La Municipalité de Lausanne sous influence?

La Municipalité de Lausanne a annoncé qu’à partir de 2030, Lausanne n’admettrait plus les voitures à essence. Seules seraient tolérés les voitures électriques (les vélos électriques aussi, naturellement) et les transports publics. Le lobby (les lobbies ?) des voitures électriques a (ont) donc obtenu un monopole. Est-ce un simple coup de pub en année électorale ?

Une décision de cette importance n’a évidemment de valeur qui si elle repose sur une étude sérieuse de faisabilité et en particulier une étude du coût écologique. On ne parle même pas de la faisabilité démocratique. On attend donc un dossier sérieux.

Quel coût écologique ?

Le développement des voitures électriques est lié à la production de batteries (recyclables ? non recyclables ?) exigeant des métaux rares dont la source n’est pas très européenne, dont l’exploitation n’est pas contrôlable et s’opère aux dépens souvent de terres arables. Les bornes électriques doivent être alimentées par du courant qui ne tombe pas du ciel. Les voitures à essence devront naturellement être liquidées (déchets !) à moins que les ménages ne les conservent pour tous les cas où ils n’habitent ni ne viennent à Lausanne. Et ce ne sont là que les questions les plus basiques.

Quand des milieux refusent une taxe CO2 ou réclament des centrales nucléaires, mille voix pudibondes s’élèvent pour les accuser d’être à la solde des lobbies intéressés. Il va de soi qu’il y a autant de lobbies pour la vente de panneaux solaires, de voitures électriques, d’éoliennes que pour tout bien sur le marché. On est donc en droit de se dire que la Municipalité de Lausanne est sous l’influence des lobbies des voitures électriques. Espérons au moins qu’il y aura des aides pour la culture !

 

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

16 réponses à “La Municipalité de Lausanne sous influence?

  1. 2 jours avant la mise en place en 2030, le TCS leur collera une plainte avec mesure suspensive à la clef, comme à Genève et ses macarons qui est toujours en suspend auprès des tribunaux.

  2. Déménagez à Pully, ptêt?

    Ca fait cinquante ans que l’on parle de pollution et vous nous parlez de lobbyistes????
    Si vos collègues de parti (les génies UDC) n’ont pas senti la fronde arriver, ils ne peuvent que s’en prendre à vous, ou à eux.

    La batterie n’est bien sûr pas la solution, mais la voiture à 1L aux cent km….
    Mais entre tous vos lobbyistes au Parlement, tout ça n’est que peanuts.

    Bonne marche à pied ou en transport public et attention au virus :))))

  3. Quand tout le parc automobile sera électrique (voitures, transports publics ) photovoltaïque et éolien (écologiques ???) suffiront-ils a tout approvisionner , à remplacer la production de feu le nucléaire ? Certainement pas. Nous achèterons alors l’électricité qui nous manquera à l’étranger- bonjour l’indépendance énergétique !- à l’Allemagne par exemple qui, pas folle la mouche, exploite ses mines de charbon… très écolo ! et à la France grande productrice d’énergie nucléaire (!!!)
    Que s’est-il passé pour que Doris Leuthard qui avait milité contre l’initiative “sortir du nucléaire” , ait ainsi changé d’avis ? Aurait-elle été influencée par Angela Merkel, le poids lourd de l’UE, qui après l’accident de Fukushima avait annoncé la sortie du nucléaire de l’Allemagne … sachant très bien que son pays avait de quoi le remplacer largement par le charbon… que la Suisse lui achètera.. encore une fois: pas folle la mouche… Le CF a fait là preuve de naïveté et de faiblesse; une faute impardonnable!

  4. Bonjour Madame,
    Au délà de l’avis sur votre point de vue,parfois pour,parfois contre(en fait j’aime bien quand vous êtes “contre” l’avis “majoritaire” de LeTemps),je ressent dans vos blogs(simplistes assez souvent) un besoin,une soif d’attirer l’attention,d’aller contre ce qu’on perçoit comme correct dans ce pays tellement hypocrite.Vous,’a l’instar de François Schaller,aimez bien être sur les plateaux TV,Radio (Beaux Parleurs,Infrarouge,Forum,etc),et ça,à mon humble avis,vous fait perdre beaucoup de crédibilité dans vos propos

    1. Encore une attaque personnelle contre Mme Sandoz ! Rafael n’a donc rien de plus intelligent à dire ?
      Le tout électrique est une ânerie, chacun sait ça. Il faut d’abord économiser, et aussi et surtout diversifier les sources d’énergie. Affaire de simple bon sens, mais le jour où nos pastèques lausannoises et d’ailleurs auront du bon sens, nous aurons déjà eu plusieurs Tchernobyl ou Fukushima…

    2. Votre commentaire, cher Rafael, démontre que vous reprochez à Mme Sandoz ce que vous-même tentez bien maladroitement de faire : exister sur un blog (que personne ne vous demande de lire).
      Cherchez la paille et la poutre…
      Pour ma part, je partage le même avis en ce qui concerne les lobbyistes. Ils ont réussi le tour de force d’imposer un seul mode de faire et une seule vérité. Et sur le principe ce n’est pas sain.
      Ceci dit, avec le développement rapide des technologies, il n’est pas impossible d’imaginer que l’hydrogène vienne jouer un rôle important avec son accessoire indispensable : la pile à combustion. Exit les batteries.
      Reste bien sûr nos magnifiques voitures à combustion sonores et brillantes… comment les recycler ?
      Bien à vous

  5. Les élections communales vaudoises étant programmées dès mars 2021 … ce qui revient à penser voire à imaginer que la Municipalité de Lausanne – de gauche – aurait décidé de prendre les devants sur les questions climatiques et ainsi s’éviter de devoir se justifier pour son manque de vision à long terme …

    Aurait-elle peur des écologistes qui se démarquent de plus en plus de la gauche … ?

  6. Ces nouvelles règles et autres restrictions seront aux villes du futur ce que les remparts étaient aux villes do moyen-âge : il y a ceux qui vivront intramuros et ceux qui vivront à l’extérieur.

    Il y aura certainement des laisser-passer pour les services indispensables.
    En effet, comment faire si les plombiers du canton n’ont pas eu les moyens de passer à l’électrique ? Laissera-t-on sans solution les fuites d’eau dans les appartements lausannois ?
    Et les camions semi-remorque de la Migros ou de la Coop venant de Suisse allemande ? Devront-ils transférer leur chargement dans des camionnettes électrique à l’entrée de la ville ?

    On cite souvent Zermatt en exemple.
    Petit rappel : Zermatt moins de 6’000 habitants permanents; Lausanne environ 140’000, chef-lieu du canton avec des ambitions de capitale internationale («Lausanne Capitale Olympique» par exemple).

    En poussant le raisonnement jusqu’au bout, on pourrait même imaginer la fermeture de la ville à toute personne qui n’est pas résidente ou en possession d’un laisser-passer, par exemple en cas de pandémie ou de pic de pollution.
    Une sorte de pont-levis virtuel.

    1. Nul doute que des bobos de Lausanne pensent à ça ! Un pont levis pour se barricader dans une ville morte! Vive la liberté! On en a marre de ces extrémistes de gauche pseudo défenseurs de la nature qui pénalisent nos entreprises, nos jeunes qui vont perdre leur place car les entreprises en ont marre de cette politique de taxes vertes et autres interdictions en tous genres!

  7. Souvenez-vous de la place Saint-François à Lausanne, où l’on se pressait comme des sardines le long des vitrines du « Grand Magasin Bonnard », pendant qu’un flot de voitures contournait l’église dans un concert de klaxons et des nuages de gaz d’échappements. On se rendait en voiture qui sentait bon l’essence au centre-ville pour y faire ses achats courants, dans des petits magasins qui n’offraient pas tout et rien mais tout ce qu’il y a de simple et bon, chacun dans sa spécialité. Aujourd’hui, on prend le métro pour s’acheter le vrai luxe ou l’inutile en ville, puis la voiture pour gagner les centres commerciaux où le marché alimentaire offre mille fantaisies qu’il faut parcourir avant de trouver l’aliment simple. Ceux qui vivaient de la vente du fromage et de la crème, des skis et des pulls, du café et du thé à la rue St-François, et plus loin l’outillage, les canaris en cage ou les poissons d’agrément, le vendeur de vieux livres… Ils n’existent plus depuis longtemps, faisant place à un désert rempli de mirages. Quel rapport avec la voiture électrique ?.. Nous respirerons le bon air là où il n’y aura plus rien à faire, sauf se promener entre des grands pots d’arbres nains et d’artichauts en fleur, ou dénoncer le mendiant qui fait mauvaise façon, le Yorkshire qui fait pipi sur les pavés, la trottinette électrique qui a un diamètre de roues non standard, et tout le reste qui ne cadre pas avec le bonheur promis par la Municipalité en 2030. Il faut espérer qu’au moins les imbéciles se sentiront encore plus heureux, les mêmes qui ont sauvé Lausanne d’une grave situation s’ils n’avaient pas réagi à temps en faisant clignoter les feux à l’orange, afin que le virus de la grippe ne s’installe pas définitivement sur les boutons des passages de sécurité. Après amélioration dûment constatée (ou des piétons écrasés en bonne santé ?) les feux sont redevenus rouges ou verts ! Qu’y aura-t-il encore de très sérieux à ajouter au dossier pour sauver Lausanne et le monde ?

    1. Oui, moi je me souviens bien de cette époque, lieu de mon premier accident.
      Au volant de la voiture de mon amie et plutôt que regarder le volant, j’ai voulu éviter le type de devant qui avait bloqué les patins et j’ai brisé les signofils.

