Ces prochaines semaines, républicains et démocrates du Congrès devraient négocier un nouveau budget 2014 après la fermeture partielle de services non essentiels de l'administration provoquée par l'incapacité du Congrès de s'entendre sur une politique budgétaire. Sous pression du Tea Party, galvanisé par l'épisode de Ted Cruz qui a tenté en vain de priver la réforme de la santé d'Obama de tout financement, le Parti républicain pourrait bien ne faire aucune concession en matière d'investissements. Or nombre d'économistes sont persuadés que l'Amérique va un jour payer le prix fort de cette politique de "non-investissement" par une croissance en berne. Sont particulièrement sensibles à l'austérité les secteurs de la recherche et du développement qui nourrissent la croissance.
Selon Jason Furman, président du Conseil des conseillers économiques du président Barack Obama, l'administration démocrate va proposer des investissements à hauteur de 625 milliards de dollars contre 475 milliards en 2012. Barack Obama lui-même n'a cessé d'insister, au cours de sa dernière campagne électorale, mais ausi au début de son second mandat sur la nécessité pour le secteur public d'investir dans les infrastructures. Sans succès.