Réchauffement climatique, la guerre des lobbies.

La lutte contre le CO2, cause principale présumée du réchauffement climatique, et la nécessité de maintenir une certaine quantité d’énergie disponible pour assurer la survie des 8 milliards d’habitants terrestres actuels donnent lieu à une véritable guerre des différents lobbies de l’énergie : hydraulique, éolienne, solaire, pétrolière, gazière, nucléaire. C’est à qui rejettera le moins de CO2 et fournira le plus d’énergie, le plus rapidement possible. Aucun choix ne saurait être opéré sans que soit élaboré un tableau général comparatif de tous les inconvénients et avantages de chacune des sources, ce que nous n’avons jamais trouvé.

Le tableau devrait naturellement contenir non seulement l’indication de la production attendue d’énergie et de la production de CO2, mais celle des composants nécessaires à la fabrication des instruments producteurs de l’énergie en question, de leur provenance, de leur durée de vie,  des possibilités de récupération des matériaux après mise hors d’usage ou destruction, des surfaces nécessaires au déploiement de l’activité, donc impactées par cette activité, des effets éventuels sur la population, la faune, la flore, le temps nécessaire à la mise en activité, le coût. Bref, une vraie comparaison.

On ne peut en effet se fier simplement à l’encouragement étatique

Il y a une quarantaine d’années, l’Etat encourageait les chauffages électriques. Il les a, depuis, interdits.

L’Etat a encouragé l’usage de voitures au diesel, il l’a, depuis, pénalisé.

L’Etat a, récemment, incité à recourir au chauffage au gaz. Il a, depuis, changé d’avis.

 

On objectera certes qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Malheureusement, quand il s’agit de mesures étatiques, les imbéciles sont quelquefois ceux qui oublient que l’Etat a le pouvoir d’imposer et de sanctionner et que s’il change d’avis, il ne dira jamais que c’est parce qu’il s’était trompé, car il devrait alors indemniser les lésés.

Quel parlementaire osera demander le grand tableau comparatif dont nous avons esquissé ci-dessus les composants ? D’ailleurs, qui l’obtiendrait ?

 

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

80 réponses à “Réchauffement climatique, la guerre des lobbies.

  1. Merci pour cette analyse pertinente, sans compter l’asservissement ou l’obéissance servile aux philosophies écologiques du réchauffement, soutenues par les mensonges évidents du GIEC et les théories de l’OMS, par COP interposée, pour mieux dominer, plus, manipuler l’Humanité ignorante des réalités scientifiques. Ne sommes-nous pas en pleine mise en place du Great Reset ?

  2. Excellentes réflexions! Malheureusement, dans ce domaine la science a depuis longtemps été remplacée par les dogmes et les « lobbies » . Nous naviguons dans une « religion » obscurantiste.

  3. Vous mettez le doigt sur une faiblesse désespérante du cerveau humain: développé pour résoudre des problèmes à court terme (trouver de la nourriture, échapper à un prédateur féroce…), il est incapable d’envisager les problèmes globalement et à long terme (voir à ce sujet le livre de Sébastien Bohler: Le bug humain). Chaque nouvelle technologie est adoptée avec enthousiasme parce qu’elle règle une difficulté immédiate, sans considération des deux ou trois problèmes nouveaux qu’elle va engendrer, lorsqu’elle sera utilisée à large échelle et dans la durée.
    Quant à l’affirmation selon laquelle “il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”, elle est peut-être de Jean-Baptiste Bernadotte, né à Pau en 1763, révolutionnaire convaincu… et qui n’en deviendra pas moins roi de Suède! Depuis lors, il n’y a plus que les imbéciles qui utilisent ce proverbe pour justifier leurs incohérences.

    1. 100 % d’accord avec vous. Cet ouvrage est une bonne référence. Outre les besoins immédiats vitaux, l’ouvrage analyse aussi les comportements sociaux dictés par notre cerveau primitif et échappent à notre cortex. C’est sur ceux-ci que la publicité est construite et dicte bon nombre de décisions soi-disant “rationnelles”.

      L’être humain est tout aussi instinctif et primitif que bon nombre d’animaux mais il le fait simplement de manière plus sophistiquée. Il achète donc une Tesla pour remplacer son 4×4 et continuer à vivre comme avant. Quand aux choix énergétiques, la liste des sponsors de la Cop27 confirme votre argumentaire.

      Mon pronostic: le nucléaire sera le plus grand gagnant de cette salade mêlée suivi par les vendeurs de photovoltaique.

      Quand au problème de base sur le fonctionnement de notre société du gaspillage, il n’est pas réglé: la maintenance du parc d’installation solaires est sous-estimée (à commencer par le nettoyage régulier des panneaux sur les toits sans parler de la pénurie de pièces de rechange qui laissera certains sans production durant des semaines en hiver). Mais le nucléaire nous laissera un problème bien plus important d’ici quelques décennies.

      Le nombre de spam reçus en cette période de Black Friday et autres Cyber Monday me laisse songeur… surtout s’il faut laver son linge à 30 degrés cet hiver sous peine de devenir un dangereux délinquant.

      Ainsi, le CO2, a éclipsé le problème de l’extractions de toutes les autres ressources pourtant limitées et parfois bien plus polluantes.

      Le seul ennemi à combattre à court terme est devenu le CO2 même (surtout ?) si cela demande une augmentation substantielle de consommation de matériel polluant qu’il faudra bien transporter et évacuer en fin de vie (obsolescence programmée oblige). Sans compter une quantité impressionnante de gadgets divers et variés pour contrer les potentielles limitation étatique de restrictions de consommation: batteries, éclairage, etc.

      L’humanité continue à s’enfoncer dans le déni et peine à réinventer une nouvelle société avec d’autre valeurs. Ce n’est pas vraiment un problème, le long terme deviendra court terme et le changement brusque donc douloureux pour tous.

      C’est ainsi que nous avons toujours fonctionné et que les plus grandes civilisations se sont éteintes subitement.

  4. La société doit s’adapter au mieux, ce qui veut dire que les vérités d’un jour change.
    Si on a beaucoup d’électricité, il est logique de pousser à diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Si l’électricité manque, il faut encourager d’autres énergies. Rien à redire sur les injonctions. L’important est la cohérence du moment avec la situation.

    Dans notre situation, notre indépendance envers les énergies est vitale. L’élimination des énergies fossiles de notre consommation est donc stratégique.
    L’avenir n’est pas rose bisounours. La guerre en Europe ne va certainement pas s’arrêter à l’Ukraine, la Russie impérialiste a d’autre objectif. A moins que la Russie abandonne ses ambitions ce qui est peu probable sauf révolution.

    Pour la Suisse, l’adaptation stratégique est plus important que le climat, mais par chance la réponse à donner est la même : En finir avec les énergies fossiles.

