Qui finance l’enthousiasme des 450 jeunes Européens réunis à Lausanne?

450 jeunes « de toute l’Europe » sont réunis à Lausanne depuis lundi dernier, donc pendant cinq jours. Ils sont tantôt appelés « grévistes du climat », tantôt désignés sous le vocable « sommet du climat ». Côté « grévistes », on ne sait pas très bien de quelle « grève » il peut s’agir puisque ce sont les vacances. Grève des vacances ? Pourquoi pas !

Côté « sommet », il me semble que c’est la base qui réagit mais une toute petite base : 450 personnes de toute l’Europe.

Cela dit, il est parfaitement compréhensible que des jeunes s’enthousiasment et se passionnent pour une cause et notamment celle du climat. Mais pour réunir, loger, nourrir 450 jeunes, il faut bien payer quelque chose. Qui finance une telle réunion et dans quel but ? Il est aussi légitime de se poser cette question que de se demander qui finance les partis politiques.

Qui a assuré l’organisation de cette rencontre ? Les simples réseaux sociaux suffisent pour provoquer un rassemblement d’un jour ou de quelques heures dans une ville. Mais pour assurer l’accueil, plusieurs jours de suite, de 450 personnes, il faut une vraie organisation avec des relais. Quelle est-elle ? Est-ce le GIEC ? Est-ce la famille de Greta Thunberg ? Qui organisera la réunion prévue du 20 au 27 septembre prochain au moment où le GIEC étudiera le rôle des océans sur le climat ?

Sachant la difficulté que représente la conclusion d’un accord international sur les mesures à prendre pour lutter contre le dérangement climatique mais aussi la charge considérable lancée contre les méthodes agricoles et alimentaires par certains milieux et notamment le GIEC, on aimerait vraiment savoir qui pilote le mouvement. C’est juste une question de transparence !

 

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

54 réponses à “Qui finance l’enthousiasme des 450 jeunes Européens réunis à Lausanne?

  1. Ah oui, intéressant, moi aussi j’aimerais savoir qui est le sponsor ! Il n’y a que vous qui ait posé cette question à mon avis essentielle. Pourquoi les journalistes ne font pas mieux leur travail ?

    1. Décidément, chère Madame Sandoz, l’idée du financement de démarches arborant une certaine valeur sociale semble être une obsession chez vous! Je me souviens d’une ixième votation populaire sur l’assurance maternité dans les années 90. En tant que conseillère nationale libérale vaudoise, vous vous étiez alors opposée officiellement contre ce congé maternité de quatre mois, parce que son mode de financement ne vous plaisait pas. Bel exemple de solidarité féminine de votre part! Heureusement et malgré vous, cette assurance maternité a fini par être acceptée par le peuple suisse. Maintenant, au lieu de vouloir couper les ailes d’un mouvement admirable de notre jeunesse en faveur du climat, sous le prétexte spécieux de son financement, il serait peut-être temps pour vous de lâcher votre plume et de nous faire ainsi grâce de vos sottises.

    2. La question est excellente, mais en fait de transparence, on pourrait aussi balayer devant notre porte, par exemple de connaître le financement exact en Suisse des partis politiques?

    3. La question de Mme Sandoz est remarquablement hypocrite quand on voit la résistance des partis de droite à faire ce qu’elle demande à ces jeunes. Au lieu de leur demander directement elle insinue des manipulations, alors que ces jeunes pour la plupart sont des bénévoles pleins d’énergie pour défendre une bonne cause. Honte à vous Mme Sandoz, vous faites le même travail de sappe de l’opinion publique que les multinationales des énergies fossiles mènent depuis des décennies.

  2. Bah, là, vous cherchez les poux, chère Suzette!

    Ces jeunes dorment à 10 dans un cagibi et dans leur sac de couchage, mangent des céréales, bref loin du coùt d’un Forum Davosien et largement plus efficace à voir l’écho que tout ça prend.

    Elle est pas géniale, cette petite autiste asperger (à ce qu’on lit), Gretaclima, non?
    Moi j’aime les jeunes 🙂

      1. Alors là, il ne faut pas accuser les “jeunes”, mais la Migros d’opportunisme, dont la générosité de ses invendus, n’étaient pas si généreux… !

        D’ailleurs on se demande quand les suisses comprendront que leurs coopératives, se vantant de compter tant de suisses _”coopérateurs” autant que coopératifs_, ruinent leurs paysans, détruisent leurs sols par la pression qu’ils exercent sur les prix, et cerise sur le gâteau, vendent de la viande de porc en Chine.

        On a effectivement là, un magistral exemple de la si belle démocratie suisse, celle qui donne des leçons!

  3. A rebours de la règle prévalant dans la plupart des pays civilisés, les partis suisses bénéficient d’une opacité totale sur leur financement ordinaire et sur le soutien des campagnes électorales. Ne faut-il pas admettre qu’un mouvement spontané des jeunes jouisse du même privilège?

    1. @Jacques Neirynck

      Vous mettez le doigt là sur un dilemme important de la politique suisse. ll est vrai que le financement des partis politiques suisses n’est pas fliqué comme il l’est dans les pays “civilisés” selon vos critères. C’est à dire la France par exemple où le financement public des partis politiques crèe une situation détestable où les politiciens, tous leurs financements étant publics, deviennent une caste de quasi fonctionnaires totalement dépendant de l’état. Ce système de financement public tue la liberté car tout parti qui sur un point quelconque serait jugé non politiquement correct, serait victime de répression financière par l’état. Et c’est déjà le cas.

      Comme l’indique mon pseudo, je suis un partisan de l’opacité. Malgré des aspects déplaisants, la liberté et la discrétion du financement des partis politiques est un moindre mal. Car il diminue le risque de contrôle par l’état qui deviendrait forcément une dictature du politiquement correct, comme dans les autres pays.

      Il est faux de prétendre que ce système avantage les partis de droite, car il y a autant de milliardaires ayant des opinions de gauche que de droite. Mr Frederick Paulsen, de Ferring, en est un exemple. Quant au PS il peut compter sur des ressources financières très importantes provenant des syndicats.

      Personnellement je suis opoosé à la transparence dans ce domaine car je suis sûr que dans ce cas on ferait pression sur les Suisses aisés qui voudraient faire des dons à l’UDC pour les en dissuader.

      Le problème qui se pose c’est que depuis quelques années ce sont des think tanks antipatriotiques et internationalistes qui ont lancé une guérilla contre le peuple suisse et contre la démocratie directe suisse, qui se débat pour garder sa liberté et son indépendance. Et ces think tanks jouissent d’appuis financiers, techniques et logistiques venant de l’étranger. La campagne incroyable pour dégommer Oscar Freysinger a été un cas d’école ainsi que la campagne contre l’initiative d’autodétermination. Dans ces deux cas, j’en mettrais ma main au feu, l’or étranger a coulé à flot. ll provenait sans aucun doute exactement des mêmes sources que pour les “grévistes du climat” et leur conférence très coûteuse de 450 participants tous frais payés à Lausanne.

      C’est irritant pour moi et les gens de ma sensibilité politique, car il est très évident que cette grève du climat fait partie d’une manipulation monstre de l’opinion publique, prenant en otage les questions climatiques et les inquiétudes qui y sont liées (qui sont légitimes, je m’empresse de le préciser) pour les exploiter au moyen de spin doctors et de pantins comme Greta Thunberg, afin de les transformer en armes de guerre contre le réveil des peuples aussi appelé “populisme”.

      Je suis donc irrité par le fait que des milliardaires gauchistes du style Soros viennent financer des opérations de manipulation de l’opinion publique en Suisse, comme cette grève du climat. Pour autant je dois reconnaître que vous avez raison. Comme nous devons nous opposer à la transparence hypocrite dans le financement des campagnes politiques en Suisse, nous devons vivre avec cette situation pénible de savoir qu’un véritable parti de l’étranger déverse de l’argent dans les campagnes politiques internes de notre pays. Vous avez raison, Mr Neirynck, nous devons faire preuve de logique et de rigueur intellectuelle et tolérer que le mouvement financé de l’extérieur et totalement manipulé des 450 congressistes de Lausanne soient financés par les mêmes forces d’argent opaques et étrangères que les campagnes anti UDC et anti Freysinger.

      En appelant à la transparence au sujet des financiers richissimes de la grève du climat, Mme Sandoz ouvre une fois de plus une boîte de Pandore qui risquerait de se retourner contre elle. Je comprends son indignation mais je trouve qu’elle commet une maladresse.

