Et si nous étions les primitifs de quelqu’un ?

Récemment, une des quelques tribus de peuples primaires qui restent encore isolées dans la forêt amazonienne a cherché le contact avec le monde que ceux qui le peuple qualifient de civilisé.

Malgré le désir de les préserver et qu’ils maintiennent leurs traditions en interdisant tout contact avec ces peuples[1], les autorités brésiliennes et péruviennes n’ont pas réussi à endiguer leur soif de se vêtir, de manger à leur faim et de prendre des selfies.

Nous avions le désir de les observer et d’en « prendre soin », mais comme nous l’avons appris avec les amérindiens cette observation même les transforme, perturbe leur écosystème et consiste en un danger sanitaire majeur.

 

Un anthropologue prend contact avec une tribu isolée pour la première fois

 

“Si une tribu isolée décide d’établir un contact, qu’allons-nous faire – les attacher, les mettre dans un avion et les larguer dans la jungle ? S’ils cherchent le contact, nous devons les accueillir de la meilleure façon possible. Nous devons prendre soin de leur santé, délimiter les frontières de leur territoire, leur donner du temps pour s’adapter à la folie de notre monde.”
(José Carlos Meirelles, agent de protection des Indiens au Brésil).

 

Pas loin de là une autre histoire se déroule en même temps : Depuis l’amélioration de leurs radars en 2014 les pilotes de l’American Navy ont commencé à voir des UAP (Unidentified Aerial Phenomena – des phénomènes aériens non-identifiés) « tous les jours depuis au moins quelques années ».

 

Des pilotes racontent leurs rencontres avec des “appareils bien plus performants que les nôtres”

Sean Cahill, un des chefs de la Navy nous dit avec calme et rigueur que « ce que nous avons observé indique une technologie qui dépasse notre arsenal d’au moins 100 à 1000 ans ». Ces phénomènes ne sont pas nouveaux, mais les politiques américaines s’y intéressent depuis très peu de temps et les ont rendus publics afin d’en faciliter l’investigation.

 

 

Certains scientifiques (Seth Shostak et Chris Crowe par exemple) pensent qu’il y a d’autres espèces intelligentes dans l’Univers, tandis que d’autres (Stephen Webb par exemple) pensent que nous sommes la seule.

Et si une autre espèce avait le désir de nous observer et de « prendre soin » de nous, comment réagirions-nous au fait d’être leurs primitifs ?

 

 

 

[1] La politique officielle de ” aucun contact ” du Pérou, adoptée en 2006, reste inchangée en ce qui concerne les 14 ou 15 tribus qui vivent isolées à l’intérieur de ses frontières. Une exception a été faite dans le cas de ce groupe particulier de Mashco-Piro parce qu’ils cherchent activement à entrer en contact avec le monde extérieur, s’exposant ainsi à un grave danger. En l’absence de soins médicaux et d’un suivi rigoureux, les populations indigènes qui n’ont jamais été exposées peuvent rapidement succomber à des contagions, telles que la rougeole et la grippe. (Source)

 

 

 

Crédit photo : llanero solitario2010

Thomas Noyer

Thomas Noyer travaille comme psychologue-psychothérapeute (adultes et couples) et superviseur au Cabinet Sens à Neuchâtel. Il anime des groupes sur le masculin et les troubles alimentaires. Il écrit dans un blog personnel et contribue aussi à un blog collectif, où il s'exprime surtout sur la psychothérapie humaniste. Il est aussi l'auteur de "Dans la peau du psy" (2023).

2 réponses à “Et si nous étions les primitifs de quelqu’un ?

  1. Très intéressant, j’adore ce genre de réflexion ! Je me suis souvent demandé si nous n’étions pas le produit d’une expérimentation d’une espèce supérieure à la nôtre ou simplement un sujet d’observations et d’études d’une autre espèce, ce qui rejoint ta réflexion 😉

    1. Ce qui est secouant c’est que cette réflexion n’est plus réservée aux complotistes ou aux personnes instables, mais elle vient maintenant de gouvernements. Le Sénat américain a commandé un rapport au Pentagone sur le sujet, qui devrait arriver ces prochains jours… à suivre donc!

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