Au bout des mesures, il y a des êtres humains

Les taskforces insistent beaucoup sur la crainte des milieux hospitaliers de devoir « trier » (j’ai horreur de ce verbe pour des personnes) les patients en cas de surcharge. Ont-ils conscience du fait que le Conseil fédéral, tout comme les gouvernements cantonaux, doivent sans cesse « trier entre les risques de dégâts humains que causeront les mesures prises » ? Parce que c’est bien là que résident la dureté et le danger de la pandémie. Les pertes économiques des milieux culturels, hôteliers, commerçants en général, touristiques, etc… ne sont pas que des chiffres, elles correspondent en outre souvent à des effondrements de personnes. Et ces terribles souffrances ne peuvent pas être guéries seulement par des moyens financiers. D’ailleurs, ces moyens financiers sont de l’argent public, qui n’est pas propriété de l’Etat lequel devra rendre compte de sa gestion.

Personne n’imputera des dommages à d’éventuelles erreurs « scientifiques » qu’on ne connaîtra d’ailleurs jamais vraiment, mais toute souffrance sera imputée aux membres des exécutifs et un peu aux parlementaires. Quoi qu’on dise, ce sont eux qui ont le rôle le plus difficile et le plus ingrat.

Comme tout le monde, je déteste les mesures imposées, mais j’affirme que nos autorités politiques sont beaucoup plus attentives à la détresse des êtres humains touchés par les mesures de protection anti-covid que bien des milieux scientifiques, en tous les cas si l’on en croit la phrase de l’épidémiologiste bernois, M. Christian Althaus, qui a quitté la taskforce scientifique de la Confédération en disant (citation de Heidi.News du 10.01.21) : « Les politiciens doivent apprendre enfin à regarder la science sur un pied d’égalité ».

NON ! Ils doivent regarder la science comme un des nombreux paramètres de la gestion du bien commun de la société humaine dont ils sont responsables.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

60 réponses à “Au bout des mesures, il y a des êtres humains

  1. Merci pour ce commentaire. L’évaluation de la situation doit être intertemporelle et le point de vue épidémiologique est dominé par le présent et les 1-3 mois à venir.

  2. Mémé droite à coté de ses pompes comme
    à l’habituel: hors science c’est la démence séparée du factuel et toutes voiles dehors vers la catastrophe

    1. Vous disposez du droit inaliénable de ne pas venir sur ce blog si vous estimez que Madame Sandoz est à côté de ses pompes. Et un peu de respect ne vous ferait pas de mal.

      1. Je suis tout à fait d’accord avec votre réponse, décidément la vulgarité et le non respect est de plus en plus d’actualité. Ce que nous traversons devrait nous faire réfléchir et nous faire changer notre état d’esprit

  3. De sa forme d’origine en allemand:

    “Die Politik muss endlich lernen der Wissenschaft auf Augenhöhe zu begegnen.”

    Je la traduirais plutôt par:

    “La politique doit apprendre enfin à considérer la science sur un pied d’égalité.”

    Considérer la science au même niveau que la politique me semble raisonnable tant qu’il n’y a pas d’exclusivité et que le 2è article de la Constitution est respecté.

  4. Madame Thatcher disait que l’argent public n’existe pas, il s’agit de l’argent du contribuable. A vrai dire l’argent du contribuable est budgété et dépensé et nous sommes au stade d’emprunter massivement, hors budget régulier, pour murer définitivement les générations futures dans les dettes. Ils veulent endiguer un ruisseau ridicule avec de milliards et laisser l’économie couler sous l’eau. Vous êtes trop gentille Madame avec les politiques ! Au Liban, le pays fait un essai grandeur nature depuis hier, en confinant totalement tout le monde pendant 11 jours (la nourriture par livraison à domicile). Si ce pays confinera après les 11 jours les travailleurs indispensables (police, santé, livraison, etc.) qui ont travaillé pendant le confinement et impose la quarantaine (11 jours) aux arrivants de l’étranger, la contagion devra cesser. Je pense que c’est le seul modèle qui a des chances de réussir. Les vaccins ont eu un très mauvais départ, avec les statistiques sur les séquelles qui nous arrivent d’Israël. A mon humble avis d’ici 3 mois nos gouvernants vont regretter les achats massifs des vaccins et de l’avoir suggérer au peuple avec insistance. Les vaccinés continuent à tomber malade comme le reste de la population.

    1. “Les vaccins ont eu un très mauvais départ, avec les statistiques sur les séquelles qui nous arrivent d’Israël. A mon humble avis d’ici 3 mois nos gouvernants vont regretter les achats massifs des vaccins et de l’avoir suggéré au peuple avec insistance. Les vaccinés continuent à tomber malades comme le reste de la population.”

      Sources et preuves, svp. Merci.

      1. A mon humble avis sert comme….. “source”……. et pour la preuve: taper dans google:

        Norvège+vaccin+23 morts. Je ne mets pas le lien car Madame Sandoz n’aime pas qu’on les rajoute.
        3 mois j’ai écrit pour ratisser large et ne pas prendre trop de risque.

        Les norvégiens sont le seul peuple non-corrompu connu sur la planète terre. Il faut les écouter.

        1. La question n’est pas de savoir si des personnes vaccinées sont décédées mais de savoir quel est le lien entre le vaccin et ces décès. Je n’ai encore rien trouvé de précis là dessus. D’autre part quelles sont les sources indiquant que les personnes vaccinées continuent à tomber malades ? Ces infos seraient précieuses pour prendre une décision éclairée…

    2. Le confinement de 11 jours n’est pas suffisant: certains cas (certes rares) ont mis jusqu’à 28 jours pour se déclarer mais c’est suffisant pour relancer un cluster. Il faudrait fermer durant 6 semaines. D’autre part, fermer totalement les frontières est presque impossible: il suffit d’une entrée clandestine et c’est cuit. Finalement la charge virale est tellement importante aujourd’hui que le virus peut rester sur une surface durant un certain temps (y compris sur des biens importés): il faudrait donc maintenir une hygiène stricte que beaucoup sont incapables d’appliquer… et introduire un traçage des contacts intrusif “à la Chinoise”.

  5. 1. Comment voulez-vous qu’une task force scientifique composée de 70 savants aux égos tous plus grands les uns que les autres soit efficace.
    2. Il n’est venu à l’esprit d’aucun de ces savants, ni des politiques censés prendre les décisions, d’envisager des mesures de prophylaxie qui coûteraient bien moins cher que le vaccin pour tous.
    3. C’est nettement moins porteur pour les prochaines élections de dire au peuple “prenez des oligoéléments et de vitamines” que “voyez, grâce à nos mesures nous avons vécu la pandémie”

    1. Voilà qui est bien dit, enfin ! En effet la prophylaxie n’a hélas jamais été mentionnée par les autorités….. Et si les mesures, coûteuses à tous points de vue, qu’elles préconisent ne se révélaient pas aussi efficaces que prévu ??…..

