S’il vous plaît, pitié pour eux!

Les nouvelles directives fédérales en matière de pass covid sont extrêmement démoralisantes pour tous, mais spécialement  pour les moins de 30 ans. On leur avait fait miroiter par exemple, une reprise des cours en présence et pan, l’EPFL, les Universités exigent le pass covid sans cela, c’est le renvoi dans sa chambre devant son petit écran.

Des menaces pèsent sur leur formation professionnelle, éventuellement sur leur contrat de travail, tous les moyens sont bons pour les obliger à se faire vacciner « en toute liberté », après qu’on leur avait répété, pendant des mois, que ce n’était pas eux qui étaient vraiment menacés par le virus, mais qu’ils devaient faire attention à cause des personnes âgées.

La nouvelle, hier soir 12 septembre, que la question se posait d’exiger le pass covid pour les stations de ski, voire les remontées mécaniques, a surpris vu la bonne expérience faite l’hiver dernier en Suisse. Pourquoi saper le moral des jeunes en esquissant une menace quatre mois à l’avance alors que les choses peuvent changer si vite en mieux comme en pire, on vient de le vivre dans les deux sens ?

Le pire à ce sujet, je le lis dans le Temps de ce 13 septembre (p. 8 en bas à droite) : un communiqué de l’ATS concernant les stations de ski comporte une citation (traduite de l’allemand sans doute) du président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé plaidant pour l’extension du certificat covid aux stations de ski et disant : « Le ski et les vacances d’hiver sont une activité volontaire, pour le plaisir ». Conclusion résumée dans le communiqué de l’ATS  « un certificat sanitaire obligatoire pour les remontées mécaniques et les stations de ski serait judicieux pour tout le monde »

A-t-on mesuré l’effet destructeur de tels propos ? Au moment où ils doivent revivre une sorte d’enfermement pour leurs études, leur formation ou le début de leur vie active, avec d’éventuelles craintes pour leur contrat de travail, les jeunes se voient déjà menacés d’être privés de sport cet hiver, parce que c’est une « activité de plaisir, volontaire ». L’exigence du certificat sanitaire serait-il donc en fait une punition des activités de plaisir ? Ne vous réjouissez de rien, jeunes gens, car si vous espérez avoir du plaisir, vous n’aurez qu’un choix : être vaccinés ou privés d’air pur et de sport.

Comment être moins humain ? Comment jeter plus d’huile sur le feu de la révolte ? Comment mieux saper la joie de vivre des jeunes ? La joie de vivre, c’est une part importante de la santé, or elle est aussi conditionnée par le plaisir. Puissent les directeurs cantonaux de la santé ne pas la sacrifier sur l’autel de la surcharge des hôpitaux.

Les questions qui préoccupent

Pourquoi tellement de vaccins et aucun remède ?

Comment expliquer que moins de 10 mois après les premiers cas de Covid en Europe et aux USA, il y ait déjà eu sur le marché plusieurs sortes de vaccins, certes encore en phase III – au moins jusqu’en 2022 – et pas un seul remède pour soigner la maladie ? On sait pourtant qu’il faudrait plusieurs milliards de doses e vaccin pour que la majorité de la population de la planète soit vaccinée, ce qui pose de vrais problèmes pratiques, financiers et stratégiques, alors qu’il n’y a ou aura « que » des millions de malades – avec, heureusement, un faible pourcentage de décès – malades que l’on pourrait plus facilement traiter sur le plan pratique et stratégique. Et puis la perspective d’un remède pourrait rendre l’atmosphère moins anxiogène pour tellement de personnes, pour les jeunes en particulier. Jamais un seul encouragement n’est donné toutefois au sujet de la progression de la recherche des traitements. On imagine mal en effet, alors qu’il y a tant de chercheurs de vaccins contre la même maladie, qu’on n’ait pas la même quantité de chercheurs d’un remède. La Suisse pourrait d’ailleurs s’y illustrer. N’est-elle pas, comme le dit, dans le Temps du 10 septembre (p.11), le directeur d’UCB, firme pharmaceutique, « un pays par nature très accueillant pour l’industrie pharmaceutique. Il y a ici un environnement soutenant l’innovation »

Pourquoi toujours des insultes ?

Pourquoi est-ce que chaque fois que des professeurs, des scientifiques ou des médecins veulent parler d’une solution éventuelle comme traitement, ils se font insulter par leurs pairs ? Est-il vraiment honteux pour un médecin d’essayer de soulager son patient et de vouloir communiquer à d’autres des résultats qu’il juge pertinents ? Surtout lorsqu’il recourt à un médicament ou un autre connu depuis longtemps ?

Comment suit-on les personnes vaccinées pendant cette phase III ?

Est-ce que chaque personne vaccinée reçoit un questionnaire à remplir peu à peu et à renvoyer à un centre médical de manière que les réactions physiologiques éventuelles des millions de vaccinés puissent être analysées, compilées, comparées ?

Certes, on comprend que, dans les espèces « d’usines à vacciner » – et c’est un tour de force organisationnel auquel je rends hommage car cela représente un effort gigantesque et énormément de dévouement de la part des soignants et accueillants – qui ont pu être mises sur pied, on ne puisse pas organiser un suivi systématique de tout le monde. Mais quel est le pourcentage des personnes vaccinées sérieusement suivies comme dans une phase d’essai ?

Comment restaurer la confiance ?

Je ne suis absolument pas anti vaccin – je viens d’ailleurs de prendre un vaccin très « classique », pour la 20e année, contre les complications des maladies des voies respiratoires –  mais j’avoue n’avoir aucune confiance en le vaccin actuel – et je ne suis de loin pas la seule –  simplement parce que l’on n’en découvre que peu à peu les effets ou les dangers, parce qu’on lui sacrifie la recherche de remèdes qui seront, eux, toujours indispensables, mais évidemment en moins grande quantité, parce qu’on en fait un instrument d’insulte à la responsabilité personnelle et sociale des citoyens, d’instrumentalisation des mineurs et de chantage à la liberté.

 

 

Le comble de l’horreur

Depuis septembre 2017, la loi suisse autorise la procréation médicalement assistée avec le sperme d’un donneur déjà mort.

On a de la peine à imaginer un médecin assez dévoyé pour procéder à une PMA en sachant qu’il contribue à procréer un enfant dont le père est déjà mort. Mais on ne voudrait pas imaginer non plus une femme mariée à une autre, réclamant ou acceptant une telle fécondation, en sachant pertinemment non seulement qu’elle interdit à son enfant d’avoir jamais un père mais que son enfant pourrait découvrir, grâce à son droit de connaître son origine, qu’il a été enfanté par un mort.

Cette possibilité monstrueuse est également valable s’il y a don de sperme à un couple hétérosexuel.

Comment un Parlement a-t-il pu voter un texte pareil ? Mais on doit aussi ajouter, par honnêteté, que cette horreur a échappé aux citoyens lors du référendum de juin 2016.

Il convient encore de préciser que si le sperme est celui du mari, sperme conservé pour des raisons médicales, il ne peut pas être utilisé pour la veuve qui le souhaiterait. Là, on respire !

Autrement dit, du moment que la procréation médicalement assistée est utilisée par une femme mariée à une autre femme, l’enfant mérite moins de respect.

Suffirait-il d’assurer à un enfant d’avoir deux adultes assurant sa prise en charge jusqu’à sa majorité pour qu’il n’y ait plus besoin de respecter l’essence de sa personnalité ?

La seule manière d’éviter une telle dérive éthique est évidemment de refuser la PMA pour les couples de femmes donc de voter non au mariage pour tous puisqu’il n’y a qu’un seul OUI ou un seul NON pour les deux modifications législatives.

 

Les partisans du mariage civil pour tous auraient-ils leurs ayatollahs?

Ce n’est pas sans surprise que j’ai découvert aujourd’hui, grâce au Temps (p. 7 : « Un mariage pour tous… aussi à l’église ? ») que trois juristes affirmeraient que « si la loi sur le mariage pour tous était acceptée par le peuple, les Eglises historiques et leurs ministres qui refuseraient de célébrer de telles unions pourraient se voir sanctionnés pénalement ».

Il me paraît qu’il y a une petite confusion. Depuis 1874, « une cérémonie religieuse ne peut avoir lieu qu’après la célébration légale du mariage par le fonctionnaire civil et sur la présentation du certificat de mariage ». Cette mesure a pour raison d’être de consacrer l’indépendance totale du mariage civil, seul capable de sortir des effets juridiques officiels, par rapport au mariage religieux, afin de le libérer du mariage religieux et d’éviter donc toute confusion entre les deux célébrations. Pour assurer le respect de cette laïcisation du mariage, la loi de 1874 prévoyait même une sanction pénale si le nouvel ordre chronologique n’était pas respecté.

