainement de la torpeur dans laquelle j’étais. Je prends conscience qu’autour de moi les gens s’affairent. Je me fais plusieurs fois bousculer. Puis, je commence à saisir qu’il n’y avait, en fait, pas seulement le bœuf qui était là, mais toute une série de chèvres qui défilent derrière moi. Elles étaient menées par des enfants. Toutes mignonnes, elles tiraient joyeusement la langue et béguetaient dans l’insouciance, jusqu’au moment où elles découvraient, comme moi, leurs congénères ensanglantées. C’est là que j’ai compris que le bœuf subirait le même sort.

L’odeur, le sang, la mort et quelques cadavres en train de brûler m’ont plongé brutalement en plein cauchemar. Javier, qui avait réapparu a vu mon désarroi. Il m’a alors raconté qu’il a déjà vu ce rituel et que le bœuf sera décapité, frappé et insulté. Ma curiosité avait atteint son extrême limite : je veux partir. Mes compagnons ne sont pas contre. Seul l’ethnologue reste.

 

L’embarras

Alors que j’avais étudié les religions, qu’on m’avait expliqué le phénomène du bouc émissaire et des sacrifices, que j’avais appris à ne pas juger les autres cultures, que j’estime que la mienne ne vaut pas mieux qu’une autre et que mon opinion et mon jugement est forcément biaisé, cette expérience, bien concrète, a eu raison de moi. J’étais incapable d’assumer ces postures apprises dans les livres. En fait, je désapprouvais totalement ce que je voyais.

 

4 – Le retour en Suisse


Le questionnement

En rentrant de ce voyage, j’ai raconté cette expérience à plusieurs amis. Aucun, ni aucune n’a porté de jugement sur ce rite, cette tradition, ces gens et leur façon de faire. En revanche, chacun et chacune avons interrogé nos propres coutumes. Nous, nous mangeons des animaux dont on veut ignorer la mort et la souffrance. Elles se passent loin des yeux, cachées dans des abattoirs.

Ce que j’ai ressenti lorsque j’ai vu ces animaux se faire tuer s’apparente à une intuition éthique, une intuition qui me faisait penser que c’est mal de tuer des animaux. J’ai franchement toujours été sensible à la question. Mais je l’ai fréquemment laissée en suspens, mettant en attente aussi le fait d’être conséquente : si tu penses que c’est mal de tuer les animaux alors il faut peut-être commencer par ne pas les manger.

Il arrive aussi que je déroule dans mon esprit tout ce qu’il faudrait changer dans ma manière de vivre pour être cohérente à ce sujet : ne pas porter de cuir, privilégier les produits cosmétiques qui n’ont pas été testés sur des animaux, se positionner sur l’expérimentation animal et j’en passe. Ensuite, si je pense que c’est mal de tuer les animaux, c’est peut-être aussi parce que je veux leur éviter de souffrir, et alors là, si je veux encore être en accord avec cette opinion, je ne consomme plus de produits laitiers, ni d’œufs, je ne porte pas de laine, pas de vestes rembourrées de plumes d’oie etc. En effet, tous ces produits peuvent être issus de l’exploitation animal, au sens où l’entend Peter Singer : sans donc considérer les intérêts de ceux utilisés.[1]

Cela fait beaucoup de chose à changer, alors la plupart du temps, moi, comme d’autres, on s’arrête à mi-chemin dans le raisonnement et on trouve le moyen à peine conscient de passer à autre chose. On se dit : « Bon, bref, je ne sais pas…c’est compliqué ces histoires. Reportons cette réflexion à plus tard. »

 

5 – Le début d’une réflexion

 

En philosophie, l’intuition éthique est loin d’être considérée comme un bon critère pour décider de ce qui est bien ou mal. Il arrive que ce qui fait l’objet d’une intuition soit motivé, en fait, par un préjugé bien tenace dans une société. Le sexisme, par exemple, et cette idée que les femmes sont inférieures aux hommes a longtemps été perçue par certains comme « intuitive ».[2] Par ailleurs, l’appel au critère émotionnel du type : cela fait de la peine de voir un animal souffrir, alors il faut faire en sorte que cette souffrance soit autant que possible évitée, est quelque peu relatif dans la mesure où nous n’éprouvons pas tous cette peine face aux souffrances animales et ceux qui n’en éprouvent pas n’en deviennent pas pour autant des psychopathes. Ce critère n’est donc pas suffisant pour être un principe régissant l’action d’une collectivité.

