Pointés du doigts

On peut pointer le ciel, la voie à suivre, un objet ou le coupable. On peut observer la chose ainsi désignée, ou se concentrer sur le doigt. Un proverbe attribué aux Chinois fait d’ailleurs état du sage montrant la lune et de l’idiot regardant l’index. Robert Hofer a longtemps fait l’idiot.

Durant plusieurs années, il a collecté des portraits aux doigts tendus. Le Valaisan revisite ses archives à l’invitation de la Ferme-Asile, à Sion, qu’il a contribué à fonder il y a vingt ans. Pour l’occasion, il a convié un photographe-ami à exposer avec lui; le Genevois Nicolas Crispini confronte une série d’autoportraits en ombre à une autre centrée sur les réfugiés. La silhouette de l’artiste est projetée sur l’eau de la Méditerranée, face à la Libye. Une autre manière de pointer.

 

 

Robert Hofer et Nicolas Crispini: Profondeurs de champs, jusqu’au 23 avril 2017 à la Ferme-Asile. En parallèle, le travail de Sarah Hildebrand en ex-RDA, jusqu’au 30 avril.

 

Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *