Après les échographies transvaginales imposées au Texas et que le gouverneur de Virginie voulait également imposer aux femmes
La loi, en vigueur depuis 1994, a expiré en septembre 2011. Le Congrès doit la reconduire. Mais les républicains s'y opposent. Sénatrice de l'Alaska, Lisa Murkowski (photo: John Moore/Getty Images/AFP) est républicaine. Mais elle a rejoint six sénatrices démocrates pour soutenir le nouveau projet de loi. Elle craint que le Parti républicain ne subisse un dégât d'image irréversible auprès des femmes dans la perspective de l'élection présidentielle de novembre.
Les démocrates ont compris l'avantage qu'ils peuvent tirer d'une telle situation. Ils sont prêts à s'adonner à une politique politicienne dont la finalité première n'est pas nécessairement le bien des femmes. Dans le nouveau projet de loi, ils ont ajouté des clauses en faveur des Indiens, des mariés homosexuels et des immigrants illégaux. Une manière de forcer un refus des républicains qui ne peuvent pas imaginer accorder aux clandestins la protection de la loi alors qu'ils pourraient y recourir pour obtenir un visa temporaire.
Le gouverneur républicain de Pennsylvanie, Tom Corbett, tend lui à donner raison à Lisa Murkowski. Répondant en public à une question concernant ces mêmes échographies et les images que la femme doit regarder sur l'écran du médecin avant de décider d'avorter, l'élu a tenté de couper court à la polémique: "Elles n'ont qu'à fermer les yeux."