    2. Le titre fait croire qu’en ouvrant l’article on aura des réponses, mais non. Juste des questions qui ont le sentiment d’être dirigés pour alimenter le climatseptisme. Critiquer est très facile, Madame Suzette Sandoz née en 1942. Vous en avez visiblement gardé la mentalité, et heureusement pour vous, vous ne verrez probablement pas les conséquences des ravages climatiques. Alors vous êtes priez de ne pas gêner ceux qui essayent de reverser la dégradation de la planète. On s’en moque de qui est derrière un mouvement qui vas nous permettre de survivre.

  4. Pour info : le GIEC n’est pas un groupe d’intérêt mais ce sont des scientifiques compilant la littérature scientifique dans des méta-analyses à destination des gouvernants.

    1. Un groupe de jeunes bénévoles qui localement organise tout ça au pied levé en quelques semaines, ça coûte combien?
      Quelques dizaines d’autres bénévoles, jeunes et moins jeunes (que vous n’êtes pas loin d’insulter par vos pseudo-questions et insinuations sans l’ombre d’un fondement), ça coûte combien?
      Quelques centaines de matelas de la protection civile, qui au lieu de prendre la poussière dans un dépôt, sont utilisés pour que les participants puissent dormir, ça coûte combien?
      Des invendus de la Migros (merci) pour préparer les repas, ça coûte combien?
      Une autre question que vous eussiez pu poser, question ô combien plus pertinente de par son impact sur nos vies, sur notre •survie• dans un proche avenir, eût été: qui finance le lobbying qui exempte les sociétés pétrolières de payer l’impact réel de leurs activités?
      Plutôt que de tenter une diversion vers un pseudo-sujet, faite face aux vrais problèmes, et offrez des solutions constructives et concrètes. C’était d’ailleurs votre devoir lorsque vous étiez élue; chacun jugera du résultat.

    2. … Mais à part ça, un minimum de sérieux et d’éthique SVP… L’auteure de ce blog s’est-elle seulement donnée la peine d’aller sur le site web de ce sommet des jeunes pour le climat afin de savoir « qui est derrière tout ça »?
      Car tous les noms y sont. Allons-nous bientôt lire que la campagne de crowdfunding cache la main de Moscou?

  5. Tout à fait d’accord avec vous Mme Sandoz,une fois ne fais pas coutume,le journal dont vous avez cette tribune peut,je crois, vous répondre mais demander TRANSPARENCE depuis votre parti, LR,qui,avec l’extrême droite de la UDC décide la vie,moyenant le Conseil Fédéral, de la SUISSE MODELE et leader mondial de l’opacité….me semble tout à fait dérisoire

    Rafael

    1. @Rafael

      Et toc!

      Je suis totalement opposé à vos opinions, Rafael, mais là je dois reconnaître que vous avez raison. Comme Jacques Neirynck vous mettez le doigt sur la faille du raisonnement de notre chère Suzette Sandoz. Elle manque parfois de jugeotte à force d’être sincère.

      Là par exemple elle vous donne des armes, – à vous qui êtes son adversaire politique déclaré -, car elle ne voit pas qu’en appelant à la transparence contre des forces louches dont elle se méfie, elle scie la branche sur laquelle, elle et son parti, sont assis.

      Ca s’appelle de la candeur. Mme Sandoz est trop candide. C’est sa faiblesse, qu’il faut ma foi lui pardonner en raison des ses immenses qualités.

  6. Lamentable de chercher à créer une basse polémique sur ce mouvement de jeunes, lesquels seront les premiers concernés par les conséquences de nos comportements irresponsables à nous les adultes. J’ai 73 ans, et je les admire pour leur détermination à se battre pour leur avenir. Ce sont effectivement des personnes enthousiastes, comme vous le soulignez vous-même, qui se débrouillent pour trouver le financement nécessaire pour couvrir leurs besoins, besoins qu’ils limitent, eux, au strict minimum contrairement à nos (mauvaises) habitudes. Il faudrait plutôt les en féliciter. Quant à la transparence, que les politiques, dont vous avez fait partie, commencent par montrer l’exemple! La parabole de la paille et de la poutre, vous connaissez?!

  7. Pour une fois, une manif de jeunes – dont bon nombre d’étudiant(e)s -, se passe sans jets de pavés, ni de cocktails Molotov, ni de cris ou d’injures. Et la police a pu laisser ses matraques au vestiaire. Moi qui ai connu, comme étudiant, celles de Berkeley en 1964, de Paris en 68, et quelques autres ensuite, je dirais que celle-ci serait plutôt une première du genre par sa retenue et ses motivations (pour une fois, ce n’est pas l’habituelle troïka – Lénine-Trotsky-Mao – qui tient le crachoir). Donc, oui, peu importe qui finance qui et quoi.

