Zoom parisien sur la photographie arabe

C’est une initiative de Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe, pour se pencher sur les mutations de cette région aux prises entre révolutions, guerres et aspirations multiples. Depuis la mi-novembre, huit lieux du coeur de Paris présentent les travaux récents de 50 artistes dans le cadre de la Première biennale des photographes du monde arabe contemporain.

La Maison européenne de la photographie propose six expositions personnelles, dont l’exploration graphique dune banlieue algéroise par Stéphane Couturier ou les réflexions sur le tourisme en Egypte de Magda et Andrea. L’Institut du Monde arabe, lui, a opté pour une exposition collective de 29 artistes, abordant les thématiques du paysage, de l’identité ou encore des révolutions. D’excellents travaux y sont montrés – l’urbanisation à Beyrouth de Joe Kesrouani, les intérieurs des réfugiés syriens au Liban par Giulio Rimondi,,, – , hélas en trop petite quantité à chaque fois.

Quatre galeries, la Cité internationale des Arts et la Mairie du 4è complètent le dispositif. Au final, une idée plurielle de ce monde évidemment disparate, des approches documentaires et plasticiennes, des préoccupations sociales et politiques, mais pas de reportages sur le front des guerres et des révolutions, comme on en voit chaque année à Perpignan depuis 2011.

Infos pratiques

Première biennale des photographes du monde arabe contemporain, jusqu’au 17 janvier à la Maison européenne de la photographie, à l’Institut du Monde arabe, à la Cité Internationale des Arts, à la Mairie du 4è et aux galeries Photo 12, Binôme, Basia Embiricos et Graine de photographie.

 

 

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Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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