Néanmoins, l’intuition éthique reste probablement un bon point de départ pour se demander si nos actions, nos mœurs et nos coutumes sont bonnes ou pas. C’est une invitation à s’engager dans le processus d’une réflexion qui possiblement permettra d’aligner autant que possible nos actions avec des valeurs que l’on estime. Ma propre réflexion suit son cours, je navigue à travers différents arguments, mais une chose est sûre : je veux participer à un changement qui vise à ne pas mépriser les intérêts des animaux.

 

[1] Propos rapporté par Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « L’éthique animale de Peter Singer », in Peter Singer, La libération animale, trad. Louise Rousselle, Editions Payot & Rivages, Paris 2012, p. 28.

[2] L’analogie est couramment utilisée. Cf. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « L’éthique animale de Peter Singer », in Peter Singer, La libération animale, trad. Louise Rousselle, Editions Payot & Rivages, Paris 2012, p. 35.

Parwana Emamzadah

Parwana Emamzadah

Parwana Emamzadah est actuellement assistante au département de philosophie de l’UNIGE et prépare une thèse de doctorat en philosophie médiévale. Ce qui l’intéresse, c’est la manière dont l’autre comprend et pense le monde. Qu’il s’agisse d’un penseur du passé ou de son voisin de palier, c'est l’altérité qui nourrit sa réflexion.

13 réponses à “Pourquoi ai-je arrêté de manger de la viande ?

  1. Merci,
    Cet article nourrit ma réflexion actuelle. Je suis convaincu que l’animal conduit dans un abattoir sent l’odeur de la mort et éprouve un sentiment intime : peur, chagrin, compassion, je ne sais pas. Mais il souffre…

    1. Oui je suis convaincue que les animaux souffrent.
      Pourtant même si j’ai considérablement baissé ma consommation de viande.
      Je ne suis pas végétarienne

  2. Très beau texte et votre attitude est respectable.
    Les peuples dits primitifs, les amérindiens et autres, comme chaque animal, va tuer pour se nourrir depuis la nuit des temps. L’amérindien s’excusera même d’avoir porter atteinte à l’équilibre de la nature et d’avoir pris la vie d’un animal afin de se nourrir, lui, sa famille ou sa petite tribu.
    Le problème actuel c’est que l’abattage des animaux a pris une toute autre dimension, car il est devenu industriel et la vente de sa viande obéit dorénavant essentiellement à des critères purement commerciaux soutenu, au besoin soutenu par un démarchage publicitaire. Un fil rouge a probablement été franchi.
    Il existe encore dans nos régions des éleveurs qui tuent eux-mêmes une ou l’autre de leurs bêtes (une autorisation leur semble toutefois être nécessaire), mais de façon respectueuse. Dans ces conditions je peux admettre continuer à consommer encore de la viande, mais in fine de façon nettement plus épisodique. Je ne suis donc pas un végétarien, mais le végétal constitue néanmoins l’origine essentielle de mon alimentation. Je l’avoue, mais je reste donc malgré tout un omnivore.

  3. Très sincère réflexion, bravo.

    Toutefois, il me semble que vous mélangez plusieurs choses:
    – la consommation de viande;
    – les rites tribaux de populations qui n’ont pas les croyances, codes occidentaux et encore moins les mêmes impératifs;
    – le respect de l’animal, qui peut être maltraité, même sans être tué.

    Ce qui est sûr, c’est que l’occidental a perdu toute notion de ce qu’il mange, autant au point de vue de la planète, de la santé, que du respect de l’animal (sauf pour ses mascottes).
    Lorsque l’on voit que des jeunes pensent que le lait, vient de la brique du supermarché… !

    L’occidental (et j’y inclus la Chine, Singapour, etc.) doit réduire sa consommation carnée drastiquement.
    C’est dur pour tous, l’Ouest par excès d’habitude, l’Est car c’est nouveau et c’est enfin l’accès au progrès après disette. La Chine est dans la situation des trente Glorieuses, l’abondance après la privation des décennies.

    On peut toujours rêver de manger de la viande de qualité, élevée et tuée dans le plus grand respect (comme cet agriculteur qui les tire dans son champ à la carabine).
    Mais j’ai peur que ce soit un luxe réservé à quelques privilégiés.

    La mode du soja pour remplacer la viande ou le fromage n’est pas bien meilleure, qui entraîne OGM, pesticides + importation.