En 1907, le principe chronologique a été maintenu dans le code civil et une sanction pénale était prévue dans l’ordonnance sur l’état civil contre le religieux qui aurait célébré un mariage avant la délivrance du certificat d’état civil. A l’époque, un art. 118 du code civil précisait même : « Les dispositions de la loi civile ne concernent d’ailleurs pas le mariage religieux ».

Depuis lors, rien n’a changé sur le fond.  L’art. 97 du code civil dit clairement : « le mariage religieux ne peut précéder le mariage civil ». Je n’ai toutefois trouvé nulle part l’indication que les milieux religieux étaient obligés de bénir tout mariage civil et l’art. 15 al. 4 de la constitution fédérale dispose même que « nul ne peut être contraint d’accomplir un acte religieux ». On ne saurait donc brandir une menace pénale si des Eglises refusent de bénir certains mariages civils ou maintiennent, par exemple, la liberté de conscience de leurs ministres qui refuseraient de célébrer un mariage religieux pour un couple marié de même sexe, voire pour un couple « classique », ce qui est déjà arrivé.

Les Eglises vont incontestablement faire face à des problèmes de conscience si le nouveau type de mariage civil est accepté. Celles qui, après avoir déclaré solennellement que le mariage était l’union d’un homme et d’une femme, avaient créé une célébration pour les partenaires enregistrés différente de la bénédiction de mariage et réservé, dans ce cas, la clause de conscience pour leurs ministres – c’est le cas de l’Eglise vaudoise (EERV) – n’ont jamais été accusées judiciairement de quelque discrimination que ce soit. Si la loi sur le nouveau mariage civil passe, ces Eglises pourraient fort bien décider de maintenir deux cérémonies différentes pour les deux catégories de couples mariés civilement et en outre décider de garder une clause de conscience, sans violer le moins du monde quelque loi laïque, donc civile, que ce soit, même pas l’art. 261 bis du code pénal contre l’homophobie également brandi par les ayatollahs. La différence de cérémonie religieuse n’est pas un appel à la haine des personnes, il s’agit de la reconnaissance ou de la non-reconnaissance théologique et religieuse d’une nouvelle institution civile. La volonté claire du législateur depuis 1874 étant de distinguer nettement le mariage civil du mariage religieux, on ne voit pas en quoi les Eglises pourraient être condamnées si elles procèdent de même. Certaines Eglises ne refusent-elles pas, et depuis longtemps, de bénir le remariage civil de personnes divorcées sans encourir pour autant des sanctions pénales ?

Il est inquiétant de constater que des ayatollahs du mariage pour tous cherchent à intimider les milieux religieux pour assurer la publicité de leurs propres croyances.

 

Une 3ème piqûre? Et si on nous informait préalablement?

Sans doute avez-vous été choqués, comme moi, d’entendre aux nouvelles de 20H, ce 23 août, M. Poggia interrogé au sujet de la possibilité éventuellement envisagée de faire payer une partie de leurs soins hospitaliers aux personnes non vaccinées, déclarer qu’il serait normal de faire appel à la responsabilité personnelle « des personnes qui choisissent de ne pas prendre deux fois 20 minutes pour se faire vacciner » (sic). Comme si le refus du vaccin ou la non-précipitation sur celui-ci était juste l’expression d’un petit manque de temps égoïste.

Quand comprendra-t-on enfin que la vaccination peut poser un problème d’atteinte éventuelle à la santé de la personne vaccinée en particulier quand le vaccin nouveau n’en est qu’en phase III de son élaboration. C’est la raison pour laquelle l’autorisation de mise sur le marché des vaccins anti-covid n’est que provisoire. Sauf erreur, elle prend fin, pour Pfizer notamment et peut-être aussi Moderna – je ne sais plus – en octobre de cette année. Il est donc indispensable que l’on soit maintenant parfaitement et honnêtement informé au sujet des résultats déjà observés dudit vaccin. En particulier sur les inconvénients que l’on a pu constater et recenser, spécialement grâce à l’Etat d’Israël dont la très grande avance sur les autres pays en matière de dossier électronique du patient a permis, en vertu d’un accord rendu partiellement public avec Pfizer, de faire de sa population très largement vaccinée, une population témoin.

Le fait qu’un nombre important de membres du personnel hospitalier, donc de la santé publique, ne se fasse pas vacciner indique peut-être que ces personnes, mieux au fait que d’autres des suites des vaccins, en éprouvent plus de crainte. Des membres du corps médical ont des intérêts assez variés en ce qui concerne les pharmas et expriment parfois, en privé, ce qu’ils ne disent pas en public. Il est temps maintenant de jouer carte sur table. Tant que les personnes ne pourront pas, avant d’être vaccinées, prendre connaissance d’une liste des risques réels liés au vaccin et la signer comme elles le font avant une intervention chirurgicale importante – j’en ai subi trois et peux donc en parler en connaissance de cause – il est malhonnête d’essayer de les convaincre de se faire vacciner par des menaces ou des susucres. Nous sommes des adultes. Qu’on nous parle comme à des adultes !

 

 

L’Eglise évangélique réformée du canton de VAud (EERV), son Synode et le mariage

Au moment où débute la campagne de vote relative au mariage pour tous et à la PMA pour les couples de lesbiennes, il n’est pas inutile de rappeler les différentes étapes par lesquelles l’EERV a passé au sujet de l’homosexualité, du mariage et du partenariat enregistré.

Les 25/26 janvier 2008, le Synode de l’EERV a eu l’occasion de débattre longuement du rapport du Conseil synodal au sujet de l’homosexualité et il a voté notamment deux résolutions (pérennes) à ce sujet qui valent la peine d’être rappelées :

Résolution 1 : « Ouverte à toutes et à tous l’Eglise évangélique réformée du Canton de Vaud reconnaît comme membre toute personne qui accepte << la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit, ainsi que ses Principes constitutifs et ses formes organiques. Elle remet à Dieu le jugement des cœurs >> (EERV, <principe constitutif No 12>). Cette reconnaissance implique donc l’accueil des personnes homosexuelles sans aucune discrimination. »

Résolution 2 : « L’EERV ne célèbre pas de culte de bénédiction de mariage pour couples de même sexe. L’EERV veille à l’accompagnement des couples de même sexe, mais ne célèbre actuellement pour eux aucun acte liturgique. Avant de se prononcer sur le principe d’un acte liturgique spécifique, le Synode charge le Conseil synodal de poursuivre sa réflexion, en lien avec d’autres Eglises réformée, et de lui présenter un projet d’acte liturgique spécifique que l’EERV pourrait offrir à ces couples. ».

Le 20 septembre 2013, après de longues discussions relatives à la forme à donner à la célébration pour les couples de même sexe unis en partenariat, le Synode a voté la résolution suivante :

« Attaché à la conception du mariage défini comme l’union d’un homme et d’une femme, et considérant la différence entre le mariage et le partenariat enregistré, le Synode décide de donner suite à sa résolution de novembre 2012 en inscrivant de manière spécifique l’existence et la différence d’un rite pour partenaires enregistrés dans la Règlement ecclésiastique. »

Pour concrétiser cette résolution, et ayant à coeur de bien préciser la définition du mariage, le Synode a modifié le règlement ecclésiastique, précisant, à l’art. 274, que « La bénédiction de mariage est l’invocation de la bénédiction divine sur un homme et une femme mariés à l’état civil ».

Ce texte remplaçait la formule alors en vigueur : « Seuls les couples mariés à l’état civil peuvent demander la bénédiction de leur mariage ».

La liturgie de mariage restait, elle, sans modification et prévoit toujours (art. 277) un « rappel du fondement biblique du mariage ». La liturgie de la célébration pour les partenaires enregistrés (art. 277 quater) ne comporte pas cette précision et se contente de prévoir une « lecture biblique ».

Les deux résolutions de 2008 et celle de 2013 citées plus haut, sont l’expression d’une réflexion claire : la résolution 1, de 2008, consacre le principe fondamental de l’inclusion des personnes ; la résolution 2, de 2008, comme celle de 2013, soulignent la distinction entre les personnes et les institutions. La personne est une création de Dieu et ne peut, comme telle être exclue. Les institutions, elles, sont des créations de l’homme. Le mariage civil, comme d’ailleurs le partenariat enregistré, sont des institutions humaines, laïques. Dans quelle mesure doivent-ils être, en tant qu’institutions civiles, reconnus par l’Eglise ? Le débat concernant le mariage pour tous est en tous les cas ouvert et tant que le Synode de l’EERV n’a pas décidé – après discussion et, on l’espère, consultation des paroisses – d’abroger ses résolutions et de modifier son règlement ecclésiastique, on ne saurait prétendre (voir LT du 21 août, p. 5 en bas) que « seules les personnes membres des Eglises chrétiennes libres sont des opposants résolus au mariage pour tous ».