    Mais dans la mesure où les objectifs des manifestants, quelle que soit leur légitimité et leur bien-fondé, restent encore à se concrétiser, oui, on est en droit de se demander qui paye. Donc, les uns et les autres ont raison sans l’avoir, tout en l’ayant. C’est quand même un progrès, non?

  8. Selon «Libération»: «La branche locale de Fridays for Future («Vendredis pour l’avenir»), qui organise le meeting, leur proposait de s’approvisionner soit en récupérant les invendus des supermarchés (Migros), soit en utilisant une partie du budget (alimenté par des dons, la ville de Lausanne et le canton de Vaud) pour acheter fruits, légumes et denrées à des producteurs locaux et bio. En pragmatiques, les jeunes ont massivement opté pour une solution combinant les deux.»
    Que les journalistes suisses ne s’intéressent pas aux statuts, objectifs et financement de cette «branche locale» démontre bien qu’en politique la transparence est une notion pas très claire.

  9. Je me suis posé la même question hier soir et, à lire les commentaires sur le manque de transparence en Suisse, je n’aurais pas dû me la poser. C’est ridicule ! Ce n’est pas parce que en Suisse il y a opacité et autocensure des médias qu’il ne faut pas se poser des questions, surtout quand ça concerne des jeunes facilement manipulables et qui viennent d’autres Pays.

  10. Il est évident qu’elle est l’instrument d’une grande manipulation politique

    Autiste, elle a 16 ans !
    Elle ne peut pas sortir de rien, être aussi médiatisée comme ça, d’1 coup..
    Essayer de le faire, vous comprendrez vite…

    Elle a fait un beau discours à l’Assemblée National française le jour où a été voté la CETA.
    Mais oui vous connaissez. Le libre échange avec le Canada. Bref import de viande et fruits et légumes par avion sur 7 000 Km
    Et que nous dit cette grande militante de l’écologie interrogée sur le traité ?
    Et bien elle n’a pas d’avis. Cela lui va. Tout est ok
    Alors que l’on ne peut pas être écologiste et pour ce genre d'”échanges fortement polluant par définition.

    De nombreux groupes, dans toute sorte de secteurs ont des intérêts contraires à l’écologie.
    Ils ont donc intérêt à combattre la grogne écologiste – aujourd’hui légitime, tout le monde le vit…-.
    A combattre ou à canaliser, voir à maîtriser

    Et comment mieux maîtriser un mouvement qu’en le menant ?

    Cette Greta est simplement l’outil d’un groupe de lobbying

    Pour finir par un peu d’humour, on nous pends pour des grétins !!

    1. @ M. Didier

      Je ne désire pas entrer dans ce blog pour débattre du sujet, mais uniquement pour faire part du dégoût que j’éprouve quant au moyen que vous employez pour descendre une personne. Ce n’est pas la première fois que je lis dans les colonnes des blogs le mépris lancé sur cette jeune fille qui est autiste. Je voudrais vous voir, cher Monsieur, vous adresser de la même manière à l’un de vos collègues de travail avec lequel vous n’êtes pas d’accord, au fonctionnaire des impôts qui vous tracasse, ou n’importe quelle personne qui vous gêne pour vous donner l’inspiration sur ce que vous pouvez lui dire afin de la blesser au mieux. Greta Thunberg est un personnage devenu public, elle a seize ans, comme vous le mentionnez bien, et elle doit se préparer à essuyer les crachats de personnes comme vous. Vous avez une fille ? Ou des amis qui ont des enfants adolescents ? Et vous-même, vous avez une bonne santé, pas de problèmes handicapants dans votre enfance ? J’ai l’idée que vous êtes une personne d’âge adulte qui se porte bien, mais je ne voudrais pas être dans votre peau le jour où auriez besoin de consulter pour des problèmes qui perturbent votre vie relationnelle. Parce que ce jour-là vous serez un petit homme qui se sentira moins grand, devant la maladie des autres ou en pensant à la sienne, et qui vivra les pénibles expériences des préjugés qui lui tombent dessus. Mais c’est l’humour qui vous sauvera…

  11. Cette question est pertinente, mais je crois qu’il faut plutôt la poser directement aux organisateurs de cette réunion à Lausanne, dont une des décisions finale a été le vote d’une transparence absolue. Je pense qu’ils peuvent répondre directement sur ce blog, de façon claire et circonstanciée qui apaisera certainement tous les doutes et toutes les craintes à ce sujet. Sinon, il y a déjà été répondu dans la presse et je vous laisse chercher où.

