Malheur à la société qui sacrifie l’enfant aux phantasmes des adultes!

C’était écrit dans les astres : l’enfant est le salami des fanatiques de l’égalitarisme sexuel.

Quant on a voté la loi sur le partenariat enregistré, ses défenseurs ont juré leurs grands dieux que jamais il ne pourrait être envisagé d’adoption par un couple de même sexe.

Quelques années plus tard, en 2016, au nom de l’égalité entre les couples de sexe différent et ceux de même sexe, le Parlement a voté la loi permettant l’adoption de l’enfant d’un des partenaires par l’autre de même sexe.

Maintenant que l’on sait que cette extension de l’adoption ne sera pas soumise au vote du peuple, le référendum n’ayant pas abouti, les Vert’libéraux annoncent déjà qu’ils vont réclamer la pleine égalité entre les couples hétérosexuels et les couples de même sexe, c’est-à-dire le droit d’adopter en couple un enfant. Les Vert’libéraux déclarent aussi que cela ouvre la voie au mariage pour tous. Ils confirment ainsi que, comme nous l’avons toujours dit, le mariage est bien le symbole de la filiation ! Ils n’ont donc aucun respect de l’enfant puisqu’ils sont prêts à lui mentir officiellement en lui donnant un état civil qu’il ne peut pas avoir, soit deux mâles ou deux femelles comme parents. Le mensonge à l’enfant est érigé en symbole de l’égalité entre adultes ! Bel avenir !

Un seul espoir ! Peut-être que l’Office fédéral de la justice prendra enfin conscience du problème général de mensonge officiel à l’enfant que représente aujourd’hui toute adoption plénière – qui efface la famille de sang – et que cet Office cherchera, avec l’adoption simple – qui n’efface pas la famille de sang – la solution parfaitement respectueuse de l’identité de l’enfant. Et on pourra alors constater que, par ricochet, mais par ricochet seulement, non en tant que but premier, l’adoption simple réalise l’égalité entre les couples, mais sans mentir à l’enfant. La solution est si simple que seul un aveuglement égalitariste a empêché de la choisir lors de la révision actuelle du droit !

Et le mariage pourra alors rester exclusivement réservé aux couples de sexe différent qui peuvent seuls illustrer le symbole de la procréation.

Malheur à la société qui sacrifie l’enfant aux phantasmes des adultes !

Le 5 octobre 2016

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz

Suzette Sandoz est née en 1942, elle est professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

10 réponses à “Malheur à la société qui sacrifie l’enfant aux phantasmes des adultes!

  1. On ne saurait mieux s’exprimer que l’a fait Mme Sandoz: il était prévisible, et tous les dynosaures, dont je fais partie, avaient prévu l’évolution juridique, qui sous prétexte de l’intérêt de l’enfant (que personne n’est jamais parvenu à définir clairement), démolit progressivement le concept de famille traditionnelle. En réalité, sous prétexte de servir la cause des enfants, ces modernistes, comme des apprentis sorciers, bouleversent un système qui a fait ses preuves depuis que le monde est monde. Mais quoi, il faut absolument être moderne, c’est “tendance” et tant pis pour les victimes de ces acrobaties juridiques.

  2. L’article Mme Sandoz n’est même pas conservateur. Il est plutôt réducteur.
    Mme Sandoz limite la notion de la famille à la seule reproduction. Pas de place aux sentiments, à la protection, à l’éducation… On est dans la sphère du bestial ici.
    C’est bien triste de la part d’une personnalité engagée dans le droit, berceau de la civilisation…

  3. Il serait grand temps d’ouvrir les yeux. À ce jour, il existe quantité d’études qui démontrent que les couples de même sexe peuvent, et réussissent, à éduquer des enfants. Il n’y a, en dehors des croyances personnelles, plus réellement de raison objective de s’opposer à l’adoption.

    Pour ce qui est du mariage, il a déjà été redéfini de nombreuses fois, ne serait-ce que pour donner des droits aux femmes, est-ce que vous aller militer pour qu’on vous retire ces droits ? Pourquoi ne laissez-vous pas vivre tranquillement les couples de même sexe avec les mêmes droits que vous ? Sachant que modifier ces textes ne vous enlève rien, ça ne fait que donner à d’autres.

    En espérant que les Suisses sachent regarder de l’avant et non pas tester coincés dans le passé.

