Caisses-maladie: le ver est dans le fruit

Depuis que je m’agace contre les caisses-maladie, ces institutions qui thésaurisent l’argent de la population sans que ne vienne jamais le moment de le lui rendre, j’ai fini par comprendre ce qui me pose problème. Entendons-nous, je ne connais rien à l’économie de la santé, je ne suis qu’une citoyenne lambda qui fait plutôt dans l’imaginaire, mais je pose une question de principe, et c’est sur le même registre que j’aimerais bien qu’on me réponde.

Si vous faites le choix de posséder une voiture, l’Etat vous impose à juste titre de contracter une assurance, ce que vous ferez auprès d’une compagnie privée. La compagnie en question cherche à faire du profit, c’est tout à fait normal en régime libéral. Personne ne vous oblige à contribuer à ce profit, puisque vous restez tout à fait libre de ne pas vous acheter une voiture.

Dans l’assurance maladie, il en va tout autrement. Vous êtes obligé.e par la loi de faire faire du profit à une entreprise privée. Vous pouvez choisir laquelle, mais à la base vous n’avez pas d’autre option, et par ailleurs vous ne pouvez pas renoncer à vous assurer.

Bien entendu, l’assurance universelle contre la maladie est un pilier de la démocratie. Ce qui me semble clocher dans notre système, c’est qu’il nous contraint par la force publique à soutenir des acteurs privés de l’économie. Or, tout acteur privé de l’économie a pour vocation de soigner ses propres intérêts, contrairement à l’Etat, qui est censé, par le biais de l’impôt, pourvoir aux intérêts de l’ensemble de la population.

Les dysfonctionnements internes du système sont énormes, j’en ai une petite idée mais je ne suis pas compétente pour en discuter. Et le manque de solidarité des caisses en cette période de pandémie est choquant, comme l’affirme l’éditorial du Temps du 10 février. Les garde-fous étatiques sont de toute évidence insuffisants pour garantir la mise en œuvre de cette solidarité. Mais n’y a-t-il pas une ambigüité fondamentale à vouloir inciter à la solidarité des entreprises privées qui ne sont pas faites pour ça ? Le ver est dans le fruit.

Silvia Ricci Lempen

Silvia Ricci Lempen

Silvia Ricci Lempen est écrivaine. Son champ d’investigation préféré est celui des rapports entre les femmes et les hommes: un domaine où se manifeste l’importance croissante de la dimension culturelle dans la compréhension des fonctionnements et dysfonctionnements de notre société.

24 réponses à “Caisses-maladie: le ver est dans le fruit

  1. Vous avez raison, sans oublier toutefois qu’une anomalie économique supplémentaire fausse le jeu, à savoir la constitution de réserves qui restent acquises auprès des caisses maladie. C’est ce qui arrive si vous décidez de changer de caisse pour une moins onéreuse, selon les soi-disantes vertus de la concurrence vantées par les politiques, et qui jusqu’à ce jour n’ont pas induit la moindre diminution des primes mensuelles. Cherchez l’erreur.

    1. Supposer qu’un marché libre soit possible avec des clients captifs est un oxymore délicieux je trouve.

      Ce qui est dangereux avec un taux d’augmentation de 3.5%/an est que les primes doublement tous les 20 ans. C’est une inflation très réelle du coût de la vie pour beaucoup. Je ne pense pas qu’un doublement des coût soit supportable, donc quelque chose va casser.

      La doxa néolibérale veux que la seule responsabilité d’une entreprise soit envers ses actionnaires. Celles-ci appliquent ce principe à la lettre.

      1. La vérité est simple : une médecine de pointe n ‘est pas accessible à tous, sauf à la faire subventionner par les plus riches. Mais le peuple n’a pas voulu, à plus d’une reprise, d’une telle subvention. Il faut donc clarifier les choses et formaliser, ce qui existe déjà, une médecine à plusieurs vitesses.

