Les Américains

Le moment crucial du débat présidentiel: la Libye

C'était peut-être l'une des questions qu'il appréhendait le plus et pour laquelle il s'est le plus préparé. Le président Barack Obama avait beaucoup à perdre dans le débat quand il fut question de Libye et de l'assaut de militants salafistes sur le consulat américain de Benghazi qui coûta la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Christopher Stevens. Son administration a mal géré l'après-tragédie et une enquête devrait déterminer si la confusion provient du Département d'Etat ou des services de renseignements.

Or c'est le passage où le démocrate est apparu très présidentiel et où il a agi avec la confiance du "commandant en chef de l'armée" qui assume ses responsabilités. Il a refusé de laisser la secrétaire d'Etat Hillary Clinton (qui elle aussi assume les siennes) endosser le fardeau de la polémique allumée par les républicains.

Dans son intervention, Barack Obama a parlé "d'acte terroriste (act of terror)". Peu après, sûr que le président avait commis une grosse erreur, Mitt Romney l'a repris de façon brutale. Il l'a exhorté à dire qu'il n'avait jamais prononcé ces mots et qu'il avait attendu 14 jours avant de le faire, laissant croire au public américain que le raid était peut-être dû à la diffusion d'une vidéo anti-Islam aux Etats-Unis. Or le président avait bien prononcé ces mots le jour après la tragédie dans la roseraie de la Maison-Blanche et la modératrice Candy Crowley est venue le confirmer, mettant Mitt Romney dans l'embarras. Voici le passage:

 

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