Alain Delorme, so kitsch

Il nous avait fait sourire lors du festival Images 2012, avec ses cyclistes chinois transportant des volumes incroyables de marchandises. Petites fourmis traînant derrière elles un grain de raisin entier ou un morceau de bois. Alain Delorme use du photomontage pour mieux titiller les esprits. Dans son champ, la société de consommation et ses excès.

Son dernier travail, “Murmurations – Ephemeral Plastic Sculptures” joue des codes du coucher de soleil romantique – donc forcément kistch: ciels flamboyants et nuée d’oiseaux. Sauf qu’à y regarder de plus près, les volatiles sont des sacs en plastique. Ces deux séries sont exposées à la Maison des arts de Créteil jusqu’au 24 juin. Avec elle, celle des”Little Dolls”, fillettes étrangement féminines posant derrière les gâteaux d’anniversaire de leurs premières années. Si le montage est plus ou moins grossier et esthétique, le résultat fait réfléchir.

L’autoportrait vaniteux de Cyril Vandenbeusch: étapes suivantes et épilogue

Dans un précédent post, Cyril Vandenbeusch, artiste chimiste cuisinier photographe, nous expliquait la genèse et les préparatifs de son projet d’autoportrait au cyanotype pendu par les pieds. Il revient pour nous sur les prises de vue compliquées, et le tirage façon 19è.

 

Mardi 14 avril: Clic-clac.

 

Donc…

  • une journée de construction métallique
  • deux journées de préparation au laboratoire pour la fabrication des plaques photographiques
  • dix heures de montage et deux de tests optiques & chimiques
  • une équipe de trois personnes pour me seconder
  • un kilo de bourguignon, des pâtes et un bocal d’ail des ours pour les ventres

 

20h: C’est parti!

 

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“Le Temps” déménage

Le numéro 5196 du Temps a été bouclé hier soir à Genève. Le 5197 le sera demain à Lausanne. Entre les deux, une seule journée pour achever un déménagement. Depuis le début de la semaine, les locaux de la gare Cornavin bruissent de rouleaux de scotch qu’on dévide, de poubelles qu’on remplit, de livres et de dossiers qu’on empile au fond des cartons. La nostalgie qui accompagne tous les départs emplit l’atmosphère autant que la poussière. Sur les murs, les posters et les dessins d’enfants ont laissé des traces blanches. Eddy Mottaz, photographe au Temps depuis la création du titre en 1998, a documenté ce grand chambardement. (suite…)

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