Les révolutionnaires du BLOCKCHAIN à l’assaut des assurances !

Les révolutionnaires du BLOCKCHAIN à l’instar de la pasionaria Primavera De Filippi … enflamment les salles … lors de leurs nombreuses conférences … un sujet encore peu connu du grand public c’est le rôle que pourrait jouer les blockchains pour les assurances…

Exclairage …  avec un extrait *détourné* d’un blog du site “Blockchain France” (cf. la source en bas de page).

“Si les grandes sociétés d’assurance se penchent aujourd’hui sur la blockchain, c’est parce que cette technologie permet de “bypasser” les phases de déclaration, et de construire de nouveaux systèmes d’assurance via internet et ceci sans intermédiaire. Les modèles d’assurances “peer-to-peer” existent déjà (par exemple Friendsurance ou inspeer.me), la blockchain y donne un nouvel élan grâce à des systèmes d’assurance automatisés à base de smart contracts.

Les “smart contracts” sont des programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés. De nouvelles entités spécialisées opérant avec les blockchains, les “oracles”, permettent de gérer les données des smart contracts et de déterminer, par exemple, si les conditions sont bien remplies pour déclencher le paiement.

Ces mécanismes promettent des changements majeurs pour les systèmes d’assurance actuels. En automatisant l’exécution des contrats, ils permettent aux assurés comme aux assureurs de s’émanciper des phases déclaratives : formulaires, réclamation, vérification, déclenchement de l’indemnisation…

Le blockchain, en faisant office de tiers de confiance automatisé, ouvre la voie à une diminution des coûts de structure tout en fiabilisant et en accélérant les processus de décision. A terme, cela générerait surtout une plus grande satisfaction des assurés via la mise en place de nouveaux services plus intuitifs et plus rapides.

L’exemple souvent cité pour illustrer les modèles d’assurance basés sur les “smart contracts” est celui de l’assurance dite indicielle ou paramétrique, autrement dit l’assurance liée à un indice tel que par exemple la température ou le niveau de pluie.

Mais d’autres applications sont envisageables : en septembre dernier, une équipe du Hackaton Blockchain de la Fintech Week à Londres a ainsi construit en un week-end un programme d’assurance de voyage sur la plateforme Ethereum. Constatant que 60% des passagers assurés contre le retard de leur vol ne revendiquaient jamais leur argent, ils ont créé un système d’assurance automatisé basé sur la blockchain, via le service Oraclize. Avec ce service, les passagers sont automatiquement indemnisés lorsque leur vol est en retard, sans avoir besoin de remplir un quelconque formulaire, et donc sans que l’entreprise ne doive traiter les demandes.

Il aurait certes été techniquement possible de créer ces processus sans blockchain. Le véritable apport de la technologie blockchain consiste ici à générer la confiance et la sécurité nécessaires pour automatiser les phases déclaratives sans avoir recours à un tiers. Si par le passé les assureurs n’ont pas mis en place ce type de produits, la blockchain apporte aujourd’hui une solution qui pourrait permettre à de nouveaux acteurs de pénétrer ce marché.

Au-delà des autonomisations des processus décrites ci-dessus, une nouvelle tendance, celle de l’assurance peer-to-peer (P2P), a émergé ces dernières années. En France avec Inspeer.me, en Allemagne avec Friendsurance, ou au Royaume-Uni avec Heyguevara, des plateformes proposent des assurances d’utilisateur à utilisateur, sans intermédiaire.

Coupler la technologie blockchain avec ce modèle d’assurance P2P ouvre la voie à des systèmes d’assurance quasi-autonomes et auto-régulés, où polices d’assurance et réclamations des assurés seraient automatiquement gérées. Une évolution supplémentaire pour les assurances, mais pas si futuriste.

Blockchain et smart contracts permettent en effet la mise en place d’organisations décentralisées autonomes.

Des start-ups ont déjà été créées pour proposer ce genre de service. C’est par exemple le cas de Dynamisapp, qui propose des assurances chômage complémentaires basées sur des smart contracts via le blockchain Ethereum.

La grande question soulevée par ces modèles est celle de la régulation : avec des contrats sans territorialité et une forme de pouvoir décisionnel donné à des lignes de code, les enjeux juridiques sont considérables. Déterminer qui est légalement responsable du code contenu dans les fichiers est une problématique qui, à l’heure actuelle, n’a pas véritablement été tranchée par les systèmes législatifs.

En attendant la résolution de ces problématiques juridiques, le blockchain reste un outil robuste et efficace pour mettre en place des systèmes plus sûrs, plus intuitifs et plus collaboratifs, qui permettront de créer une assurance recentrée sur ses utilisateurs.

Les entreprises qui profiteront de la création de valeur distribuée sont celles qui suivront les nouveaux usages des “consommacteurs” et qui sauront se renouveler. Pensons à la chute de Kodak, qui en est un exemple frappant. Pour cette raison, les assureurs ont tout intérêt aujourd’hui à expérimenter autour de la blockchain afin de définir les applications qui correspondront aux usages des années à venir. Tout comme les banques, les sociétés d’assurance doivent tester cette nouvelle technologie au sein même de leurs organisations, sous peine d’être probablement sanctionnées par le marché dans quelques années. Nouer des partenariats avec des accélérateurs et des startups blockchain, créer des communautés de développeurs et oser le pari de l’open source, qui constitue un formidable catalyseur d’innovation, peuvent également être une opportunité pour les assureurs à condition de s’emparer rapidement du sujet.”

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Pour rappel ce papier est inspiré, copié et détourné du site Blockchain France http://blockchainfrance.net/2016/02/17/assurance-et-blockchain/

Xavier Comtesse

Xavier Comtesse

Dans les années 70/80, Xavier Comtesse est le co-créateur de trois start-ups à Genève: les éditions Zoé, la radio locale Tonic et «Le Concept Moderne». Il est ensuite haut fonctionnaire à Berne auprès du Secrétaire d'État à la Science avant de rejoindre l'Ambassade Suisse à Washington comme diplomate. En 2000, il crée la première Swissnex à Boston puis rejoint le Think Tank «Avenir Suisse» comme Directeur Romand. En 2015 il lance avec quelques experts «HEALTH@LARGE», un nouveau Think Tank sur la santé numérique. Il est mathématicien et docteur en informatique. Il est l'auteur du livre: Santé 4.0 paru récemment aux éditions Georg, Genève.

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