Boss Fight Books : de beaux livres pour parler de jeux

Qu’elle soit scientifique ou grand public, la littérature portant sur le jeu vidéo et plus généralement sur le jeu existe depuis longtemps. Elle a fait ses preuves avec quelques ouvrages de référence (au hasard). Elle connait cependant un essor important actuellement avec l’apparition de rayons consacrés dans les librairies, qu’il s’agisse d’ouvrages traitant de Minecraft (fréquents), de retrogaming (pas rares), ou d’essais (déjà plus rares).

Boss Fight Books est une maison d’édition venue au monde via une première campagne Kickstarter réussie en 2013. Chaque livre qu’elle publie est une carte blanche offerte à un nouvel auteur. Celui-ci ou celle-ci choisit un jeu – peu importe sa date de sortie ou le support – et écrit librement à son propos. L’idée est inspirée de la collection 33 1/3, qui présente des albums de musique et compte plus d’une centaine d’ouvrages.

Les livres sont beaux et agréables au toucher. Ils sont élégants et, surtout, bien écrits. Les auteurs et les jeux proposés sont variés et pour l’instant un seul texte m’a déçu. À vrai dire, je suis en train de lire mon dixième livre dans la collection et je ne peux pas résister plus longtemps à l’envie d’en parler.
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Numerik Games: 10 raisons de ne pas passer à côté

Du 2 au 4 septembre se déroulera à Yverdon un festival – « Numerik Games » – consacré aux arts numériques sous de très nombreuses formes : jeux vidéo récents et anciens, concours de cosplay, musique live, artistes réalisant des esquisses en live, ateliers d’initiation à l’e-sport, ateliers de programmation, etc. Les organisateurs visent un public le plus large possible : joueurs comme non-joueurs, familles, enfants et adultes, érudits du jeu vidéo comme simple curieux, nostalgiques, etc. Leur ambition est de permettre de découvrir nombre des effets d’une révolution numérique initiée à la fin du vingtième siècle, sur notre quotidien et en particulier sur notre culture. (suite…)

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[2/3] Les jeux de l’ECAL présentés à la GamesCom

Guillaume Cerdeira et Benjamin Botros, tous deux étudiants à l’école cantonale d’art de Lausanne (ECAL), présentaient à la GamesCom de Cologne les jeux vidéo qu’ils ont conçus pendant leurs Bachelor en media & interaction design. Ceux-ci seront également en démonstration durant les Numerik Games à Yverdon du 2 au 4 septembre 2016. Leurs jeux faisaient partie d’une sélection de dix jeux vidéo présentés par Pro Helvetia dans la partie professionnel de ce gigantesque salon.

Cette interview fait suite à celle de trois étudiantes de la haute école d’art et design de Genève (HEAD), en attendant l’interview à venir prochainement des étudiant-e-s de la Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK). C’est le quatrième billet consacré à l’édition 2016 de la GamesCom de Cologne sur ce blog [billet 1, billet 2, billet 3]. (suite…)

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[1/3] Les jeux de la HEAD présentés à la GamesCom

Ce billet est le troisième d’une série consacrée aux jeux vidéo suisses présentés à la GamesCom, un immense salon du jeu vidéo se déroulant du 16 au 21 août à Cologne. [billet 1, billet 2] J’y étais pendant trois jours à l’invitation de Pro Helvetia.

Parmi les jeux et autres objets vidéoludiques exposés sur le stand #SWISSGAMES, on trouvait dix travaux provenant de trois hautes écoles : la Haute École d’art et de design de Genève (HEAD), l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) et la Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK).

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec plusieurs des étudiantes et étudiants présents, ce qui a donné lieu à trois interviews croisées dont la première, ci-dessous, est consacrée à trois étudiantes de la HEAD :

  • Saskia Vellas, avec le jeu « Oniland » (travail de Master).
  • Eloïse Marcé, avec le jeu « The Last Road Trip » (projet en deuxième année de Bachelor avec quatre co-auteurs).
  • Camille Rattoni, avec le jeu « Vivarium, le Darwin de l’intelligence artificielle » (travail de Master avec un co-auteur).

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Comment la Suisse soutient le jeu vidéo

À deux pas de la Suisse, la GamesCom de Cologne est le plus grand salon consacré au jeu vidéo en Europe. L’événement est divisé en deux parties, l’une publique se déroulant du jeudi au dimanche et traditionnellement prise d’assaut par des centaines de milliers de joueuses et joueurs. L’autre, la partie «business» pour laquelle s’ajoutent quatre immenses halles occupées par des développeurs, éditeurs, médias, etc., permet aux professionnels de ce domaine de se rencontrer et de découvrir en avant-première les produits qui seront prochainement lancés sur le marché tout comme les jeux à la recherche d’un éditeur. Elle avait lieu du mercredi au vendredi.

J’ai assisté au salon grâce à l’invitation de Pro Helvetia dans le cadre de son programme dédié à la création vidéoludique suisse. Pendant trois jours, leur stand nommé #SWISSGAMES était situé à quelques mètres de celui d’Activision-Blizzard (Call of Duty, World of Warcraft) tandis que sur le même étage on trouvait un immense espace réservé par Electronic Arts (FIFA, Les Sims) et à l’étage supérieur ceux de Nintendo, Sony et Microsoft.

Le stand suisse faisait la promotion de 18 jeux (dont 10 jeux provenant de hautes écoles), de deux dispositifs de jeu (Air Console, vaiaVR) et d’un film interactif (Late Shift). Sept jeux suisses étaient également présentés dans la partie publique au sein de la «Indie Arena Booth».

Sur place, je me suis entretenu avec Michel Vust, responsable des activités de soutien au jeu vidéo au sein de Pro Helvetia à propos de cette présence suisse à la GamesCom ainsi que du fonctionnement de l’aide aux créateurs dans ce domaine. (suite…)

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«Masters of Doom»

Quel que soit le média consulté, il est impossible d’éviter telle série thématique de l’été ou telle sélection de livres à emporter à la plage. Et on n’y coupe pas sur ce blog : je vous propose dans les jours et semaines à venir des aperçus de livres (consacrés aux jeux vidéo) que j’ai pris à la plage.

Pour ce premier article, vous aurez remarqué l’image de bannière moche et floue : il s’agit d’une capture d’écran d’une vidéo de promotion de Microsoft pour Windows 95 et DirectX. Dans cette vidéo, Bill Gates apparaissait à l’intérieur du jeu Doom. Ce dernier a plus de vingt ans (1993) et les jeux de tir en vue subjective sont si courants qu’on pourrait oublier toutes les avancées que Doom a amenées ou provoquées, plus globalement son importance dans l’histoire du jeu vidéo. Cette vidéo nous rappelle qu’il n’est pas tout à fait passé inaperçu à l’époque.

Nous débutons donc cette série de billets par le livre «Masters of Doom» de David Kushner (2003). (suite…)

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Que cesse la stigmatisation du jeu vidéo (première partie)

Bien que les adultes soient peut-être une majorité aujourd’hui à «connaître» les jeux vidéo pour avoir joué à plusieurs d’entre eux dans leurs parcours de vie, la stigmatisation des joueuses et joueurs n’est pas pour autant reléguée dans le passé. Il est toujours aussi efficace de charger cette cible facile qui peine tant à se défendre. (suite…)

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