        Il convient donc de réglementer plus en avant les assurances complémentaires, qui doivent être régie par le droit public et pratiquées par des entités sans but lucratif. Cela aura l’avantage d’éviter que les caisses ne se ratrapent sur les complémentaire et que leurs sociétés soeurs fassent des bénéfices.

        Modification constitutionnelle :
        al. 1 L’assurance santé ne peut être pratiqué que sans but lucratif.
        al. 2 La loi peu prévoir des exceptions.
        Là je pense aux assurances voyages, par exemple.

    2. Si vous changez de caisse pour une autre dont les primes sont moins élevées vous faites une économie, non ? Si les primes augmentent c’est simplement parce que les dépenses des caisses augmentent. Le coût de la médecine augmente à raison des évolutions technologiques et scientifiques ainsi que du vieillissement de la population. Pour diminuer les primes, il faut diminuer les coûts et donc rationner les soins à charge des caisses.

      1. Bien qu’il soit correct que les coûts augmentent avec le vieillissement de la population,
        nos coûts de la santé sont aussi parmi plus haut du monde en %du GDP (n°2 après les USA).

        En suisse, nous avons un nombre de spécialistes et d’équipements techniques lourds par habitant extrêmement élevés. Quand on ajoute des consommables et médicaments payés le double des prix pratiqués dans l’UE on peut s’interroger sur l’inévitabilité de nos primes élevées.

        Ce qui est certain est que dans le triangle médecins/pharmas/assurances tout le monde se renvoie la balle.

        1. Effectivement le coût médicaux sont élevés. Les consultations médicales sont chères. Les médicaments sont chers, tant en raisons du prix producteur que de la marge du circuit de ditribution (marge beaucoup plus élevées sur des prix producteurs plus élevés !).

          Mais attention, en cas de besoin d’examen tel un IRM il n’y a pas à attendre des mois. Les médicament de bases manque plus rarement qu’en France (corticostéroïde juste avant la crise covid) et quand on mégote sur le prix des vaccins, on les a plus difficilement.

  2. Les caisses-maladies pratiquant la Lamal sont des institutions, des SA de nos jours, agissants sans but lucratif. La Lamal ne leur permet pas de distribuer des bénéfices. Les caisses, délégataires, sont largement régie par le droit administratif dans leur rapport avec l’administré. Elles doivent respecter le principe de légalité et donc les lois et ordonnances régissant l’attribution de prestations. Elles ne peuvent pas décider au vu de la covid de prendre en charge des prestations hors-catalogue ou de faire des donations. Il appartient au législateur de modifie la loi, ou au Conseil fédéral les ordonnances, pour ce faire. Quant aux montant thésaurisés, ils ne représentent que 4 mois de dépenses, dont 95 % de prestations versées aux assurés (pour le reste il faut bien payer les employés, etc…).

    Le système comporte de nombreux défaut. Pas la peine d’en fantasmer d’autres. Et si les primes augmentent c’est essentiellement parce que les remboursements aux assurés augmentent.

    1. C’est l’une des questions essentielles: la seule chose qui peut motiver une entreprise à but lucratif est le bénéfice. Dès lors, comment donner du crédit à cette affirmation selon laquelle, une foultitude de caisses s’occupent de leurs assurés sans être directement intéressées en vertu de comptes jamais totalement transparents. Je veux bien croire au Père Noël, mais seulement un jour par an.
      Il reste effectivement que la majorité des problèmes de santé dont souffre la population sont systématiquement l’hypertension et le diabète, que cela génère des visites chez de nombreux spécialistes qui vont chacun facturer une anamnèse et prescrire quelques pastilles… J’en viens à me demander si ordinateurs et laboratoires ne parviendraient pas à remplacer avantageusement les médecins dans une bonne moitié des cas.

