Virginie Rebetez: “Je me demande souvent quelle image se construira sur ma rétine au moment de ma mort”

Elle a photographié des pierres tombales en Afrique du Sud et l’appartement de Dignitas à Zurich, elle s’est mise en scène dans les logements de personnes qui venaient de mourir. Depuis longtemps, la photographe lausannoise Virginie Rebetez rôde autour de la mort. Son dernier travail, fruit d’une bourse cantonale aux Etats-Unis, documente la disparition de Suzanne Gloria Lyall, 19 ans, le 2 mars 1998 à Albany. Elle nous le présente et répond à l’interview Diaporama, récurrente sur notre blog.

 

Infos pratiques

Out of blue, jusqu’au 3o avril à la galerie Christoph Gerber, à Lausanne.

 

 

La première image?  

est la plus difficile.

 

La dernière?

Je me demande souvent quelle image se construira sur ma rétine au moment de ma mort.

 

Celle que vous auriez adoré prendre? 

​Les portraits des prisonniers anonymes du musée du génocide, Tuol Sleng, à Phnom Penh.

 

Celle que vous auriez détesté prendre?

Les portraits des prisonniers anonymes du musée du génocide, Tuol Sleng​, à Phnom Penh​.

 

Argentique ou numérique?

Numérique.

 

Couleur ou noir et blanc?

Couleur.

 

Que pensez-vous des selfies?

Rien de nouveau, juste un nouveau terme agaçant…

 

En vacances, vous prenez des photos? 

Oui.

 

Votre image du bonheur? 

Aucune idée… ce ne serait pas une image…

 

La dernière exposition qui vous ait transportée? 

«Casa Susanna», l’année passée à New York.

 

Votre modèle de photographe?

J’ai surtout des modèles écrivains et réalisateurs en fait. J’adore l’écriture et l’univers de Yoko Ogawa par exemple, qui aborde notamment le thème de la mémoire embaumée.

 

Sur quoi travaillez-vous actuellement? 

La publication de mon dernier travail, «Out of the blue », réalisé à New York.

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Caroline Stevan

Journaliste spécialisée dans la photographie

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