    2. A part le premier point, entièrement d’accord. Il y a beaucoup de médecins qui conseillent une prophylaxie mais ils ne sont pas entendus pas le milieu médical et plutôt mis à ban. Évidemment faire de la prophylaxie n’est pas assez lucratif et le problème récurrent de notre système de santé. Après le scandale du remdesivir on vois bien qui tire les ficelles: les entreprises pharma qui savent convaincre la grande majorité de nos autorités et médecins.

      1. En 40 ans de carrière dans le privé au contact de grandes entreprises en tant que fournisseur j’ai constaté que plus les task forces mises en place étaient « volumineuses » moins les entreprises résolvaient leurs problèmes. Je ne crois pas que demander l’avis au monde entier et à son frère puisse être efficace. D’où mon premier point.

  6. Bien que la tentation soit grande pour le scientifique de vouloir prendre le pouvoir sur le politique, affaires d’ego sans doute, il est plus que souhaitable, pour le bien de tous, que chacun reste à sa place, ainsi, les vaches seront bien gardées.
    De plus, les citoyens de ce pays sont déjà suffisamment pris en otage, depuis près d’un an, avec des mesures abracadabrantes de toutes sortes sans qu’ils y aient besoin que les scientifiques tentent des intrusions dans le milieu politique. Que le politique de renseigne auprès du scientifique est légitime mais que M. Althaus n’oublie pas que sa place est, avant tout, dans un laboratoire. A chacun son métier.

    1. “Que chacun reste à sa place”! Vous êtes bien dur avec les scientifiques. Je trouve votre vision simpliste et crois au contraire que chacun doit faire selon sa conscience au risque de chambouler l’ordre établi. Se brider est la meilleure manière de ne pas faire avancer le monde.

      Les mesures ont été abracadabrantes, j’en conviens mais il faut l’avouer que c’est parce que les scientifiques n’ont pas assez été suivis. La voie du milieu choisie par nos autorités n’est pas la voie du moindre mal mais bien la voie de la plus longue durée des restrictions.

    2. Quand ils interrogent des analystes financiers sur CNBC sur une entreprise, un carré s’ouvre sur l’écran dans lequel on peut lire si la personne ou sa famille a le moindre intérêt avec la compagnie en question. Tous les scientifiques courent le “cachet” chez big pharma, comme les artistes près des producteurs, pour financer leurs recherches, ou bien ils sont salariés, et DOIVENT dans ce cas tordre la réalité suffisamment pour converger leurs opinions avec les intérêts de leurs employeurs.

  7. 100% des experts de la Task Force Covid suisse n’ont jamais vu une entreprise de leur vie. Ce sont tous des professeurs d’université (ETH, EPFL, UNIL, Universités de Bâle ou St-Gall, etc.). Les rares dont on pourrait dire qu’ils ont une expérience de terrain travaillent dans des hôpitaux … souvent universitaires (tps://sciencetaskforce.ch/fr/organisation-et-groupes-dexperts/)

    Le parlement est à 70% composé de personnes qui ne connaissent rien à la gestion d’une entreprise, grande ou petite, ou aux enjeux économiques (profession « libérales », enseignants, cadres dans le public ou politiciens professionnels tps://wp.unil.ch/eliteresearch/2019/12/le-profil-socio-professionnel-du-parlement-federal-2015-2019/ ). Rappelons qu’Alain Berset a suivi un parcours académique avant de se lancer en politique.

    Entre des universitaire qui peinent à faire la différence entre leur laboratoires, leurs recherches et les réalités de la société ou un parlement constitué essentiellement de juristes, de fonctionnaires et de politiciens professionnels, qui n’ont, dans leur écrasante majorité, aucun souci à se faire quant à leur avenir économique et social pendant et après la crise du Covid, on peut considérer que notre pays est dirigé par des gens qui prennent des décisions en toute méconnaissance de cause. Ils ont une vision abstraite et désincarnée de la société et du peuple. Les yeux rivés sur des chiffres et des statistiques, leur idéalisme technocratique et leur moralisme est d’autant plus confortable que ce ne sera pas eux qui subiront directement les conséquences de leurs décisions.

    Je pense que nous assistons à la naissance d’un nouveau régime politique: un féodalisme épistocratique qui va se renforcer et se transformer au gré des crises à venir (nouvelles pandémies, climat, effondrements sociaux, etc.).

    Au-delà de ce que l’on pourrait considérer comme une revanche des «sachants» sur tous ces affairistes, boutiquiers, bistrotiers et autres saltimbanques, obnubilés par leurs médiocres petites affaires et à qui il est bon de rappeler qui sont les maîtres, c’est à une dérive de la raison technicienne que nous assistons. Elle est aux «élites» ce que le populisme est à la plèbe.

    Après quelques escarmouches (Brexit, gilets jaunes, Trump et ses conséquences, etc.) le clash est d’ores et déjà programmé.

    1. @OLIVIER CAILLET
      Merci pour cette analyse intéressante et pertinente qui éclaire de belle manière le décalage souvent abyssal qu’il y a entre les “élites” et le peuple…

      1. “Le décalage abysssal entre les “élites” et le peuple”.

        Mon dieu que c’est terrible cette dictature Suisse où toutes les élites sont élues par le peuple, où n’importe qui peut se présenter aux élections Communales, où le pouvoir est décentralisé dans les Cantons et les Communes, où n’importe qui peut lancer un référendum ou une initiative, où la liberté d’expression est (presque) totale, où vous pouvez rencontrer un Conseiller Fédéral dans le train…

        Visiblement, vous ne vivez pas en Suisse Madame Olegna où alors vous avez raté les cours d’éducation civique…

        1. @GUILLAUME TELL
          Rassurez-moi, vous avez remarqué que depuis bientôt une année le Conseil Fédéral a pris quasiment les pleins pouvoirs sous prétexte d’urgence sanitaire?

          1. Le manque de précision peut parfois mener à l’exagération: l’état d’urgence a été décrété de mi-mars à mi-juin (3 mois). Puis la main a été rendue aux Cantons jusqu’à fin septembre (beaucoup de gens ont d’ailleurs trouvé que c’était une mauvaise idée). Le CF a ensuite repris partiellement la main mais laissé une marge importante aux cantons jusqu’à la fin de l’année. De plus, les chambres ont voté sur un nombre de points multiples concernant Covid…

            La seule chose que “le peuple” (comprenez une petite élite d’entrepreneurs suffisamment fortunés pour financer une campagne) a fait, c’est de lancer un référendum qui supprimerait immédiatement les aides Covid… (très malin !)… cherchez donc la déconnection entre le “peuple” et le peuple…

          2. @GUILLAUME TELL,
            Je vous remercie pour vos précisions. J’avoue y être allé un peu trop à la louche sur ce coup…
            De manière plus générale (et plus nuancée), je pense tout de même que le Conseil National et le Conseil des Etats, tous partis confondus, ne sont pas représentatifs de la classe inférieure, voire moyenne inférieure (ouvriers, petits salariés), ni des petits entrepreneurs indépendants. On y trouve une représentation écrasante d’avocats, de médecins, d’agriculteurs, d’administrateurs, de chefs de grandes entreprises, d’assureurs,….
            2 liens intéressants sur le sujet:

            tps://www.letemps.ch/suisse/profession-parlementaire-federal

            tps://www.rts.ch/info/suisse/7082584-les-professions-des-elus-federaux-peu-representatives-de-la-population.html

          3. Peut-être du masochisme de la part des votants des classes moyennes et “inférieures” (pour vous citer), ou alors le “syndrôme de Stockholm” version politique… pour ma part je pencherai pour un méchant virus qui altère le jugement ? L’antidote, retourner à l’école…

            Bon sujet d’étude en tout cas.

    2. Le pire serait que ce soit des chefs d’entreprise qui décident. On ne peut être juge et partie. Le CF n’est pas en manque de pressions lobbyistes, c’est ce qui fait sa faiblesse. Chacun y va pour défendre son domaine. La voie du milieu chère à notre pays est celle qui va coûter le plus cher, tanf financièrement que socialement. Des restrictions fortes et moins longues seront beaucoup plus efficace. Aujourd’hui par rapport aux mesure du printemps dernier, la différence reste l’ouverture des écoles et je supporte entièrement que ce soit le dernière mesure que l’on souhaite activer. Les écoles restant ouvertes la courbe des nouveaux cas va diminuer et atteindre un nouveau plateau. Sera-t-il sufisemment bas? C’est ce que nous apprendrons dans 4-6 semaines.
      Pour le reste, la société entière devrait prendre en charge toutes les entreprises qui doivent fermer, dans le but d’éviter les faillites, y compris celles qui étaient déjà en difficulté avant la pandémie. C’est une question de justice que l’on devrait appliquer sans discrimination.

      1. Les mesures prises sont clairement insuffisantes au vu de l’apparition d’un nouveau variant plus apte à ce propager. Ce n’est pas avec des mesures plus soft que l’on combat un virus plus hard.

        Quant à soutenir des entreprises, certes oui, mais nullement celles qui étaient condamnées à disparaître. Le nombre réduit de faillite en 2020 est un indicateur fiable d’une mauvaise politique et d’argent gaspillé.

        Je vous signale qu’il existe des secteurs qui prospèrent et des entreprises qui se créent ou qui perdurent.

        1. Le nombre réduit de faillites en 2020 n’est ABSOLUMENT PAS un indicateur fiable, bien au contraire. Tant que ces entreprises sont sous perfusion financière publique, elles ne vont pas forcément faire faillite. C’est juste une mesure palliative qui prolonge leur agonie.
          La vraie raison – et tout le monde est sur le point de le comprendre, sauf les plus endoctrinés – est que les mesures prises par les bras-cassés poltrons et influençables qui nous servent d’autorités sont totalement disproportionnées eu égard à la réelle gravité de ce virus – surtout si une vraie prise en charge médicale (prophylaxie et traitement précoce) est mise en place.

          1. La frustration des commerçants et des restaurateurs (et la vôtre si vous en faites partie est compréhensible). Pas certain que vos attaques peu mesurées contre nos autorités soient très utiles (ainsi que celle contre tous les gens qui ne pensent pas comme vous). Il n’y pas de traitement précoce efficace, il est temps de passer à autre chose.

            Cette saleté de virus est la pire chose que nous ayons connu depuis des décennies. Quoi que fassent nos autorités, c’est une bonne occasion pour les jamais-contents de se plaindre. Quand il y a une contamination, c’est bien parce qu’au moins une personne n’a pas fait ce qu’il fallait (peut-être parce qu’elle jugeait le virus pas si grave comme vous) et non pas à cause des autorités… Ce n’est d’ailleurs désormais plus à vous de juger si ce virus est dangereux mais à la collectivité voire à la communauté internationale.

            Espérons toutefois qu’aucune mutation du virus ne rendra le vaccin inefficace cette année et ne prolonge la pandémie d’une ou d’une dizaine d’années…

    3. Savez-vous que le grand Robert en 6 volumes ignore l’adjectif “épistocratique”? Entendez- vous pas là le pouvoir des clercs mais le mot clérocratie semble ne pas exister non-plus!! Le français est difficile quand on veut le forcer à traduire des idées pas claires, La Bruyère en parlait déjà! Amicalement vôtre!

      1. Epistocratie: du grec ἐπιστήμη, “science”, dans le sens de « savoir », et de κράτος, “souveraineté.

        Le principe de l’épistocratie est d’accorder plus de crédit et de pouvoir à des personnes ayant une meilleure maîtrise des sujets traités. Selon Jaason Brennan, auteur de “Against Democracy (Contre la démocratie), Princeton University, 2016, les gens croient que la démocratie est l’unique forme de gouvernement, dans laquelle chacun a un droit égal à l’exercice du pouvoir. Mais ils se trompent, dit-il. La démocratie doit être jugée sur ses résultats – et les résultats ne sont pas assez bons. La démocratie est le règne de l’ignorance et de l’irrationnel, et échoue trop souvent, affirme-t-il.

        Cet auteur plaide pour un nouveau système de gouvernement, l’épistocratie, soit le gouvernement par les “sachants” (the knowledgeable), qui pourrait être meilleur que la démocratie et qu’il est temps d’essayer pour le vérifier.

        Selon Wikipedia (article “Epistocratie”), d’autres, soutiennent au contraire que si en théorie l’épistocratie semblerait plus efficace que la démocratie, elle a le défaut de diviser la population en deux catégories : ceux qui savent et qui ont donc le pouvoir, et ceux qui ne savent pas et qui n’ont donc pas le pouvoir, avec le risque de la création d’une oligarchie. On pourrait même admettre qu’il s’agit bel et bien d’une oligarchie, à partir du moment où le pouvoir est détenu uniquement par “ceux qui savent” – c’est l’idéal platonicien du gouvernement par les sages.

        Pourtant, l’Histoire n’a-t-elle pas montré à quoi aboutit ce fameux modèle, que Platon expose dans sa “République”? A quoi d’autre sinon, pour les régimes qui s’en sont inspirés, à la terreur jacobine, aux camps d’extermination et au goulag? Or, Depuis 2010, la prise de décisions dans les pays industrialisés semble correspondre d’avantage au modèle de l’épistocratie, notamment dans sa dimension technique, la technocratie, où les experts techniques se trouvent en position d’autorité. Vue dans ce sens, non seulement l’évocation d’une épistocratie par Olivier Caillet n’a rien de gratuit mais se justifie tout à fait et n’est que des plus actuelles.

        Par chance, Platon nous a prévenu: si, dans l’idéal, le gouvernement doit être mis entre les mains des philosophes, en pratique gardons-nous bien de le faire car alors, gare aux dégâts… Mais il n’est pas certain que tous les “sachants” aient retenu sa leçon.

    4. Je trouve ça ironique de venir … (écrire?) ça sur le blog d’une ancienne politicienne, ancienne juriste et ancienne professeure d’université.

      1. @ALEXANDRE
        Je vois pas bien où est l’ironie…
        Je vous rappelle que Mme Sandoz ne fait pas partie de la Task force et que c’est bien en tant que juriste compétente et expérimentée, merci à elle, qu’elle s’inquiète de nos droits bafoués et de la perte de nos libertés.

  8. En finalité on ne peut que se rendre compte que nos politiciens sont incompétents sur presque tous les domaines et que nos fonctionnaires sont encore plus incompétents car obnubilés par le confort de leur position….
    Jusqu’à maintenant si ils avaient été employés d’une entreprise, ils seraient dans la première charrette avec une plainte… pour faute grave !

  9. Bonjour/Bonsoir, de mon côté, j’ai apprécié le texte de Prof. S. Sandoz.
    Elle soulève d’anciennes questions complètement d’actualité.
    Par contre, je n’ai pas du tout apprécié certaines critiques à la limite de la décence.
    Ceci étant écrit, reprenons les choses sérieuses:
    Le “tri des patient(e)s”: vraiment mais vraiment absolument rien de neuf sous le soleil. Celles et ceux qui pensent que c’est nouveau sont complètement dans l’erreur. Le tri se pratique depuis belle lurette (par exemple aux soins intensifs où le nombre de lits est réduit). Je ne sais pas qui veut vous faire croire à une nouveauté. TOUT FAUX ! Revenons sur Terre.
    Déjà lors de mes débuts en milieu hospitalier universitaire (il y a donc pratiquement 40 ans), les médecins parlaient de tri dans les couloirs. Et sans aucune gêne. Devant tout le monde.
    En 2020-2021, on veut nous faire croire que le tri est récent par obligation “pandémique”. Quelle blague. En fait, c’est une très très vieille rengaine.
    Car la notion de tri est archaïque dans l’histoire de la médecine et dans l’histoire tout court.

    Les effondrements psychiques des humains n’intéressent que les psychiatres. Tous les autres médecins s’en balancent (nous sommes des numéros dans des protocoles, ensuite nous devenons des statistiques, souvenez-vous) et alors ils auront encore plus le loisir de prescrire des drogues induisant des dépendances diverses et donc forcément d’enrichir encore et encore les Pharmas !

    Les erreurs scientifiques/médicales sont nombreuses d’une part, très bien camouflées/maquillées d’autre part, et seule la pointe de l’iceberg est visible et/ou connue du public. Tout est parfaitement et minutieusement rôdé afin de ne jamais dévoiler les failles.
    Car savoir ce qui se passe derrière le miroir de sainteté n’est pas à portée de tout le monde – Il faut un mental bien accroché pour écrire certaines indécences, certains dérapages coupables. Si nous avons l’opportunité d’être des deux côtés dudit miroir, nous savons et pouvons mieux mesurer les tenants et aboutissants. Le bémol reste les accords de confidentialité qui restent inviolables.

    Les mensonges « médicaux » chroniques peuvent donc devenir une maladie chronique qui nous menace toutes et tous. Et je rejoins le commentaire de J.-P. Hirschi « egos surdimensionnés ». Quoique l’adjectif surdimensionné reste faible. Voir le prochain paragraphe.

    Olivier Caillet a raison : la priorité des scientifiques c’est leur curriculum vitae, leur réputation internationale, les « impact factors » et le nombre de leurs publications. Le « ranking » est important. Et parmi les publications, il y a aussi des sections (originaux avec politique éditoriale, originaux sans politique éditoriale, revues, chapitres, abstracts, conférences, supervisions de recherches, fonds nationaux etc. etc.).
    Les investigateurs(trices) nous font joliment croire que nous sommes important(e)s alors que nous ne sommes qu’un numéro dans un nombre de patient(e)s investigué(e)s. Tout au plus nous serons une statistique. Un pourcentage de survivant(e)s, un autre pourcentage de répondant(e)s versus de non répondant(e)s.
    Car notre âme disparaît pour toujours dès lors que nous sommes inclus dans des études et des statistiques.
    Tout le reste n’est que broderie et dialogues de pièce de théâtre appris par coeur !

    Un départ précipité d’un scientifique n’a rien du tout d’étonnant. Ni le premier, ni le dernier ! Deux corps de métier absolument pas sur la même longueur d’ondes. C’est un peu comme la solution “piranha”, un mélange d’acide sulfurique et de peroxyde d’hydrogène. Donc à concentrations variables, réactions variables !
    Hélas, c’est ce que nous devons supporter au jour d’aujourd’hui. Des divergences fondamentales, une absence de vrai dialogue et forcément des décisions aléatoires franchement pas très sérieuses.

    Alors, après tant d’années de dérapages divers et bien connus en médecine humaine, je n’arrive toujours pas à comprendre que la population générale soit aussi endormie face aux cruelles réalités du terrain.
    Il est urgentissime de mettre les points sur les i.
    Et essayons de mieux trier le bon grain de l’ivraie. En gardant un bon moral !
    Enfin, peut-être que nous pourrions vraiment et radicalement modifier ce qui a été perverti durant plus d’un demi-siècle. Mais ne choisissons pas la même solution réductrice très explosive ….
    Portez-vous bien.

    Lectures si intérêt:
    1. un texte sur les regrets lors de gaffes médico-infirmières : Measuring regret associated with provinding healthcare. Richner et al. Health and Quality of Life Outcomes 2017; 15:56. DOI 10.1186/s12955-017-0630-z
    Mais il y a encore beaucoup de boulot comme on dit chez nous !

    2. John Noseworthy “The Future of Care — Preserving the Patient–Physician Relationship” N Engl J Med 2019; 381:2265-9.

    3, Editorial du Lancet 2020; 395:467. « Complicit silence in medical malpractice” au sujet de l’affaire Paterson.

  10. “…des universitaire qui […] n’ont jamais vu une entreprise de leur vie […], “qui peinent à faire la différence entre leur laboratoires, leurs recherches et les réalités de la société…”, […] “de(s) personnes qui ne connaissent rien à la gestion d’une entreprise, grande ou petite, ou aux enjeux économiques.”[…]”…des gens qui prennent des décisions en toute méconnaissance de cause. Ils ont une vision abstraite et désincarnée de la société et du peuple.”

    Exemples:

    * Jeff Bezos, Université de Princeton, informaticien-entrepreneur, président-directeur général et fondateur d’Amazon
    *Mark Zuckerberg (dit Mark Pain-de-Sucre), Phillips Exeter Academy, Université d’Harvard, programmeur, entrepreneur, informaticien, mécène, président-directeur général de Facebook
    *Sundar Pichai, Université Stanford (maîtrise universitaire ès sciences). Wharton School (maîtrise en administration des affaires). Institut indien de technologie de Kharagpur (Bachelor of Technology,
    Informaticien, cadre dirigeant, président-directeur général de Google
    *Tim Cook, Université d’Auburn (baccalauréat universitaire ès sciences), Université Duke,
    Fuqua School of Business (maîtrise en administration des affaires), homme d’affaires, informaticien, ingénieur, président-directeur général d’Apple
    *Arvind Krishna, Indian Institute of Technology, Kanpur (IITK), Ph. D., Université d l’Illinois, Urbana,Champaign, président-directeur général d”IBM
    *Bill Gates, Harvard College, entrepreneur, programmeur, informaticien, inventeur, financier, joueur de bridge, investisseur, acteur, président-directeur général de Microsoft (1975-2000)
    *Elon Musk, Université Stanford, Université Queen’s, Queen’s School of Business, Université de Pennsylvanie (baccalauréat universitaire ès sciences), Wharton School (baccalauréat universitaire en lettres), Ingénieur en aérospatiale, inventeur, programmeur, ingénieur, entrepreneur, acteur, président-directeur général de Tesla

    Vous faut-il d’autres exemples d'”épistocrates féodaux” enfermés dans leur tour d’ivoire ou leur navette spatiale?

    1. Vous avez parfaitement raison, ces entrepreneurs et dirigeants représentent un des aspects de ce féodalisme épistocratique.

      Avec toutefois une différence de taille : malgré toute leur fortune et tous leurs pouvoirs, ils n’ont pas (encore ?) les moyens de mettre une économie à l’arrêt du jour au lendemain par décret.

      1. Bien d’accord avec vous. Ma réponse à la question posée par Flautino44, ci-dessus, au sujet du mot “épistocratie” pourrait d’ailleurs vous intéresser. Il est vrai que le terme est encore peu usité. Passé presque inaperçu quand Emmanuel Macron l’a évoqué en public – “Le terme “épistocratie” […] désigne un mode de gouvernement au sein duquel le pouvoir serait confié aux savants” (Emmanuel Macron, lors de son interview sur TF1, le 15 octobre 2017) – il a commencé à faire parler de lui quand Alexandre Viala a aussitôt accusé le président français d’incarner une nouvelle forme de gouvernement qui confie la conduite des affaires aux experts, exercice du pouvoir qui, en délégitimant toute opposition, mettrait en danger la démocratie (Alexandre Viala, “Le macronisme ou le spectre de l’épistocratie”, Le Monde, 18 octobre 2017).

        Depuis, articles de presse et études se multiplient sur ce sujet. Affaire à suivre, donc…

    2. @F.T.
      Avant de vous lancer avec dévotion dans la défense béate des Bezos et autres Musk, vous auriez pu lire plus attentivement de qui l’on parle…
      Olivier Caillet parle des membres la Task force et des parlementaires. Des personnes qui ne connaissent pas grand chose des réalités d’un entrepreneur, voire même tout simplement du citoyen lambda, car souvent déconnecté de la vie quotidienne des gens qui subissent leurs décisions.
      Le fait que vous ayez dressé, avec admiration semble-t-il, la liste des oligarques tout puissants des GAFAM, illustre ironiquement que ce sont en effet bien eux qui ont pris le pouvoir. Et ce ne sont pas les défenseurs de nos PME , ni de nos commerces de proximité…

      1. @Olegna,

        Au risque de vous décevoir, ce n’est pas parce que je fais la liste (sommaire) des pontes des GAFAIM que j’en suis le partisan. Si vous prenez la peine de lire ma dernière réponse à M. O. Caillet, vous constaterez que c’est même plutôt le contraire. En revanche, je ne suis pas d’accord avec lui quand il affirme que les universitaires auraient un pouvoir d’intervenir dans l’économie dite réelle par décret. La récente démission de l’épidémiologiste Christian Althaus de la Task Force Covid montre assez que ce n’est pas le cas, je crois.

        En revanche,, les GAFA et Twitter ont montré qu’ils pouvaient avoir un impact politique réel en privant un président sortant des Etats-Unis, encore en exercice, de son accès au public. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas une grande preuve de courage de leur part.

      2. A propos des GAFAM, je suggère qu’on les appelle déjà GAFAMM.
        Elon MUSK est déjà le deuxième plus riche au monde, à ce qu’on peut lire (capitalisation supérieure à Toyota en produisant quelques % du nombre de véhicules.

        Eh oui, ce n’est pas la crise (ou la pandémie) pour tout le monde, car il semblerait que ces GAFFAMM n’ont jamais gagné autant d’argent depuis la survenue du covid!
        De là à racheter la moitié de la planète et encore, on ne parle pas de leurs pairs chinois, auxquelles le flou artistique n’a pas encore généré d’acronyme.

        Ce qu’il serait intéressant d’étudier, serait, quelle est leur influence sur une Task Force suisse et sur notre CF?
        On en parle évidemment beaucoup de ces GAFAMM et pourtant, personne n’arrive à leur faire payer des impôts justes…!

  11. Ce qui est le plus préoccupant à mon sens actuellement, c’est le manque de perspectives pour la génération des 20-30 ans.

    Beaucoup d’entre eux viennent d’achever une formation professionnelle ou un cursus académique et ils ne trouvent pas de travail et souvent même pas une place pour un stage. En effet, les entreprises ne veulent prendre aucun risque et on les comprend. De plus, ces jeunes gens ne touchent aucune indemnité et n’entrent pas dans les statistiques des personnes sans activité professionnelle. Force est de constater que le taux de personnes sans emploi en Suisse est totalement sous-estimé et c’est incompréhensible.

    Alors que ces jeunes gens devraient prendre leur envol, avoir des projets, ils sont dépendants de leurs parents sur le plan financier ce qui les culpabilise alors qu’ils ne sont en rien responsable de cette situation qui dure et qui perdure.

    En outre, je crains de graves dégâts collatéraux sur cette génération et si des drames personnels devaient survenir dans quelques mois ou quelques années, personne hélas n’en prendra la responsabilité.

    Il est très urgent de penser à eux.

    Chantal Gétaz

    I

    1. Bravo et bien que n’ayant pas d’enfants, j’abonde dans votre sens.
      Quid de vos enfants, peuple démocratique suisse ????

      P.S. On pourrait aussi parler des vieux que l’on met à la rue, à l’assistance sociale (hors statistique) etc. , mais restons concis.

  12. Je ne comprends pas bien le gros raccourcis que vous faites entre la phrase de M. Althaus et le fait qu’il serait moins attentif à la détresse humaine. Expliquez-moi! Je crois que votre interprétation n’est pas correcte.