  5. On pourrait rajouter à votre liste des changements d options de l Etat, celui de l ‘ abandon du nucléaire..J’ ose pretendre ..sous l’ influence-pour ne pas dire sous la pression- de Mme Merkel ( au départ Mme Doris Leuthart n ‘était pas favorable à cet abandon…) Mme Merkel avait certainement quelque chose derrière la tête : elle savait très bien que nous n avons pas de charbon, nous..pour produire de l’ électricité !

    1. Non, mais on a de l’hydroélectricité en Suisse, pour 60% de la production électrique, ce qu’ils n’ont pas en Allemagne ni en France. …

      1. Mais ça ne suffit pas…, la preuve avec les “moulins à vent” qu on veut nous imposer..De plus je viens de voir au jt de la 1ere, ce soir un reportage sur les déchets nucléaires…Pour mettre le doute et faire peur au citoyen lambda, c ‘ est bien joué…

        1. Je n’ai pas dit que ça suffisait, mais ça couvre déjà 60% de l’électricité l’hydro. Les ENR ce n’est même pas 10%. Ça va vite changer. Pour les déchets nucléaires, il n’y a pas à faire peur ou quoi que ce soit, la réalité est qu’on ne sait pas les traiter, on ne fait que les entreposer en sous-sol. Ça n’existe pas la solution miracle, chacune ayant ses avantages et inconvénients, comme tout dans la vie, il faut faire avec et diversifier les sources comme on fait déjà bien. Peut-être mieux assurer nos arrières…
          On veut nous imposer des moulins à vent, mais ne souhaiteriez-vous pas nous imposer le nucléaire ?…

      2. Ce chiffre de 60% de production électrique en Suisse est tout de même à prendre (et reprendre) avec précaution.

        L’eau est turbinée de bas en haut pendant la nuit, grâce à de l’électricité nucléaire (d’ici ou d’ailleurs). La très grande majorité de ces 60% n’est donc juste qu’une batterie de stockage.

        Quel serait le pourcentage de production hydraulique suisse si on ne remontait pas l’eau pendant la nuit ?

        1. Comment savez-vous que l’électricité nécessaire au pompage provient du nucléaire, puisque toutes les sources sont noyées dans le réseau ? Et ce que vous appelez « juste » une batterie de stockage, est le meilleur mode de production électrique, puisque le rendement est de plus de 80%, contre ~33% pour le nucléaire et jamais plus de 50% pour une centrale thermique. L’idée est très bonne d’augmenter les capacités de stockage et pomper en été grâce à l’électricité des ENR, l’inconvénient est que ces capacités de stockage sont prévues sur 80% de zones protégées et qu’il faut encore des accords (mais c’est en bonne voie et les associations de protection de l’environnement semblent plussoir cette idée).

          1. L’eau est remontée dans les barrages lorsque le prix de l’électricité est le moins cher, c’est à dire la nuit. Or, le seul type d’installation qui ne peut pas s’arrêter la nuit est le nucléaire. Donc c’est de l’électricité nucléaire (notamment française) qui remonte l’eau. Évidemment, si vous voulez couper les cheveux en quatre, vous pourrez toujours trouver quelques pourcents de l’électricité de nuit qui provient d’une autre source.

            Je ne voulais pas dire que ces barrages de stockage ne sont pas une bonne idée. Le rendement de 80% est plutôt bon. Par contre, on ne peut pas comparer une installation de production électrique basée sur un combustible (gaz, uranium, etc) ou du vent ou du soleil et une installation de stockage, aussi performante soit-elle. Car pour pouvoir sortir cette électricité des barrages, il faut d’abord qu’elle ait été produite par une autre installation.

          2. Vous oubliez les centrales au fil de l’eau qui produisent sans arrêt, certes pas autant en hiver qu’en été. Je ne comparais les sources à proprement parlé, vous avez raison ce serait insensé, mais juste leur rendement de production. Effectivement, les barrages ne sont que du stockage, c’est pourquoi l’intention est de produire l’électricité par les ENR pour la stocker dans les barrages, au détriment du nucléaire, qui selon moi ne sera pas complètement arrêté car on l’utilise pour le médical également ou la recherche.

          3. Une installation de pompage-turbinage est un pur stockage et donc ne « produit » rien. Par exemple, Nant de Drance pompe de l’eau entre deux lacs de retenue avec 25 GWh d’électricité et turbine en en restituant 20 GWh, cela en un cycle possible de près de 50 heures sous une puissance de 0,9 GW. Le processus peut se répéter environ 125 fois l’an et, sur l’année, on estime qu’elle pourra avoir consommé 3,1 TWh pour en restituer 2,5 TWh. Le tout montre bien qu’il y a une perte de 20% entre l’énergie électrique fournie pour le pompage et celle restituée lors du turbinage.

  6. Sur les plans scientifiques et techniques, il existe des tonnes de publications objectives qui répondent à la demande de connaître “tous les inconvénients et avantages de chacune de nos sources d’énergie”. Il suffit de se les procurer et de les lire. Le sujet est bien circonscrit. Mais il ne faut pas espérer des scientifiques (à l’exception des militants, ils existent!) qu’ils prennent une position dogmatique en faveur de l’une ou l’autre d’entre elles.
    Sur le plan politique, tout est ouvert et permis. Je crois savoir que l’on appelle cela la démocratie.

  7. Chère Madame,
    Ce que vous réclamez à juste titre s’appelait, depuis la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement en 1972, une Etude d’impact ! Où sont donc passé ceux qui se dénomment ‘écologistes’ ?

  8. Des études comparatives très poussées (bien sûr, on pourra toujours prétendre que la prise en compte de telle ou telle conséquence ultime n’a pas été prise en compte; il est juste impossible d’absolument tout considérer), de type multicritères et analyses de cycles de vie (LCA, “Life Cycle Analysis”), des différentes options énergétiques ont été réalisées en particulier au sein de l’ “Energy Center” de l’EPFL il y a plus d’une dizaine d’années déjà et régulièrement mises à jour depuis. Encore faut-il (vouloir) s’informer!

  9. Les éléments de votre tableau me semble correctes. J’avais essayé d’en composer un, mais j’ai vite abandonné, car cela demande beaucoup de ressources fiables et chiffrées. A mon avis, impossible à assumer pour une seule personne. Les services de l’Etat devraient être en mesure de le faire, de façon objective et équitable, avec le soucis de la population et de son activité économique. L’affranchissement des partis et des lobbyistes divers et variés me semble toutefois être un pré requis.

  10. Chère Madame Sandoz,
    Toutes vos réflexions sont toujours très pertinentes et justes. Pour quelle raison nos politiciens et nos scientifiques ne se sont JAMAIS penchés sur le moteur à énergie libre du grand inventeur du 19ème siècle Nikola TESLA……le VRAI TESLA, inventeur de génie aux 3000 brevets volés par les Rockfeller….
    Savez-vous que le moteur de Tesla a illuminé 30’000 ampoules lors de l’Exposition universelle de Chicago en 1893, sans polluer et sans consommer de l’énergie…..pour quelle raison n’a t-on jamais utilisé cette technologie propre et bon marché? Seul les cartels des énergies fossiles ont intérêt à occulter et interdire cette production on ne peut plus respectueuse de l’environnement. Allons-nous encore attendre 130 ans?

    1. Le moteur magique

      Nikola Tesla n’avait pas inventé un « moteur » produisant de l’électricité sans consommer de l’énergie, mais conçu et fabriqué un générateur de courant alternatif, montrant à l’expo universelle de 1897 que cette solution pour transporter du courant sur une longue distance était meilleure que le courant continu. Pour produire de l’électricité, un générateur a besoin de recevoir de l’énergie : calorique (moteur d’une locomotive à vapeur, turbine d’une centrale nucléaire), mécanique (turbine actionnée par l’écoulement de l’eau en amont, hélice d’une éolienne couplée aussi à un alternateur). En 1897, l’énergie nucléaire était à peine connue, et les seuls matériaux pour produire la chaleur nécessaire à un générateur à vapeur, comme ceux de l’expo de 1897, étaient le bois, le charbon, l’huile employée pour les lampes de l’époque… Le « moteur » qui vous fait rêver est impossible à réaliser, les lois de la physique le démontrent. Un ancêtre de ma famille, dans les années trente, a cru comme vous qu’il était possible de fabriquer ce moteur à mouvement perpétuel. Ne voulant pas abandonner ses recherches et la mise au point du prototype, après avoir dépensé ses économies, il a vendu ses biens jusqu’à sa chemise… C’est quand enfant je voulais fabriquer « un moteur qui tourne tout seul » que ma mère m’avait fait le récit : « Wolfi avait le même projet que toi, il est devenu fou, il a tout perdu !.. » Mais j’avais quand même reçu de vrais outils pour mes sept ans et ne suis pas devenu fou, sauf de bonheur…

      1. Moteur -ou générateur ?- Tesla, j’avoue humblement ne rien y connaitre , mais à vous lire et à lire Sandra, je trouve très intéressant et pour le peu que je comprends, je me demande si ce système n’a pas un lien avec le système du micro onde ? Et ce n’est pas dangereux ? genre implosion ? Suivant les aliments que je mets dans cet appareil, certains “explosent”… Je pose peut être une question idiote, mais c’est celle d’une béotienne….J’ai essayé d’aller sur Internet… c’est encore pire comme compréhension à mon niveau…

  11. Un comparatif de toutes ces sources, ça existe pour peu qu’on étudie le sujet et qu’on fasse de la veille scientifique auprès des instances de références. Cela fait partie de ce qu’on essaie de transmettre dans les cours, ateliers ludiques, conférences que notre société donne. Pour pouvoir débattre et faire des choix éclairés, il faut déjà maitriser la base, malheureusement c’est rarement le cas y compris chez les décideurs.

  12. Avec ses milliards en devises étrangères, la BNS pourrait les investir avec un rendement élevé dans les énergies propres chez nous, voire devenir exportateur d’énergie propre. Le problème est que trop d’indépendance de la Suisse nous éloigne de l’adhésion à l’UE, qui demeure la finalité de la politique de Berne. L’Etat est un complot permanant (je ne sais plus de qui elle est cette citation). Si le monde était parfait, l’Etat aurait interdit les installations des panneaux solaires chez les particuliers, pour les concentrer sur les grands bâtiments, parking, routes, chemin de fer, etc. à des endroits opportuns. Chez les particuliers; avec les coûts de l’entretien régulier il faut beaucoup de mètre carrés pour qu’une installation devienne rentable. C’est comme un arbre fruitier qui produit 15 kg pour la confiture une année sur deux, et qui coûte 100 francs tous les 2 ans pour le tailler par un jardinier.

    1. Heu non… La garantie d’un panneau solaire est généralement de 25 ans, la rentabilité des panneaux pour les particuliers intervient dès 10-15 ans suivant le rendement des panneaux. De plus, le prix du kWh aux bornes publics est 3-4x plus cher que le prix que paie un particulier en ayant une installation PV+borne de recharge à la maison. Ça risque bien de changer dans quelques années, mais pour l’instant c’est comme ça.

      1. Le rendement électrique commence à décliner à t+2 et personne ne sait comment ces panneaux vont vieillir au delà de 15 ans. Chaque commune de 10 mille personnes devraient construire sur les infrastructures existantes une ferme solaire d’un km carrée de panneaux pour injecter cette électricité dans le réseau principal. Le peuple peut investir et en profiter. Sur les toits cela restera artisanal pour montrer que les proprios sont des gens délicats et proches de la nature. Bientôt les taux de placement seront de 2%. Donc 25 mille investi en obligation donneront 500 francs de rendement par an + l’entretien annuel de 350 francs. L’amortissement de l’investissement interviendra après la fin de vie des panneaux!!! Les politiques se moquent de nous. Ils ne veulent pas de notre indépendance énergétique. Commet ça se passerait si les grêles cassent des tuiles? Il faut tout démonter et réinstaller.

        1. La durée de vie dépend déjà des conditions d’installations. Elle est en générale de 25 ans.
          La grêle ne représente que 2-3% des cas de dommages, la norme EU exigeant une résistance à des grêlons de 2,5cm, la foudre et les surtensions une 20aine de %, d’où les parafoudres. Et on peut assurer l’installation avec une complémentaire, mais oui ça fait partie des inconvénients.

        2. La durée de vie est même meilleure qu’on ne pensait: « La RTS a contacté plusieurs gestionnaires d’installations solaires et tous font le même constat qu’à Mont-Soleil. C’est à Canobbio, au Tessin, que se trouve la toute première installation reliée au réseau en Europe. Construite en 1982, elle offre encore un rendement de plus de 70%. »

  13. avec ce genre de raisonnement, on aurait interdit la révolution industrielle … basée sur le charbon …
    Ce n’est pas tant l’usage des fossiles qui pose problème , c’est le fait que 8 milliards d’habitants le fassent … Avec 10 fois moins de consommateurs , cette hystérie climatique n’aurait pas lieu …
    Mais on ne veut pas voir que la surpopulation humaine est responsable de tous ces maux , on continue de croire que la planète peut abriter une infinité d’êtres humains !!! quelle aberration …
    Jusqu’à maintenant , on s’est contenté de défricher des forêts pour augmenter les surfaces agricoles et laisser une part toujours plus faible aux espèces sauvages qui ne peuvent plus se déplacer , au point que les éléphants du Sri Lanka se révoltent …
    On plaide pour la conservation de l’Amazonie tout en réclamant de l’agrobusiness de produire davantage pour toutes ces bouches affamées , quelle contradiction …
    Et le Black Friday poussant à la surconsommation débridée n’arrange rien …

    1. Pas sûr que ce soit le problème premier. Déjà car presque la moitié de la population est pauvre ou presque, et que ceux qui consomment le plus sont une infime minorité (1% des plus riches sont responsables de 15% de CO2). Et quand bien même, ce serait quoi votre solution ? Le quotat de naissance comme ils ont fait en Chine ? Alors que les gens refusent déjà de limiter leur consommation de viande ou d’utiliser moins leur voiture…

  14. Excellent résumé des technologies et des distortions concurrentielles entre pays, certains très égoistes (posting again, poor connection from Asia).

    Pénurie d’électricité : chronique d’une débâcle annoncée (24.11.2022)
    Par Loïk Le Floch-Prigent

    Lorsque le Président de la République annonce « la fin de l’abondance » et que le Gouvernement derrière lui annonce un « plan de sobriété », les Français, disciplinés, commencent à compter les minutes sous la douche et surveillent les publicités lumineuses. Les industries « énergétivores » sont montrées du doigt et l’on commence à détailler les arrêts, les délestages ou les « effacements » qui vont permettre à la population de passer l’hiver !

    Pendant ce temps-là, dans un autre pays, l’Allemagne, on se prépare à faire fonctionner à plein régime l’industrie en se passant intégralement du gaz russe et personne, y compris les plus verts des verts, ne remet en question la remise en route des centrales à charbon, et le remplacement du gaz par le gazole dans les usages industriels ou domestiques.

    Suite….
    ww.loikleflochprigent.fr/penurie-delectricite-chronique-dune-debacle-annoncee/

  15. Merci Madame pour la pertinence de vos propos . Je ne lis plus guère “le Temps” car je n’ y trouve plus vraiment le débat d’opinions qui ouvre mon esprit. Par contre je me réjouis à chaque fois de découvrir votre rubrique “grain de sable”, car dans la morosité médiatique de notre époque, vous êtes une voix discordante que j’écoute attentivement et avec bonheur. Merci d’être une voix libre! Merci de nous éveiller.

  16. Madame,
    Si vous en êtes encore à écrire “présumé” pour la cause du réchauffement climatique, contentez-vous de parler des problématiques familiales, qui sont de votre domaine de formation.
    NB: écririez-vous aussi que la Terre est présumée ronde?

  17. Bonjour Madame,
    L’accroche de votre article est inexact. Le CO2 est un des trop nombreux gaz à effet de serre participant au réchauffement et non pas “la cause principale”. Aérosols, méthane, et autres dû à l’activité humaine participent à toute vapeur à ce réchauffement.

    Parallèlement, vous noterez que les conseils émis par l’État sont souvent sous impulsion des lobbys et des modes de marché. Entre la myopie de la démocratie et la navigation à vue en direction des gains faciles et sans efforts voulus par le néolibéralisme et néocapitalisme, les mauvais choix ne peuvent qu’être trop nombreux.

    Sur ce, une bonne journée.

  18. Selon le Larousse : être présumé :Être considéré, supposé tel avant l’établissement de faits certains.
    C’est simplement un mensonge, le rôle du co2 dans le réchauffement climatique est établi depuis les années 1970.

    1. Vous écrivez : “…le rôle du co2 dans le réchauffement climatique est établi depuis les années 1970.”

      J’ignore d’où vous tenez cette légende. Vu ses propriétés radiatives, on peut soupçonner le CO2 atmosphérique d’avoir un effet sur le bilan énergétique de la planète mais le calcul de cet effet est et restera probablement à tout jamais impossible tant la complexité du problème est immense. Les articles scientifiques publiés sur cette question mentionnent évidemment cette impossibilité d’effectuer un calcul thermodynamique de l’effet de serre. Les modèles censés donner une estimation du phénomène le font par paramétrisation, autrement dit, ils n’effectuent pas de calcul physique mais régurgitent les suppositions de leurs auteurs.

      Le seul petit espoir de quantifier le rôle du CO2 est de le mettre en évidence dans les observations, par exemple dans l’évolution de la température. Les années 1970 étaient marquées par un net refroidissement; donc bien évidemment, ce n’était pas une période propice à une telle attribution. Une part du réchauffement récent pourrait être un effet du CO2 mais a priori cette part est faible et aucune quantification n’est encore possible.

      1. Si je suis d’accord sur l’ensemble, la conclusion me paraît osée et pas très scientifique. Ça me fait toujours un peu rire ceux qui disent: on ne peut pas le quantifier mais il semble que l’impact soit faible. C’est comme ceux qui disent: on n’a pas testé le vaccin contre la propagation du virus mais il ne l’arrête pas. Qu’en savez-vous alors si ça n’a pas été mesuré ?…

        1. Cela n’a pas été mesuré parce que ce c’est pas mesurable, on ne voit rien qui puisse être attribué au CO2. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucun effet mais qu’il est noyé dans le bruit, donc a priori faible.

          Prenez par exemple la fonte des glaciers. Elle a commencé au plus tard au milieu du XIXème dans les Alpes mais il y a eu un épisode de recrue entre les années 1950 et 1980. La situation actuelle est un retour à la tendance à long terme. Impossible de mettre en évidence un effet du CO2 dans un tel schéma. Même chose pour le niveau des mers et pour tous les autres indicateurs climatiques.

          1. Pourtant, M. Jean-Louis Pinault a réussi à le quantifier, et arrive à peu près aux mêmes conclusions que le GIEC, à savoir que le CO2 est responsable d’1/3 du réchauffement. Voir son site pour plus d’informations.

          2. DANIEL MARASEK,
            Un tiers du réchauffement climatique récent effectif est de l’ordre du possible. J’ignore comment M. Pinault parvient à cette valeur mais c’est a priori à prendre avec des pincettes. Les bases sur lesquelles on peut s’appuyer ne sont pas cohérentes entre elles. Il y a ainsi de multiples évaluations qui vont de rien jusqu’à plus que tout.

            Pour ce qui est du GIEC et de son fumeux consensus, ils s’accordent sur un effet dépassant le réchauffement supposé parce que notamment l’effet des aérosols atténuerait le réchauffement dû au CO2.

      2. Mais pour qui vous prenez-vous, vous ? Vous venez nous expliquer la science climatique avec des arguments de niveau collège, démontrant à la fois votre ignorance crasse de la question et un niveau d’arrogance tel que vous ne songez même pas à essayer de vous renseigner un tant soit peu. C’est aussi stupéfiant que pitoyable.

        1. C’est quand même très étonnant qu’un esprit aussi éclairé que celui de R-E E n’ait en substance rien à répliquer à Denys Pierrehumbert, en dehors d’attaques ad hominem, que par ailleurs, il ne se prive pas de déplorer chez les complotistes. Typique de l’inversion accusatoire.

        2. Où j’ai eu la prétention d’expliquer la science climatique ? Si vous aviez assez d’esprit pour comprendre des propos, vous auriez saisi que je disais plutôt qu’on ne peut pas tirer des conclusions hâtives aussi facilement. Le rapport GIEC est le travail de combien de scientifiques ? Face aux vulgarisations d’un internaute, vous comprendrez bien sûr que c’est un peu léger… Le niveau c’était juste de la logique élémentaire …. Et vous, vous vous prenez pour qui pour parler …aux gens ?

        3. Ps: oui, Richard-Emmanuel, je me suis renseigné. Chez Jean-Louis Pinault par exemple, qui ne semble pas être le dernier scientifique autoproclamé, qui arrive aux mêmes conclusions que le GIEC, que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère depuis l’ère industrielle est responsable en partie du réchauffement, à hauteur d’1/3, ce qui à priori n’est pas si peu. Et l’augmentation du CO2 atmosphérique depuis les débuts de l’aire industrielle est entièrement imputable à l’Homme.

          1. Cette réponse est très intéressante, merci. Et les deux tiers restants, quelle en est la cause? Pouvons-nous aussi avoir une influence? En sommes-nous aussi la cause?

          2. @Mme Sandoz
            Hélas, je n’ai pas encore eu le temps de tout analyser en détail, j’ai simplement retenu ce 1/3 imputable à l’Homme, et que la principale cause reste toujours la vapeur d’eau. Voici une réponse de M. Pinault à un commentaire: « La vapeur d’eau est de très loin le gaz à effet de serre le plus abondant et le plus efficace. C’est essentiellement grâce à la vapeur d’eau que la température moyenne de la terre est de 15°C et non -18°C. Le CO2 anthropique s’ajoute au CO2 naturel et à la vapeur d’eau (entre autres) pour produire un réchauffement supplémentaire par effet de serre. Sans rétroaction, ce réchauffement serait faible, inférieur à 0.5°C. Mais une boucle de rétroaction fait que le réchauffement réel est amplifié, supérieur à 2.5°C dans certaines régions du globe. La cause la plus probable vient d’une élévation de la couverture nuageuse de la haute atmosphère. » Et voici son site si vous souhaitez en savoir plus: ttps://climatorealiste.com/co2-anthropique/

          3. Petite devinette : sur la planète Mars l’atmosphère est à 95% composée de CO2 et il y a 7,5 fois plus de CO2 (en masse) que dans l’atmosphère terrestre.
            Pourtant l’effet de serre sur Mars n’est que de 5 ° (entre environ -68 °C et – 63 °C) alors que sur Terre il est de 33 ° entre -18 °C et +15 °C, heureusement pour nous.
            Sur Terre, à la différence de Mars, il y a de l’eau et donc de la vapeur d’eau qui est la cause principale de l’effet de serre, entre 60 et 70% justement.
            C’est pourquoi, dans la préhistoire lointaine de la Terre, l’élévation des teneurs atmosphériques en CO2 a toujours suivi dans le temps des élévations initiales de températures qui ont provoqué des dégazages des océans. Quant aux causes des élévations de températures, elles sont complexes, comprenant aussi des phénomènes astronomiques, mais avec encore des effets de rétroactions positives, l’augmentation du CO2 atmosphérique issu du dégazage des océans augmentant à son tour l’effet de serre.
            Cela est en jeu aussi actuellement puisque les océans se réchauffent, du moins dans les couches superficielles moins denses, contribuant à une diminution de la solubilité du CO2 dans l’eau des océans. C’est une sorte d’emballement (rétroaction positive) qui pourra durer jusqu’à l’arrivée (inéluctable !) de la prochaine ère glaciaire, qui s’en trouvera ainsi (peut-être heureusement !) retardée quelque peu…

          4. Les conclusions que vous relatez rejoignent en grande partie ce qu’expliquent depuis des années les scientifiques raisonnables comme Richard Lindzen et William Happer. Ils ajoutent que les fameuses boucles de rétroaction ne peuvent pas être uniquement positives et que leur rôle est exagéré par le GIEC. Dans votre poste suivant, vous évoquez le rôle des nuages. Or il est très difficile de modéliser les nuages et encore plus difficile d’expliquer leur influence sur la température. Les nuages ont des influences positives et négative (albédo) sur la température,

        4. Et bien, j’espère que vous n’êtes pas le Richard-Emmanuel Eastes ancien enseignant et médiateur scientifique, ayant publié sur les relations entre science et société, car question pédagogie vous repasserez. Et quelle arrogance de la part d’un scientifique de prendre le citoyen lambda à parti de la sorte ! Pardonnez-moi de n’être qu’un modeste philomathe qui s’intéresse aux questions d’avenir, et navré de n’avoir vu le panneau « débat réservé aux scientifiques »…

        5. @RICHARD-EMMANUEL EASTES
          Il semblerait que vous ne vous adressiez pas à moi, ce site n’étant pas très clair pour le fil des réponses je me suis emmêlé les pinceaux, et vous prie Monsieur de m’excuser pour ce malentendu.

        6. Richard-Emmanuel Eastes,
          La vacuité et le ton de votre message en disent plus que de longs discours. Merci pour cette contribution éclairante.

  19. Bonjour Madame Sandoz, le grand tableau que vous souhaitez ne s’y trouve peut-être pas, mais une visite du site 2000watts org ou picenergie org de Monsieur Laurent Horvath offre des informations claires et chiffrées, des projections mondiales et par pays, des réflexions originales, pratiques, exprimées avec intelligence et humour. Sans parti pris ni naïveté. Sa revue, publiée chaque 1er jour du mois sur Le Temps, est en soi un tableau comparatif. Bien cordialement.

  20. De tels tel tableaux existent bien sûr, car ces comparaisons des diverses technologies énergétiques sont faites depuis longtemps. En Suisse, c’est l’Institut Paul Scherrer – PSI qui a étudié la question qui est sous le titre d’analyse du cycle de vie (Life cycle Assessment – LCA) :
    ttps://www.psi.ch/en/ta/life-cycle-assessment

    Nos élus devraient normalement connaître ces travaux et leurs résultats comparatifs ; mais, je vous le concède, on est en droit de douter de leur compréhension de la problématique que vous soulevez.
    Par exemple, le CF a décidé déjà le 25 mai 2011 de sortir du nucléaire, certes progressivement :
    ttps://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-39337.html
    cela sous le coup de l’émotion après Fukushima, sans attendre l’analyse de la situation pourtant demandée par ce même CF à notre Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN, qui a produit cinq rapports sur la question et sur ses implications pour le Pays, mais publiés seulement en fin juillet 2012 :
    ttps://www.ensi.ch/fr/documents/document-category/rapports-sur-fukushima/

    La décision, purement politique, a donc été prise par le CF au mépris des travaux des experts suisses.
    Dans la foulée, on a adopté en 2017 la “Stratégie énergétiques 2050”, on a modifié et l’on modifie encore et encore la Loi sur l’énergie, en la complétant, en fin 2020, par des “Perspectives énergétiques 2050+” où l’on donne des valeurs cibles d’énergie électrique à produire par chaque technologie nouvelle pour l’an 2050, mais en ne se préoccupant pas du dur chemin réaliste à parcourir pour y arriver.
    Pour ne mentionner que l’éolien ou le photovoltaïque, on calcule aisément qu’il faudrait inaugurer en Suisse une nouvelle grande éolienne de 3 MW (220 m) tous les 12 jours non stop d’ici à 2050, ou installer 375 installations domestiques de 10 kW (ou 50 m2), soit 3,75 MW ou près de 19’000 m2, et cela chaque jour, non stop, durant 28 ans. On veut sortir du fossile, fort bien, mais il est physiquement impossible de vouloir sortir à la fois du fossile et du nucléaire.

    L’exemple malheureux de l’Allemagne est là : il n’y aura plus de centrales nucléaires en activité dès le 16 avril prochain, paraît-il, mais encore plus de centrales à charbon (anthracite et surtout lignite) ou à gaz … tant qu’il y en aura, et cela pour 44% de la production d’électricité dans ce pays (chiffre pour 2021), avec, à la clef, plus de 220 millions de tonnes de CO2 émis en 2021 pour seulement ces productions d’électricité d’origine fossile, soit environ 380 grammes de CO2 par kWh produit en Allemagne, toutes technologies confondues. C’est dix fois pire que le bilan pour la production d’électricité actuelle en Suisse qui l’est actuellement quasiment sans agents fossiles.

    Tout devrait s’électrifier à l’avenir : nous allons avoir demain un parc de plus de 4,5 millions de véhicules électriques et de 2 millions de pompes à chaleur, donc électriques ; cela va demander au moins 25 milliards de kWh (TWh) de plus d’électricité par an. En supprimant encore les 25 TWh provenant du nucléaire, ce sont 50 TWh de plus à trouver, dont 30 TWh en hiver… Il y a loin de la coupe aux lèvres.

    Finissons ce réquisitoire en comparant les émissions de CO2 dues au seul secteur énergétique (carburants et combustibles) des pays souvent cités, soi-disant en exemple : Allemagne : 7.5 tonnes par habitant, Autriche : 6.6, Danemark : 4.8, France : 4.0 et Suisse 3.8 tonnes par habitant.

    1. Merci M. De Reyff pour vos explications limpides et éclairantes, car tant de personnes sont dans le déni complet et prônent le retour à l’âge des cavernes, la faim, la misère et la mort en rejetant toutes technologies modernes et proposent des chimères faites de panneaux solaires et éoliennes partout, alors que vous avez déjà démontré ici même les limites de ces non-solutions.
      Je me permettrai de reprendre votre article dans d’autres situations.

    2. Vous me paraissez être quelqu’un d’assez intelligent, veuillez donc svp également être honnête intellectuellement en précisant la chance de la Suisse d’avoir l’hydroélectricité, que ni l’Allemagne ni la France n’ont à disposition ; ~60% de l’électricité suisse est produite de la sorte, avec encore ~30% de nucléaire (dix ans après la volonté de sortir du nucléaire). La part de véhicules électriques aujourd’hui n’est même pas de 10%, il faudra déjà quelques années pour atteindre les 50%. La production des ENR allant accompagner cet essor de voitures électriques, avec le rendement du PV qui peut encore augmenter (~31% aujourd’hui mesuré, autant que le nucléaire). Nonobstant, il est vrai que tous les véhicules ne seront pas électriques demain, ni en 2050 je pense, mais on peut drastiquement réduire le fossile et le nucléaire d’ici-là. Et j’ose espérer que cette stratégie énergétique s’appuie sur des calculs réalistes d’experts (sinon c’est quand même très grave). Je suis personnellent plus inquiet du prix de l’énergie à l’avenir qu’à son approvisionnement.
      Ps: comme toujours avec les chiffres d’émission, vos chiffres d’émission de CO2 ne tiennent pas compte de l’importation, où nous sommes très mauvais ; la Suisse est un pays qui importe beaucoup.

      1. La Suisse est tellement mauvaise élève que ses émissions de CO2 en 2020 sont identiques à celles de 1990 selon les chiffres publiés par Simonetta Sommaruga. Notre ministre se garde bien de mentionner que durant la même période la population a augmenté de 30%. Jusqu’à plus ample informé ces gens se nourrissent, s’habillent, ont un toit et ne se déplacent pas tous à pied.

  21. Chère Madame,
    Le ‘tableau général comparatif’ qu’à juste titre vous demandez s’appelle, depuis la Conférence de Nations Unies de 1972 sur l’Environnement, l’Etude d’impact ! Mais où sont donc tous ces activistes qui se dénomment les écologistes ?

  22. “Le CO2, cause principale “présumée” du réchauffement climatique” ? Curieuse formule.

    On pourrait la décliner de multiples manières :
    – “La gravité, cause principale “présumée” de la chute des corps”
    – “Le VIH, cause principale “présumée” de la maladie du SIDA”
    – “La guerre de Poutine, cause principale “présumée” de la migration de millions d’Ukrainien·nes”
    – Etc.

    Je constate que même les politicien·nes son consommateurs d’arguments agnotologiques. Créer du doute reste la meilleure manière d’encourager l’inaction.

    1. On sait bien que, selon vous, il ne faudrait laisser s’exprimer que les sachants, soit les gens avec des titres délivré par leurs pairs et les gens qui détiennent les pouvoirs économiques et symboliques en général.

      Il peut être insupportable pour un croyant convaincu de se voir exprimer un doute par un interlocuteur, car il y a pour lui un début de possibilité d’une éventuelle faille dans l’armure de la doctrine qu’il a si soigneusement bâtie autour de lui.

  23. Alors… comment dire… Le “grand tableau comparatif” que vous semblez si fière d’avoir inventé n’existe pas, pour une simple et bonne raison : chaque source d’énergie doit être évaluée et comparée aux autres dans son contexte propre et non dans l’absolu. Produire de l’énergie photovoltaïque en Suède en hiver n’est pas aussi efficace qu’au Sahara et réciproquement pour ce qui concerne l’énergie hydraulique.

    En revanche, si elles ne peuvent pas être consignées dans un “grand tableau comparatif” (non, désolé, il n’y a qu’à l’école que la science peut se présenter sous forme de tableau), toutes ces données existent, et elles sont aussi connues que maîtrisées par les expert·es du domaines. Elles sont mêmes publiques ; vous les trouveriez sans mal si vous lisiez avant d’écrire.

    Comme le dit si finement Marina Rollman dans un tout autre domaine : “Le culot ! Juste parce que tu ne comprends pas un truc ! Dire que ça n’existe pas !”.

    1. Quel arrogance. Navré mais il semble que c’est vous qui ne comprenez rien.

      Il serait possible de produire un tel tableau comparatif pour la Suisse avec les chiffres, les avantages, inconvénients, etc. afin de renseigner les élus et la population (pas les experts). Ce n’est pas si difficile à comprendre, si ? (et, non, les tableaux et tableurs ne s’utilisent pas qu’à l’école.)

  24. @ Pierre Kranz
    “Lire avant d’écrire” recommandez-vous avec tellement d’élégance à Mme Sandoz. Pourquoi être si injuste et désobligeant? De fait, ce que Mme Sandoz exprime, c’est l’idée simple et admise par beaucoup que les tests comparatifs des associations de consommateurs (aspirateurs, pneus neige, etc…) sont plus efficaces que la propagande qui consiste à dire par annonces publicitaires que tel produit est le meilleur… On peut même dire qu’une analyse comparative avec des critères mesurables et vérifiables, qui aide le citoyen à choisir lui-même, vaut mieux qu’une certaine morale à la mode qui prétend nous imposer une vision idéologique au nom du Bien et du Mal. Exemple révélateur : il existe deux méthodes pour évaluer les performances écologiques des kWh de diverses provenances (soleil, vent, mazout, etc..): le classement par les “bilans écologiques” ( sur la base d’analyses comparatives rigoureuses) et le classement par les “labels écologiques” (décernés sur la base des préférences d’associations écologiques). Constat : les classements selon ces deux méthodes sont simplement inversés ! À noter que la Suisse a été une pionnière des bilans écologiques basés sur les analyses de cycles de vie (LCA, voir les commentaires de Christophe De Reyff et Pierre-André Haldi). Paradoxe, qui n’est qu’apparent : les associations écologiques ne parlent jamais des bilans écologiques.

  25. Comment peut-on avoir confiance dans une institution, le GIEC, qui confie la rédaction du rapport le plus fondamental pour la survie de l’humanité à une militante qui déverse du charbon et se colle la main au bitume ?

    ttps://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/julia-steinberger-une-professeure-universitaire-qui-milite-jusqua-la-desobeissance-pour-la-protection-du-climat?urn=urn:rts:video:13576688

    Le rapport du GIEC est un acte militant ou un acte scientifique ?

    1. Cette professeure a, elle, compris les enjeux et la lenteur de la politique, comment la blâmer…
      Et pour info, le GIEC en est à son 6ème rapport, que plusieurs groupes ont rédigé.

  26. Réchauffement climatique , la guerre des lobbies
    Bonjour Mme Sandoz,

    Je vous félicite pour cette prise de position et ces quelques lignes résument la totalité des tenants et aboutissants des problèmes de l’Energie.
    Jean-Marc Jancovici se jette avec tous ses moyens intellectuels et physiques depuis des décennies pour vulgariser ce concept et son évolution: nous sommes encore bien trop peu nombreux à avoir analysés et compris de manière cartésienne comme lui.

  27. Mme Sandoz avait raison ! les blogeurs qui nous censurent avaient tort ! Le Temps doit agir et leur rappeler leur obligation de respecter notre liberté d’expression.

    ttps://www.lematin.ch/story/non-la-ssr-ne-peut-pas-filtrer-les-avis-des-internautes-comme-elle-veut-635570887124

    “Le TF motive sa prise de position en estimant que «la fonction de commentaire au sujet de contributions rédactionnelles sur les forums en ligne ou les canaux de médias sociaux de la SSR fait partie de ses autres services journalistiques».
    Il estime que le média de service public se doit de garantir le débat aussi sur les canaux externes, comme les réseaux sociaux. «Si la SSR met à disposition de tels forums d’expression en dehors de ses programmes, elle doit agir de la manière la plus conforme possible aux droits fondamentaux et tenir compte de son rôle de fournisseur titulaire d’une concession à l’échelle nationale, dans le domaine de la radio et de la télévision», écrit le TF.”

    1. C’est tout le débat sur la liberté d’expression en Occident, outre aux Etats-Unis où elle fait office de premier amendement, avec ses aventages et inconvénients. Ceux qui se posent des questions auront toujours raison de le faire, reste à ne pas tirer de conclusions trop hâtives ou biaisées.

  28. Une question me titille depuis longtemps :comment ce fait-il que l’on ne prend jamais en compte l’impact des éruptions volcaniques qui sont assez nombreuses depuis quelques années, sur le climat ???

    1. Les éruptions volcaniques étant imprévisibles, elles peuvent difficilement êtres prises en compte dans les projections mais leurs effets sur le climat passé sont bien entendu étudiés.

      Cela dit, j’insiste encore une fois et je doute que quelqu’un se risque à me contredire. Le problème ne réside pas dans l’un ou l’autre phénomène secondaire qui ne serait pas ou mal pris en compte. Le problème fondamental avec cette légende du réchauffement climatique anthropique réside dans le fait qu’il n’y a pas de calcul physique possible de l’effet du CO2 sur le climat. Toutes les prédictions que vous voyez à droite ou à gauche sont parfaitement arbitraires. On ne sait pas et on ne saura probablement jamais calculer l’effet de serre. Cet état de fait est parfaitement assumé et expliqué dans la littérature scientifique. Le calcul de la convection étant impossible, toute tentative de caluler l’effet de la hausse du taux de CO2 sur le climat est illusoire.

      1. >> Cet état de fait est parfaitement assumé et expliqué dans la littérature scientifique.
        Bonjour,
        Auriez-vous svp l’amabilité de partager un lien ou la référence d’un ou plusieurs articles scientifiques qui expliquent cela ?
        Merci.

        1. Tous les articles scientifiques traitant du calcul de l’effet de serre exposent plus ou moins clairement l’impossibilité de son calcul thermodynamique.

          Je vous propose de commencer pas Manabe et Strickler 1964 parce que c’est probablement le dernier papier publié sur le sujet qui soit scientifiquement acceptable. Devant l’impossiblité du calcul de la convection, Manabe utilise un gradient thermique empirique. Il est tout à fait en droit de le faire dans le cas particulier parce qu’il ne fait pas varier la structure radiative de l’atmosphère.

          Manabe y écrit :

          “The observed tropospheric lapse rate of temperature is approximately 6,5°C/km. The explanation for this fact is rather complicated. It is essencially the result of a balance between (a) the stabilizing effect of upward heat transport in moist and dry convection on both small and large scales and (b) the destbilizing effect of radiative transfer.”

          Ensuite, je vous propose Manabe et Wetherald 1967 qui inaugure la pataphysique du caclul moderne de l’effet de serre.

          Manabe y renie son affirmation de 1964 :

          “Free and forced convection, and mixing by the large-scale eddies, prevent the lapse rate from exceeding a critical lapse rate equal to 6.5C km-1.”

          Manabe entre en pseudo-science avec ce reniement du rôle des échanges radiatifs dans la fixation de la valeur du gradient thermique. Entrée qui lui permet de proposer un calcul de l’effet de serre non thermodynamique basé sur un gradient critique empirique.

          Voir aussi Ramanathan et Coakley 1978 le chapitre convective adjustment :

          “Since the temperature gradient is prescribed within the troposphere, (8) [qT(z) + qS(z) + qC(z) = const = 0] need not be solved. Instead, the equation for the radiative equilibrium condition, i.e., qT + qS = 0, is solved with the provisio that the lapse rate at any level within the atmosphere should be less than or equal to the critical lapse rate.”

          Vous avez également cette expression synthétique chez Dufresne et Treiner 2011 :

          “Le point essentiel est qu’il [le gradient thermique] est indépendant des échanges radiatifs et indépendant de la concentration en CO2.”

          Cette cuisine arbitraire qui n’a fait l’objet d’aucune justification est bien entendu incompatible avec la thermodynamique.

      2. Constat sans surprise après plus de deux semaines : on peut tranquillement affirmer et même démontrer que la question climatique repose sur une truanderie sans risque d’être contredit.

        Puisse cette bizarrerie éclairer quelques lanternes.

  29. La culpabilisation de l’humanité sur les émissions de CO2 est quasi-religieuse, car on ne connait pas la quantité des émissions naturelles de CO2. Pourtant, ces émissions naturelles ont déjà atteint, dans l’histoire de la terre (et sans activités humaines), les émissions actuellement observées. Connaît-on même les émissions naturelles de CO2 depuis la révolution industrielle (grosso modo: depuis 2 siècles) ? Quant à l’argument relatif à la vitesse déclarée inédite (voire “anormale”) du réchauffement climatique, brandi par les idéologues prétendus “écologistes”, il est affligeant pour son obscurantisme et sa prétention: quelle est cette loi physique ou astrophysique qui obligerait la terre à avoir des soubresauts ou des changements (du climat, de ses plaques tectoniques, de sa végétation, etc) à des vitesses “normales” ou “régulières”, etc ? A t-on la date de la prochaine arrivée “normale” d’un astéroïde sur la terre, ou de la date “normale” du prochain changement d’axe de rotation de la terre (voir les cycles de Milankovitch) qui impacte sérieusement les températures terrestres ? Fait-on des recherches sur les émissions liées à la tectonique des plaques , par exemple, sachant que nous avons 5000°C sous les pieds ? Fait-on des recherches sur les relations thermiques de la terre avec les planètes environnantes ou avec le trou noir de la Voie Lactée, autre exemple ? Malgré toutes ces inconnues, des responsables politiques rêvent de contraindre l’humanité à la décroissance sans qu’on soit sûr du résultat, avec au bout du compte, des conséquences inverses aux buts visés….L’enfer est pavé de bonnes intentions: l’Allemagne a abandonné le nucléaire par idéologie écologiste et elle est obligée maintenant de brûler du charbon ! Il est affligeant aussi de voir des “écologistes” déclarant respecter la Nature se prendre pour des Dieux (tel Prométhée) ayant trouvé le thermostat de la terre: le bouton du CO2 humain ! Des écologistes devenus ennemis de la nature: un nouveau mensonge, donc ! Dans le domaine des étiquettes mensongères, on s’est un peu habitué : au nom de Dieu et de l’amour on a été capable de tuer, et au nom du socialisme (par ex: Hitler avait l’étiquette socialiste, Staline aussi, Pol Pot aussi. Et j’en oublie) on a été capable aussi de massacrer. Conclusion: méfions nous de l’étiquette “écologiste” ….

  30. Supplément à mon récent commentaire. Pourquoi le GIEC, avec le prétendu “écologisme” qui l’anime, prend le 18ème siècle européen comme référence de température souhaitable pour la terre (je n’insiste pas sur le côté prométhéen de l’affaire, voire le côté “plombier” de la démarche : vous voulez le thermostat à combien Messieurs-Dames ?). Réponse: tout simplement parce que c’est l’époque précédent la révolution industrielle en Europe (laquelle révolution est rendue responsable seule, et massive, des émissions de CO2). DONC, si on suit ce raisonnement, les Humains seraient capables de réduire la température….”à volonté” comme aux “Grands Buffets” de Narbonne (en France). Mais alors…pourquoi le 18ème siècle européen serait-il la référence à atteindre ? Un Africain, se souvenant que le Sahara avait déjà été vert et doux, serait dans son bon droit moral à réclamer au GIEC la quête de la température de cette région à cette époque bénie des Dieux (aujourd’hui brûlante. En journée) ! Pourquoi n’est-ce pas cette température là qui est visée par le GIEC ? J’ai comme l’impression qu’il y a un air vague et subtil de néocolonialisme dans cette posture du GIEC, institution inter-étatique de l’ONU (faut-il le rappeler). Si les Humains sont capables de réduire la température de la terre (de 2°C selon le GIEC), pourquoi pas 4°C ou 8°C ? Rappelons aussi que l’objectif du GIEC et des COP qui l’incarnent est bien de promouvoir une sorte de décroissance en Occident qui ferait la part belle aux acteurs économiques des énergies dites abusivement “renouvelables” pour soutenir les pays pauvres à compenser leur décroissance imposée par l’ONU (par des investissement verts dans les pays restés chauds). Et on repartirait, alors, pour un nouveau tour de colonisation sous les tropiques, bienfaisante évidemment. Petit rappel : si les pays africains demandaient au GIEC de fixer l’objectif de baisse des températures à -10° C (je caricature le GIEC, évidemment, par provocation), cela demanderait aux Européens de revenir aux températures que connaissaient nos ancêtres Néandertaliens dans les grottes des Pyrénées Catalanes: ce serait (et c’est inacceptable) pour l’Europe, pour l’Amérique du Nord, et pour la Russie. Ce que vise le GIEC, c’est une “bonne température” pour l’Occident, d’abord, et surtout. A méditer….

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