Un grand Monsieur et deux gamins mal élevés

L’interview du Président de la Confédération rapportée par Le Temps de la fin de la semaine dernière révèle la stature humaine et personnelle de M. Berset : Un grand Monsieur. Ses réponses aux questions sont celles d’un politicien à la recherche du meilleur service du bien public et de son pays.

Le même numéro du Temps nous informe que MM. Junker et Macron se rendront à Davos mais n’auront pas le temps de saluer le Président de la Confédération voire un autre conseiller fédéral.

 

Deux gamins mal élevés

Quand j’étais gosse, mes parents me rappelaient que si je me rendais chez une amie, je devais avant toute chose saluer sa mère ou son père ou l’adulte présent responsable. Simple question de politesse à l’égard du maître des lieux. Je dois constater que cela se pratique moins de nos jours, c’est sans doute pour cela que nos voisins européens de France et d’Allemagne estiment qu’ils peuvent venir à Davos pour serrer les mains qui leur plaisent ou leur semblent utiles et faire leur show sans se soucier de saluer aucun des responsables du pays d’accueil. Mais peut-être que le journal se trompe et que ces deux politiciens européens ne seront pas aussi mal élevés !

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

3 réponses à “Un grand Monsieur et deux gamins mal élevés

  1. On espère que vous n’êtes pas en train d’idéaliser Berset outre mesure. Mettons le au bénéfice du doute, mais quand-même on peut avoir un doute.

  2. On a déjà pu lever le doute en entendant son discours à Davos.

    C’est un mondialiste de chez mondialiste. Il s’est livré à un panégyrique échevelé du multilatéralisme et de la gouvernance mondiale. C’est effrayant tous ces gens ont le cerveau totalement lavés par des idéologies aberrantes dans lesquelles il n’existe plus aucune place pour la défense des intérêts de leur propre peuple et de leur propre pays. La question qu’ils se posent tous est, non pas: comment faire pour faire respecter les intérêts de la Suisse face aux empiétements de toute sorte d’instances internationales qui veulent nous ligoter? Non, la question qu’ils se posent est: comment forcer la main à nos abrutis de concitoyens obstinés, pour qu’ils acceptent enfin de renoncer à leur souveraineté, à leur indépendance, à leurs intérêts, à leur identité, à leurs libertés et à leurs droits, en faveur d’un nouvel ordre mondial utopique et illégitime? Voila comment sont formatés les cervelles de ces gens qui nous gouvernent. Ils ne sont plus là pour nous défendre, ils sont là pour faire des ronds de jambe, siroter du champagne avaler du caviar et se faire bien voir par les potentats de Davos!

    Et ça se dit socialiste!

    Je suis désolé chère madame Sandoz, mais avec tout le respect qui vous est du, et que j’ai pour vous, je ne comprends pas pourquoi ce conseiller fédéral vous a fait une si bonne impression. Il est poli, ça oui. Bien habillé, propre sur lui, souriant, ça oui. Et celà à son importance, certes. Vous avez raison d’apprécier ses bonnes manières. Mais celà ne nous importe pas beaucoup. Ce qui importe c’est de savoir si oui ou non il est déterminé à se battre comme un lion pour défendre notre pays contre toutes les tentatives des pouvoirs étrangers d’avoir la peau de notre pays.

    Maintenant on le sait. On ne peut pas compter une seconde sur Alain Berset malgré sa bonne mine, ses talents de pianiste de bar et sa belle cravate, pour défendre les intérêts dont il a pourtant la charge. C’est réglé, maintenant on est fixés. Il n’y a rien à attendre de lui (ez, hélas, très peu de ses collègues). Même d’un point de vue de gauche, si on pense qu’un socialiste se doit de défendre les intérêts de la classe ouvrière et salariée, on voit bien qu’il ne fait pas l’affaire. L’ouvrier Suisse n’a rien à attendre de ce jeune monsieur.

    Il est temps que le peuple prenne conscience qu’on le vend comme dans un bois, qu’on lui danse sur le ventre et qu’on se moque de lui, et on espère qu’ayant enfin compris, il donne un grand coup de balai pour remplacer intégralement tout ce personnel politique qui vend la Suisse a l’encan.

  3. Hélas, le commentaire de M.Martin est marqué au coin du bon sens (à part l’orthographe).
    Il est heureux que des gens dénoncent la façon dont la Suisse est trahie depuis des années, par un gouvernement qui se couche devant l’UE pour figurer dans la liste des bons élèves.

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