Pour entamer son mandat tant convoité de secrétaire d'Etat pour remplacer la populaire Hillary Clinton, John
Le démocrate du Massachusetts a choisi une anecdote au sujet de son séjour à Berlin quand son père, Richard, officiait en qualité de conseiller juridique à la Mission américaine à Berlin-Ouest. Il n'avait alors que 10 ans et le mur de Berlin n'avait pas encore été construit (1961). Il a profité de sa relative liberté pour prendre sa bicyclette et passer les contrôles afin de se rendre seul à Berlin-Est. A 10 ans, il avait déjà un passeport diplomatique. L'escapade, qui a eu lieu dans une période de relative détente entre l'Ouest et l'Est, n'en était pas moins osée pour un Américain se rendant dans la zone contrôlée par les Soviétiques. Quand son père Richard apprit la chose, bien plus tard, il avoue ne pas l'avoir félicité.
A Berlin-Est, le jeune John Kerry a alors vu l'impact du communisme, des bâtiments gris, des gens tristes et habillés de couleurs grises. Il en est revenu convaincu que l'Ouest était bien plus agréable. Alors que les relations entre les Etats-Unis et la Russie se sont refroidies à nouveau depuis la remise des compteurs à zéro en 2009, difficile de savoir si cet épisode a eu un impact sur la manière dont le nouveau secrétaire d'Etat voit la Russie d'aujourd'hui.