    Alors une prise de conscience globale avec l’éducation, l’information est plus que jamais nécessaire, même si, on le voit avec le CO2 (et comme si c’était l’unique responsable de la dégradation) tout est toujours remis en question, tellement les intérêts et les niveaux de conscience (ou de méconnaisance) sont puissants. Et je ne parle encore “que” de l’Occident, mais c’est lui qui consomme plus que son quota 🙂

    En tout cas, bravo de nous y faire réfléchir!

    1. Bien votre texte
      Sauf q y’a 1 grosse erreur
      Le Soja peut remplacer la Viande de MER, la Viande de TERRE, la Viande de l AIR ( clin d’oeil à l armée…). C est scientifique. Et écolo Planète
      Mais l essentiel du soja, svt OGM, vient après destruction des forêts primaires, des cultures destinées à la production des Viandes ( France,
      Brésil, cours mondiaux..) pour les Non Végétarien
      Voilà la Vérité, la Responsabilité d Politiques ,
      des Sociétés à profit, des Actionnaires et bien sûr des Consommateurs..

  4. Quand je lis cet article, j’ai l’impression de lire un enfant de 10 ans qui s’exprime.

    C’est heidi au pays des merveilles.

    Ma pauvre amie, l’homme, dans le sens être humain, mange des animaux depuis la nuit des temps.

    Voir un boeuf, des chèvres, se faire battre, des chèvres être amenées pour se faire finalement tuer, cela fait partie de ce que tous vos ancêtres ont fait depuis la nuit des temps.

    Le problème que j’ai avec les végans et assimilés, c’est ce que sont surtout des gauchistes, et comme tout gauchiste qui se respecte, dans sa dimension idéologique, il est totalitaire.

    C’est comme l’autre type français qui considère que tuer un moustique c’est un genocide.

    Et il est d’une, de gauche, comme vous, et végan, comme vous.

    Vous ne ferez pas l’humanité se convertir au véganisme.

    Parceque suivons votre logique jusqu’au bout.

    Vous roulez en voiture ? en train ? en avion ? alors arrêtez tout de suite. Ces moyens de transport ont du entrer en collision avec des mouches, des moustiques, alors c’est mal.

    Vous roulez en vélo pour aller sur votre lieu de travail ? Vous êtes sure de ne pas avoir écrasé une mère de famille fourmi et ses enfants ?

    Vous habitez dans un immeuble ? Sortez manifester pour que l’humanité ne vive plus que dans des édifices de petite hauteur car les immeubles tuent des oiseaux. Les oiseaux qui entrent en collision avec c’est connu et reconnu.

    Vous êtes pour les éoliennes ? elles massacrent des quantités énormes d’insectes, que vous considérez peut être comme vos semblables. Alors détruisons les éoliennes.

    Bref, je ne vais pas continuer dans le ridicule du véganisme mais une chose est sure, je ne vous vois pas aller manifester contre l’abattage rituel halal des animaux qui consiste à les égorger vivants.

    Vous êtes allée manifester dans ce fameux pays ou on dépèce une chèvre vivante en la démembrant avec les dents ?

    Le petit confort de certains occidentaux qui se croient porteurs d’un message universel comme le véganisme est risible.

    1. On juge une société par le sort qu’ elle réserve aux animaux. Je suis devenue végétarienne d abord par cette maltraitance dans l élevage intensif et par les produits donne à ces animaux antibiotiques farine animale à des ruminants. Les produits à base de viande qui tue et rende malade

  5. Bonjour je trouve cela encore plus difficile de tuer et manger un animal qu’on a élevé soi même….il existe des cultures ou religions dont les textes exigent de caresser et discuter avec l’animal avant le sacrifice, de le faire de manière isolée de telle sorte qu’il ne voit pas ses collègues sacrifiés, une prière est faite avant le sacrifice…je pense notamment a une religion monothéiste très mal vue actuellement mais tellement méconnue au niveau des textes. Ce sont les hommes ignorants qui font n’importe quoi. Il n’en demeure pas moins que tuer un animal par soi même relève d’une aptitude apprise dans l’enfance selon les coutumes de chacun…Il existe des humains plus sensibles que d’autres…

  6. Bonjour,
    Oui, très bel article, merci.
    Dès mon plus jeune âge j’ai toujours été (très) sensible à la cause animale, et suis passé depuis quelques années à un régime végétarien (le végétalien devrait se concrétiser cette année). Les vidéos L214 vues ont fini de me convaincre! Comme disait Coluche quand il parlait de lui, je suis capable du meilleur comme du pire mais dans le pire je suis le meilleur… L’humain est capable …
    Les rites (…), nous amènent à réaliser beaucoup (trop) de choses au nom de la croyance, de la religion … Les amérindiens en ce sens ont pleinement compris leur environnement au sens large. Pour ma part, je suis pour la vie, la vie au sens large (végétale, animale, marine puis humaine). Comme l’évoque M. Paul Watson (Sea Shepherd), nous sommes les voyageurs d’un vaisseau dont l’équipage nous offre tout ce dont nous avons besoin … et que réalisons-nous? … Bravo à toutes celles et ceux qui font le pas vers une consommation plus raisonnée! 🙂

