Les arbres dénaturés d’Irene Kung

Isoler les éléments pour les ériger en sculpture. C’est ce qu’avait fait Irene Kung dans «Invisible cities», photographiant l’Arche de la Défense, le Taj Mahal ou la cathédrale moscovite de Saint-Basile au milieu de la nuit. L’artiste suisse récidive avec «Trees», publié aux éditions Contrasto. Le livre présente des arbres de toutes sortes et de toutes les couleurs, capturés sur un fond noir, brumeux ou neigeux. Le végétal, ainsi, devient une abstraction, une forme. On considère les nuances de son feuillage, les entrelacs de ses branches. On admire la finition de la nature, sans plus réaliser qu’il s’agit de cela.

La série s’inscrit dans un travail au long cours sur «la forêt de l’âme»; Irene Kung y a photographié des nuages, des chevaux ou des montagnes, dans une recherche qui semble purement plastique. En filigrane pourtant, l’affrontement entre l’artificiel et le naturel.

 

Infos pratiques

Irene Kung: Trees, éditions Contrasto, mars 2016.

Exposition jusqu’au 29 juillet à la Galerie Contrasto, à Milan.

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Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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