    1. Les avis des scientifiques – que faut-il entendre par ce terme? – devraient avoir autant de poids que l’ensemble des problèmes engendrés par les mesures que les “scientifiques” souhaiteraient. Or la santé n’est pas que physique.

  13. Le premier malheureux effet de la pandémie est tout de même de balayer des personnes qui veulent vivre. Est-ce que ce droit passe après la qualité de vie de ceux qui ont plus de chance, soit la toute grande majorité ? Vous êtes choquée de l’image que vous inspire « trier » quand il s’agit de personnes, mais c’est bien la réalité à laquelle ont été confrontés les soignants d’hôpitaux surchargés et en manque de moyens techniques (respirateurs) : sélectionner l’un pour le garder, et écarter l’autre. Il est possible de trouver un terme qui ne vous fera pas horreur, si vous désirez prendre des distances avec cette triste réalité. Par exemple « choisir » de penser à celui qu’on aide plus qu’à celui qu’on abandonne : c’est plus élégant que « trier ». Dans la même optique, vous pesez « les nombreux paramètres de la gestion du bien commun de la société humaine », mais sur ces différents plateaux qui oscillent entre le bien-être et la souffrance, il y a certainement des situations auxquelles vous avez été confrontée, ou proche témoin, et d’autres que vous vous représentez, et il faudrait savoir que dans ce cas les informations et le raisonnement ne remplacent pas entièrement l’épreuve. Les soignants désespérés qui ont dû sélectionner ont pesé la souffrance sur le plateau de la balance de l’hôpital, les restaurateurs pèsent la perte de leur affaire pour laquelle ils ont consacré des années de leur vie, chacun est sensible aux conséquences qui le touchent directement et tente de tirer vers lui la barre de « ce qui est juste ». Dommage que l’abbé Pierre ne soit plus là pour donner son avis sur la question, ou plutôt tant mieux parce qu’on n’aime pas les gens qui ne privilégient pas leur ego et pensent trop aux autres, on les considère comme pas réalistes.

    Le rôle des politiciens est le plus difficile et le plus ingrat ? Mais cela fait partie du jeu dans la profession qu’ils ont choisie… Ceux-ci sont sensiblement plus portés, dans leurs motivations premières, à récolter des lauriers que les scientifiques ou les médecins. Quant au sens des responsabilités, quel politicien se sentira mal d’avoir failli ? Il tournera la veste pour aller serrer la main de ceux qu’il méprisait le jour avant, à nouveau plus fort pour « contribuer au bien public ». La modestie n’est pas courante, voir inexistante dans ce monde. Dans le milieu médical et paramédical, oui elle existe, et traduit le plus souvent un choix honnête dans le désir d’apporter du bien aux autres. Ces professions peuvent être très ingrates, tous les soignants en ont fait l’expérience, le savent et n’ont pas besoin d’insister pour donner une image de grandeur dans le sacrifice ! Et pour conclure, une devinette : quelle différence y a-t-il entre un médecin raté, et un politicien raté ?.. Le premier, même s’il jouit d’une pleine santé, ne parviendra pas à la donner aux autres. Le second, même s’il est élu avec grand succès, ne saura continuer à transmettre son enthousiasme.

    1. «hôpitaux surchargés et en manque de moyens techniques (respirateurs)»

      Un ami travaille dans une petite PME de Préverenges dont le patron a décidé, lors du premier confinement, de fabriquer 160 respirateurs de secours sur ses propres fonds dans le but de contribuer à l’effort de lutte contre le Covid et à aider les hôpitaux.

      Son histoire a été racontée dans 24Heures (tps://www.24heures.ch/la-drole-daventure-dun-fabricant-de-respirateurs-de-secours-950313664392 ).

      Renseignements pris ce matin, Swissmedic n’a toujours pas validé leur appareil.

      Après consultation de profil de la direction de Swissmedic (tps://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/notre-profil/organisation/direction.html) et de son conseil (tps://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/notre-profil/organisation/conseil-de-l-institut.htmleil de l’institut (swissmedic.ch), je vous renvoie à mon commentaire précédent.

    2. Bonjour Dominic,
      En réponse à votre texte, je peux vous affirmer que modestie et médecine ne font pas bon ménage. Un praticien qui voudrait rester « modeste » ne saura prétendre à une quelconque carrière (hospitalière, universitaire etc.) ……. Il restera « quelconque » et c’est horriblement dérangeant dans cette profession.
      Tout ce que vous entendez sur les ondes ou pouvez lire n’est que propagande habilement étudiée, bien ficelée pour toucher un maximum de personnes bien trop influençables donc crédules. C’est tout un art de mentir élégamment, sans que jamais quiconque s’en rende compte.

      Les vraies informations, englobant tous les tenants et aboutissants sans exception, ne seront jamais relayées dans les médias. Que ressort des nombreuses et régulières réunions à « huis clos » des scientifiques, toutes spécialités confondues ? Absolument rien, sinon nous le saurions déjà depuis belle lurette.
      Alors modestie, chère modestie, où te caches-tu donc ?

      Vulpem pilum mutare, non mores. Gaio Svetonio Tranquillo (Suétone).

  14. Je comprends la profond lassitude des politiciens devant les scientifiques et leurs histoires compliquées. En fait, le COVID, c’est simple, il suffit de regarder les courbes. Le nombre de nouveaux cas baisse drastiquement pendant le week-end. Il faut donc inventer le week-end de 7 jours. Pour faire “in” on trouve un nom anglais pour lancer la mode: cela s’appellera donc le lockdown.

  15. Vous dites que des entreprises ne veulent plus prendre aucun risque, c’est juste pour mon cas. Avec les annonces de la municipalité de Lausanne qui veut interdire les voiture et ce que nous subissons avec les décisions Covid de nos autorités, je suis obligé d’organiser le départ de notre entreprise de Lausanne ! Nous laisserons sans doute sur le bas côté nos apprentis et certains qui voudrons rester mais nous devons fuir cette ville pour préserver notre valeur. Ceci grâce aux décisions irresponsables de quelques élus bobos de Lausanne!