      Le second et le dernier (j’étais chauffeur de maître pour remplacer une recrue) et en retard, j’ai mis la pédale à full, alors que la piste permettait, face à la policlinique après le tunnel, de s’élancer et le type s’était arrêté, la plaque s’était perdue, mais mon patron a fait le black out, hahaha.

      Je l’ai accompagné à Bad Ragaz et au Carlton, expérience inoubliable.

      Mais que de bons souvenirs 🙂

  8. Comme d’habitude le bon sens de Mme Sandoz éveille de mauvais sentiments chez cèlzéceux qui ne sont pas d’accord avec ses commentaires.
    Ceci dit il faut se demander si le but final poursuivi par la majorité rouge+verte=brune de la municipalité lausannoise n’est pas la suppression du trafic individuel au-delà de ce que les souliers, le vélo ou la trottinette, même électriques, pourraient permettre.
    L’autonomie individuelle est en train de devenir un écocide, à réprimer fortement.

  9. Bravo d’oser dire les choses tout haut !
    Lausanne est devenu une ville morte ! La faute à une clique de bobos, tendance gauchiste, qui pénalise la VIE !
    Ils veulent pénaliser la voiture, mais ils oublient que c’est la voiture et ses utilisateurs, les entreprises avec des collaborateurs mobiles, qui ont fait en sorte que la ville a pu construire des routes, des infrastructures etc…
    Nul doute que ce ne sera pas les bobos en vélos qui vont payer les routes non ?
    Et comment va faire la police pour réussir leur objectif de Vente, ou plutôt de quotas d’amendes ? avec les cyclistes ?
    Un exemple, la rue de bourg s’est paupérisée depuis 15 ans, il ne reste que des commerces qui vivotent, qui ferment, qui disparaissent. Sous couvert d’une mixité forcé par les mêmes bobos qui veulent se donner bonne conscience, nos anciens sont confronté à une horde-sans-respect tous les soirs dans les rues.
    On a pu voir que le Vert peut être faillible, avec la Verte Chevalley amatrice de voyage en Afrique et fière d’être décorée par un pays africain car elle est sensible aux cadeaux pour services rendus. On en compte visiblement aussi à Lausanne des comme ça, car les Lobbyistes travaillent à fond sur cette municipalité !

  10. Voici ce que m’inspire cette idée:
    depuis longtemps les villes sont les lieux progressistes, vivre en ville c’est être dans la lumière, être au centre alors que vivre en campagne, en banlieue c’est choisir de rester à la périphérie, dans l’ombre, dans les traditions aussi. Qui veut réussir doit aller en ville. Combien d’artistes francophones n’ont réussi que parce qu’ils sont allés à Paris!
    Cette vision me paraît aujourd’hui archaïque, même si elle est encore répandue, et elle sera encore moins valable dans l’avenir.
    Car à quoi bon habiter en ville? Les loyers sont 10 à 20% plus chers, pareil pour les impôts. Il y a plus
    de bruit, presque pas de verdure…Certes il y a des avantages comme de ne pas avoir besoin de voiture, ce qui permet une substantielle économie.
    Le télétravail va devenir habituel et donc beaucoup ne viendront au bureau plus qu’un ou deux jours par semaine, par conséquent habiter en ville à cause du travail sera moins intéressant.
    Pour ceux qui habite en dehors: qu’est-ce qui les amène en ville? Autrefois on venait faire les magasins, on pouvait trouver presque tout, en tout cas beaucoup plus qu’au village. Aujourd’hui avec internet je peux acheter presque tout ce que je veux de mon salon, je perd moins de temps et je peux même comparer les prix. Pour la nourriture et d’autres petites choses je vais certes au magasin mais il y a ce qu’il faut au village. Je pense que les rencontres se font plus par internet que sur la place publique, dans les bars ou les stades,…donc là aussi pas besoin d’aller en ville pour trouver un(e) partenaire.
    Donc que reste-t-il d’intéressant en ville? L’offre culturelle, sportive, certains restaurants,…oui c’est vrai,
    mais on y va guère plus qu’une fois par semaine ou même par mois, pour certains même qu’une ou deux par an!
    Donc je pense que la ville, en fait, perd toujours plus de son attrait mais certains conseillers municipaux continuent de croire que leur ville est le lieu le plus envié du canton (ou même du pays) et qu’elle n’a pas besoin de rester attractive…

    1. On trouve sans doute aussi un CHUV et une université dans chaque village. Pour l’université, ça peut encore se discuter, puisqu’il est désormais possible d’obtenir un diplôme en ligne, même depuis le trou le plus perdu (par exemple, avec Open University). Et encore, pas dans toutes les disciplines (quid des travaux pratiques?).

      Mais si je dois me faire ouvrir le ventre ou opérer d’urgence du coeur ou de la prostate, tant que la chose ne sera pas possible en ligne et à domicile, je préfère encore que ce soit par un chirurgien compétent que par un ferblantier ou un garagiste. Sinon, gare aux bobos – et pas seulement ceux de gauche.

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