  4. Madame Sandoz, chère Suzette. J’ai bien du respect pour vous, qui êtes née en plein pendant cette horrible boucherie, et qui avez réussi à atteindre des sphères autrefois exclusivement réservées aux hommes. Mais j’ai bien de la tristesse de voir que le temps passe et malgré votre brillante carrière vous êtes à présent totalement dépassée. Vous avez su remettre en question, consciemment ou non, le patriarcat, mais vos convictions chrétiennes, votre intégrisme, votre étroitesse d’esprit et surtout, surtout! Votre peur insondable de ce que vous ne connaissez ni ne connaissez vous font tenir des propos sinon inacceptables, au mieux parfaitement ridicules. Chère Suzette, au même titre que vos brillantes études n’ont pas fait de vous un esprit moderne et ouvert, le sexe biologique ne fait pas d’une personne un homme ou une femme. Pourquoi? Car c’est une construction sociale. Vous en êtes d’ailleurs un excellent exemple! Il y a peu encore une femme ne pouvait pas faire du droit et encore moins de la politique, ni voter, ce n’est pas un jeune comme moi qui vais l’apprendre à une vieille peau sclérosée et raciste comme vous. En effet la femme, cette construction sociale, était définie comme pondeuse-femme de ménage non-rémunérée. L’argument principal était ce que l’on appelle un essentialisme, à savoir que les spécificités biologiques de la femme (comme la reproduction ou son système hormonal) la cantonnerait à des tâches spécifiques, qui bien entendu la mettent au service de l’homme. Si on comprend ce fait extrêmement simple, que la “femme” est une variable, on peut alors facilement remettre intégralement en question ce concept et comprendre qu’une personne ayant un pénis puisse être une femme également, et inversément. Mais c’est là que vous bloquez chère Suzette, car vos convictions intégristes d’un autre siècle vous empêchent, malgré votre intelligence et vos brillantes études, d’aller au bout de la logique sociologique. Et ce sont ces mêmes convitions ridicules qui vous empêche de voir un tas de choses encore. Que l’homosexualité n’est pas plus une maladie psychiatrique que votre propention au racisme. Que que les parents homos peuvent autant aimer un enfant que des parents hétéros. Que des prêtres catholiques peuvent autant abuser d’enfants mineurs que des parents hétéros. Et finalement, Chère Suzette, vos idées si formattées et si minables vous empêchent de voir que… eh non… ce n’était pas mieux avant. Avant on a torturé des protestants pour leurs idées différentes, avant on a exterminé des juifs parce que soit-disant ils volaient les autres et étaient dégénérés, avant on a pillé et massacré des peuples au nom de Dieu. Eh oui chère Suzette… vous qui considérez les homos comme des dégénérés, les lusulmans comme des intégristes et les noirs comme des profiteurs, voyez-vous vous partagez en effet de belles valeurs du passé. Je comprends votre regret d’être devenue si vieille et si dépassée.

    https://blogs.letemps.ch/suzette-sandoz/2016/10/05/malheur-a-la-societe-qui-sacrifie-lenfant-aux-phantasmes-des-adultes/

  5. Mais taisez – vous, Madame! Pour une fois , oubliez votre fanatisme réactionnaire, laissez de côté votre habilité à la désinformation … et pensez aux enfants, pas ceux de votre cercle privilégié et fermé, mais à ceux concernés par votre diatribe haineuse et que vous traitez (Honte à vous!) de salami. Taisez vous car votre haine ne fletrira pas notre joie ! Votre méchanceté ne gâchera pas ma joie ! Parce que moi, contrairement à vous, j’ai dans la tête des prénoms et des visages, prénoms et visages de femmes surtout et d’hommes aussi , mères et pères depuis des années malgré vous et les vôtres et qui aujourd’hui enfin le sont aussi légalement, toujours malgré vous et les vôtres. J’ai dans la tête des visages et des prénoms d’enfants qui, aujourd’hui, malgré vous et les vôtres, sautent de joie, dansent et rient. Comment cela peut il vous être insupportable?
    Le Parlement de ce pays, soutenu par le peuple qui n’a pas voulu vous suivre , toujours vous et les mêmes vôtres, dans votre refus du progrès, vient de prendre des dispositions législatives pour protéger ces familles que vous détestez … alors vous déversez encore votre venin. Mais c’est en vain , Madame, parce que vous avez perdu définitivement . Quelques mères courageuses ont changé le cours de notre histoire et obtenu du Souverain ce que vous et les vôtres leur refusiez. Donc, que cela vous plaise ou non, maintenant , Madame, taisez – vous !

  6. Les opposants aux idées de Mme Sandoz, en lui donnant l’ordre de se taire, en de longues plaidoiries d’où la grammaire et l’orthographe sont absentes, et en l’accusant grossièrement d’être vieille et dépassée, donnent d’eux une idée qui confirme le bas niveau de leur éducation et de leur instruction. Ils ne méritent qu’un mépris amusé.

    1. Bien que je ne pense ( si vous m’accorder le droit de penser) pas être concerné par vos reproches concernant le mauvais usage de la langue française, je voudrais vous répondre une chose que je crois fondamentale pour garder un esprit ouvert et dynamique : le fond compte plus que la forme. Il faut écouter et essayer de comprendre ce que disent et pensent les gens avant de juger et de condamner comment ils le disent. Dans votre réponse, il n’y a aucune référence au contenu mais seulement à la forme. Et toujours pour condamner, humilier et rejeter. Ce n’est pas come cela qu’on construit un avenir nouveau … peut-être parce que pour vous l’avenir, c’est votre passé.

  7. Félicitations et merci Mmes Sandoz et Santschi, vous osez affirmer un bon sens conservateur, résistant au fort courant « progressiste » de la pensée unique obligatoire …
    Vos nombreux et virulents contradicteurs font penser à une réaction organisée par le puissant mouvement LGBT ; peut-être imitent-ils les trolls du Kremlin, mais dans l’autre sens !

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