      1. Excellente remarque Gwaskell. Merci ! Bien évidemment, des ordinateurs avec programmes ad hoc, des laboratoires d’analyses et des pharmacies à l’étranger (coûts = des clopinettes) remplacent parfaitement et durablement d’inutiles praticiens, ces praticiens qui ont systématiquement peur pour tout ou rien. Car le concept de “peur” rapporte énormément d’argent en “générant des examens coûteux et parfaitement inutiles” alors que le status des “chroniques” ne change jamais d’un iota ou si peu que ce n’est absolument pas représentatif.
        Déjà durant leurs études, les futurs médecins apprennent de nombreuses astuces pour profiter au maximum de ces frayeurs. Et à rendre les patient(e)s esclaves d’inutiles et coûteuses expérimentations qui ne changeront absolument rien au “status chronique” et/ou “aux défauts de naissance”.
        En d’autres termes, laisser vivre paisiblement sans dépenser inutilement ne fait pas partie du langage médical et/ou assicurationnel.
        Or il faut juste apprendre à vivre bien et sereinement avec des différences et des valeurs pathologiques pour certains mais tout à fait normales pour d’autres.
        La peur ne modifie jamais les status médicaux chroniques.
        Donc nous pouvons tout réaliser nous-mêmes, c’est extrêmement facile et peu perturbant. Juste un peu de lecture et d’organisation. Un sport cérébral qui nécessite un entraînement régulier de nos petites cellules grises à défaut d’entraînement de nos muscles ou de nos “organes un poil différents” !

        Bémol: la grande “variété humaine” n’est plus admise en médecine humaine dans les pays riches.
        Nous devrions toutes et tous êtres des clones parfaits. A parfaite illusion autre débat ….

        En conclusion, tout est question d’organisation pour louvoyer sainement et habilement dans le très coûteux enfer médico-assicurationnel helvétique.
        Essayer c’est l’adopter.
        Portez-vous bien.

        1. En région frontalière : remboursement des médicaments achetés de l’autre côté de la frontière prescrits par un médecin suisse. Une caisse l’a fait. Les pharmaciens, aux marges trois fois supérieures aux marges des pharmaciens français, marge sur des prix grossistes bien plus élevé, hurlent. L’OFSP rappelle la caisse à l’ordre. Berset aimerait bien modifier une ordonnance (à titre expérimental) pour permettre un tel remboursement. Les pharmaciens hurlent dans les couloirs. Suite au prochain épisode…

          Et si nous hurlions.
          Je rappelle que le pharmacien doit afficher près de la caisse l’ensemble des “taxes” qu’il prélève. Faute de quoi il enfreint la loi contre la concurence déloyale et risque 20’000 d’amende. Si l’infraction est constatée par un agent compétent, il existe une amende d’ordre (200 francs, sauf erreur) que le pharmacien peut contester et risquer une amende plus élevée.
          Et si nous #CHBalanceTonPharmacien

    2. Ce que vous écrivez est factuellement vrai, du moins à ce que j’en sais. Mais il y a tout de même des vérités qui sonnent étrangement. Les caisses-maladies sont des SA sans but lucratif. Je le savais déjà, mais je crois ne jamais l’avoir lu aussi factuellement et pareillement condensé. Autant dire que, philosophiquement, c’est un oxymore, ou encore une créature hybride à la Frankenstein. S’il n’y avait foncièrement aucun but lucratif, je doute que des entreprises privées s’y colleraient. Un besoin impérieux philanthropique, peut-être ?

      En vérité, toujours, il y a bien un but lucratif. Le directeur général s’attribue un salaire extravagant, les directeurs et sous-directeurs touchent aussi des rémunérations importantes, les chefs de services reçoivent des salaires sympathiques, les employés sont correctement payés et les membres du Conseil d’Administration, qui valide les rémunérations, reçoivent des jetons de présence plus que symboliques. Reconnaissons donc que, s’il ne peut y avoir de bénéfice pour une telle SA, à l’intérieur, le but est bel et bien lucratif.

      1. SA à but lucratif n’est pas un oxymore mais une possibilité prévue par le code des obligations. Nier la possibilité d’une SA à but non lucratif c’est nier qu’une association puisse être dépourvue de but lucratif. Ce qui est faux. Donc des associations “vraies”, sans but lucratif, cela existe et des SA sans but lucratif aussi. Je le sais j’en ai fondé une. Certes j’y ai un intérêt : ne pas êtres entravé par des AG.

        Par contre, lorsque vous parlez des rémunérations élevées, vous avez raison. Quoique …comparez donc la rémunération des directeurs de grande caisse avec celles des entreprises à but lucratif de la même taille. Est-ce qu’ils gagnent plus ? Les frais de fonctionnement d’une grande caisse sont-ils, par assuré, plus élevés que ceux d’une petite ?

        Cela étant, je pense que les caisses maladie ne devraient plus toucher au grisbi. Toutes les transactions financières assuré/assurance devraient passer par une centrale de compensation, laquelle verserait les frais de fonctionnement à la caisse et gérerait fond de roulement et réserves, système semblable à celui prévalant en matière d’AVS.

    3. Je dirais plutôt que l’augmentation (qui n’est pas due à l’augmentation des coûts comme vous l’affirmez) est décidée par SantéSuisse et Sasis la faîtière des caisses maladies, de manière opaque et unilatérale, c’est elle qui donne SES chiffres, et en plus qui les vend à la confédération et qui aussi encaisse aussi une taxe auprès de chaque médecin, pour lui donner le droit de facturer à charge! On croit rêver! C’est un maquereau qui fixe les tarifs et exploite le système avec la bénédiction des autorités qui sont aussi clients et bénéficiaires! (Igniacio cassis siégeait à la tête d’un gros groupe d’assurances maladies!) C’est tellement bien huilé que je ne vois pas la solution de sortie, à moins d’une caisse unique?… ou etatique?…

  3. Votre analyse est assez pertinente et je partage votre avis.
    Malheureusement, on nous a offert la possibilité de changer le système en adoptant une caisse unique, sur le même type que la Suva, et la majorité populaire l’a refusé.
    En conclusion, ce système stupide est plébiscité et approuvé par une majorité de citoyen, tandis qu’une minorité, dont vous et moi faisons partie, ne peut que se lamenter.
    Et cela n’est pas prêt de changer, car il y a d’énorme intérêts financiers en jeux.

    1. Bonjour, excellent commentaire. Merci. Le système suisse = Money – Argent – Geld – Denari. Absolument tout le reste n’est qu’une vue de l’esprit donc quantité négligeable y compris la santé. Salutations. eab

    2. Vous avez déjà eu affaire à la SUVA ? Monstruosité.
      Et à l’assurance militaire, département de la SUVA, ignoble.
      Une monstruosité fédérale et centralisatrice prête à engager des fonctionnaires et pouvant s’endetter.
      Non merci.
      Troquer une mauvaise solution pour une mauvaise solution n’est pas une solution.

  4. En comparaison avec les pays européens, notre système de santé dépense en moyenne les mêmes montants pour les personnes âgées entre 0 et 80 ans. Pour les personnes de plus de 80 ans, notre système de santé dépense jusqu’à 3 fois plus que les pays européens.
    Autre point : la moitié des coûts de santé que l’on génère sur toute notre vie est sur nos 6 derniers mois de vie.

    Avec ces deux éléments, il est naturel d’observer une augmentation annuelles des primes de 3.5% vu le vieillissement de la population. La Dr. Veronica Weisser (économiste chez UBS) avertit depuis bientôt une décennie le fardeau que notre société fait porter sur les jeunes générations (également avec l’AVS et le 2e pilier).
    Aujourd’hui on constate que les personnes actives de classe moyenne inférieure ne peuvent déjà plus supporter ce fardeau. Dans 15 ans, ce sera toute la classe moyenne.

    Le seul point positif, c’est que notre système de santé n’est pas endetté, contrairement à celui de la France, du Royaume-Uni ou de l’Espagne.

