En mai dernier, Colin Powell (photo: Justin Sullivan/Getty Images/AFP) soufflait le chaud et le froid et n'entendait pas dire s'il allait soutenir le candidat démocrate ou
Pour Colin Powell, la vision de politique étrangère défendue par le républicain Mitt Romney est beaucoup trop fluctuante. Un jour, l'ex-gouverneur du Massachusetts annonce qu'il faudra rester en Afghanistan, le lendemain, il estime qu'il faut quitter dans tous les cas de figure d'ici à la fin de 2014.
"Ma préoccupation, que j'ai déjà exprimée publiquement, est que j'ai parfois le sentiment qu'il [Romney] n'a pas réfléchi à ces questions de façon suffisamment approfondie et qu'il se fait conseiller par son équipe de campagne avant de devoir corriger le tir en cours de route." Et le général à la retraite d'ajouter: certains des conseillers de Mitt Romney ont des "vues très très très néoconservatrices“.
Républicain toujours respecté en Amérique malgré son triste épisode des armes de destruction massive dont il avait présenté des preuves (qui se révéleront inexistantes) devant l'Assemblée générale de l'ONU en 2003, Colin Powell apporte une crédibilité à Barack Obama qui va sans doute lui servir. Mais ce n'est pas forcément là que va se jouer l'élection 2012. Elle se jouera au niveau de 7 Etats indécis, en particulier l'Ohio, la Virginie et la Floride.