Le Temps sonde les générations

Il ne s’agit pas vraiment de photographie. Ou plutôt si; Le Temps souhaite réaliser une sorte de photo de famille de notre société, incluant les diverses générations (image: Thomas Barwick / Getty).

Dans une tribune publiée fin mars, le conseiller d’État genevois Antonio Hodgers opposait les baby-boomers, individus vernis, à la Génération Y, précaire. Mi-avril, le philosophe Alain Finkelkraut se faisait expulser du rassemblement parisien Nuit Debout à grands coups de «facho». Dans la foulée, l’historien sexagénaire Emmanuel Todd en appellait à la «mise à mort de (sa) génération»: «Le suffrage universel devient un mode d’oppression des jeunes par les vieux, qui décident d’un avenir qu’ils n’auront pas à habiter».

Les vingtenaires sont-ils les victimes sacrifiées sur l’autel du confort qu’ont connu leurs parents ou grand-parents? Vit-on vraiment plus mal aujourd’hui? Pense-t-on différemment? Et qu’en est-il en Suisse?

Le Temps souhaite plonger dans le quotidien et les valeurs qui fondent une génération. A travers 80 questions abordant modes d’alimentation ou de consommation, idéaux politiques ou familiaux, nous aimerions identifier les fractures et les points de convergences. Vous avez plus de 15 ans et souhaitez faire entendre votre voix? C’est par . Comptez dix minutes.

 

Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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