Les véhicules autonomes créent la révolution des transports !

D’abord les taxi: Après avoir fait rouler ces voitures autonomes sur des millions de kilomètres en Californie, Waymo, le projet de conduite autonome a lancé au mois de décembre 2018 un service commercial de robo-taxi dans la région de Phoenix.

Baptisée « Waymo One », cette étape importante pour la société et le secteur naissant des technologies de conduite autonome comporte des réserves.

Le service de voiture autonome Waymo One et l’application qui l’accompagne ne seront disponibles pour personne car pour l’instant, la société a annoncé qu’elle aurait au volant des pilotes d’essai formés par Waymo (même si la société dispose déjà de véhicules sans conducteur sur la voie publique à Phoenix). Waymo invitera d’abord les résidents de Phoenix faisant partie de son programme pour débutants conçu pour donner à un groupe de personnes approuvées la possibilité d’utiliser une application pour héler un véhicule autonome. Le programme pour débutants, lancé en avril 2017, a rassemblé plus de 400 participants selon les derniers chiffres communiqués par Waymo.

Waymo invitera certains des premiers coureurs à passer au service Waymo One. Selon John Krafcik, PDG, le groupe continuera à exploiter le programme pour les premiers passagers afin de permettre à un groupe sélectionné de fournir des informations continues à Waymo.

“Ils contribueront à tester les premières fonctionnalités avant de passer à Waymo One, qui permet au public d’accéder progressivement à de nouvelles fonctionnalités”, a-t-il écrit dans un blog sur Medium. En dépit de cette restriction majeure, Waymo One est un progrès et signale la progression de l’entreprise vers un service plus large ouvert au public.Contrairement au programme précédent, les utilisateurs de Waymo One seront en mesure de partager publiquement leurs impressions sur le service. Cela ouvre également la porte au public, car les utilisateurs de Waymo One seront en mesure d’emmener un ami ou un membre de la famille qui ne faisait pas partie du programme pour les premiers usagers. Le service sera disponible dans une zone définie de Phoenix 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à compter de Chandler, Tempe, Mesa et Gilbert, a annoncé la société. Le service se développera lentement dans de nouveaux quartiers et banlieues de la grande région de Phoenix. Avant d’accepter le voyage, les cyclistes voient les prix estimés en fonction de facteurs tels que le temps et la distance qui les séparent de leur destination.Les coureurs pourront poser des questions via l’application ou une console de voiture qui leur donnera un accès instantané à un employé de Waymo.Voici une vidéo qui commercialise le service. Waymo a peu à peu opté pour un service commercial à Phoenix depuis le début de ses essais sur les mini-fourgons Chrysler Pacifica en banlieue comme Chandler en 2016, puis l’offre a été élargie l’année suivante avec son programme pour les premiers usagers. En 2017, Waymo a retiré les employés et les passagers de sa flotte de tests, envoyant des minivans autonomes dans les rues de la grande région de Phoenix.En mai de cette année, Waymo autorisait certains des premiers passagers à héler une fourgonnette autonome sans conducteur d’essai humain au volant. Plus récemment, la société a lancé à Phoenix un programme de transport en commun axé sur le transport des personnes vers les arrêts de bus, les gares ferroviaires et les trains légers. En octobre 2018, Waymo a obtenu le premier permis en Californie permettant de commencer les tests sans conducteur sur les routes publiques.

C’est parti… dans moins de cinq ans on verra des robot-taxi de Google qui s’attaqueront au marché de UBER et aux autres… un nouveau monde commence.

Ensuite : Des bus « autonomes » sillonnent la Suisse Romande

 À L’EPFL, Meyrin, Sion, Marly, et ailleurs des bus sans chauffeur transportent des passagers en Romandie. Sans chauffeur ! Cela semble banal … cela ne l’est pas du tout. Imaginez-vous le saut qualitatif en termes techniques et de programmation. Car avec ces véhicules on n’est pas avec des automates comme le métro lausannois qui roule toujours sur les mêmes voies. Ici toutes les situations sont possibles et parfois elles sont inimaginables. Il faut donc programmer l’impensable, l’imprévu. Donc pour réussir ce type d’exploits, on a eu recourt au « machine learning » … ces algorithmes auto-apprenantes capables de faire face à des situations nouvelles. Voilà le vrai changement entre déplacements automatiques et autonomes.

Regardons de plus près ces quatre projets, encore à l’état d’expérimentation :

EPFL : en décembre 2012, a été expérimenté le premier exemplaire de la navette Navya. Créée par la société française du même nom, ce véhicule est destiné au transport de personnes sur le « dernier kilomètre ». Des tests -grandeur nature- ont été réalisés à l’aide de trois navettes électriques Navya. Plus de 1800 usagers ont été ainsi véhiculés sur le campus sur un parcours d’un kilomètre reliant le Rolex Learning Center au Quartier de l’innovation. Cette démonstration a marqué une étape importante dans le déploiement des systèmes de transport innovants.