    1. Bonjour et merci de votre commentaire. Contrée peut-être moins endettée mais responsable d’une énorme quantité d’erreurs médicales … que la population suisse a de la peine à admettre parce que tout est organisé pour les camoufler très habilement… Et pourtant c’est le cas…. sans parler de tout ce qui se prépare en réunions confidentielles jamais publiques … Nous surnageons tout juste dans les mensonges parfaitement bien organisés… La question pourrait être : jusqu’à quand sur le fil du rasoir ?? Portez-vous bien. eab

      1. Bonjour, merci de votre commentaire, bien que je n’adhère pas à votre théorie du complot. Le sujet est effectivement extrêmement compliqué à discerner tellement il y a d’acteurs qui sont concernés (Législateur, OFSP, médecins, centres hospitaliers, assureurs, centres pharmaceutiques) et que chacun a probablement des efforts à fournir de son côté mais préfère se renvoyer la balle.
        Mais on ne peut pas nier que le problème principal vient du vieillissement de la population.

        Après, on peut également parler de l’évolution de nos mentalités, où dans le passé, on acceptait les morts prématurées causées par le destin, faute de remède trouvé. Alors qu’aujourd’hui, on accepte cela de moins en moins, du fait qu’il existe des remèdes (ou des soins permettant de prolonger la vie) à presque toutes les maladies, mêmes les plus rares.
        Il n’y a pas besoin d’être un adepte en économie pour dire qu’un remède pour une maladie rare est beaucoup moins rentable qu’un remède pour une maladie commune, d’où le coût astronomique de certains médicaments produits à seulement petite échelle.

        Si on accepte de donner l’accès à des médicaments à une personne souffrant par exemple de sclérose en plaques, ce qui coûte environ CHF 10’000.- par mois, alors on est obligé d’accepter l’augmentation des primes.
        On ne peut pas accepter l’un et refuser l’autre.

        1. Bonjour Nicolas Besson. Merci de votre commentaire. Il n’y a aucune théorie du complot rassurez-vous. Par contre, il n’y a que des faits concrets additionnés d’évidences foudroyantes discutés en coulisses et dont la population générale n’a aucune idée.
          Le culte du secret fait partie du très cruel et peu scrupuleux univers hospitalo-universitaire. Fort regrettable à mon humble avis. Celles et ceux qui rêvent encore devraient d’urgence redescendre sur Terre.
          A noter que certaines personnes émanant de ces milieux où tout se discute “en sessions hermétiques” savent très bien ce qui se passe mais ne peuvent pas en parler, accords de confidentialité obligent.
          Vraiment aucun complot à l’horizon. Par contre, une gigantesque masse d’informations non publiques qui ne seront jamais relevées ou tout éventuellement dans un siècle. En d’autres termes, des verrous indissolubles pour un bon moment encore. Portez-vous bien !

  5. Je m’agace également des caisses-maladie. Si dans son principe, le bénéfice pour la société est indiscutable, c’est bien de sa mise en pratique qui l’est. Contrairement à une assurance auto pour laquelle nous avons le choix, pour l’assurance maladie, nous n’avons pas le choix. Les caisses ont l’intérêt à grossir, en résolvant toujours l’équation: payer les dépenses par les primes des assurés, en conservant 5% pour sa gestion + les produits financiers. La diligence dans la consommation par des assurés n’est pas récompensée. La santé est un besoin élémentaire tout comme les aliments de base. C’est pourquoi la spéculation sur les commodités nécessaire à notre alimentation est tout aussi scandaleuse que la dérive dans la gestion des coûts de la santé dans laquelle il y a bien trois acteurs et un régulateur en peine.

  6. Le financement de l’assurance maladie actuel est un impôt (privé) inversement proportionnel, plus on est pauvre, plus on paie. C’est tout à fait l’envers du bon sens.

    Tant que son financement n’est pas un pourcentage du revenu et que son objectif n’est pas l’entière gratuité des soins pour tous et toutes, on peut causer, mais c’est dans le vide.

    Cette opinion est totalement inaudible dans un pays aussi libéral que le nôtre, dont la devise tacite est « mort aux faibles ». Je suis désolé de montrer tant d’amertume, mais j’ai de la peine à faire autrement. Ce n’est pas contre l’autrice de ce blog, que j’apprécie, mais bien le débat général sur ce sujet.

    Pour finir dans une note plus constructive, voici un dossier intéressant : https://pagesdegauche.ch/introduction/

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