  12. C’est pour ça que je ne crois pas à une solution dans la question climatique.
    C’est un problème qui concerne tout le monde, mais que l’on essaie de résoudre à une question politique.

    En outre et dès 45 ans, âge où l’on fout un grand nombre de personnes à la porte (sauf les plus corrompus), on devrait se la coincer, le futur ne nous appartient plus, comme disait St-ex

    “Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants”

    1. @ Olivier Wilhem
      Non, il faut en parler pour que des actions soient entreprises et surtout pas se la “coincer” comme vous le préconisez. Cette question concerne aussi les aînés, qui ne sont pour la plupart pas du tout indifférents au sort des jeunes générations. Si vous côtoyez de temps en temps des enfants ou des jeunes gens et si vous avez une conscience, c’est une évidence que l’indifférence ou le fatalisme sont abominables. C’est pourquoi, je continue d’espérer de tout cœur que la situation pourra être maîtrisée. Même si on peut se ramasser pas mal d’injustices dans la vie, ce n’est absolument pas une raison pour se laisser aller à une sorte d’égoïsme vengeur. Et même si le futur ne nous appartient effectivement plus, il nous concerne encore tant que nous sommes en vie et faisons partie de ce monde.

      1. “on devrait se la coincer”
        Vous m’avez mal compris, mais c’est moi qui ne suis pas assez précis, désolé.
        Je voulais dire qu’à partir d’un “certain âge”, on doit tout faire pour aider les jeunes.
        Ayant 65 ans, comptez sur moi pour l’ouvrir jusqu’à la dernière, hahahaha 🙂

        P.S. Pour le surplus, je fais une petite pique à chère Suzette que je ne connais pas (sauf au travers de ces blogs et comme star médiatique), mais que je respecte infiniment, d’ailleurs, voyez, elle nous publie, vous et moi!

  13. P.S. Dans le fond, c’est la même démocratie que sur ces blogs.
    L’auteur publie selon son bon vouloir, il n’y a aucune règle (ou alors communiquez-là moi, car pas trouvée)
    mais si le commentaire ne lui sied pas, tchao bonne 🙂
    Mais chacun y va de sa thèse discrète, sous pseudo et bla!!!

    Je le cite, car (et c’est pas mieux à la RTS) quand on veut donner des leçons de démocratie au monde, il faut au moins respecter certains critères.
    Mais comme apparemment ce média appartient à des fonds américains, ceci explique sûrement celà?

  14. Je viens de m’abonner à “Le Temps”, donc je connais encore peu les journalistes ici. Ma première rencontre avec Mme Sandoz me laisse un préjugé d’une personne peu soucieux d’un travail de journaliste, qui consiste, à mon avis, à se renseigner, avant de lancer des questions dans le vide.

    Je pense qu’on peut demander à quelqu’un qui reçoit de l’argent pour écrire des articles à faire une recherche Google, et de regarder le matériel de presse sur le site fridayforfuture.

    Si jamais, je considère que ça fait aussi parti du travail d’une journaliste d’éventuellement entrer en contact avec les gens – ils ont gentiment mis une partie “Contact” dans “Presse”.

    Pour faire de même, je veux vous poser quelques questions, Mme Sandoz: est-ce que vous avez lu les documents qui sont sur ce site? Est-ce que vous êtes en contact avec les organisateurs? Est-ce que vous pensez que les document sont utiles? Ou est-ce que vous voulez seulement lancer une pavé dans la mare, parce que ces jeunes vous ne sont pas sympathique?