    1. Sur le principe vous avez raison, mais votre vision est encore limitée, je vous rejoins sur le fait que nous sommes tous égaux, nous faisons parti d’un tout, toute vie à le même droit au respect et à la vie, mais alors pourquoi décidé de ne pas consommer de vie animale mais consommer des vies végétale..? Considérer que les formes de vies végétale sont moins dommage que les formes de vie animales est totalement faux. Seulement voilà touts formes de vie se nourrit d’autres formes de vie, ou alors il faut se laisser mourir. Le mieux que nous pouvons faire et que l’on se doit de faire c’est de respecter et de faire souffrir au minimum. En conclusion ce n’est pas de se nourrir qui pose problème actuellement mais la façon de le faire, notre consommation n’est pas mauvaise, c’est au niveau des méthode d’élevage et d’avantage qu’il faut travailler.

  7. On aimerait quand même bien savoir dans quel pays, ou au moins dans quel continent, vous avez été témoin de ces sacrifices d’animaux. (Afrique?)

    Je me demande pourquoi la personne à laquelle vous aviez simplement demandé du change vous a mené dans ce village animiste où vous avez assisté à ces sacrifices. Je trouve ça louche. L’ethnologue qui vous accompagnait me paraît très douteux car il manipulait les villageois en leur donnant de l’argent, pour violer une cérémonie traditionnelle qui normalement doit se pratiquer dans le secret et surtout sans la présence de blancs. Bref, ce à quoi vous avez assisté était une manifestation culturelle plutôt inauthentique. Ça vaut peut-être mieux pour vous, car ainsi si il y a moins de risque que vous soyez touchée par des mauvais sorts qui peuvent résulter de la présence de personnes non préparées, étrangères à ce genre de culture, lors de rituels maraboutiques ou sorcellerie animiste. Ca peut être dangereux. Mais là, heureusement pour vous, je pense que c’était du chiqué. Du moins je l’espère. Si vous avez eu toutes sortes d’ennuis bizarrement après avoir été confrontée malencontreusement à ces choses que vous n’auriez pas dû voir, et qui ne sont pas sans danger, dites le moi sur mon adresse mail perso et je verrai si je peux faire quelque chose pour vous aider. J’espère que vous êtes tombées sur des charlatans. Ca vaudrait mieux. Mais je vous dirais juste que personnellement j’évite de visiter des endroits comme la collection Barbier-Müller ou autres, dans lesquels sont exposés bêtement des objet d'”art”, achetés à prix d’or à des gens comme votreethnologue véreux, alors que ce ne sont pas des objets d’art, même s’ils peuvent avoir une certaine qualité artistique, mais bien des objets rituels qui ont été préparés avec toutes sortes d’invocations aux esprits – pas toujours bons – pour des sacrifices et que de fait ces objets peuvent très bien être porteurs de sortilèges ou maléfices. De même, malgré l’intérêt archéologique, je préfére éviter la visite d’expositions egyptologiques dans lesquelles on présente de sarcophages de pharaons, par exemple, qui proviennent de ce qu’il faut bien appeler des violations de sépulture. En effet, il est bien clair que même si ces pharaons ont été enterrés il y a des milliers d’années, l’accès à leurs restes été protégés par toutes sortes de cérémonies très sérieuses ayant pour but de punir sévèrement par des malédictions, les intrus qui oseraient un jour violer ces sépultures. Vous me direz qu’après tout ce temps le charme (au sens magique de ce terme) n’opère plus. Personnellement je n’en suis pas du tout sûr.

    Si tout cela vous a rendue végétarienne, c’est dommage, car de la bonne viande c’est quand même très bon. Et aussi la charcuterie.

    Je vous conseillerais de vous méfier beaucoup de ces voyeurs anthropologues qui vous ont fourvoyés dans cet endroit où vous auriez mieux fait de ne pas mettre les pieds.

  8. Une écriture simple pour une évocation, un voyage, dans la tradition des écrivains voyageurs, qui mêle l’ancestral et le contemporain. C’est fort.

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