Mariage pour tous: nouvelles inégalités

Si elles suppriment les inégalités entre les couples de même sexe et les couples hétérosexuels, les modifications législatives proposées pour introduire le mariage pour tous consacrent de nouvelles inégalités dans deux domaines :

« Inégalité » entre les couples d’hommes et de femmes :

A la suppression de l’inégalité entre les couples hétéro et les couples de même sexe par le droit commun au mariage succède une inégalité entre couples de même sexe au sujet de la Procréation médicalement assistée (PMA) puisque cette dernière sera autorisée pour les couples de femmes et non pas pour les couples d’hommes. On sait d’ailleurs que les milieux LGBTQ+ n’attendent que l’acceptation du nouveau mariage pour lancer la lutte en faveur de la suppression de cette « inégalité ».  C’est la méthode du saucisson.

 

« Inégalités entre les enfants » : Il a en a deux

Sur ce plan, la question est particulièrement grave. En effet, le nouveau droit du mariage et de la PMA va créer deux sortes d’enfants ; ceux qui ont le droit d’avoir un père et une mère et ceux à qui il est interdit d’avoir un père et une mère.

En outre, il y aura ceux qui ont le droit d’être protégés dans l’intimité de leur provenance (l’adoption est soumise au secret et le don de sperme aussi pour les couples hétérosexuels) et ceux dont chacun saura – ou croira savoir – qu’ils sont issus d’un don de sperme, c’est-à-dire les enfants d’un couple de femmes, puisque ce sera leur seule « conception légale ». Ce n’est pas l’éducation sexuelle qui pourra le cacher.

Nous touchons là à l’énorme confusion toujours entretenue au sujet des enfants de couples de même sexe : le problème n’est pas la qualité éducative de ces couples (aussi bonne ou mauvaise que celle des couples hétérosexuels), c’est l’atteinte à la personnalité de l’enfant lors de sa « fabrication », telle qu’elle sera consacrée par la loi donc la PMA.

 

 

 

 

 

 

“Mariage pour tous: avènement de la République des femmes

Le quotidien 24H de ce 13 août (p. 13) nous informe que « Le mariage pour tous séduit plus les femmes que les hommes ». En effet, selon ce quotidien, 64 % des femmes seraient « pour » et seulement 48 % des hommes.

Rien n’est plus compréhensible et légitime, car les hommes sont plus ou moins éradiqués de la famille à cause de l’admission de la procréation médicalement assistée pour les couples de lesbiennes. Qu’on en juge un peu.

Le mot de « paternité » est supprimé en matière de filiation. Il est remplacé par la désignation générique de « parentalité », ce qui permet de désigner indifféremment la filiation par un mâle ou une  femelle.

Quant aux termes de « mari » et de « père », ils sont également effacés de la filiation, sauf dans l’article consacrant, dans le droit actuel et depuis fort longtemps, la présomption selon laquelle « l’enfant né pendant le mariage a pour père le mari ». Dans les autres articles, en lieu et place du « mari » on écrit « l’époux », le masculin singulier désignant le conjoint mâle et le mot au pluriel les deux conjoints. Quant au « père », il n’est plus appelé que « l’autre parent » par rapport à la mère.

Seule la mère a encore le droit d’être désignée comme telle.

La procréation médicalement assistée accordée aux couples de lesbiennes permet de réduire les hommes à une banque de sperme, ce qui correspond à une forte féminisation de la société.  Cette conséquence ne saurait être minimisée et l’on comprend la réticence des hommes.

D’aucuns seront tentés de dire qu’il faudra rapidement étendre le droit à la PMA aux couples d’hommes, afin de rétablir l’égalité entre les deux catégories de couples. Ce serait ignorer que cette extension obligerait à recourir non seulement au don d’ovule, mais à la gestation pour autrui, c’est-à-dire aux mères porteuses, dégradation de la femme au rang de ventre, mais aussi consécration de sa « supériorité » sur l’homme puisque celui-ci ne peut avoir un enfant sans l’aide active d’une femme qui restera la « mère » porteuse alors que la femme n’a besoin, pour procréer selon la PMA, que d’un petit produit anonyme. Exit le père !

