Bientôt Noël: des idées cadeaux photo

Le 25, c’est bientôt. Voici quelques idées en lien avec la photographie à glisser sous le sapin…

 

Portom, pour accrocher ses livres comme des tableaux

 

Il y a les livres que l’on dévore, ceux que l’on feuillette, ceux qui dorment serrés les uns contres les autres sur une étagère, ceux qui ornent la table basse ou servent de table de nuit. Et puis il y a désormais ceux que l’on accroche au mur. Portom est une invention géniale, un support destiné à afficher un livre ouvert dans son salon. «L’idée a germé il y a plusieurs années. Etant photographe, je suis en contact régulier avec les livres. Parfois, je restais absorbé par une page, avec l’envie de l’avoir plus souvent sous les yeux», détaille Maxime Couturier. Fin 2015, le Bordelais ressort ses croquis et lance un prototype. Cette année, Portom a été commercialisé.

L’armature existe en deux modèles, permettant de soutenir des livres ouverts à partir du format A5 et jusqu’à de très grandes tailles. Le kit pro supporte une épaisseur de 350 pages, ce qui est déjà conséquent, étirable si l’on ajoute des aimants. L’album est en effet maintenu ouvert par des aimants insérés à intervalles réguliers entre les feuilles. Deux axes, un vertical, l’autre horizontal, permettent de s’adapter aux divers gabarits; le tout se fixe comme un tableau, avec un clou ou une vis.

Une exposition prolongée risque-t-elle d’abîmer les ouvrages? Maxime Couturier jure que non, hormis une altération des couleurs si la lumière est vive, mais il tient à préciser que «Portom est une invitation à développer un rapport vivant avec le livre. Les gens prennent souvent trop de précautions. Dans les expositions, les bouquins sont sous cloche. Je préfère qu’ils soient ouverts et partagés, quitte à les endommager un peu.»

L’adaptation à chaque format prend une ou deux minutes seulement, il est donc très facile de remplacer un pavé par un autre, ou de tourner les pages, pour une scénographie personnalisée et sans cesse renouvelée.

 

Portom S et Portom Pro, 39 et 69 euros, fabriqué en France, en vente sur le site imageverticale.com (Il n’existe pas encore de points de vente en Suisse).

Portom existe aussi à la location, pour des salons et événements.

 

 


Un tirage de Christian Lutz

Ce pourrait être la version diurne du travail de Christian Lutz sur Las Vegas. Là-bas, devant des décors scintillants, des sans abris se déguisent pour amuser les touristes. Ici, devant une banque aux allures de temple, un homme dort sur le trottoir, une femme s’arrête, les autres passent. C’est l’image proposée avant l’été par le Genevois pour la collection Photographie du Temps, éminemment lutzienne: très esthétique et très dure à la fois.

En vente sur notre site Internet. 425 francs.


Clichés boliviens

C’est un livre-objet. Noir sur toutes ses faces, à l’exception d’une tranche bariolée en tissu dont il existe 96 versions différentes. Edité par la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Bolivia présente les clichés boliviens de Raymond Depardon. Le photographe a effectué plusieurs séjours dans le pays entre 1997 et 2015. Classiques, en noir et blanc, les images semblent témoigner d’un pays immuable.

Raymond Depardon: Bolivia, Fondation Cartier pour l’art contemporain, en français-anglais-espagnol, relié, 20 × 29 cm, 144 pages, 75 photographies noir et blanc, 2017.


Portraits gitans

 

Chaque première semaine de juin, la ville anglaise de Appleby devient le lieu de rassemblement des familles gitanes britanniques et irlandaises. L’Italien Mattia Zoppellaro, fameux pour ses portraits de rockeurs et de célébrités, suit les festivités depuis plusieurs années. Il livre un ouvrage magnifique, alignant les portraits de familles, de gosses ou de vieillards semblant mis en scène tellement la pose est assumée et les costumes parfois improbables. Entre deux images magnifiquement éclairées, les témoignages de ces nomades sur leur Dieu, leurs chiens, leurs souvenirs d’enfance…

Mattia Zoppellaro, Appleby, éditions Contrasto, anglais, 24×30 cm, 96 pages, 65 photographies couleur, 2017.


Stigmates

 

Sur la couverture, des trous parsèment une carte. Ils symbolisent des villages palestiniens dépeuplés durant la guerre de 1948. Près de sept décennies plus tard, Bruno Fert s’est rendu sur place afin d’en photographier les traces. Il livre ici un chemin de terre, là un tas de pierre ou une maison abandonnée. Chaque image est accompagnée d’un relevé topographique d’abord, d’une légende bien plus tard. De très beaux textes d’Elias Sambar accompagnent la démarche.

Les absents, Bruno Fert et Elias Sambar, éditions du Bec en l’air, 24×22 cm, 120 pages, 50 photographies couleur, 2017.

 


Du chien

 

C’est un classique mais il ravit toujours – ou ulcère – les amateurs de chiens. Depuis les années 1970, William Wegman photographie ses braques de Weimar, dans toutes les positions et avec toutes sortes d’accessoires. Jambes (!) croisées sur un tabouret de bar, en costumes d’époques ou façon macro, le clebs se fait humain, paysage, incarnation. L’ouvrage, une plongée dans les archives de l’Américain, couvre cinq décennies de péripéties.

William Wegman, Etre humain, éditions Textuel, 21 x 14,8 cm, 352 pages, 300 photographies couleur, 2017.

 


Posters Magnum

 

C’est moins chic qu’un tirage mais mieux qu’une page de magazine; Actes Sud et Magnum proposent vingt affiches détachables, format A4, à encadrer et exposer dans son intérieur. Parmi les photographies élues, les mouettes sur drapeau britannique de Martin Parr, le baiser dans le rétroviseur d’Elliott Erwitt ou encore un cliché japonais de Werner Bischof.

Icônes, Magnum et Actes Sud, vingt posters, 21 x 29,7 cm, 2017.

 

 

Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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