  16. Les propos de Mme Sandoz concernant la pandémie me paraissent encore une fois des plus pertinents.
    Depuis un certain temps les médias inquiètent la population en parlant du triage des patients en milieu hospitalier. Je comprends que cela puisse choquer, mais le triage a toujours existé en médecine notamment aux soins intensifs en cas d’afflux de patients, Cela fait partie intégrante de la responsabilité médicale et doit répondre à la notion éthique de justice distributive, parfois lourde à porter.
    Concernant l’avis des conseillers médicaux de la taskforce, comme le dit bien Mme Sandoz, ça ne devrait être que l’un des nombreux paramètres de la gestion du bien commun. Bien sûr que la santé est essentielle, mais dans certaines limites.
    La tâche des politiciens est effectivement très difficile ; d’un côté ils sont tiraillés entre les recommandations excessives de la taskforce et la pression des médias et de l’autre côté ils craignent de trop pénaliser la société.
    Cependant, les politiques n’ont jamais voulu écouter ou tout au moins n’ont pas tenu compte des avis plus raisonnables et pondérés d’autres épidémiologistes et infectiologues « dissidents », Ceux-ci préconisent une protection axée sur les sujets à risque, c.-à-d.
    essentiellement les personnes âgées. Si l’on avait intelligemment ciblé l’information (sans paniquer toute la population) et les mesures de protections sur celles-ci on aurait probablement pu diminuer l’ampleur de la surcharge hospitalière ; ce sont en effet principalement ces patients qui peuvent nécessiter des soins intensifs. Malheureusement ces scientifiques et médecins « dissidents » ont été et sont encore systématiquement dénigrés par les experts officiels et les médias mainstream, alors qu’il y a parmi eux nombre de gens compétents et sérieux. Mais dès que l’on n’est pas d’accord avec la doxa on est traité de complotiste ou d’irresponsables. Il est vrai que le film « Hold Up » ne leur a pas rendu service. En effet dans la première partie de ce documentaire plusieurs d’entre eux se sont exprimés, mais par la suite c’était un ramassis d’arguments stupides et complotistes au vrai sens du terme de la part d’autres intervenants, ce qui discréditait leurs propos.
    Dès le début de cette pandémie j’ai estimé que tout cela était disproportionné pour une maladie dont la létalité est de l’ordre de 0,3 o/o avec une médiane des décès de 84-85 ans, bien que des patients plus jeunes puissent être sévèrement atteints, mais ils sont rares , et il y aura toujours de la place pour eux aux soins intensifs.
    Cette covid est certes plus sérieuse que la grippe et surtout beaucoup plus contagieuse, mais ce n’est pas la peste, ni la grippe espagnole ni la guerre auxquelles certains l’ont comparée.
    Au début de la pandémie on pouvait comprendre que l’on prenne des mesures maximales car on pouvait craindre un nouveau SRAS ou Ebola, mais assez vite on s’est rendu compte que ce n’était pas le cas. Malheureusement la panique mondiale s’était déclenchée et l’effet boule de neige a fait que personne n’a osé revenir en arrière, craignant probablement les reproches de ne pas en faire assez.
    Il ne s’agit plus d’une crise, qui par définition est limitée dans le temps, mais d’une situation qui dure depuis environ une année et dont personne ne peut dire quand cela va se terminer.
    Il semble évident qu’on ne pourra pas continuer ainsi longtemps et qu’il faudra en revenir au bon sens.
    J’espère vivement que ce vaccin controversé, appliqué aux personnes âgées et à risque (sur une base volontaire) chez qui le risque de la maladie est plus important que les éventuels effets secondaires à long terme va décrisper la situation et diminuer la surcharge hospitalière, justification principale de toutes ces mesures.
    Je trouverais cependant scandaleux que ce vaccin soit imposé, ce qui ne sera probablement pas le cas, ou que l’on pénalise ceux qui ne se feraient pas vacciner en leur interdisant les transports publics, les restaurants, les spectacles, etc. De même il serait scandaleux que l’on fasse pression sur les soignants, dont la plupart ont peu de chance d’avoir une forme grave, pour se faire vacciner d’autant plus qu’il semble que ce vaccin n’empêche pas la transmission du virus.
    Il est étonnant de constater que le principe de précaution utilisé à l’excès pour justifier tout ce que l’on fait est vite oublié en ce qui concerne ce vaccin !
    Médecin retraité ( ancien anesthésiste-intensiviste) de bientôt 71 ans, donc à risque, je n’ai que peu à pâtir de ces mesures et je ne prêche pas pour ma paroisse ; mais , comme Mme Sandoz, je trouve déplorable d’imposer toutes ces mesures aux plus jeunes pour sauver à tout prix les plus âgés.

    Pierre Flouck
    21.01.2021

    1. Bonjour et merci infiniment Dr Pierre Flouck,
      Excellents commentaires. Dans un des titres de Prof. S. Sandoz qui écrit très justement et très pertinemment, soit “Au bout des mesures, il y a des êtres humains”, j’ai aussi rappelé le concept du tri des patient(e)s. Une très très vieille affaire qui, tout d’un coup, revient sur le tapis. A croire que les humains ont complètement oublié ce concept pourtant extrêmement routinier (et pas forcément discret) depuis belle lurette. La mémoire humaine est plutôt courte mais à ce point c’est sidérant.

      Vous avez également raison par rapport à l’abondante exagération. Pas les bons scientifiques, pas les bons politiciens. Toujours les mêmes rengaines …. émanant de quelques spécialistes. Les autres ?
      Méthodiquement depuis un an, tous les avis un peu différents, plus modulés, plus censés, sont systématiquement triés et éliminés. Mis au rebut.
      Bizarre, un peu comme le tri des patient(e)s.
      Au jour d’aujourd’hui, il y a comme une déferlante d’obscurantisme particulièrement délétère, dans une population incroyablement crédule. Effarant.

      A noter que je proviens également d’anesthésiologie-médecine intensive mais comme scribe pour une sommité genevoise du domaine (entre autres secteurs d’activité confidentiels). A l’époque nous avions encore le sens de la mesure et de l’efficacité ! A croire qu’en 2020-21 ce sens se soit complètement égaré vers la démesure unidirectionnelle et la complète absurdité …..
      Urgemment revoir la statue de Hidari Jingoro (sanctuaire Toshogu a Nikko Japon) et réfléchir à ce que nous souhaitons pour le futur de nos petits-enfants. Car l’obscurantisme guette.

      Pour les “nouveaux” vaccins et leur potentiels effets secondaires (4 tests effectués en 4 langues, voir mes précédents textes sur les blogs de Prof. S. Sandoz), voici une courte phrase reçue de pharmaco-toxicologie universitaire (helvétique) – tout le monde parle anglais donc pas de traduction nécessaire –
      “The honest answer is: As this is a new vaccine, and even a new method for making a vaccine (mRNA), no-one knows yet”. NO-ONE KNOWS YET.
      Malgré sa clarté foudroyante, l’interprétation de cette réponse doit impérativement rester libre de toute influence.
      J’attendais un commentaire raisonnable et mesuré pour transmettre cette réponse. Vous m’en avez donné l’occasion et je vous en remercie ….
      Pour la néphrologie cellulaire (patient(e)s en général chroniques sur une très longue durée), j’ai aussi reçu une intéressante réponse italienne. A l’italienne, modulée. Comme médecin vous savez parfaitement bien, ces organes “en-dessous de la ceinture”, ignorés, méprisés et qui ne figurent même pas sur les tests en ligne “êtes-vous éligibles pour la vaccination anti-C….19”.

