Start-ups : la Suisse (tout entière) fait juste “jeu égal” avec Stanford !

Il y a un mythe qui persiste : La Suisse est un pays des start-ups ?

Est-ce vraiment vrai ? Que disent les chiffres ?

Les statistiques le démontrent … si en 2014, on a dénombré la création d’environ 260 start-ups dans toute la Suisse … et bien c’est relativement pas beaucoup car c’est un chiffre du même ordre de grandeur que celui de la seule Université de Stanford (225) qui ne compte pourtant que 16’000 étudiants comparés aux 240’000 étudiants des hautes écoles suisses !

Donc, la vérité est crue à entendre (ou à lire) … nous ne sommes pas du tout un pays de start-ups…

Bon alors, pourquoi tout le monde s’accorde à dire que la Suisse est fortement innovante ?

Qui innove si ce n’est pas les start-ups ?

Eh bien c’est l’industrie.

En effet avec un taux 21,3 %, le secteur secondaire/industriel se porte mieux qu’en France, Etats-Unis, Japon, Angleterre et même en Allemagne. (Voir l’article de la vie économique n° 7/8 2012).

On peut y lire que la Suisse face à la désindustrialisation a fait mieux que la plupart des pays dit industrialisés.

Donc, les experts sont formels : c’est plutôt grâce à l’industrie et à sa capacité d’innover que le pays détient cette image « innovante » qu’au développement des start-ups.

Qu’on se le dise.

 

 

Xavier Comtesse

Xavier Comtesse

Mathématicien et docteur en informatique, il est dans les années 70/80 le co-créateur de trois start-ups à Genève : les éditions Zoé, la radio locale Tonic et « Le Concept Moderne ». Il est ensuite haut fonctionnaire à Berne auprès du Secrétaire d'État à la Science avant de rejoindre l'Ambassade Suisse à Washington comme diplomate. En 2000, il crée la première Swissnex à Boston puis rejoint le Think Tank Avenir Suisse. Dès 2014 il se lance comme spécialiste de la transformation numérique. Il accompagne ainsi des entreprises ou des organismes publiques comme SwissTopo ou les SITG (Services de l’Information du Territoire Genevois). Il publie plusieurs articles et blogs ainsi que 4 livres dans le domaine de la transformation numérique. Il est reconnu comme l'un des 100 digital « shapers » suisses par le journal BILANZ en 2016/17.

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