Les Américains

A l’ONU, un mythe fondateur de l’Iran n’a pas volé en éclats

C'était le moment le plus attendu de toute cette semaine très onusienne: une possible poignée de mains entre les présidents iranien et américain Hassan Rohani et Barack Obama. Il n'a pas eu lieu. Hassan Rohani a préféré renoncer au déjeuner organisé par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour ne pas risquer de devoir serrer la main de Barack Obama. Pour certains, c'est une occasion ratée de briser la glace ou même plus que cela: un mythe fondateur de la révolution iranienne: l'anti-américanisme souvent exprimé par le vocable du Grand Satan. Pour d'autres, le président de la République islamique aurait eu déjà trop de problèmes à gérer au sein du régime iranien.

Pour Barack Obama, c'est une petite douche froide, car c'est la Maison-Blanche qui s'était le plus avancée pour proposer une rencontre informelle entre les deux dirigeants. C'est aussi une occasion ratée de donner un élan supplémentaire à un embryon d'initiative diplomatique visant à résoudre la crise du nucléaire iranien et par ricochet la crise syrienne grâce à l'aide de Téhéran qui apparaît comme un soutien important du régime de Bachar el-Assad.

Les plus optimistes se consoleront en se rappelant que le président Bill Clinton avait tenté la même initiative diplomatique en 2000 en essayant de rencontrer le président iranien réformiste Mohammad Khatami. Mais rien n'est perdu. Américains et Français (François Hollande a insisté sur ce point à New York) espèrent pouvoir accompagner l'accord de Genève sur les armes chimiques par une conférence de la paix dite de Genève 2. Avec les Iraniens.

Quant au discours d'Hassan Rohani à la tribune de l'ONU mardi après-midi, il a été plutôt décevant, le président se contentant de mentionner de grands thèmes liés à la paix et à la coopération sans entrer dans des détails plus spécifiques.

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