    1. Bonjour Linus,
      Les bloggers du Temps.ch ne sont ni journalistes, ni rémunérés pour leurs articles. Nous nous exprimons à titre personnel, comme personnes privées, avec le soutien du Temps.ch, sans aucune consigne rédactionnelle, ni censure de la rédaction, chacune et chacun étant responsable du contenu de ses pages.
      Pour le reste je partage le sentiment d’indignation de la majorité des commentaires et trouve affligeant qu’un non-thème suscite autant de commentaires déplacés et désobligeants à l’égard de ce nécessaire mouvement, plutôt que de s’intéresser au fond des choses. Pour paraphraser la métaphore de l’incendie évoqué par la jeune scandinave, méditons sur ce fameux proverbe chinois : “lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt”
      F. Saucy

      1. Cette citation est attribuée à Alain Mabanckou qui n’est pas né sous un cocotier en Chine. Mais celle-là est d’un auteur inconnu : « Ne suis pas les yeux fermés l’imbécile qui te montre la lune du doigt en te proposant d’y aller, ce n’est peut-être pas du tout là qu’il va t’emmener ».

  15. Fausse question Mme Sandoz, heureusement qu’ils sont là, c’est tout! Personnellement je suis fier de voir que les nouvelles générations prennent le relais.

  16. Mme. Sandoz, c’est tellement facile de poser des questions rhétoriques pour rendre les gens soupçonneux et les orienter vers des théories du complot. Si vous n’avez aucune information concrète à présenter évitez d’attaquer ainsi ces jeunes qui vous mettent en face d’une réalité dont vous ne voulez pas entendre parler.

    1. Il est assez navrant de constater que de nombreux commentaires, suite à cet article et d’autres qui ont posé la question de soutiens possibles d’organisations qui tirent les ficelles, usent de moyens peu honnêtes qui faussent le débat : « Vous attaquez ces jeunes ! » Il n’y a dans cet article pas une seule ligne qui pourrait être comprise dans ce sens, même indirectement… D’autre part ces jeunes ont exprimé assez clairement, Greta Thunberg la première, qu’ils ne veulent pas que leur mouvement soit politisé, tout en étant conscient que cela sera difficile. Je pense qu’eux-mêmes ne se sentiraient pas attaqués à la lecture de l’article qui partage leur souhait de rester un mouvement non récupéré.

  17. Décidément, chère Madame Sandoz, la question du financement de démarches en faveur d’un mieux social semble être une obsession chez vous! En effet, lors du 4ème refus d’une assurance maternité suisse par votation populaire en 1999 (cf. François Modoux, Le Temps, lundi 10 mai 1999), vous vous étiez déjà signalée contre celle-ci, en tant que femme conseillère nationale libérale, parce que son financement ne vous plaisait pas. Heureusement que, malgré vos efforts, cette assurance maternité a enfin été acceptée par le peuple suisse en 2004. Aujourd’hui, au lieu de tenter, par votre intervention spécieuse sur son financement, de décrédibiliser ce mouvement admirable de notre jeunesse en faveur du climat, il serait peut-être temps de vous abstenir de nous soumettre ce type de point de vue mesquin et dommageable.

  18. Il y a bien évidemment un financement, un engagement volontaire de la part des jeunes, avec au final une super déclaration commune, non sans peines, dite de Lausanne. Restera à savoir si les politiques auront l’intelligence et le courage de s’y atteler.
    L’aspect très « marketing » du déplacement de notre petite suédoise, avec un super voilier de course (et son équipage) pour relier les USA n’est pas à la portée de toutes les bourses, donc sponsorisé, est aussi problématique.

  19. Tout à fait d’accord avec Olivier Wilhem. Moi qui ai 74 ans je serai toujours un défenseur de la jeunesse. Cette phrase est tellement juste, “Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants”.
    Malheureusement ma génération n’a pas fait que l’emprunter elle l’a aussi bien abimée. Il n’y a que voir l’état catastrophique de nos glaciers. Alors peu importe qui finance il faut soutenir Greta et ses amis.

  20. Visiblement ce problème ne concerne pas tout le monde, en tout cas pas l’Union pour le Déni Climatique. Etant donné que la crise climatique est une question de gouvernance et de stratégie énergétique, j’ai du mal a voir comment la solution pourrait rester non-politique.

    La droite à beau jeu de s’offusquer de la politisation de la gestion du problème quand ils nient le problème et s’oppose à toute mesure bec et ongles. Le revirement du PLR (si il est réel) est dans ce sens une bonne nouvelle, car une solution de compromis sera éventuellement possible.

    Quand à la question du financement et de l’organisation, je crois que c’est une question légitime mais qui devrait former la base d’un débat plus large sur la transparence du financement de la politique en suisse. Une augmentation de la transparence a chaque fois fait face à de fortes oppositions, en particulier par les plus rapide à la critique sur Greta. Oeil, Poutre et Paille.

