Le couple n’est pas un WC !

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Le couple n’est (évidemment) pas un WC

Le Temps a publié un article intitulé : Rage Room – On paie pour casser,  qui traite « d’une chambre de rage », qui vient d’ouvrir à Lausanne. Voir (1) Le Temps du 27 avril 2018. Un lieu pour passer sa rage en sécurité, pour peu avec plaisir aussi, puisqu’on y choisit des objets à casser, comme des ordinateurs, des assiettes, des bouteilles etc.

L’idée ma parait bonne et est un premier pas dans la bonne direction, même si elle ne résout pas tout. Je donne des séminaires sur la colère saine depuis presque trente ans, et je crois qu’ici en Suisse les gens ont besoin de pratiquer un peu plus d’ex-pression = la pression à l’extérieur de soi ». En rage room ou en conscience de mille autres manières. J’ai été interviewé à ce sujet à la RTS (2) et (3) et j’ai partagé ma conviction de thérapeute et spécialiste de la colère, de combien cet acte symbolique et hygiénique peut aider les gens sérieux, gentils et trop retenus.

Une décharge émotionnelle et physique, organisée et sécurisée (chez soi, dehors, seul ou en groupe), relâche les tensions ainsi que le stress et donc, nous met en meilleure posture pour affronter notre vie, nos difficultés.

Cela décongestionne et peut faire du bien à la fonction de nos organes. Cela défoule et décompresse, cela peut faire du bien à notre squelette, c’est-à-dire aux boites articulaires.

Et cela peut faire du bien… au couple. 

Pourquoi ?

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Ce sera ta fête?

Nous sommes en décembre, deux fêtes parmi les plus importantes de l’année s’alignent au bout du mois. Avez-vous déjà remarqué la tension qui peut se créer avant une invitation ou un moment de célébration, en vous d’abord et chez vos proches?

Il est surprenant que les fêtes qui sont conçues pour se donner du plaisir sont souvent empêtrées de conventions, de sentiments d’obligation et peuvent causer trop de stress.

Dans quel état êtes-vous ?

Chaque mois de décembre, un certain nombre de couples viennent consulter en crise sur la préparation de Noël par exemple, et sur les invitations.

Et hélas, il nous arrive de très sérieusement s’étriper !

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Le principal ennemi du couple? Notre idéal!

Un sexothérapeute que j’ai beaucoup apprécié dans mes rencontres est feu le Québécois Jean-Yves Desjardins. Lors d’une formation avec lui, il nous a communiqué le résultat d’une recherche portant sur 160’000 couples des années 90 : « quels étaient les facteurs les plus fragilisant et donc négatifs dans la couple ? Les réponses (correctes) fusaient : le conflit, l’autre (!), les blessures du passé, la jalousie, l’égoïsme, une sexualité difficile, la belle-mère et j’en passe… Avec stupéfaction, sa réponse fut celle-ci : « l’ennemi No 1 du couple est… l’idéal du couple !?! »

Belle leçon. Et comme thérapeute de couple, je le vérifie souvent.

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Entendre l’autre peut suffire

Dans notre culture et dans notre langage, nous disons volontiers d’un couple qui va bien : « c’est un couple qui s’entend bien ».

Avez-vous remarqué que nous ne disons pas : « c’est un couple qui est toujours d’accord », ou « c’est un couple qui comprend tout de l’autre » (d’ailleurs, est-ce possible de vraiment comprendre une femme/un homme ?!). Nous avons tous un avis sur tout, en particulier sur l’autre. « Oh je sais bien, je suis sûre que tu…, j’ai bien vu que tu m’as…, tu fais toujours…, toi tu ne veux jamais… » etc.… la liste est sans fin. Nous devenons même des spécialistes dans les descriptions rigoureuses du dysfonctionnement de l’autre !

Suffirait-il simplement de pouvoir entendre son conjoint ?

Comment s’y prend-on ? Entendre sa réalité, sa version, son ressenti, sa lubie, sa projection, son vécu comme tels. Par exemple: « Je viens de t’entendre. Et cela me touche. Je vois que je ne comprends pas ce que tu vis, pour moi c’est si différent. Mais je peux vraiment entendre ce qui te touche tellement, pourquoi tu réagis si fort et tiens, cela me donne juste envie de te prendre dans les bras ». Puis, si besoin, je pourrais demander à être entendu, pour ma version. Le couple, c’est deux personnes. Si dans mon discours et dans mon attitude je fais un peu de place pour l’autre, il n’y a plus besoin de rapport de forces et encore moins d’avoir raison.

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Réussite ou échec du couple?

L’autre jour, je reçois en consultation Lucien qui m’annonce sa séparation d’avec sa femme Annie. Un super couple, deux enfants, une maison achetée ensemble, un chien. « Après 12 ans de couple, quel échec ! ». Leurs amis n’en reviennent pas : « Non pas eux !? », « Ils avaient tout pour être heureux… ». Lucien me dit que certains de leurs amis en couple, ne les côtoient plus. « Ils ont peur que ce soit contagieux ? ».

Échec ? Pas les premières années, bien sûr. Ce fut d’ailleurs plutôt réussi. Une belle aventure comme souvent, comme pour beaucoup d’entre nous. Mais avec la douleur et les sentiments difficiles que crée la rupture, il y a cette phrase assassine qui sonne comme une sentence: « C’est un échec ! ». On se la dit, on se la raconte et elle ajoute une couche cruelle au deuil imprévu qui s’amorce.

Huit années de bonheur et d’amour, l’audace de décider de créer une famille, la prise de risque d’acheter une « maison dans la prairie », œuvrer solidaires dans l’accueil de ces petits bouts de choux. Tant de qualités développées, tant de don de soi et de talents à vivre à quatre, à aller de l’avant, même en traversant de petites et grosses crises, une famille exemplaire. Puis vers la 9e année, le couple se découvre être un désert, fragilisé, mis en veilleuse, éprouvé par l’usure du quotidien, du désir inégal, de certains rêves et de certaines passions oubliées. Les parents sont souvent impeccables et encore en forme. Le couple lui, vrai fondement de la famille, le socle sur lequel tout repose est dévitalisé, il a été négligé un peu… beaucoup. Souvent il y a encore des sentiments, mais la relation est devenue dysfonctionnelle, apparemment irréparable.

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Le couple pluriel

 

C’est quoi un couple aujourd’hui ?

Avez-vous remarqué? Aujourd’hui, le couple ne ressemble plus vraiment à ce qui se passait il y a une ou deux générations : le couple, unité de survie et de reproduction, « à deux on est plus fort » où chacun remplit son rôle envers sa famille et la société. Avec la satisfaction d’avoir tenu la mission jusqu’au bout, dans l’amour, parfois dans un compromis ou dans une ambiance si lourde qu’on en mourrait avant de mourir. Il fallait faire avec.

Aujourd’hui, il y a une pluralité de couples, de modèles  qui se cherchent, ce n’est plus comme avant, c’est plus compliqué ou moins balisé. J’observe beaucoup de jeunes mais aussi des quadras, des quinquas, même des retraités chercher, avec sincérité, avec courage à créer une rencontre qui marche, un couple qui dure … un moment ou toujours bien sûr.

Dans ce lot de pionniers, de chercheurs, il y a déjà, vraiment, des couples heureux. La preuve, j’en connais un!

D’autres où l’amour s’y approfondit, parfois il devient amitié ou tranquille compagnonnage.

Il y a des couples où l’on “travaille” et “psychologise” beaucoup, on essaie d’apprendre, on lit des livres ou les magazines, on cherche ce qui peut aider et on y passe parfois des soirées, des nuits. Une démarche sincère et presque nécessaire pour une qualité de relation meilleure et pour durer.

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