Laura Pannack et Mélanie Wenger remportent le prix HSBC

Les deux jeunes femmes convainquent avec des portraits sensibles et singuliers

Nominées par Maria Garcia Yelo , directrice de PhotoEspana, la Britannique Laura Pannack et la Française Mélanie Wenger ont été distinguées parmi dix jeunes talents, dont Weronicka Gesicka, actuellement exposée à Circulation(s), Anna Filipova ou Richard John Seymour.

Avec «Youth Without Age, Life Without Death», Laura Pannack, 31 ans, propose une immersion dans un monde à la matérialité ambigüe, une Roumanie faite de vrais gens, de fausses poses et de décors parfois imaginaires. L’impression d’un temps suspendu et d’une fragilité extrême draine une poésie nostalgique. La série a déjà été récompensée du prix Getty Prestige Fine Art en octobre dernier et du prix Lens Culture.

 

lanie Wenger, elle, photographie depuis le printemps 2014 une vieille dame nommée Marie-Claude. «Tu viens voir mes poupées?», lui avait lancé l’aïeule en la croisant sur un chemin des Monts d’Arrée, en Bretagne. Là, la jeune Française installée en Belgique a découvert un univers. Une maison de bric et de broc, envahie de fillettes en plastic et peut-être en porcelaine, une maison dans laquelle on écoute des cassettes et l’on sert le café dans des verres. Marie-Laure offre ses sourires, ses doigts noirs et son intimité de misère à l’objectif. Mélanie Wenger n’y montre que de la beauté. Représentée par l’agence Cosmos, la presque trentenaire a également travaillé sur la migration libyenne et le braconnage en Afrique.

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Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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