SION :Depuis juin 2016. Deuxbus autonomes de CarPostal sillonnent les rues étroites du centre historique de la ville de Sion au Valais. L’environnement est difficile mais l’expérimentation se déroule sans incident grave. Les exploitant accumule du savoir.

Fribourg/Marly : Les Transports publics fribourgeois (TPF) en collaboration avec le Marly Innovation Center (MIC), la Commune de Marly, l’Agglomération de Fribourg et l’Etat de Fribourg dévoilent en été 2017 leur première navette automatisée. Destinée à relier le quartier du Marly Innovation Center au réseau des Transports publics fribourgeois, la navette développée et construite par le spécialiste français de la mobilité intelligente NAVYA permet de tester la desserte du dernier kilomètre. Le parcours se situe entre l’arrêt de la ligne 1 « Marly, Cité » et le MIC avec quatre arrêts possibles. L’expérience progresse non sans certaines difficultés.

Meyrin :Depuis juin 2018 les TPG expérimentent un bus autonome à Meyrin. Avec ces véhicules d’un genre nouveau, les TPG ambitionnent de desservir des villages et des petites rues où les grands bus d’une capacité de 80 places sont entravés à cause de leurs dimensions. L’idée est de pouvoir couvrir tout le monde. La navette mise en service à Meyrin, aussi conçue par le fabricant français Navya, est capable de définir sa position au centimètre près. Elle est programmée pour effectuer une boucle dans le village et ses nombreux radars lui permettent de s’arrêter lorsqu’un obstacle se trouve sur son chemin.

D’autres projets en vue :à Cossonay et dans d’autres villes de Suisse Romande, des projets sont à l’étude ou en chantier. Les bus autonomes sur la voie public se généralisent à toute vitesse et dans moins de dix ans, il y en aura partout. C’est énorme, cela sera notre nouvelle réalité ! Les pouvoirs publics vont devoir sans aucun doute revoir complétement leur plan concernant la mobilité. Demain, les véhicules autonomes sans chauffeur seront la norme et ceux avec chauffeur l’exception !

A noter qu’une start-up suisse « BestMile », qui offre une plateforme informatique de gestion de véhicules autonomes, est présente dans la plupart de ces projets.

 

en collaboration avec Florian Németi, Directeur CNCI

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sources :

journal on-line techcrunch.com, agrihebdo.ch et Swissinfo.ch

 

Xavier Comtesse

Xavier Comtesse

Mathématicien et docteur en informatique, il est dans les années 70/80 le co-créateur de trois start-ups à Genève : les éditions Zoé, la radio locale Tonic et « Le Concept Moderne ». Il est ensuite haut fonctionnaire à Berne auprès du Secrétaire d'État à la Science avant de rejoindre l'Ambassade Suisse à Washington comme diplomate. En 2000, il crée la première Swissnex à Boston puis rejoint le Think Tank Avenir Suisse. Dès 2014 il se lance comme spécialiste de la transformation numérique. Il accompagne ainsi des entreprises ou des organismes publiques comme SwissTopo ou les SITG (Services de l’Information du Territoire Genevois). Il publie plusieurs articles et blogs ainsi que 4 livres dans le domaine de la transformation numérique. Il est reconnu comme l'un des 100 digital « shapers » suisses par le journal BILANZ en 2016/17.

2 réponses à “Les véhicules autonomes créent la révolution des transports !

  1. Je reste convaincu que les intelligences humaine et artificielle se complèteront encore longtemps, l’une compensant les défauts de l’autre.
    L’homme a l’avantage dans des situations inédites jamais entraînées avec des robots, tandis que ces derniers se montrent toujours actifs sans étre distraits , sans s’assoupir …
    J’ai vu un reportage montrant des véhicules de pompiers s’intercaler dans le trafic où des voitures autonomes étaient testés. Combien de types de camions , de voitures avec ou sans remorques faudrait-il tester pour couvrir l’ensemble du parc automobile ? Les différentes configurations de circulation sont infinies, chaque fois que l’on sort sa voiture, on peut rencontrer un événement nouveau que l’on mémorise et parfois il faut savoir improviser, ce qui n’est pas inclus dans la logique robotique !

  2. Passionnant ! On se pose beaucoup de question sur la securite de ces véhicules, que faire en cas d’accident ?? On fait porter le chapeau an un conducteur qui ne maîtrise pas sa voiture ?? Est ce qu’on pourrait gagner un procès contre des constructeurs ultra puissants ??? Ça fait peur …J’ai aussi écouté un super podcast qui interviewe un ingénieur en véhicule autonome sur la commercialisation prochaine de ces voitures !
    https://www.iamtechnocurious.com/voiture-autonome

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