Un bref moment de réflexion avant le vote du 26 septembre ne sera pas inutile !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà des limites de l’amoralité

« Le vaccin dope les échanges commerciaux. Les exportations helvétiques affichent un niveau historique à 60 milliards de francs au deuxième trimestre. Cette forte progression serait en grande partie attribuable à la participation du groupe Lonza dans la fabrication du vaccin de Moderna, selon un expert » (LT, 21.07, Economie & Finance) ; « Le covid-19 et ses variants, une aubaine pour la pharma. Pfizer et Moderna, les deux géants américains dont les vaccins sont les plus administrés en Europe et aux Etats-Unis obtiennent une augmentation de prix… Se pose tout de même la question de la transparence des prix des médicaments … Selon l’OFSP, l’opacité lui donne les coudées franches pour mieux négocier les prix » (LT 3.08. p. 11 Economie). « Le vaccin anti-covid mute en machine à cash. Les vaccins à ARN messager se transforment en blockbusters et leurs tarifs sont relevés » (24H, 3.08, p. 13 économie).  « Ruée sur les troisièmes doses… Plusieurs pays préparent des campagnes de rappel vaccinal dès la rentrée, malgré l’absence de preuves scientifiques formelles. … Les scientifiques peu convaincus… l’efficacité de la démarche n’est pas clairement prouvée »… l’OMS « demande un moratoire, pour que les flacons partent vers le sud » (LT, 5.08.).

Ne soyons pas irréalistes : il est normal que la recherche pharmaceutique et les résultats auxquels elle aboutit soient honorés financièrement ; tout travail mérite salaire.

 Mais gardons une once de sens moral

Au moment où le monde sanitaire et politique répète à tout venant que la vaccination est le seul moyen d’enrayer la pandémie (« La vaccination, c’est l’unique remède », LT 3,08. P.1), et où les statistiques montrent le faible pourcentage de vaccination dans les pays à petits moyens financiers, donc autres avant tout qu’Israël, les Emirats, la majorité des Etats européens, les Etats-Unis, cocoricoter sur les gains considérables liés à la fabrication et à la vente de vaccins (certains encore en phase d’essai III jusqu’en 2023), augmenter les prix ou se jeter sur une troisième dose dont l’utilité semble n’être pas encore prouvée dépasse les limites de l’amoralité.

 

 

 

 

 

 

 

La grande bataille des boucs émissaires?

Confronté à des catastrophes, l’être humain a besoin, pour se rassurer, de désigner un ou des boucs émissaires qu’il déclarera cause des malédictions ; il pense alors qu’il lui suffira d’éradiquer les boucs émissaires (par différents moyens, selon la malédiction à éviter, ou peut-être selon la civilisation du moment) pour anéantir le mal. La pandémie qui ronge notre monde n’échappe pas à la règle. Depuis quelque temps, à l’évidence, les boucs émissaires sont les personnes non-vaccinées ou n’ayant pas (encore) fait vacciner leurs enfants.

Le problème c’est que, dans un pays démocratique, les boucs émissaires risquent de se révolter et – qui sait ? – de chercher d’autres boucs émissaires, ce qui débouche sur des batailles d’anathèmes. Le Temps de ce 28 juillet en donne un magnifique exemple en page Débats (p. 5), grâce à l’article de monsieur Grégoire Gonin, article intitulé « Pour un << non>> écologiste à une vaccination systématique ». On y lit entre autres :

« C’est la double empreinte millénaire de la matrice chrétienne de la domination de l’humain sur la nature et séculaire de capitalisme prédateur, de foi suicidaire dans le <<progrès>> technique et scientifique qu’il faut revisiter. Et rompre avec l’anthropocentrisme au profit d’un biocentrisme… »

Enfin on a trouvé deux boucs émissaires : le christianisme et le capitalisme, et on pourrait remplacer une religion « l’anthropocentrisme » par une nouvelle, le « biocentrisme ».

L’auteur a partiellement raison quand il écrit que « la pandémie a révélé … l’origine sociétale plus qu’individuelle des comorbidités » ainsi que « la foi suicidaire dans le progrès technique et scientifique » et lorsqu’il relève que la vaccination de masse profite aux pharmas et que la médecine est à la solde de ces dernières, mais il tombe dans le piège de la bataille des boucs émissaires.

Quand les autorités ne sont pas sûres du bien-fondé de leur décision et cèdent peut-être à la pression de très gros intérêts peu humanistes, elles cherchent à rassurer la société civile en lui désignant un bouc émissaire. Elles infantilisent alors la population par un lavage de cerveau avec menace de sanction et promesses de récompense. Si la réaction à cette infantilisation est forte, elle favorise la recherche d’autres boucs émissaires et la pandémie se double d’une scission sociale grave aux conséquences dommageables durables.