    Il est amusant que chaque fois que des jeunes s’organisent, cela est vu comme suspect… comme si ils étaient par définition incompétents et incapables et forcément manipulés par des “adultes”.

    1. Par définition l’enfant et l’adolescent sont influençables, et l’adulte indépendant, capable de se forger une opinion propre. Cette caractéristique est indépendante du niveau intellectuel. Les enfants surdoués révèlent au mieux le phénomène : Ils ne se sentent pas prêts plus tôt que leurs camarades du même âge à quitter leurs parents pour voler de leurs propres ailes, ils ne pensent pas encore de manière autonome, même s’ils devancent les adultes par leurs capacités intellectuelles. Un article récent de ce journal témoignait de la vision courante que l’on a de l’enfant surdoué : « Ce n’est pas un vrai enfant, il est déjà si tôt sérieux… » Tout le contraire, ces enfants ont besoin de jouer comme les autres, on ne les voit pas du tout comme ils sont réellement, les étudiants de l’uni les accueillent bien, les admirent, ont de la sympathie, partagent avec eux leur intérêt pour la science, mais dans la vie de tous les jours la longueur d’onde ne coïncide plus. Cela rejoint bien la vision fausse que vous avez des jeunes manifestants qui ne seraient pas manipulables parce que capables de raisonnement. Et pourquoi pensez-vous qu’on ne donne pas le droit de vote aux moins de 18 ou 16 ans ? Ce serait simplement prématuré pour la grande majorité d’entre eux…

  21. Voilà-voilà, de tout et de rien, ci-avant, sans aller de l’avant, dans un brassage, pas sage !?
    Après l’écoute de “Pardonnez-moi” du moment, qu’aurez-vous à ajouter, à relever ? Peut-être les multiples “I mean…”. La vision du futur, dure-dure, sans respect, comment préserver et progresser, avec le “porte-monnaie” sur lequel l’écrasante majorité est focalisée. Prêts, en vie prêtée, pour le voyage vers l’irréversible; le plus grand ennemi de l’Homme est…. celui de La Terre, v. ++++

  22. Avant de lancer une polémique inutile, Mme Sandoz aurait mieux fait de simplement consulter le site officiel qui donne toutes les informations en toute transparence: smileforfuture

    Maintenant, c’est à son tour d’établir son financement et celui de son parti avec la même transparence inutilement reprochée aux jeunes. Je me réjouis de lire sa réponse que j’attends avec impatience.

  23. Chère Madame,
    Une rapide visite sur le site web de l’événement aurait répondu à toutes vos questions. Voici quelques points essentiels :
    – Le budget total est estimé à 153000 CHF sur la base de 400 participants, soit 335 € par personne
    – Ce budget comprend 220 € par personne pour le voyage et 50 € pour la nourriture
    – Les salles sont prêtées gracieusement par l’Université de Lausanne
    – 57 contributeurs individuels ont donné 5100 CHF
    – L’essentiel du budget est fourni par des dons d’organisations et fondations : l’association Climatestrike Switzerland, la fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme, la fondation Un monde par tous, Olin gGmbH, la ville de Lausanne.
    Pour plus de détails : smileforfuture.
    Puisque vous aimez les questions permettez que l’on vous en pose. Pourquoi n’avez-vous pas fait cet effort minimal de recherche et avez-vous préféré poster des insinuations ? Quels efforts avez-vous faits ou soutenus pour que la transparence que vous exigez soit appliquée aux partis politiques et aux campagnes référendaires suisses, qui interviennent directement dans le processus démocratique ? Maintenant que vous avez les réponses à vos questions, allez-vous corriger votre article ?

    1. En tous cas Pierre en nous révélant les noms des organisations qui ont sponsorisé cet évènement vous ne faites que confirmer mes soupçons que ce sont des intérêts financiers oligarchiques qui se prévalent de l’inquiétude climatique pour faire avancer un agenda mondialiste.

      Je vais me renseigner un peu sur Climatestrike, la fondation un monde pour tous et Olin. Quant à la municipalité de Lausanne et l’université c’est scandaleux qu’elles financent un évènement aussi orienté politiquement. C’est un abus de l’argent du contribuable.

  24. Je trouve pathétiques les commentaires attendris sur cette belle jeunesse qui s’est lancée de manière tout à fait spontanée dans ce beau mouvement idéaliste pour sauver le monde. Bien sûr les jeunes qui participent à cette mascarade sont sincères. Ils y croient vraiment et ne perçoivent pas la manipulation. Les imbéciles qui suivaient Danny le Rouge Cohn-Bendit en mai 1968 eux aussi etaient sincères, mais aujourd’hui nous savons par les documents americains déclassifiés qu’il s’agissait d’une monstre opération de déstabilisation par la CIA qui voulait se débarrasser du général de Gaulle. Mme Sandoz a donc parfaitement le droit de se poser des questions sur qui tire les ficelles de cette opération.

    Personnellement, ce qui me parait le plus louche n’est pas tant la question du financement. Même si les organisateurs ont pris la peine de mettre en scène un soi-disant système de financement participatif et “transparent”, qui est uniquement de la poudre aux yeux bien entendu car les vrais financements resteront opaques, ce qui est le plus bizarre c’est qu’on constate que ces gamins ont été drillés à des techniques d’organisation des meetings avec des gestes ridicules de la main pour signifier différentes choses. On dirait des chiens de Pavlov complètement décérébrés.

    Ca, c’est une signature qui ne trompe pas et qui montre qu’il s’agit d’une manipulation de type révolution colorée organisée par des “spin doctors” comme on en a vu des exemples en Ukraine, en Serbie, et aujourd’hui à Hong Kong où d’ailleurs cela a été officiellement reconnu par l’ambassade des États Unis.

    Ici l’objectif réel visé n’est pas du tout de résoudre les problèmes du climat. C’est: comment exploiter la naïveté d’une jeunesse idéaliste, sous prétexte de climat, pour aider les partis verts à gagner les élections (en Suisse et dans tous les pays européens) car les partis Verts sont les plus zélés petits soldats du Nouvel Ordre Mondial.

  25. @ Pierre
    Merci pour cette réponse simple et limpide. Cette réunion n’a donc coûté qu’une infime partie d’un WEF à Davos et quasiment rien aux contribuables, elle n’était pas politisée et, non, l’argent étranger n’a pas coulé à flots pour alimenter un complot ou des influences nuisibles à notre pays. Il faut souligner aussi la non-violence de cette manifestation, qui contraste singulièrement avec la casse habituelle et c’est plutôt un événement historique de ce point de vue. Cela dément aussi fortement les soupçons d’immaturité et d’incompétence portés contre ces jeunes par le système en place, car ils ont compris quelque chose d’essentiel, à savoir que des actions violentes ne feraient qu’aggraver une situation déjà tendue. Bien que ses connaissances soient limitées et qu’elle n’ait pas réponse à tout (cf. sur le CETA), il ne fait aucun doute que la jeune Greta a bénéficié de soutiens haut placés pour pouvoir s’exprimer à un tel niveau, en surmontant de manière remarquable son handicap et en démontrant par là qu’elle est bien moins autiste que nombre de nos décideurs hostiles et fermés. Pour ceux qui critiquent son jeune âge, rappelons l’exemple de Jeanne d’Arc qui sauva la France de l’invasion des Anglais et fit couronner le roi Charles VII. Comme quoi, il ne faut jamais rien sous-estimer et, en particulier, ce qui dépasse notre entendement.

    1. Vous disposez donc déjà maintenant de tous les documents utiles pour commencer à écrire la vraie légende de Greta Thunberg. Je me réjouis de vous lire, pourvu que cela ne dépasse pas mon entendement !

  26. @ Dominic
    Apparemment, votre entendement est vite dépassé par tout ce que vous ignorez, cher Monsieur. Vos commentaires sous pseudonyme n’apportent rien d’utile à un débat intelligent.

  27. La question hypocrite de Mme Sandoz, vu ses accointances politiques connues pour leur opacité financière, et peu professionnelle pour une juriste, a pour but d’instiller le doute et la méfiance envers les jeunes activistes du climat. A mon tour je pose la question à Mme Sandoz: Madame ne seriez vous pas sous influence d’un ou plusieurs lobbys des énergies fossiles pour dénigrer les mouvements pro-climat ?
    En effet ces lobbys (par exemple Exxon, Shell, etc.) sont connus pour répandre la désinformation concernant la question climatique depuis des décennies avec les mêmes méthodes que les multinationales du tabac.

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