Bafouer les valeurs du pays que l’on prétend gérer!

L’affaire récente du président du parti PDC, qui est allé aux Etats-Unis louer un ventre pour satisfaire son « désir d’enfant » et celui de son partenaire, comme on se rend à l’étranger pour satisfaire son envie d’un produit local, pose une question très grave : jusqu’à quel point celui qui prétend à un poste public peut-il froidement bafouer une valeur éthique fondamentale consacrée par ses concitoyens ?

Il s’agit d’être clair

L’interdiction constitutionnelle de toute maternité de substitution, l’interdiction légale du don d’ovule ne sont pas des interdits de nature religieuse, mais bien des fondamentaux de civilisation, car cela correspond au respect vital de l’être humain, de son identité et de sa dignité. Le christianisme a sans doute mis en évidence l’importance de ces valeurs mais ne les a pas créées. Elles sont une condition sine qua non d’une civilisation. La Suisse ose encore le proclamer contre la mode. Toute marchandisation de la personne humaine – et la procréation par mère porteuse et/ou don d’ovule en est la concrétisation – risque de conduire aux horreurs hélas ! déjà vécues au cours des siècles. En outre, comme on ignore à ce jour les conséquences pour un enfant d’être formé dans le ventre d’une femme qui ne le veut que pour le vendre sur commande ou que l’on aura contrainte à cela – en Inde ou en Chine, par exemple -, toute procréation avec mère porteuse et/ou en plus avec don d’ovule équivaut à une réduction de l’enfant au rôle de cobaye.

On connaît depuis des lustres les dégâts humains du don de sperme, direct ou artificiel

On sait que l’enfant vit généralement un traumatisme quand il découvre qu’il n’est pas celui du père qui l’élève et qu’il aime ; il est donc totalement irresponsable d’augmenter, pour satisfaire ses désirs, le nombre de cas de souffrances probables.

Désavouer le tricheur pour montrer son respect de l’enfant

Puisse le PDC suisse – et non seulement zurichois – avoir l’honnêteté et le courage, au nom de la dignité de l’enfant, de désavouer ce président tricheur, exemple malsain !

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

11 réponses à “Bafouer les valeurs du pays que l’on prétend gérer!

  1. Merci Madame, à lire l’article du Temps consacré à cet esclavagsite, qui oscillait entre admiration et hymne à la modernité, j’ai un instant pensé que les délires d’une fraction des homosexuels étaient devenus “tendance” ici bas en Suisse. Il n’y a rien à faire, l’homosexualité est stérile et quelle que soit leur souffrance, un homosexuel ne pourra jamais dire à son père : apa, je transmets tes gènes, la chaîne de filiation n’est pas rompue. Pour aumoins un des deux partenaires…

    1. Un hétérosexuel sans descendance (stérile, ou malade, ou accidenté) ne pourra jamais dire à son père: papa, je transmets tes gènes, la chaîne de filiation n’est pas rompue…

  2. Quelle tristesse de voir encore Mme Sandoz sévir sur ce blog. Evidemment, l’histoire de ce PDC gay Zürichois ne pouvait la laisser indifférente, elle qui prétend aimer les homosexuels, pour pouvoir mieux encore les rabaisser, les juger, les mépriser.
    Mais comment cette personne (S.S.), qui ne représente depuis longtemps plus qu’elle même, peut-elle encore avoir ce blog, avec ses propos d’un autre siècle, empreint de mépris, tellement décalé de la société de 2017 ? Elle a ce petit côté pittoresque et presque amusant de donner à voir ce qu’était la Suisse des années 1960, comme si le temps s’était figé, comme si les femmes n’avaient jamais obtenues le droit de voter, comme si le peuple n’avait jamais voté pour le Partenariat enregistré, etc. Elle serait presque drôle, si elle n’avait tant fait de mal à ce Canton par son archaisme et son manque d’honnêteté et d’ouverture intellectuelles.
    La Suisse de Madame Sandoz, on la trouve dans les livres d’histoire, et … dans ce blog.
    Cette prose si prévisible, si maladivement ringarde, cessera, heureusement, un jour, et le Canton de Vaud ne s’en apercevra pas tout de suite. C’est juste, comme ça, au détour d’une conversation, que l’on tentera de retrouver un vieux souvenir, comme une image vieillote du siècle passée, avec nostalgie parfois, avec ironie et sourire toujours. En se disant qu’heureusement, tout cela est bien loin derrière nous.

    1. Quelle chance que nous ayons des personnes telles que Mme Sandoz, osant un discours conservateur, plein de bon sens, ayant fait tant de bien à notre Canton, en ouvrant les yeux à beaucoup, les libérant de leur carcan soixante-huitard.
      Ne vous-en déplaises, M. ou Mme Bourdier, ces idées ne sont pas de vieux souvenirs ringards et isolés, mais un sain retour aux bases judéo-chrétiennes de l’Europe des nations ; leurs auteurs, mêmes parmi les jeunes, se multiplient, se faisant les moutons noirs, résistants aux courants crypto-marxistes emportant la société.
      À vous lire, il semble que vous souhaiteriez une dictature de la pensée unique, faisant taire par la contrainte, toutes pensées dissidentes, comme dans les régimes totalitaires du passé, voire d’aujourd’hui ; j’espère me tromper…

    2. Votre seul argement est que ses valeurs ne sont pas de notre epoque… Un si grand paragraphe pour un explication si simpliste. Madame Sandoz ne fait que pointer du doigt le paradoxe d’un elu qui va contre les valeurs choisies par le peuple. Et que l’on sache un homme et une femme seront toujours necessaires pour faire un enfant que ca vous plaise ou non.

    3. pas sur que vous ayez raison. a mon avis ca se pourrait que toutes ces aberrations soient balayées un jour et le bon sens de suzette sandoz pourrait bien finir par l’emporter.

  3. A part le côté mercantile de la location de ventres, on peut regretter qu’ils n’aient pas choisi d’adopter un des nombreux enfants abandonnés.
    Sinon je respecte leur position que je trouve courageuse et oui, la société est multiple, je trouve ça personnellement très enrichissant.
    Bien à vous

  4. Merci Madame Sandoz, de simplement rappeler les lois biologiques contre lesquelles il est terriblement néfaste de lutter, surtout dans ce domaine : il s’agit d’égoïsme d’apprenti sorcier que de vouloir à n’importe quel prix créer un enfant juste pour satisfaire son égo, ce que la science rend malheureusement possible, et sans mesurer la catastrophe mentale et affective programmée pour cet enfant sans racines filiales authentiques…

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