Les Américains

Donald Trump peut-il acheter le New York Times?

C'est la dernière trouvaille du magnat de l'immobilier new-yorkais Donald Trump: acheter le New York Times. Il aurait déjà eu plusieurs réunions à ce sujet. Ses motivations: le quotidien vedette de New York est en difficulté et le milliardaire serait prêt à venir le sauver avant qu'il ne soit trop tard.

Le New York Times perd de l'argent depuis plusieurs années et a de lourdes dettes. Lors des 9 premiers mois de 2012, il a perdu 43,7 millions de dollars. Son siège à la 42e rue, en face de la gare routière de Port Authority, est grevé par une lourde hypothèque. Ses actions ont néanmoins connu une croissance de 16% en 2012. Mais elles ont perdu plus de la moitié de leur valeur au cours des cinq dernières années. Ces dernières semaines, le quotidien a ouvert un guichet pour les départs naturels. Le NYT compte se passer à l'avenir de "30 "managers" ou "editors".

Donald Trump aime les coups médiatiques. En pleine campagne électorale, il avait pré-annoncé qu'une nouvelle allait changer le cours des choses. Le jour venu, Donald Trump annonçait à la télévision qu'il proposait de verser une large somme d'argent à une oeuvre de charité choisie par le président Barack Obama si celui-ci publiait son acte de naissance et d'autres documents universitaires. Donald Trump est un "birther", un Américain qui doute que Barack Obama soit né sur sol américain. Or Hawaï, jusqu'à preuve du contraire, est un Etat américain et les autorités de l'île du Pacifique ont déjà confirmé à de multiples reprises la naissance d'Obama dans un hôpital de l'île. Le magnat de l'immobilier est aussi un républicain conservateur. On voit dès lors mal la famille d'Arthur Sulzberger Junior, propriétaire de la majorité des actions du journal et réputée très progressiste (liberal), céder l'icone du journalisme américain à Donald Trump.

Interrogé par Twitter par un journaliste du Wall Street Journal à Davos, Arthur Sulzberger a répondu qu'une telle nouvelle le faisait bien rire. Les partisans d'un journalisme de qualité espèrent aussi qu'il s'agit d'une nouvelle facétie de Trump. Ce dernier estime d'ailleurs que le New York Times n'a pas de leçon économique à lui donner.

Aujourd'hui, la famille Bancroft, qui a vendu le Wall Street Journal à un autre magnat de la presse celui-ci, Rupert Murdoch, se mord les doigts après avoir appris les pratiques scandaleuses de corruption exercées par des journalistes de journaux britanniques appartenant au groupe de Murdoch, News Corporation.

Ci-dessous, l'animateur de Fox News Sean Hannity, qui tente de dissuader Donald Trump d'acheter un journal, une perte assurée dit-il, demande néanmoins à ce dernier les raisons qui pourrait le pousser à acheter le New York Times:

 

 

Quitter la version mobile