Les belles archives de Sabine Weiss

Son premier reportage montre des GI en permission à Genève. Nous sommes en 1945. A 90 ans passés, Sabine Weiss est souvent présentée comme la dernière représentante de la photographie française humaniste d’après-guerre, dans la lignée des Robert Doisneau ou Willy Ronis. Le Jeu de Paume consacre une rétrospective à la Suissesse d’origine, formée à l’atelier Boissonnas.

En 1952, quelques années après son installation à Paris, la photographe intègre l’agence Rapho. Très vite, ses images sont publiées et exposées aux Etats-Unis. La rue est son royaume et Sabine Weiss croque les mômes, les passants, les clochards et les marchands avec la même bienveillance. Puis elle passe aux écrivains de Saint-Germain, aux mannequins de Dior ou de Cardin avec le même talent. Dans les années 1980, elle reprend un travail personnel en noir et blanc, en Egypte, en Bulgarie ou en Guadeloupe. Désormais, Sabine Weiss fouille dans ses archives. Et exhume des trésors.

 

Infos pratiques
Sabine Weiss, jusqu’au 30 octobre 2016 au Château de Tours, exposition présentée par le Jeu de Paume. En parallèlle, exposition à la galerie Les Douches, à Paris, jusqu’au 30 juillet.

Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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