Les Américains

Le déclin de la presse écrite américaine

Selon une étude de l'Annenberg School de l'Université de South California, dans cinq ans, la plupart des quotidiens américains en version papier auront disparu. La vision est sans doute un peu alarmiste, mais elle indique une tendance qui paraît irréversible. Les journaux (papier) constituent "l'industrie qui rétrécit le plus aux Etats-Unis" en termes d'emplois perdus. La raison en est simple. La publicité dans les quotidiens a été divisée par deux depuis 2005. Selon le Pew Research Center cité dans le FT, les journaux perdent 7 dollars de pub pour la version papier pour 1 dollar gagné par la pub sur NYT buildingleur site internet. Les rédactions vont dès lors rétrécir à leur tour, et la distribution des journaux pourrait se limiter à quelques jours par semaine.

Face à ce déclin inexorable de la presse écrite, les journaux échafaudent des stratégies pour survivre. Cela passe par un développement beaucoup plus agressif des moyens numériques, des tablettes, des applications pour téléphone, etc. Mais aussi par une nouvelle conception de la publicité online. Le New York Times (photo: Gary Hershorn/Reuters) est payant depuis un peu plus d'un an. A la fin 2011, il comptait 390 000 abonnés numériques. A l'avenir, il pourrait ajouter 100 millions de dollars de pub internet supplémentaire à son budget, une somme qui compenserait largement les 50 à 60 millions de dollars de diminution de la pub dans la version papier.

Les chiffres sont implacables. Le volume de publicités internet aux Etats-Unis va dépasser cette année celui des pubs consolidées des journaux et magazines papier. La messe est dite.

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