La cellule solaire #1

Primo-visitant

Avec les Nouvelles Technologies, le XXIème siècle devient l’ébauche d’un avenir étonnant. Le flot incessant d’informations ne cesse d’interroger notre représentation du monde. Notre mental devient l’épicentre d’un séisme cognitif. Prendre le temps de la réflexion, relève d’une véritable hygiène psychique. Se défaire de croyances par le questionnement, c’est cheminer, avec un esprit plus apaisé.

 

Mode d’emploi

Vous pénétrez dans un Cabinet de curiosités du XXIème siècle avec son atmosphère techno-poétique. Le leitmotiv : laissez-vous réfléchir, pour appréhender le nouveau monde. Il s’agit d’interroger l’Objet technologique, tel une curiosité. Comment le penser ? Ici, des matériaux qui se veulent féconds, vous sont proposés : une image-horizon, un récit-vivant, le parcours d’un curieux, une affiche et un texte argumentatif. D’une formulation à l’autre, l’ordre de cheminement reste personnel. En fonction des traitements, l’Objet s’incarne dans différents registres : le Réel, le Symbolique, et l’Imaginaire, teinté de mythes et de chimères. L’itinérance choisie oriente la démarche intellectuelle et émotionnelle. Elle favorise l’autonomie de pensée créatrice. Dans sa modernité technologique, l’Objet archive le présent et amène à voir au futur. Tout l’enjeu de ce blog est que chacun développe une pensée métisse entre le connu et l’inconnu.

« Curiosités Technologiques » vous présente son deuxième objet réflexif : La cellule solaire (qui se déclinera en deux posts).

 

Récit-vivant

L’excitation, la joie, et parfois la frustration. Anatole arrive en vélo à son Laboratoire sur le Plateau de Saclay, les doigts encore engourdis par le froid piquant du dehors. Il s’installe à sa paillasse avec l’envie d’en découdre.

Il travaille sur une nouvelle structure de cellules solaires, des cellules qui absorbent l’énergie du Soleil et la transforment en courant électrique. Ses travaux sont prometteurs pour l’Industrie et sont au centre d’enjeux planétaires. Pouvoir utiliser la source inépuisable d’énergie du Soleil, c’est sortir de l’impasse d’une Terre polluée par les combustions du pétrole et du charbon. C’est participer à la transformation du Monde actuel.

Les cellules solaires, concentrées de technologies, doivent absorber le plus de lumière possible, la transformer efficacement en électricité, et garder un coût de fabrication très faible. Les calculs, et maintenant les mesures, doivent démontrer que ses hypothèses audacieuses conduisent à des expériences concluantes. Sous le microscope, éclairée par une source lumineuse simulant les rayons du Soleil, la petite cellule sélectionnée révèle sa beauté et son efficacité.

Le Soleil s’est couché depuis longtemps quand Anatole enfourche son vélo. Ses recherches ont pris bonne tournure, et il savoure la fin de sa journée en se rappelant sa devise : « les promesses d’un Monde meilleur restent plus grandes que les obstacles d’hier et d’aujourd’hui ».

Récit librement inspiré par ma rencontre avec Anatole Desthieux, ingénieur Doctorant chez EDF. Il travaille à l’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) et à l’Ecole Polytechnique pour développer des cellules solaires en silicium à haut rendement.

 

Cliquez pour vous inspirer

© Gilles Esparbet

Le chercheur Anatole Desthieux au laboratoire LPICM. L’œuvre «Technopoésie »  de l’artiste plasticienne Corinne Chaussabel. La Technologie LAYER® de la société Dracula Technologies. Un morceau de Silicium de Mind microtechnologies.

Gaëlle Rey

Gaëlle Rey

Gaëlle Rey a un parcours fortement orienté innovation technologique, de la Microélectronique à la Papertronique. Son quotidien au sein de la plateforme technologique franco-suisse Mind : maturer des solutions disruptives, éprouver des potentialités et des sens possibles. Son travail l’a conduit progressivement à intégrer des champs créatifs, décloisonnant ainsi les savoirs.

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