      Par contre zéro réponse d’allergologie helvétique. Étonné ? Moi pas vraiment ….
      Et zéro réponse par rapport à l’association Vaccins et Valeurs CD4/CD8 (immunologie) bien au-delà des normes supérieures (> 7). Étonné ? Moi pas vraiment …. au risque de me répéter.

      Texte Prof. S. Sandoz: “Au bout des mesures, il y a des êtres humains”. J’ai aussi évoqué le concept fondamental de l’apoptose ou mort programmée des cellules. A peine naissons-nous que l’apoptose s’enclenche comme une minuterie impossible à arrêter. Il semble que les êtres humains aient oublié cet élément fondamental de toute vie. Comme médecin vous le savez très bien. Et donc beaucoup mieux que moi-même.

      Profitons de chaque instant qui nous est offert. Et revenons d’urgence sur terre !

      Merci encore de votre texte.
      Veritas filia temporis.

    2. Qui ment ? Qui dit vrai ? Quelle vérité ? Cette pandémie a polarisé la société: ceux qui pensaient que l’on n’en faisait pas assez contre ceux qui pensaient que l’on en faisait trop.

      Etant d’ordinaire plutôt critique avec les autorités vu les nombreux conflits d’intérêts dans le domaine de la santé, je m’étais donc initialement rangé dans le camp de ceux qui doutent: rester ouvert et écouter les opinions dissidentes pour adapter la stratégie.

      Puis, avec le temps, un malaise s’est installé: politisation (des présidents qui font de la pub pour le traitement miracle du Dr. Raoult), lien avec des mouvements complotistes, critiques un jour sur le manque de masques puis sur leur inutilité et danger, critiques sur les lenteurs du vaccins puis sur leur rapidité de développement, pédigrée pas toujours net des détracteurs, infiltration des milieux d’extrême droite ou libertariens, défilés multiples de protestation de groupes ne prennant aucune mesures sanitaires, pseudo-études pour dramatiser l’impact des mesures ou vanter une approche alternative, etc.

      A cela s’ajoute un discours de propagande bien huilé qui répète inlassablement la même chose sous divers angles d’attaque: “un virus pas si létal que ça”, “le remède est pire que le mal”, “proportionalité des mesures”, “inefficacité les mesures”, “les épidémies finissent pas disparaître toutes seule”, “immunité collective”, “des hôpitaux pas si saturés”, “le tri des patiens n’est pas une nouveauté”. Le but: relativiser pour décrédibiliser.

      D’autre part, avec le temps, les prédictions des milieux scientifiques (votre “doxa”) qui se réalisent: létalité, sur-mortalité, résistance du virus (mutations), durée de la pandémie, nombre d’hospitalisations, cas graves plus fréquents, séquelles durables, ré-infections, pas d’immunité à long terme, etc.

      Durant la 1ère vague, la pandémie restait pour beaucoup d’entre nous un concept un peu abstrait. Lors de la 2ème vague, presque tout le monde s’est trouvé directement confronté au virus: décès d’un proche, hospitalisation, cluster au travail, Covid long, etc, Malgré cela, le camp du déni a continué à relativiser en adaptant son discours pour ne pas perdre la face.

      Mais, des études initialement restées dans l’ombre pour ne pas affoler la population ou entraîner trop de dégats pour l’économie, finissent pas apporter au grand public certaines réponses (ainsi que la disgrâce de certains charlatants opportunistes).
      Pas très net tout cela. Et si la vérité était finalement plus proche de la “doxa” que du sympathique dissident ? Il fallait donc prendre son bâton de pélerin pour trier le vrai du faux. Et là, stupeur en découvrant l’extrême fragilité (notamment le manque de rigueur dans la démarche scientifique) des discours entretenant le scepticisme et appelant le public à une résistance citoyenne.

      Tout cela ne serait pas bien grave si les conséquences n’avaient pas été importantes. Le manque de rigueur et le fait de sous-estimer à force de relativiser n’a fait que de prolonger (sans fin ?) cette pandémie et amplifier sa gravité aussi bien sur le plan sanitaire qu’économique.

      L’arrivée de multiples variants dans un délai relativement court (pour un virus “qui ne mute presque pas” comme le répétaient les partisans de l’immunité collective à la Suédoise) démontre que d’avoir laisser le virus circuler aussi rapidement et intensément en multipliant la contagion lui a permis de s’adapter très rapidement.

      Résultat: les vaccins pourraient se révéler inefficaces d’ici peu et prolonger encore la situation d’un an ou deux le temps de re-déployer une nouvelle version (ce qui demandera à nouveau des confinements et des mesures).

      La lecture de votre commentaire me laisse donc songeur. Un ex-médecin qui se distancie des complotistes (pour ne pas décrédibiliser ses propos) mais aussi de ses confrères dans un discours qui dit en substance: un virus pas si létal (avec des données qui datent un peu) et qui tue surtout les vieux, yaka isoler les groupes à risques, des mesures disproportionnées, revenir au bon sens, un peu pro-vaccin mais surtout pas vraiment pour, etc

      Est-ce le discours que l’on attend des soignants vu la situation délicate dans laquelle nous nous trouvons ? …

      Sans céder à la panique, nous devons maintenant agir avec rigueur et fermeté pour reprendre le contrôle de la situation et espérer revivre à peu près normalement d’ici quelques mois….

  17. Nous avons découvert depuis mars 2020 que certaines personnes ou fondations (Bill Gates, Soros, etc) sont devenues plus riches que les Etats et, à mon avis, cela crée un énorme problème. Ces personnes investissent dans tous les secteurs importants (laboratoires pharmaceutiques, Universités, OMS, Swissmedic mais aussi au niveau de la CEDH …). Cela crée d’énormes conflits d’intérêts qui restent cachés (totale opacité). Il est urgent de réclamer que les conflits d’intérêts soient déclarés par toute personne et toute autorité participant de près ou de loin aux décisions liées au Covid-19 et de sanctionner très vivement celles qui “oublieraient” de déclarer certaines informations.

  18. Tout ça c’est bien gentil…mais vous proposez quoi concrêtement ? De faire comme si de rien n’était…. certains ont essayé, ils ont eu des problèmes…

    1. Notez que ceux qui n’ont “pas fait comme si de rien n’était” ont déjà et auront encore énormément de problèmes. La question est toujours celle des pesées d’intérêts. Or la pesée d’intérêts exige de poser tous les éléments à prendre en considération et non pas d’en privilégier quelques-uns d’entrée de cause.

      1. …et ça donne quoi cette pesée concrêtement ? Abolir quelles mesures ? les masques, le dépistage, les quarantaines, la vaccination ? Tout ?

        D’autre part, quelles conséquences êtes-vous prête à accepter ?

        Comment envisager une Suisse sans aucune mesure au milieu de l’Europe sans que les frontières ne se ferment immédiatement ?

        Critiquer n’est pas proposer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *