De la vraie nature de l’Union européenne

Démesurément agrandie après l’époque des six (Belgique, Allemagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) puis des douze (les six précédents auxquels se sont joints le Danemark, la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal et la Grande-Bretagne), l’Union européenne est actuellement uniquement un marché où la concurrence fait rage. La crise monétaire et économique de ce début du 21e siècle a plus que jamais réduit à la portion congrue l’idéal européen de sauvegarde de la paix et de la liberté proclamé par le Traité instituant la Communauté européenne en 1957. Les manœuvres d’intimidation dirigées actuellement contre le pays non-membre qu’est la Suisse sont moins l’expression d’une recherche du bien commun européen que celle d’un acharnement à détruire une concurrence et à récupérer par tous les moyens des fonds qu’une mauvaise gestion interne à l’Union a contribué à dilapider.

L’Union européenne, par ses quelques dirigeants potentats, sait que notre pays vit notamment de sa réputation – alors qu’elle a perdu la sienne – et que toute notre politique même étrangère est dépendante de la démocratie directe. Elle n’hésite donc pas à mettre la Suisse sur une liste grise sur le plan fiscal – en ignorant les brebis galeuses en son sein – et à tenir la dragée haute au Conseil fédéral en se moquant de la démocratie directe. Le Conseil fédéral a réagi avec énergie au dernier coup tordu. Puisse-t-il se sentir soutenu par la majorité de la population !

Le peuple n’a pas forcément raison, certes, c’est le risque de la démocratie directe. Celle-ci garantit la paix et la liberté par la stabilité mais elle exige du temps et la capacité de communiquer et de convaincre. Rouler les mécaniques et manier la trique sont étrangers à la démocratie.

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

4 réponses à “De la vraie nature de l’Union européenne

  1. C’est vrai,vous profitez (je parle de la Suisse “officiel”,pas de ces citoyens)de votre réputation…entre les plus fortunés qui veulent payer moins d’impôts (beaucoup moins que la plupart des citoyens Suisses)aux dépens des pays dont ils résident et dont ils profitent des services publics qui paient les moins fortunés.Entre celles et ceux qui veulent cacher son argent d’un origine pas tout à fait irreprochable,d’ont l’ex-président du FMI,l’espagnol Rodrigo Rato,ex-viceprésident du PP espagnol,déjà, condammé à quelques années de prison.Entre la royauté Espagnole aussi,dont vous accueillez volontiers,à côté de l’Hotel de Ville de Genève au beau frère déjà condammé aussi à quelques années de prison…etc,etc,etc
    C’est vraie aussi,votre démocratie directe c’est très réputée,la fierté du peuple Suisse,avec raison,mais…qui donne,lors des élections fédéraux,tous les quatre ans un résultat de la sorte:

    1er “parti”,l’abstention,plus de 50% en moyenne
    2éme parti,qu’en France vous qualifierez D’EXTRÊME DROITE,mais qu’ici on traduit UNION DU CENTRE DEMOCRATIQUE
    Si on y ajoute le score du PLR (bien semblable à beaucoup d’égards au PP espagnol…)et du PDC,votre démocratie directe DONNE un résultat que,je n’en doute,renforce votre réputation à l’égard de ceux y celles que je cite dans la première partie de mon analyse
    Si je devrait donner un avis de quelle est la pensée d’une mayorité des citoyen du pays où je suis né par hasard,croyez moi,la “réputation suissese”‘est pénible:TOUS LES CORROMPUS OU PRESQUE DE CE PAYS,DON UNE BONNE PARTIE DU PP ESPAGNOL,on caché l’argent Public,donc de tous les citoyens qui payent ses impôts,bon gré,mal gré,en votre réputé Pays

    Rafael

  2. Comme toujours, Mme Sandoz dénonce avec justesse, courage et pertinence ce que la dictature du politiquement correct (gauchiste en général) cherche en vain à cacher à ceux qui veulent juste connaître la réalité. Puisse-t-elle être lue, comprise et suivie !

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