Cubains musulmans, cul de jatte et réfugiés afghans

Des moutons silencieux, à la toison glacée. Aux abords de Huolin Gol, en Mongolie intérieure, l’industrie a tant pollué les champs que les troupeaux ne peuvent plus paître. Pour faire illusion, la collectivité locale a installé des sculptures à la place des bêtes.

Cette image forte, signée Lu Guang, sera exposée parmi des dizaines d’autres à Perpignan dès début septembre. Comme à son habitude, le festival Visa pour l’image rappelle les plaies du monde à ceux qui voudraient les oublier. Au programme, la violence à Manille, la dure vie des réfugiés afghans aux Etats-Unis, la reconquête de Mossoul, la traite des êtres humains au Népal ou encore les espèces animales menacées. Un début d’inventaire qui donne le vertige.

Des travaux documentaires au long cours s’attachent aussi à des sujets de société, moins directement dramatiques. Sarah Caron, par exemple, a suivi la population de Cubains convertie à l’Islam. Un hommage à Stanley Greene, décédé en mai 2017 à Paris, est également au programme. Le reporter de l’agence Noor avait entamé sa carrière en photographiant les punks de San Francisco, avant de couvrir les guerres du monde entier.

Incontournables de la semaine d’ouverture, les soirées de projection permettront de découvrir sur gigantesque écran les images surréalistes de Nick hannes à Dubai ou le bouleversant reportage de Brian Lehmann sur un homme tronc.

 

Visa pour l’image, du 2 au 17 septembre 2017 à Perpignan. http://www.visapourlimage.com

Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *