La faute des banques centrales

Depuis l’éclatement de la crise financière globale en 2008, les banques centrales sont perçues (et se croient) comme des institutions toutes puissantes, capables de sauver le monde de toute sorte de cataclysmes, eux-mêmes induits par des facteurs endogènes au système économique. La crise économique liée à la pandémie, de même que la crise énergétique associée à la guerre en Ukraine, peuvent être résolues, semble-t-il, par l’intervention des banques centrales mobilisant plusieurs instruments (non-)conventionnels comme les taux d’intérêt et les «assouplissements quantitatifs». Ces derniers consistent à émettre des volumes exorbitants de monnaie centrale en vue de préserver l’ensemble de l’économie d’une crise systémique – comme celle éclatée suite au dépôt de bilan de la banque d’affaires Lehman Brothers aux États-Unis le 15 septembre 2008.

Or, en fait, depuis la contre-révolution néolibérale des années 1980 qui a rendu les banques centrales indépendantes des gouvernements (entendez qu’elles ne peuvent plus contribuer à financer les déficits publics en achetant les obligations d’État sur le marché primaire), les banques centrales se posent en soutien des institutions financières, intervenant constamment sur les marchés financiers pour en garantir les profits (y compris ceux des fonds spéculatifs), mais également afin d’en éviter une mise en faillite susceptible de déclencher une crise financière systémique à l’échelle de l’économie globale.

Cette transformation du rôle des banques centrales les a par conséquent détachées de la société réelle pour leur permettre de se consacrer au service des intérêts particuliers de la finance de marché. Toutefois, cela ne saurait que nuire à l’intérêt général par sa contribution à accroître l’instabilité financière au lieu d’agir pour le bien commun en soutenant les investissements publics ainsi que la transition écologique de l’économie dans son ensemble.

Sergio Rossi

Sergio Rossi est professeur ordinaire à l’Université de Fribourg, où il dirige la Chaire de macroéconomie et d’économie monétaire, et Senior Research Associate à l’International Economic Policy Institute de la Laurentian University au Canada.

39 réponses à “La faute des banques centrales

  1. Bonjour;
    Oui bien vu!
    Mais poser le constat d’un échec (si s’en est un) c’est bien, mais proposer des solutions (une ce serait déjà bien) c’est mieux.
    Donc?

    1. DONC? Donc… les hétérodoxes (finance/économie) en proposent depuis 2008 et bien avant encore. Ils n’ont de cesse à prêcher dans le désert, pourtant, sans que la majorité silencieuse ne les écoute depuis des décennies. Les uns préférant soit par ignorance ou comportement pavlovien suivre les mantras dominants, tandis que d’autres s’accommoderont des clivages politiques (droite/gauche/centre) en votant avec leurs pieds – non pour des solutions mais des orientations propres à la politique politicienne – le restant, lui, avec résignation, refusera de s’instruire aux tendances d’un monde qui lui échappe déjà – car en pleine mutation – saissant plutôt l’option du paternalisme d’État les yeux fermés ou attendra patiemment qu’on lui serve la soupe qu’il s’empressera à juger, alors qu’il a déjà perdu le goût. Donc, le paradoxe de l’inutile!

  2. C’est la faute des Banques centrales de ne plus s’intéresser à l’intérêt des populations de cette planète et uniquement à la santé de l’économie financière internationale, qui est de plus en plus comparable à un cancer généralisé.
    Mais c’est la faute des Etats d’avoir permis et construit cela dans le dos des populations.
    Des alternatives seraient théoriquement possibles et souhaitables, mais on fait tout pour qu’elles soient impossibles même à envisager.

  3. ***********
    RAYMOND
    16 septembre 2021 à 14 h 38 min

    Alors que la Suisse reste la patrie de la “Croix-Rouge” (1866) et la France celle des “droits de l’Homme” (1789); son rôle fut également crucial dans l’instauration de la “pensée dominante”, à vocation néolibérale, en Europe. C’est en effet la France, en 1973, qui devait franchir une étape historique sur le chemin de la libéralisation financière internationale en modifiant les statuts de la Banque de France, le 3 janvier, notamment par l’article 25, indiquant que “le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France” (ancienne Banque Centrale française). Mettant ainsi définitivement les États à la merci du système bancaire, puisque leur Trésorerie n’était de facto plus en droit d’emprunter auprès de sa banque centrale. Tournant crucial en Europe qui ne devait rien au hasard à une époque où elle était présidée par un ancien banquier, Georges Pompidou. Une époque où les décisions politiques, sous Richard Nixon aux États-unis, en 1971, allaient dérouler le tapis rouge à la financiarisation de nos économies avant d’offrir le “Saint-Graal” à la haute finance au cours des années 1980. Un temps qui permettra notamment l’emprise des dogmes monétaristes sur les institutions nationales en France, le “big bang” financier en Angleterre, et offrira à la Suisse, dotée d’un “secret bancaire pourtant louable à ses tous débuts”, les moyens pour faire turbiner une industrie financière spécialisée dans “le blanchiment de fraude fiscale” à l’échelle planétaire.

    La transfiguration de la finance dans les années 80, de même que l’emprise des monétarismes et leurs dogmes (entre-autres cette si “bienveillante efficience”) sur nos institutions ont eu des impacts sévères dans le domaine de la santé publique et des assurances sociales.

    Rappelons-nous que tout commence en 1983, en France, avec le tournant de la “rigueur” (selon la logique que les déficits des uns ont comme pendant les excédents des autres et/ou qu’en creusant une dette dorénavant laissée à la spéculation des marchés financiers, cette faute finira un jour par se rappeler à vous) pris par le gouvernement socialiste (ai-je dit un double paradoxe?). Un haut-fonctionnaire, Jean de Kervasdoué, met en place un “programme de médicalisation des systèmes d’information”. L’objectif est de quantifier et de standardiser l’activité et les ressources des établissements de santé (ai-je dit en quête d’efficience?). Officiellement, il s’agit de diminuer les inégalités entre les hôpitaux. Il s’agit aussi de mieux contrôler les dépenses. Le ministère de la Santé développe progressivement un système d’information qui classe les séjours à l’hôpital en grandes catégories et permet d’en établir le coût moyen (ai-je dit que les dogmes monétaristes sont à l’ouvrage?). “Au début des années 2000, le ministère est en mesure de connaître la “production” de chaque hôpital ainsi que son coût”…

    Ceci nous rappelle-t-il rien, en Suisse et sur le fond également, au plan des services de santé publique et des assurances sociales?

    …Alain Juppé est alors Premier ministre du premier mandat de Chirac. Il édicte par ordonnance, sans vote des parlementaires, l’”Objectif national des dépenses d’assurance maladie” (Ondam). Il s’agit d’un plafond de dépenses de santé à ne pas dépasser, quels que soient les besoins de la population. Chaque année, ce plafond est défini dans la loi de financement de la Sécurité sociale. “Les objectifs clairement avoués par les pouvoirs publics étaient de réduire de 100 000 lits le parc hospitalier français, soit près du tiers de sa capacité”, a expliqué l’Institut de recherche et documentation en économie de la Santé.

    En Suisse, n’y voit-on toujours aucune similitude avec les réformes en santé publique entreprises dès le courant des années 2000, comptant une déliquescence des conditions de travail, de moyens matériels (lits…) et personnels?

    En France, ces ordonnances aboutissent rapidement à la fermeture des plus petits établissements. Plus de 60 000 places d’hospitalisation à temps complet (définies en nombre de lits) disparaissent entre 2003 et 2016, dont près de la moitié en médecine et chirurgie. Les gouvernements se succèdent, mais ce plafond des dépenses devient de plus en plus coercitif. Pourtant la population augmente, ainsi que la part des plus âgés donc des plus fragiles, et que le recours aux urgences s’intensifie.

    En Suisse, lors de sa politique du frein à l’endettement public, alors même que la dette publique helvétique est (et reste) enviable au regard du monde, ça ne nous rappelle toujours rien?

    2020 – Pandémie mondiale vs Les spectres de la pensée dominante comme autant d’effets secondaires.

    2021 – La discipline de la “science comportementale” – après avoir été dévoyée par l’idéologie “mainstream” – fut d’abord instrumentalisée pour les intérêts de la finance (FC), puis pour les intérêts de la sphère marchande (EC) et enfin pour servir de “guidance” à la politique (ai-je dit d’intérêts au sens de la Public Choice Theory?) comme nous le constatons actuellement avec la “politique du nudge”. Un modèle de politique qui semble se démocratiser de manière fulgurante.

    Alors jusqu’où va-t-on pousser le stoïcisme dans l’acceptation de l’inacceptable? Peut-être devrions-nous aussi revoir notre conception à la résilience.
    ***********

    1. Non, pas évidemment. La faute est imputable à une idéologie qui transformera les “sciences économiques” à partir des années 70/80 (pour devenir le “mainstream” que nous connaissons depuis), tout en offrant un pouvoir dominant et hégémonique à la financiarisation (sensée offrir avec son marché autorégulé par les prix, soi-disant “efficient”, la meilleure approche possible pour l’économie réelle) en reléguant les États à de vulgaires vassaux. Le témoin des monétaristes (École de Chicago) sera repris sous les gouvernements Thatcher au Royaume-Uni, Reagan aux États-Unis et Pompidou en France. La Suisse, plaque tournante de la finance (dotée de tous ses travers) avec son légendaire (et nébuleux) secret bancaire – bénéficiant par ailleurs d’une Banque Centrale, seule au monde à être cotée en bourse, rappelons-le – ne pouvait qu’embrasser cette nouvelle “religion”. Pour le reste, les dogmes s’en sont chargés ainsi, la Suisse peut dès lors retourner le sablier puisqu’avec la dernière perte pharaonique de la BNS, l’histoire (économique et financière) retiendra qu’il y aura eu un avant 2022 et un après.

      1. “Voyage dans le temps et l’espace”

        Saison 2023 (Master class) : Pour une banque centrale, nous ne sommes que des sujets

        Le changement de paradigme opéré durant les années 70/80, avec le cautionnement de nos gouvernements, aurait dû rappeler aux peuples la chute de Rome! “L’État était alors contesté par de nouveaux barbares qui, conquérants dans l’espace des marchés, ont jouit d’une grande autonomie par rapport au suzerain”. Tout comme la mondialisation ne pouvait prospérer que sur une terre brûlée, poussant les dépenses de l’État à la hausse et leurs recettes à la baisse. On ne le répétera jamais assez, le système post 1970/1980 ne tient que grâce à la dette et aux interventions des banques centrales (argent/dette et système des réserves fractionnaires). En 1945, en Occident, la faiblesse du système financier fait que l’Etat dicte ses conditions et met en place un “ordre organisé”, nous sommes alors dans le compromis fordien où la “croissance est auto-entretenue par le partage des gains de productivité qu’elle génère : le rendement croissant, s’il est bien partagé, permet à la fois des profits croissants, des prix décroissants, et des rémunérations croissantes. Or, “les nouveaux barbares des marchés jugeront la monétisation préférable à la saisie, à la nationalisation, à la restructuration et verront les marchés financiers pouvant s’autoréguler eux-mêmes. Nos Homo-politicus nous ont imposé cette mondialisation comme une “loi des débouchés” alors qu’une chaîne logistique impose une libre-circulation des capitaux et un développement du système financier. Ils l’ont donc bien réalisé. D’ailleurs, la victoire des actionnaires et de la finance sur les industriels se lit toujours dans l’évolution de 1970 à nos jours, par le poids des dividendes dans l’excédent brut d’exploitation. Certes, Milton Friedman ne voulait pas d’une banque centrale indépendante du fait de la concentration de pouvoirs au profit de personnes exemptes de tout contrôle. Toutefois, à croire qu’il avait oublié que ses préceptes reposent sur l’économie de marché; des marchés financiers soi-disant efficients au point qu’il fallait même en arriver à déréguler la “bête immonde”. Quant aux relations incestueuses, la haute finance et tous ses satellites en regorgent.

        Le seigneuriage ne doit non plus être pris à la légère, car les intérêts que touche une banque centrale – moins les coûts de production, de distribution et de remplacement des billets fiduciaires – se sont ces revenus servant à couvrir le coût de ses opérations. Les excédents ainsi dégagés seront à l’État et deviendrons pour lui une source de revenu. Le coût de production d’un billet de banque (du papier) – pour la banque du Canada par exemple – est évidemment inférieur à sa valeur nominale. Autrement dit, produire un billet de 20 $CAN ne coûte pas 20 $CAN. La banque centrale fournit les billets de banque qu’elle produit aux institutions financières – c’est-à-dire pour le montant qui figure sur les billets (monnaie fiduciaire) – à l’intention de leur clientèle. Les institutions financières paient à la banque centrale pour ces billets en transférant des fonds par voie scripturale. Ensuite, elle investit ces fonds dans des titres émis par le gouvernement comme des obligations et des bons du Trésor (obligations souveraines), ce qui lui rapporte des intérêts. La Réserve fédérale américaine, qui se trouve être la plus grande émettrice de billets de banque au monde, génère (comme toutes les banques centrales) du profit systématiquement puisqu’elle détient dans ses livres une obligation dont le rendement avoisine 4% pour chaque dollar qu’elle imprime. Comme les espèces ne rapportent aucun intérêt, et comme sa rentabilité sur le seigneuriage égale au différentiel entre ce qu’elle touche sur cette obligation figurant à son bilan et le billet (papier) émis, la banque centrale US gagne donc 4% sur chaque dollar imprimé. Les bénéfices d’une banque centrale sont donc proportionnels à la quantité d’espèces qu’elle émet : son seigneuriage augmente logiquement en même temps que la masse des billets en circulation. Prenons comme exemple un billet vertical de 10 $CAN de la banque du Canada. Supposons que l’investissement lui rapporte 2 % d’intérêt par année pour toute la durée de vie du billet de banque.

        10 $CAN x 2 % = 20 cents par année

        Disons qu’un billet de banque coûte 27 cents à produire et 15 cents à distribuer, donc 42 cents au total.

        Notre billet de 10 $CAN a une durée de vie moyenne de 7 ans.

        Pour déterminer le coût annuel de mise en circulation d’un billet de banque, il faut diviser son coût total de production et de distribution (dans ce cas-ci, 42 cents) par sa durée de vie moyenne (7 ans) :

        42 cents ÷ 7 ans = 6 cents par année

        Mettre un billet en circulation et le remplacer lorsqu’il est usé coûterait donc 6 cents annuellement. On se souvient que le seigneuriage correspond aux intérêts gagnés, moins les coûts de production, de distribution et de remplacement des billets de banque.

        Si l’on reprend notre exemple, cela veut dire que la banque du Canada gagnerait 14 cents par année pour chaque billet de 10 $CAN en circulation :

        20 cents – 6 cents = 14 cents

        Monnaie fiduciaire, monnaie scripturale, monnaie ex nihilo et monnaie centrale?

        Rappelons la différence entre monnaie fiduciaire et monnaie scripturale. C’est très simple, la monnaie fiduciaire, ce sont les billets et les pièces qu’on a dans nos porte-monnaie. Cette monnaie est créée par la banque centrale. La BCE pour l’Europe, la BNS pour la Suisse, la Fed pour les États-Unis. La monnaie scripturale, du latin classique scriptura, “écriture”, c’est le montant (la ligne d’écriture) qui figure sur votre extrait de compte. Et ne croyez pas que les deux termes “fiduciaire” et “scriptural” désignent la même chose : la monnaie scripturale, c’est un peu comme les jetons que vous recevez au casino si vous jouez. Vous donnez votre argent au casino (donc il ne vous appartient plus) et en échange, vous recevez des jetons avec lesquels vous pourrez jouer ou consommer au sein du casino. En le quittant, vous pourrez à nouveau convertir vos jetons en monnaie fiduciaire ou décidez de garder vos jetons pour votre prochain passage. Votre compte bancaire fonctionne à l’identique. Tant que vous êtes dans le “système” de votre banque commerciale, vous pouvez échanger en lignes d’écriture (virement, carte bancaire…) ou décider d’en sortir en demandant de la monnaie fiduciaire (au guichet humain, mais le plus souvent au guichet automatique ATM — vous noterez toutefois qu’aujourd’hui vous ne pouvez plus retirer tous vos dépôts en une fois sans avoir prévenu la banque commerciale). Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : quand vous mettez votre argent dans une banque, vous ne faites rien d’autre que de donner votre argent à la banque… qui en retour vous fait une promesse de vous payer à première demande et cette promesse, c’est le montant de votre extrait de compte, la monnaie scripturale. La nuance semble infime, mais l’argent que vous avez déposé à votre banque ne vous appartient pas sur le plan juridique, il appartient à la banque (hormis la protection toute relative des déposants à hauteur de 100’000 frs ou 100’000 euros). En contrepartie, vous acceptez et recevez la promesse tout aussi relative de la banque de vous payer les sommes demandées quand vous le voulez (hormis en cas de “bank run” par exemple) via les moyens de paiement que la banque met à votre disposition. Si la banque fait faillite… adieu votre argent ! Vous pourrez toujours faire valoir votre extrait de compte chez le liquidateur, pour la forme et le décompte du montant de la faillite.

        Pour être complet, il faut encore rajouter un autre type de monnaie… la monnaie centrale. C’est la seule qui représente vraiment la valeur de l’argent et devinez quoi ? Seules les banques commerciales ont le droit d’en profiter. C’est dans cette monnaie qu’elles commercent entre elles et avec les banques centrales. C’est en monnaie centrale que se font les échanges dans les chambres de compensation des banques. Par ailleurs, avec Bâle III, les banques commerciales déposent aux alentours de 10 % de fonds propres dans un système à peine mieux organisé pour protéger les déposants. C’est la base de ce système qu’on appelle “système de réserves fractionnaires” qui vit sur le pari que l’ensemble des déposants et épargnants ne retirera pas ses dépôts en même temps.Vous comprendrez ainsi mieux pourquoi les banques commerciales demandent systématiquement un apport en vous expliquant que ça vous permet de démontrer votre sérieux, etc… blablabla: En fait, votre apport permet à la banque de disposer des fonds qu’il lui faut pour vous accorder le crédit et donc, créer de la monnaie ex nihilo (principe des crédits font les dépôts et non l’inverse). Mais attention au montant : si vous apportez 20 % du crédit que vous demandez, la banque pourra créer 2 fois le montant de monnaie scripturale… une fois pour créditer votre compte et une fois pour jouer au grand casino de la finance et des bourses mondiales, spéculer et créer des bulles. Sur cette base d’un apport de 20 %, la moitié de la création monétaire scripturale (une facilité de crédit) celle qui vous revient (une illusion de richesse) est injecté dans l’économie réelle, l’autre moitié, la banque commerciale les fera fructifier dans ce qu’on appelle “l’économie financière”, celle des marchés financiers mondialisés et opaques. Ainsi, quand un “sujet” s’endette auprès d’une banque (“le roi”) qui lui sert de la “fausse monnaie légale” (terme qu’utilisait l’économiste Maurice Allais, titulaire du prix de la banque de Suède en économie à la mémoire d’Alfred Nobel pour désigner la monnaie scripturale crée ex nihilo par les banques commerciales). Ex nihilo, donc sans rien produire; les actionnaires de la banque, eux, vont ainsi s’enrichir sans grand risque puisque le bien du “sujet” est nanti (mis en gage par hypothèque ou cedule auprès du “roi”) et que les marchés (les alchimistes) permettent de mieux se rémunérer encore que les crédits. “Transformant ainsi du plomb en or”! On le dit en observant les faits, que les banques ne soutiennent plus “l’économie réelle” au profit de “l’économie financière”, jusqu’au moment où l’État sera appelé à la rescousse en cas de risque systémique et suivra ensuite le schéma “mainstream” de l’orthodoxie budgétaire (austérité ou frein à l’endettement). Consternant!

        Dans notre “meilleurs des mondes” – en 2023 – qui osera encore prétendre qu’il n’y a toujours pas un ruissellement du bas vers le haut et non l’inverse?

  4. “Voyage dans le temps et l’espace”

    Saison 2023 (15) : Nos banquiers centraux sont-ils des invétérés menteurs à l’instar des arracheurs de dents?

    À écouter “Big Jay”, le boss de la Fed, les États-Unis ne seraient pas encore tombés en récession. Mieux encore, selon l’appréhension de Jérôme (Jay) Powell, car il aurait de bonne chance à réussir un “atterrissage en douceur” (soft landing) pour le pays. Ben voyons!

    “Big Jay” doit-il revoir sa copie ou réviser ses cours d’histoire alors que le marché se ré-arme avant de prendre du plomb dans l’aile? Ça se pourrait bien. Tout d’abord, selon ma perception, les États-Unis sont déjà en récession et les chiffres édulcorés du BLS étasunien n’y changeront rien. Bref! Ensuite, arrêtons-nous un instant sur l’origine du terme de “soft landind”, lequel reste au premier plan du jargon de Wall Street pendant le mandat (1987-2006) de l’ancien président de la Fed, Alan Greenspan. Le “Maestro”, comme le surnommait le monétariste et fondateur de l’École de Chicago, Milton Friedman, a été largement reconnu par “le milieu” pour avoir conçu un “atterrissage en douceur” en 1994-1995. Par contre, ses “lieutenants” ont toujours une fâcheuse tendance à l’amnésie, celle de la crise du marché obligataire de 1994, par exemple – ou “Great Bond Massacre” – qui a été une chute soudaine des prix du marché obligataire dans le monde développé. Cela a commencé au Japon et s’est propagé aux États-Unis, puis dans le monde. La préparation de l’événement a commencé après la récession de 1991, alors que la Fed avait abaissé les taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas. En 1994, une hausse des taux et la propagation relativement rapide de la volatilité des marchés obligataires à travers les frontières ont entraîné une vente massive d’obligations et de fonds de dette alors que les rendements dépassaient les attentes. La chute des prix des obligations a été déclenchée par la décision de la Réserve fédérale d’augmenter les taux pour contrer les pressions inflationnistes. Le résultat a été une perte globale d’environ 1,5 billion de dollars en valeur et a été l’un des pires événements financiers pour les investisseurs obligataires depuis 1927.

    Tout comme les “monétaristes intégristes” ont également effacé de leur matière grise “l’exubérance irrationnelle” qui gagnait les acteurs de l’économie de marché et des marchés financiers qui furent – après le retournement de la bourse avec la chute de l’indice Nasdaq à plus de 70 % et l’indice S&P500 à plus de 50 % de mars 2000 à octobre 2002 – alimentés d’argent à bon marché “grâce” à la courroie de transmission de la politique monétaire laxiste et conduite par Alan Greenspan. Cet économiste des économistes fit donc chavirer le taux directeur de la Fed ancré à 6.5 % en 2000 jusqu’à 1 % le 25 juin 2003, mais comme tout ce qui descend fini par remonter et qu’un “hawk” se focalise sur la stabilité des prix, le resserrement monétaire vit le taux directeur de la Fed évoluer successivement de 1 % à 5.25 % le 29 juin 2006; et Greenspan refila son calibre à son successeur avant de quitter le bateau. Le feu aux poudres ayant été allumé, la crise du subprime US ne fut qu’une suite logique, tandis que les cadavres s’allongeaient en masse, post 2008, et les “sans-dents” s’alignaient en une longue queue en attendant la soupe populaire, (Food Stamp Program ou SNAP). Pour la forme, rappelons-nous tout de même que depuis que la banque centrale américaine est devenue active à la fin des années 1970, sous la direction de Paul Volcker, la Réserve fédérale (Fed) est devenue responsable de cycles répétés d’expansion et de récession sur les marchés financiers et l’économie. Cependant, durant trois cycles, il n’y a eu que trois périodes au cours desquelles la Réserve fédérale a relevé ses taux et réalisé un “atterrissage en douceur” sur le plan économique. Une maigre consolation?

    Mais la réalité était que ces périodes n’étaient pas des événements sans douleur pour les marchés financiers et leurs “sujets”. D’ailleurs, pour se référer à un exemple, suffit-il de remonter à l’année 1984, avec la faillite de la Continental Illinois National Bank and Trust Company, la plus importante de l’histoire des États-Unis à l’époque, et son sauvetage ultérieur, ont donné naissance au terme “too big to fail”. La banque basée à Chicago était la septième plus grande banque des États-Unis et la plus grande du Midwest, avec environ 40 milliards de dollars d’actifs. Sa faillite a soulevé d’importantes questions quant à savoir si les grandes banques devraient bénéficier d’un traitement différencié en cas de faillite. La banque a pris des mesures pour stabiliser son bilan en 1982 et 1983. Mais en 1984, la banque a annoncé que ses prêts improductifs avaient soudainement augmenté de 400 millions de dollars, pour atteindre un total de 2,3 milliards de dollars. Le 10 mai 1984, des rumeurs d’insolvabilité de la banque ont déclenché une énorme ruée de ses déposants (bank run). Certes, de nombreux facteurs ont précédé la crise, mais lorsque la Fed a relevé les taux, la hausse des coûts d’emprunt et du service des intérêts a entraîné des défauts de paiement et, finalement, la faillite de la banque. Bon, en même temps, lorsque le “Big boss” parle, le monde autour de lui écoute attentivement, sauf que moi-même, mauvais élève du système par définition, croyez le ou non, j’en ai déjà fait les frais sans toutefois me réveiller au fond de la “Chicago River” avec des semelles de ciment, comme on pouvait le voir du temps où le “South Side de Capone” et le “North Side de Moran” se faisaient de violentes impolitesses.

    Pour la petite histoire autour de “Big Jay”, le 01 juin 2018, j’y avais consacré une intervention, laquelle portait sur la révision de la règle Volker et le rôle de Jérôme (Jay) Powell. En effet, dix ans après le début de la crise financière de 2008, la Fed (Réserve fédérale) a proposé – le mercredi 30 mai 2018 – d’assouplir l’une des principales règles qui avaient été adoptées pour empêcher les banques de prendre des risques boursiers trop importants. “La Banque centrale américaine veut s’attaquer à la règle Volcker, qui interdit aux banques de détails de faire des paris boursiers pour leur compte avec l’argent des déposants”. La nouvelle mouture du texte viendrait “simplifier” la mesure pour la rendre “plus efficace”, d’après Jérôme (Jay) Powell, le nouveau président de la Fed, nommé à ce poste le 5 février 2018 par Donald Trump. La règle Volcker partait d’un bon sentiment : “éviter que les contribuables ne paient pour les risques inconsidérés des banquiers”. Avant 2008, les banques pouvaient utiliser l’argent de leurs clients – et qui était garanti par l’État – pour boursicoter à leur guise et faire des profits. En cas de perte, l’État intervenait pour rembourser les déposants. C’est ainsi que, durant la crise, les banques ont réussi aux États-Unis (et sur le Vieux Continent) à faire éponger une partie de leur dette par les contribuables.

    Mais l’interdiction édictée par la règle Volcker n’est toutefois pas absolue. Les banques peuvent toujours avoir recours à l’argent des clients, s’il est utilisé à leurs profits ou pour couvrir un pari risqué fait avec les fonds propres de l’établissement. D’où le problème : ces exceptions peuvent entraîner des audits et contrôles à répétition pour établir si les opérations boursières sont faites dans le respect de la règle Volcker. Les banques ont utilisé le prétexte du casse-tête des tracasseries administratives pour contester le bien-fondé de cette mesure. Ainsi, la règle Volcker, érigée en symbole de l’effort de la réforme bancaire d’Obama de 2010 pour protéger les contribuables contre les excès de la finance, n’est entrée en vigueur qu’en 2015, après d’intenses tractations pour en définir précisément le champ d’application. La règle Volcker 2.0, voulue par la Fed, “limiterait les contrôles auxquels sont soumises les banques. Ces dernières auraient aussi moins de preuves à fournir pour établir la légitimité d’une opération boursière”. C’est donc un assouplissement en bonne et due forme des règles de régulation bancaire qui est proposé par la Fed dirigée par “Big Jay”. Ce n’est pas le premier. Le Congrès a voté, le 22 mai 2018, une annulation partielle de la réforme bancaire 2010. Cette autre victoire pour Wall Street prévoit qu’il n’y aura plus désormais qu’une dizaine de très grandes banques qui seront soumises à l’intégralité des contrôles établis après la crise financière de 2010.

    Moralité: Quand un banquier central se montre irrationnellement optimiste, comme le serait un arracheur de dents, il faut s’en méfier.

  5. Le père de Hunter vient, il y a 2 ans d’ouvrir la valse des budgets à plusieurs trillons, il y avait la valse à deux temps, à cent temps et à mille temps, nous voici aux USA dans une valse à 3 trillons de temps.

    De sont coté, cette Europe encore divisée et amputée d’un budget collectif, cela malgré l’illusion d’une monnaie collective, vient d’inauguré la mode des valses à centaines de milliards de temps, la France avec un “quoi qu’il en coûte” à 580 milliards d’euros pourrait presque rendre jaloux le vieux Joe, car coté français ce n’est pas une promesse entachée d’embuches parlementaires, le jeune Emanuel annonce la facture une fois que tout est dans le sac à malices de “l’économie” nationale. Si vous multipliez les états européens également impliqués dans ce bonneteau global, vous verrez très vite que les 3’000 milliards de Joe, ont pâle figure !

    Il ne faut pas non plus oublier que seule les banques privées ont le privilège de prêter à leurs états, que les banques centrales doivent passer par ces intermédiaires plutôt gourmands, que pour chaque euro (ou dollar) emprunté par l’état, ces banques privées se garantissent un joli magot de 2 à 3% !

    Qu’en France, actuellement le budget destiné au remboursement de la dette est passé en tête de peloton, devant l’éducation nationale et que les banques privées qui empruntent parfois avec des intérêts négatifs ne se gênent pas de faire payer des intérêts supérieurs à 3% et que l’état ne rechigne pas et que la population n’a pas encore bien compris ce qu’il se passe dans les couloirs des réseaux restreints du pouvoir !

    Les banques centrales sont privées, elles peuvent émettre autant que les états les autoriseront, cela tant que les banques privées pourront se garantir des marges arrangées par les mêmes qui creusent des abysses dans les budgets étatiques.

    En fait, plus les états s’endettent et plus les banques privées prospèrent et comme ils ne savent rien faire de cet argent, ils organisent des solutions de crédits à tout va !

    Tout le monde est content, plus votre état sera endetté et plus les banques privées vous donneront des crédits, que demande le peuple ?

  6. “Voyage dans le temps et l’espace”

    Saison 2023 (16): Pour qui travaille la Fed? “Déclassifié secret défense” – en 2011 – par un ancien conseiller de banques centrales (une de mes connaissances).

    “C’est le secteur privé qui tire en réalité les ficelles de la banque centrale américaine. Les conséquences de la politique de la Réserve fédérale américaine se sont traduites ces dernières décennies en une destruction systématique de sa devise, en un appauvrissement du citoyen de son pays et en un asservissement de son Etat fédéral de plus en plus plombé par les endettements. Cette institution – dont les hauts responsables ne jouissent d’aucun suffrage électif – bénéficie de pouvoirs sans équivalents aux Etats-Unis et dans le reste du monde puisqu’elle définit les taux d’intérêts américains, contrôle la masse monétaire tout en ayant secouru durant cette période de crise de gros établissements financiers envers et contre les injonctions du Congrès de son pays…

    La Fed n’est pourtant pas une émanation ni un organisme rattaché au gouvernement américain. Elle est détenue par des banques dans un cadre juridique volontairement maintenu opaque afin de masquer une réalité désagréable et dérangeante, à savoir que c’est le secteur privé qui tire les ficelles à la banque centrale américaine! Comme nombre de ces banques sont elles-mêmes partiellement ou totalement propriétés de personnes morales – voire d’Etats – étrangers, la Réserve fédérale se retrouve donc en partie téléguidée par des agents non américains. En fait, comme c’est à sa Réserve fédérale que doit systématiquement s’adresser le gouvernement US pour sa quête éternelle de liquidités, il émet ainsi des Bons du Trésor qui sont livrés à sa banque centrale en échange d’argent imprimé par cette dernière à partir du néant. Le gouvernement fédéral US – qui emprunte donc à la Fed via l’activation de sa planche à billets – est donc condamné à s’endetter davantage et à subir une aggravation de la charge de sa dette dans une spirale qui bénéficie exclusivement à la Réserve fédérale.

    En effet, pendant que le gouvernement américain (et donc ses citoyens) s’acquittent de plus de 450 milliards (en 2011) au titre des seuls intérêts sur leur dette publique, la Fed réalise de son côté d’immenses profits par la vente de ces Bons du Trésor aux Etats-Unis et au reste du monde qui en est extrêmement friand. Comme on le constate, ce montage permet au système bancaire et financier de gagner à tous les coups par la grâce du levier de cette Réserve Fédérale qui crée de l’argent à partir du néant destiné à être prêté à son gouvernement qui en règle les intérêts. Cette mécanique perpétuelle parfaitement bien huilée enrichit le monde de la finance depuis près d’un siècle. C’est ainsi que la dette nationale américaine a été multipliée par 5000 depuis la mise en place de la Fed en 1914, pour le plus grand avantage de ses actionnaires et pour le malheur du citoyen américain et de l’investisseur en Bons du Trésor US qui ont vu leurs avoirs se liquéfier puisque la valeur du dollar a fondu de plus de 90% sur cette même période !

    Alors: la Réserve fédérale américaine est-elle cette banque centrale ayant à cœur ses responsabilités vis-à-vis de ses citoyens – et du reste du monde – ou n’est-elle qu’un cartel préoccupé des seuls intérêts de ses ayants droits?”

    1. Vos affirmations sont très discutables, par exemple, lorsque vous déclarez que la dette nationale US est multipliée par 5’000 depuis 1914, vous affirmez n’importe quoi, notamment lors de la WW2, la dette est inférieure aujourd’hui qu’en 1945, bien sûr en se basant sur produit intérieur brut !

      1. Bonsoir Corto,
        Votre commentaire piquant est intéressant pour nous tous. Merci!

        Corto vs Raymond : “Vos affirmations sont très discutables, par exemple, lorsque vous déclarez que la dette nationale US est multipliée par 5’000 depuis 1914, vous affirmez n’importe quoi.”

        Raymond vs Corto : “Si vous prenez la peine de lire correctement, vous verrez
        que la déclaration en question couvre la période de 1914 à 2011 où la dette nationale US fut effectivement multipliée par 5’000. Par contre, pour votre gouverne, si je couvre la période de 1914 à 2022, cela donne ceci en arrondissant:

        31’500’000’000’000 : 3’058’000’873 = 10’300 (donc, une dette nationale US multipliée par 10’000)

        Ainsi, l’on peut en déduire qu’en 97 ans d’existence de la Fed, la dette nationale US fut multipliée par 5’000. Alors que durant une période couvrant 108 ans, elle a été multipliée par 10’000. La conclusion n’est-elle pas intéressante? Voici ce que j’attendais de vous au lieu d’une réplique stérile pour nous tous.

        Bien à vous

        1. Vous vous emballez, vous débitez des infos au km, mais concernant vos chiffres, ils ne prennent pas en compte la parité du dollar d’une part, ni celui du PIB, un peu comme si vous compariez des choux et des carottes ! Pour exemple, 20,67 dollar en 1914 équivaut à une once d’or, à cette époque la parité du dollar était fixée sur l’once d’or, aujourd’hui , l’once d’or atteint les 1950 dollars, soit près de 100 fois sont prix en 1914.

          Donc, rien qu’en se basant sur le cours de l’or v/s dollar, vous pouvez diviser vos estimation par 100, mais ce n’est pas tout : Qu’elle était votre pouvoir d’achat en 1914 avec 1 dollar ?

          Vous êtes vous au moins posé la question ?

          Et quel était le pourcentage de la dette en 1914 v/s du PIB ?

          Il est facile de jeter des chiffres à l’arrache, Einstein disait ; “La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent !”

  7. Vous cherchez à me dire quoi Corto?

    Que les États-Unis ont adopté en juillet 2013 une nouvelle norme comptable pour calculer leur PIB. De quoi faire gonfler leur richesse nationale de l’équivalent d’un pays comme la Belgique? Que le “Bureau of Economic Analysis” (BEA) a recalculé le PIB de chaque année depuis 1929 avec une nouvelle méthode. Ce qui a notamment une influence sur le ratio dette publique/PIB puisque le montant de la dette ne changera pas à l’instant (t) mais le montant du PIB, lui oui.

    Ou alors, vous voulez peut-être me dire qu’en 1994, le “Bureau of Labor Statistics” (BLS) a changé la façon dont il comptabilise les travailleurs “découragés” pour l’indice U-3? Si une personne est au chômage pendant plus de 52 semaines aux États-Unis, même si elle continue à chercher un emploi, elle est exclue de la population active. Un dénominateur plus petit avec le même nombre d’employés conduit à un taux d’emploi plus élevé et à un taux de chômage plus faible.

    Ou encore, peut-être, que la cotation de la “relique barbare” (l’or métal) est manipulée depuis des décennies, ne pouvant d’ailleurs suffisamment servir de collatéral à l’or papier (certificat)? Suffit-il – par exemple – de remonter dix ans en arrière pour observer (une parmi d’autres) la grande manipulation du cours de l’or qui a éclaté aux yeux du monde entier en avril, quand le cours de l’or à chuté de 150$ en seulement deux jours. Ce krach éclair sur l’or était du à l’incapacité d’une des bourses vendeuses de contrat à terme de livrer physiquement l’or. Le règlement a du se faire en cash, l’or métal demandé n’étant pas physiquement disponible.

    Pour votre “science” la dé-corrélation entre l’or physique et l’or papier est une preuve indéniable que le cours de l’or est manipulé par les émetteurs de contrats sur l’or papier : les banques ! La grande majorité de ces banques sont américaines et sont donc rattachées à la FED. La FED loue ses lingots d’or aux différentes banques Américaines pour qu’elles puissent émettre des contrats à terme. En contrepartie de ce prêt, les banques payent un taux d’intérêt pour la location de ses lingots. Ce taux d’intérêt est dérisoire. Ainsi, les grandes banques américaines peuvent émettre des contrats à terme (certificats) adossés à cet or physique (métal). Mais en réalité, elles ne possèdent pas vraiment cet or, elle le loue simplement à la banque centrale. En cas de besoin, la FED vend les lingots à la banque si elle doit livrer les lingots à un acheteur de contrat à terme. Pour tirer bénéfice de cette location d’or, les banques vendent ces contrats à terme qui tirent les cours de l’or papier vers le bas. Le marché est alors inonder d’ordres de vente ce qui vient en plus déclencher de nombreux stops de protection auprès des particuliers et des hedge funds. Ainsi, une vente massive de contrats à terme exercent une pression baissière permanente sur l’or papier et physique. Mais ce mécanisme à une limite : plus le cours de l’or baisse, plus la demande d’or physique est forte. C’est mécanique, c’est la loi de l’offre et de la demande.

    D’ailleurs, après le krach éclair sur l’or en avril 2013, il y a eu des achats massifs d’or physique provenant de Dubai. La Bourse chinoise a pu tout juste y répondre et heureusement, sinon il y aurait eu un 2ème krach. Pour vous montrer l’ampleur de la manipulation des cours de l’or, Corto, prenons une étude menée par Eric Sprott, directeur de Sprott Asset Management. Dans son étude, il fait apparaître que de 1991 à 2012 aux Etats Unis, la production d’or a été de 7532 tonnes pour une demande totale de 6517 tonnes, ce qui nous laisse 1015 tonnes pour les exportations ou le stockage. Or dans la même période, les Etats Unis ont exporté 5504 tonnes…., soit 542% de plus que le maximum d’or qu’il aurait pu exporter! Ça commence à rentrer dans votre tête?

    Si l’on considère à présent les États-Unis sous l’angle des inégalités (42%) – pour les revenus du 10% le plus riche – au début du XXe siècle – cette concentration de la richesse se maintiendra jusqu’aux années 30 (Grande Dépression) et durant la Première Guerre mondiale, toujours aux États-Unis. Comme en Europe, la Deuxième Guerre mondiale fera toutefois chuter la concentration des revenus du 10% qui se stabilisera à 35-37% durant les vingt ans suivant la WW2, puis sous les 35% durant les années 70. À partir de 1980 (ère du néolibéralisme) le revenu du 10% le plus riche repartira rapidement à la hausse pour atteindre une tendance vers les 50%. Soit plus élevé que durant WW1 (1914). Et je n’aborde même pas encore l’utilité de l’inflation pour les monétaristes!

  8. “Voyage dans le temps et l’espace”

    Saison 2023 (17): Dette US, un tonneau des Danaïdes ou un énorme Sketch?

    Alors que la lutte contre l’inflation menée par “Big Jay” est plus que discutable – tant sur la croissance économique que l’accroissement de l’instabilité financière – pouvant aggraver l’épisode récessif, que le sujet du rehaussement du plafond de la dette US est devenu somme toute une quasi banalité, rappelons-nous tout même que le Congrès américain a imposé le premier plafond de la dette en 1917. Le “Second Liberty Bond Act” plafonnait alors la dette à 11,5 milliards de dollars. Cela était censé mettre une sorte de restriction sur les emprunts du gouvernement, mais bien sûr, ce n’était pas le cas. Chaque fois que la dette approche du plafond, le Congrès l’augmente d’un claquement de doigts, non sans avoir laissé planer le suspens, une banalité. Entre 1962 et 2011, les législateurs ont augmenté la ” limite” de la dette 74 fois, selon le “Congressional Research Service”.

    Oui mais voilà, en 2013, le Congrès a proposé une nouvelle astuce. Au lieu de relever le plafond de la dette, il l’a simplement suspendu. En 2014, le Congrès a fixé la limite de la dette avec un ” ajustement automatique” intégré. Créatif l’Oncle Sam!!! L’ajustement automatique aura pris fin en mars 2015 avec le plafond de la dette fixé à 18,1 billions de dollars. Après cela, le Congrès a simplement suspendu le plafond de la dette à trois reprises. Un énorme SKETCH! Après que le Congrès ait fixé le plafond de la dette en décembre 2021, il n’aura fallu que 46 jours à l’Oncle Sam pour se creuser un autre billion de dollars dans le trou, poussant la dette nationale au-dessus de la barre des 30 billions de dollars. Et moins d’un an plus tard, en octobre 2022, la dette nationale a dépassé les 31 000 milliards de dollars , ouvrant la voie à une nouvelle bataille pour le plafond de la dette. Vous avez dit magique? Non par encore puisque le meilleur arrive.

    Comme l’a expliqué en 2011 le professeur de droit de Yale – Jack Balkin – les gouvernements souverains comme les États-Unis peuvent imprimer de la nouvelle monnaie. Cependant, il existe une limite statutaire à la quantité de papier-monnaie pouvant être en circulation à tout moment: “Ironiquement, il n’y a pas de limite similaire sur le montant de la monnaie. Une loi peu connue donne au secrétaire du Trésor le pouvoir d’émettre des pièces de platine dans n’importe quelle valeur. Ainsi, certains commentateurs ont suggéré que le Trésor crée deux pièces de 1 billion de dollars, les dépose sur son compte à la Réserve fédérale et fasse des chèques sur le produit (…) la stratégie fonctionne parce que les banques centrales modernes n’ont pas à imprimer de billets ou à émettre des dettes pour créer de la nouvelle monnaie ; ils ne font qu’ajouter de l’argent sur les comptes chèques de leurs clients”. Après tout, ne circule-t-il pas dans le grand public qu’il y aurait bien une pièce avec 1 000 milliards de dollars estampillés dans un coffre-fort de la Fed?

    La pièce de platine n’est en réalité qu’un accessoire pour créer l’illusion de la légalité. Ce n’est pas comme s’ils utiliseraient pour 1 000 milliards de dollars de platine, cela pèserait des tonnes. En pratique, ils pourraient simplement écrire 1 000 milliards de dollars sur du papier wc avec un crayon vert.

    En vérité, la dette US est effectivement un énorme SKETCH dont les billets d’entrée sont financés par de vulgaires “Junk Bonds” transformés par les agences de ratings en une reconnaissance de dette honorable. Des obligations “pourries” qui ne doivent surtout leur survie qu’à la devise hégémonique US – pourtant une sacrée “monnaie de singe” – et la pseudo fiabilité des donneurs de notes.

    Toutefois, l’Oncle Sam ne peut pas fabriquer des voitures, de la nourriture, des vêtements, des produits de base, du pétrole et tous les autres biens et services dont nous avons besoin. Mais ça il le sait, alors que se passe-t-il lorsque vous créez plus d’argent sans créer plus de biens et services? Eh bien vous obtenez des prix en hausse. C’est là où nous en sommes aujourd’hui avec une dichotomie entre l’économie réelle et l’économie financière. L’économie financière a généré des profits gigantesques ces trois dernières années (mais pas que, loin de là) tandis que l’économie réelle s’est fait massacrée. Quitte à me répéter, encore une fois, nous avons des “Élites” en tous genres qui n’exercent aucune réflexion sur eux-mêmes en proposant des moyens toujours aussi stupides pour résoudre les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés en premier lieu.

    Voilà les signes de la folie!

  9. Autant j’apprécie la finesse de l’exposé affiché par l’auteur de ce blog, quoi que liminaire, qu’autant je ressens comme troublant les allégations bariolées et abondantes de Raymond !

  10. Raymond, vous êtes obstiné sur les bords, quand je vous dit que la dette par habitant était supérieur en 1945 aux USA à ce qu’elle est actuellement, écoutez ce que je vous dit !

    1. Lisez ce que je vous donne à lire et ensuite pondez-moi plus de lignes si vous cherchez vraiment à vous exprimer convenablement! Merci.

      Alors, que cherchez-vous à me démontrer par comparaison, Corto? Que la Seconde Guerre mondiale en 1945 (coûteuse) se conclut par une victoire totale des Alliés, soit notamment les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et la France, laissant un grand fossé dans l’économie et la démographie de la plupart des pays d’Europe; l’Amérique du Nord, elle, bénéficia pour sa part d’un renouveau économique et d’une explosion démographique historique. En effet, après avoir chuté au cours des années 1920 et 1930, le nombre des naissances fut en croissance aux États-Unis et connu ensuite une hausse marquée en 1946, peu après la fin des hostilités. De 2,49 en 1945, le taux de fécondité bondit à 2,94, ce qui s’est raduit par l’arrivée de 3,4 millions de nouveau-nés dans un pays.

      Ou alors, après ceci qui précède, vous souhaitez peut-être nous parler de l’histoire des aides américaines à la France de 1938 à 1960, reflet de l’état de la France au tournant du XXe siècle? Une grande puissance européenne en déclin. De 1941 à 1951, la France a voulu des aides américaines pour vivre mieux et pour recréer un appareil productif digne de ce nom. Elle a ensuite réclamé une aide pour maintenir sa puissance en Indochine et en Afrique du Nord. Si ce constat de dépendance vous échappe, Corto, il a pourtant été un sujet de moult discussions lors de la conférence de Bretton Woods du 01 au 22 juillet 1944 – accords économiques de Bretton Woods dessinant les grandes lignes du système financier international de l’après Seconde Guerre mondiale – un système financier et économique international remis en question en 1971. Le 18 décembre, la conférence de Washington au Smithsonian Institute signe la fin du système monétaire international défini en 1944 à Bretton Woods. Autant de réalités dont les conséquences sont encore palpables aujourd’hui. Que s’est-il donc passé en 1971 avec ce nouvel ordre monétaire, financier et économique international? Hein Corto, ça nous intéresse!!! Bien que j’en ai déjà écrit des lignes et des lignes sur le sujet.

      Concernant ces aides américaines à la France de 1938 à 1960, ne parle-t-on pas encore et toujours, en coulisse, d’ingérence américaine, d’américanisation et, en réaction, d’exception française et d’identité européenne? En définitive, quel rôle ont joué les aides américaines dans le rétablissement économique, social et militaire de la France après la seconde guerre mondiale et au-delà jusque dans les années 60? Réclamées en même temps qu’occultées tout au long de ces années par les acteurs de la vie politique française, les aides américaines méritaient une réflexion globale.

      Moralité, Corto, lorsque vous faites un comparatif de la dette/habitant en 1945 aux USA avec ce qu’elle est actuellement, ceci s’appelle: Un sophisme!

  11. “Voyage dans le temps et l’espace”

    Saison 2023: – Master class –

    Quel est le véritable combat de la Fed?

    Le déclin du statut de réserve mondiale d’une monnaie est souvent un long processus semé de démentis. Il existe de nombreux experts économiques “mainstream” qui ont rejeté tous les avertissements d’effondrement du dollar US pendant des années. Ils ne le voient tout simplement pas ou ils ne veulent pas le voir, car l’idée que la devise américaine puisse un jour être détrônée en tant que mécanisme de facto du commerce mondial est impossible dans leur esprit. L’un des principaux piliers qui maintiennent le dollar US en place en tant que réserve mondiale est son statut “pétro”, et ce facteur est souvent présenté comme la raison pour laquelle le billet vert ne peut pas échouer. L’autre argument est que le dollar US est soutenu par toute la force de la Réserve fédérale.

    Alors même qu’aujourd’hui le sujet de l’inflation préoccupe beaucoup d’esprits, la doxa des économistes “mainstream” peine toujours à souligner cette nécessité mondiale d’un rôle réduit pour la monnaie américaine. Un affranchissement impératif! D’ailleurs, l’idée d’une monnaie numérique des banques centrales (CBDC) a déjà germé dans les esprits éclairés: un nouveau système monétaire mondial controlé cette fois par un organisme supranational, comme par exemple la Banque des règlements internationaux (Bank for International Settlements) ou le FMI. Qui se souvient que pendant des décennies, les rois saoudiens ont maintenu l’équilibre politique en distribuant des positions de pouvoir vitales à des successeurs séparés et soigneusement choisis. Postes tels que ministre de la Défense, ministère de l’Intérieur et chef de la Garde nationale. Aujourd’hui, le prince héritier Mohammed Bin Salman (MBS) contrôle les trois postes. La politique étrangère, les questions de défense, les décisions pétrolières et économiques et les changements sociaux sont désormais entre les mains d’un seul homme qui change déjà les relations de l’Arabie saoudite avec les États-Unis. Mohammed Bin Salman (MBS) étant au fait des enjeux géopolitiques et géostratégiques futurs – concernant la “Polycrisis” compte bien en retirer “un effet d’aubaine”.

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    En effet, MBS a déjà ouvertement soutenu le lprojet “Vision pour 2030”, un plan de démantèlement de l’énergie basée sur les “combustibles fossiles” et la mise en œuvre de contrôles du carbone. Comme quoi le chef de l’Arabie saoudite soutient la fin “éventuel” de l’énergie basée sur le pétrole, et ainsi une partie de cela inclut la fin programmée du dollar US comme monnaie “pétro” (dollar). Autant dire tout de suite qu’un déclin du “pétrodollar” aura pour conséquence de pousser l’inflation et les taux d’intérêts à la hausse. Aujourd’hui, les relations entre l’Arabie saoudite, la Russie et la Chine sont devenues très étroites. Les accords sur les armes et les accords sur l’énergie deviennent un pilier du commerce, ce qui conduit à un éloignement discret mais constant des Saoudiens du dollar US. D’ailleurs, à cet effet, l’Arabie saoudite n’a-t-elle pas annoncé à Davos 2023 qu’elle était désormais disposée à échanger du pétrole dans des devises alternatives? En réponse, Xi Jinping ne s’est-il pas déjà engagé à intensifier ses efforts pour promouvoir l’utilisation du yuan chinois dans les accords énergétiques? Ceci n’est pas sans rappeler mon intervention, ici-même, sur le blog du Professeur Sergio Rossi, dont voici un extrait daté:

    **********
    RAYMOND
    26 avril 2022 à 15 h 49 min

    (…) en 2009 – soit une année après la grande conflagration financière mondiale de 2008, débarquée des États-Unis, symbole par excellence des excès de la finance – le gouverneur de la Banque populaire de Chine, M Zhou Xiaochuan, était revenu à la charge contre l’”hégémonie du dollar” dans le cadre d’une conférence intitulée “Reform the international Monetary System”. Pour un nouvel ordre monétaire mondial. En 2018 – soit bien avant le choc sanitaire mondial aux conséquences économiques catastrophiques – Poutine et son homologue chinois Xi Jinping avaient réaffirmé leur volonté de se passer du dollar américain dans le cadre de leurs échanges commerciaux. Sans compter que l’Arabie saoudite eu récemment encore – en mars 2022 – envisagé d’accepter le Yuan pour ses exportations de pétrole.
    Enfin, si l’ancienne Libye de Kadhafi et l’ancien Irak de Saddam Hussein se sont cassé les dents sur les “pétrodollars” – que le Vénézuela qui était le 4ème pays le plus riche du monde dans les années 1950, paie son addiction à l’empire américain ces dernières années – une entente de la Chine, des producteurs arabes d’hydrocarbures et de la Russie pour se passer du billet vert serait fatale pour l’économie américaine grevée par sa dette exponentielle (…)

    **********
    En conséquence, la perte du statut de réserve sera effectivement dévastatrice pour l’économie américaine, car c’est le seul ciment qui maintient leur système. La capacité de différer l’inflation en l’exportant à l’étranger est une superpuissance dont seuls les États-Unis bénéficient. La Fed peut imprimer de l’argent à perpétuité si elle le souhaite afin de financer le gouvernement (et son armée) ou de soutenir les marchés américains (la finance), tant que les banques centrales étrangères et les banques commerciales sont disposées à absorber les dollars US comme outil pour le commerce mondial. Si le dollar US n’est plus le principal mécanisme du commerce international, les billions et billions de dollars que la Fed aura ainsi créé à partir du néant au fil des ans reviendront tous aux États-Unis par diverses voies, et l’hyper-inflation (ou l’hyper-stagflation) en sera le résultat.

    Voilà pourquoi la Fed tremble et envoie systématiquement des contre-mesures pour détourner les regards des enjeux cruciaux qui occupent la géopolitique et la géostratégie américaine. Tandis que les médias “mainstream” et la caste des économistes “mainstream” (néolibéraux) ont les paupières lourdes!

  12. L’unique but dans cette construction européenne n’était rien d’autre que de créer une monnaie concurrente au dollar, résultat, ils impriment des euros plus que ne le fait la réserve fédérale américaine.

    Maintenant que l’Europe est tombée dans ce piège, qu’elle s’est endettée et qu’elle a suivit la manoeuvre des américains, la FED fait remonter ses taux d’intérêts et vous allez voir ce que vous allez voir !

    C’est pas compliqué à comprendre !

  13. Il faut également rester attentif sur la conjoncture économique aux USA, regardons les salaires, ils sont restés inchangés depuis 50 ans, pire, en moyenne, les salaires, surtout ceux des middle class on baissés de 32 dollars par semaine par rapport aux salaires de 1974. Egalement le nombre de contrat de crédits immobiliers arrivant devant les tribunaux pour non payement ont augmentés de 132% en un an.

    La classe moyenne est de plus en plus étranglée, tandis que ceux qui ont fait des épargnes gagnent de plus en plus.

    Ce qui se concrétise, d’un autre coté, que chaque jours, 1’700 américains supplémentaires deviennent millionnaires.

    Autre phénomène très inquiétant, celui du rôle des officiels non-élus, par exemple des méga-compagnies qui sont devenus des acteurs directes dans les choix politiques d’un pays, par exemple, le rôle de Bill Gates et autres dans la gestion et l’orientation de l’économie d’un pays, en l’occurrence, les USA, mais également l’Europe et la Suisse. Nous l’avons vu avec le décisionnel lors de la crise covid et nous le voyons dans énormément de cas, notamment via les lobbying au sein de l’UE.

    Il y a à Bruxelles plus de 13’000 lobbyistes pour à peine plus de 700 députés et quelques présidents de commissions européennes, en moyenne, chacun de ces lobbyiste dispose d’un budget annuel de 1,5 millions d’euros. Soit, un budget officiel de presque 20 milliards d’euros consacrés aux lobbies au sein de l’UE, rien qu’au sein de l’UE !

    Cela signifie que le pouvoir politique est constamment mis sous pression des acteurs reliés à la haute finance, que ces lobbyistes précipitent l’ensemble du continent européens dans des choix favorables aux compagnies pouvant exercer leur influence sur l’orientation politique d’un système supposé démocratique.

    Cela veut aussi dire que si des compagnies investissent 20 milliards chaque année dans ce lobbying au sein de l’UE, que ça rapporte x fois plus. Nous l’avons constaté avec les pressions de entreprises de la chimie et les utilisations de pesticides et autres dangers pour les populations, mais pas que !

    Notamment, nous voyons que le problème grandissant des bas salaires est devenus extrêmement coûteux et préoccupant pour la plupart des nations européennes, les états doivent compenser ces bas salaires avec de l’argent public, mais ce n’est pas tout, depuis quelques années, c’est le pouvoir d’achat des classes moyennes qui préoccupent également les ministres des finances des états, cela uniquement au profit des grandes sociétés privées.

    Pour conclure Sylvain, je dirai que le problème économique que nous traversons n’inquiète pas le monde de la finance en soit, mais que ce sont les budgets de états et leurs emprunts qui sont inquiétants. Les grandes multinationales ne font qu’engranger des bénéfices alors que les états sont véritablement en faillite, alors ils ordonnent aux banques centrales d’imprimer des devises, des devises qui finissent sans détours dans les banques et grands groupes financiers !

    Ce sont des déclencheurs de guerres et de crises structurelles pour les états !!!

    1. Cela vous étonne-t-il Corto?
      *****
      EXTRAIT: RAYMOND 17 décembre 2020 à 13 h 00 min

      (…) La croissance économique ne fut-elle pas déjà bornée à l’aune des années 1970, à l’heure où l’École des monétaristes prenait le pouvoir sur le monde économique ? L’émergence de la financiarisation de nos économies, dites modernes, ne fut-elle pas les prémisses d’un détournement planifié des richesses (et le pillage des ressources naturelles) avec la bénédiction successive des détenteurs de rentes de situation à l’instar des pouvoirs politiques, comme déjà décrit dans la théorie des choix publics, ceci au détriment de l’Intérêt général ?

      https://i0.wp.com/michelsanti.fr/wp-content/uploads/2018/10/%C3%A9cart-productivit%C3%A9-salaires.png?resize=538%2C305&ssl=1

      Après 50 ans d’injustices économiques établis sur des leurres et la croissance exponentielle de la financiarisation, combien d’années faudra-t-il encore pour nier les évidences et changer de paradigme ? Les aficionados de l’ultra-capitalisme d’hier sont-ils devenus à ce point une nouvelle frange du marxisme-léninisme des temps modernes ?

      http://iris-recherche.s3.amazonaws.com/uploads/attachment/file/Untitled12.png

      (…)

      *****

      1. L’information troublante du rapport sur le PIB US est la chute vertigineuse du revenu disponible réel, qui a chuté de plus de 1 000 milliards de dollars en 2022.

        https://www.zerohedge.com/s3/files/inline-images/2023-01-31_07-41-09.jpg?itok=I1gyarQ_

        Pour le contexte, il s’agit de la deuxième plus forte baisse en pourcentage du revenu disponible réel jamais enregistrée, derrière l’année 1932, la pire de la Grande Dépression des années 1930.

        https://www.zerohedge.com/s3/files/inline-images/2023-01-31_07-43-11.jpg?itok=-W8PCdu6

  14. Cela vous étonne-t-il encore Corto?

    *****
    EXTRAIT RAYMOND 15 décembre 2020 à 13 h 28 min

    (…) Alors même que nos économies modernes furent profondément meurtries lors de la conflagration de 2008, que les réponses monétaires de nos Banques Centrales (comme prêteur en dernier ressort) ne furent accompagnées des leviers budgétaires de gouvernements plus autistes les uns que les autres, faut-il être surpris de constater que les sociétés cotées les plus importantes au monde – anté pandémie – ont réussi à s’endetter durant la dernière décennie, à hauteur de 13.5 trillions de dollars (13’500 milliards de milliards) pour racheter leurs propres actions (manipulant de fait et légalement le cours de leurs titres par effet mécanique) jouant ainsi au casino Royal. Sans pour autant un réel ruissellement dans l’économie réelle. Et ceci dans une ère où les destinée de nombre d’entreprises sont déjà en mains de mégalomanes ayant largement privilégié l’ingénierie financière à la création de richesses au lieu d’investir intrinsèquement dans leur entité. Toute cette mécanique infernale, ou devrais-je dire ce “vampirisme”, a eu des effets désastreux sur nos économies réelles avant le choc exogène Covid-19.

    En 2014, Larry Summers, n’insistait-il pas – lui aussi – sur la probabilité du phénomène de stagnation séculaire? Il y décrivait un retour à la stagnation séculaire qui avait nourri tant de débats après la crise de 1929: “Il s’agit d’un équilibre de sous-emploi dont les économies n’arrivent pas à sortir à cause d’un taux d’intérêt faible associé à une inflation quasi inexistante sur les marchés de biens et services quand le prix des actifs financiers est au contraire en hausse sensible. Le progrès technique dégage peu de nouveaux produits, les innovations entraînent surtout des économies de capital, l’investissement fléchit et il est impossible de le relancer parce que les taux d’intérêt sont déjà à zéro. L’épargne est alors surabondante. Elle ralentit la croissance économique faute d’un investissement public significatif limité par un endettement jugé déjà excessif au regard de ratios dette/PIB considérés comme insoutenables”. Au cours des dernières décennies, toujours pilotées par les dogmes orthodoxes, l’ingénierie financière a ainsi soldé l’équation tout en provoquant des crises financières récurrentes qui masquent la réalité de l’économie réelle. Ceci sans compter sur les politiques restés emmurés dans leur syndrome de Stokholm laissant aussi – et parallèlement – le champ libre aux “entreprises zombies” de pousser comme des champignons.

    Or, face au fléau que représente maintenant la pandémie mondiale qui se conjugue avec la quatrième révolution industrielle (numérisation, digitalisation, intelligence artificielle, robotique) et un prochain Bretton Woods monétaire avec les cryptomonnaies, les fruits du seul facteur Travail ne pourra assurer une vie décente à la plus large majorité des peuples, dès lors qu’il est désormais communément admis que la seule circulation du Capital, avec sa vélocité et les artifices qui lui sont associés grâce à la financiarisation, suffit à générer du Capital neuf, à contrario du facteur Travail déjà placé sur l’oblique d’une pyramide de Ponzi étayée et confortée par la schizophrénie de nos gouvernements. David Graeber, docteur en anthropologie, économiste et professeur à la London School of Economics ne postulait-il pas, bien avant la pandémie mondiale, qu’avec ce changement de paradigme (ai-je dit Grande Réinitialisation?) il nous faudra compter sur une révolte du salarié moderne ainsi qu’à une vaste réorganisation des valeurs qui placerait le travail créatif et aidant au coeur de notre culture et ferait de la technologie un outil de libération plutôt que d’asservissement, assouvissant enfin notre soif de sens et d’épanouissement?

    Enfin, si le progrès est source de changement et d’adaptation pour réanchanter notre monde, souhaitons au moins que nos gouvernements le comprennent et qu’ils fassent honneur à leurs rentes de situation indécentes – pour de si piètres résultats – sans cela, ils nous ouvriront un autre chapitre sur les diktats modernes (…)

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  15. Cela vous étonne-t-il Corto? Dites nous pas être surpris en 2023.

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    EXTRAIT RAYMOND 10 décembre 2019 à 22 h 55 min

    L’endettement mondial est au plus haut en temps de paix…

    https://michelsanti.fr/deficits-2/lendettement-mondial

    …ou comment une orthodoxie (néolibérale) – par la capture de la création monétaire, l’effet de levier des “zombies” et l’autisme des gouvernements – a su pérenniser son schéma de Ponzi.

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    PS: Vous m’en voudrez pas, Corto, de reprendre des graph’s à cet ancien conseiller de banques centrales (ancien ami) avec lequel j’ai collaboré à l’écriture de “son” dernier ouvrage. Ce dernier ayant jugé bon de m’écarter comme co-auteur à la dernière ligne droite. Mais qui a eu tout de même le culot de me solliciter dernièrement pour collaborer à un prochain ouvrage (brûlot) sur la Banque Nationale Suisse. Il est vrai aussi qu’un ancien whistleblower de la crise du subprime US, ex-financier hétérodoxe et ex-spécialiste des marchés financiers. Ex-enseignant hétérodoxe en finance/assurance/économie fait désordre dans la bio d’un ouvrage. On peut sans autre affirmer que cela ne serait pas politiquement correct dans l’environnement “actuel” (chronologiquement parlant depuis…2008).

  16. Voyez-vous Corto,

    Au-delà de votre susceptibilité à l’égard des États-Unis et votre arrogance déplacée (non constructive par les mots) j’ai aussi “dézingué” l’Europe, l’euro, la BCE de long en large, tout comme la Banque Nationale Suisse et j’en passe. Plus particulièrement, je critique vertement une idéologie fanatique et prédatrice envers l’Intérêt général et le bien commun qui nous a conduit, progressivement, depuis les années 1970, dans une folie incontrôlée. Une pensée dominante qui gangrène plus que jamais nos sociétés en ayant déjà atteint les plus hautes strates des États. Si l’information dérange, j’en suis ravi pour les uns tout en étant désolé pour les autres.

    Ainsi, par respect envers les fidèles lecteurs du blog de l’éminent Professeur Rossi, ne souhaitant polluer le fil en remontant jusqu’à l’année 2008, vous comprendrez que je vais m’arrêter là dans les commentaires de son présent billet. Je reprendrai mes interventions – “Voyage dans le temps et l’espace” – lors de sa prochaine chronique.

    Juste pour vous, Corto, en guise de conclusion! (Avant la pandémie et le conflit géopolitique Russo-Ukrainien de “2022”).

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    RAYMOND 10 décembre 2018 à 19 h 18 min

    Une fracture voulue et consommée ?

    L’Europe incite à répéter que la fracture est entre ceux qui ne veulent qu’un grand marché et ceux qui veulent prolonger l’unité commerciale par l’harmonisation sociale et l’ambition politique commune. Présenter ainsi la question, c’est poser en principe que le marché est, doit être, le socle et même la matrice de tout dans l’Union européenne, c’est avaliser la manière de faire qui est justement en crise, celle qui présuppose que le marché unique et l’Europe politique et sociale sont comme deux segments de la même ligne, alors que c’est leur compatibilité qui fait problème : les concepteurs de l’Europe ont toujours visé au-delà du marché à partir du marché, mais ce désir a toujours été déçu, comme le montre le projet constitutionnel lui-même, illustrant l’hiatus entre l’Europe mercantile, l’Europe de la concurrence entre les peuples et l’Europe de la solidarité et des ambitions communes. Depuis la fin des années 1980, et en particulier avec le Traité de Maastricht entré en fonction en 1993 et qui a créé l’Union européenne s’est ainsi affirmé un projet politique : mettre en place des institutions fédérales ou encore supranationales. Or, ces institutions avaient été, et sont toujours, rejetées par les peuples européens à chaque fois que l’on a consenti à leur demander leur avis, comme ce fut le cas avec le projet de Traité Constitutionnel, rejeté par référendum par la France et les Pays-Bas en 2005.

    Les dirigeants européens auraient-ils consciemment construits des institutions incomplètes, dont l’Euro est le meilleur exemple, en espérant que les crises naissant de cette incomplétude amèneraient les peuples à consentir, dans l’urgence, ce à quoi ils s’étaient refusés de manière raisonnée ? La monnaie unique n-a-t-elle pas été vendue par les néolibéraux comme un facteur de paix, mais qui s’est finalement avérée n’être qu’un sophisme ? D’ailleurs, le Docteur en Economie Appliquée, membre de l’Académie royale de Belgique et économiste en chef de la banque privée Degroof-Petercam, Bruno Colmant, même s’il se défend d’être keynésien, il reconnaît lui-même le mythe de cette monnaie unique qui devait sceller la paix entre les peuples : « ça n’a aucun sens, une population vieillissante ne fait pas la guerre. Quand on tire la synthèse des choses, on a conçu l’euro comme une monnaie d’épargnants dont on a voulu maintenir le pouvoir d’achat à tout prix, en limitant l’inflation. Alors qu’en fait, il y a quand même une corrélation entre l’inflation et le travail. On a donc préservé la valeur du capital, par une monnaie désinflatée (*) au détriment du travail. Le capital des Allemands a été protégé ­ et en plus, ils n’ont pas de chômage. La variable d’ajustement a été le chômage dans les pays du sud de l’Europe. Les Allemands leur ont imposé une dévaluation interne qui a catapulté le taux de chômage au-dessus de 20 %. La situation s’est améliorée, mais au prix d’une purge sociale effarante ».

    Pourtant, derrière cette zone monétaire et économique Non optimale, néanmoins mercantile, tracée par les tenants d’une alliance contre nature, cette monnaie unique ne se voulait-elle pas le couronnement de la construction européenne ? En réalité, elle cause son déclin en ayant corrodé les fondations économiques et sociales des pays qui l’ont adopté, mis à mal la démocratie et suscite de plus en plus la montée des comportements dits populistes depuis l’orthodoxie budgétaire lancée aveuglément post crise 2007/2008 et, destinée à réduire au plus vite les déficits publics considérables – induis par les errements et le sauvetage de la sphère financière – pour une dette publique des pays de l’UE qui ne représentait que 62% du PIB européen en 2008. Même le déséquilibre de la balance commerciale opéré par le faux miracle économique allemand, suite notamment aux mesures Hartz, ne suffira à juguler une frénésie dirigée contre l’intérêt des peuples. Et comment, dans une zone monétaire et économique non optimale, les technocrates peuvent-ils encore ignorer que les excédents des uns vont de concert avec les déficits des autres.

    https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2016/11/A-01-Allemagne-Exced-Com.jpg

    (*) Monnaie désinflatée de 25 % depuis le début de 1999 et 32 % si l’on se réfère à l’écu depuis 1995 – comme l’a souligné le professeur G. Lafay, Docteur ès sciences économiques ; diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris
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    Bien à vous

  17. Pourquoi Bezos et Musk investissent ils des milliards pour « transformer » l’économie américaine ? Et qu’est-ce que cela signifie pour votre argent ?

    Quelque chose d’étrange se passe dans les coulisses de notre système financier.

    À l’heure actuelle, les médias grand public ignorent complètement ce qui pourrait être l’histoire la plus importante du monde financier et dont personne ne parle.

    Au milieu des distractions causées par les conflits à l’étranger, la croise covid, les pénuries et l’inflation, la secrétaire au Trésor Janet Yellen a pris la parole lors d’un événement appelé COP26 à Glasgow, en Écosse, pour s’adresser à certaines des personnes les plus puissantes du monde, notamment :

    Le président américain, Joe Biden.
    Le roi Charles III.
    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau.
    Le président français, Emmanuel Macron et beaucoup plus.
    Depuis la scène, Yellen a appelé les dirigeants mondiaux à s’engager dans une “transition mondiale” de 150 000 milliards de dollars de notre économie.

    Depuis lors, Bank of America s’est engagée, ainsi que 131 pays, 234 villes et 695 des plus grandes entreprises du monde.

    Plusieurs milliardaires, dirigés par Jeff Bezos et Elon Musk, ont également investi dans cette “transformation”.

    Qu’est-ce que Yellen, Biden, Trudeau, Bezos et Musk poussent avec leur “transformation” ?

    Et qu’est-ce que cela signifie pour votre argent?

    Journaliste d’investigation et économiste de renom, Nomi Prins, qui avait prédit l’effondrement du marché en 2008 a suivi l’argent.

    Et ce qu’elle a découvert est surprenant.

    Cela n’a rien à voir avec un krach boursier, une nouvelle monnaie de réserve, ou la fin du fiat.

    Prins dit :

    “Alors que la plupart des Américains sont distraits par les gros titres des médias grand public, j’ai trouvé des preuves que les élites dépensent 150 000 milliards de dollars pour” transformer “notre économie en quelque chose sur lequel nous n’avons pas voté, n’avons pas demandé et très peu sont préparés pour.

    Essentiellement, nous sommes sur le point de voir une « nouvelle normalité » plus étrange et plus extrême en Amérique.

    La plupart des gens seront choqués quand ils verront ce qui se passera dans les mois à venir. »

  18. Certaines données de fonds que peu de gens évoque (sinon pour terroriser la population, alors qu’il faudrait informer et anticiper):
    https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2023/01/18/1973-et-2008-premieres-crises-ecologiques-des-limites-a-la-croissance/
    L’énergie est la base de l’économie. Sans énergie, même Internet s’arrête.
    Tout est fait pour que les vraies informations, celles qui comptent pour les puissants et leurs privilèges, ne soient pas discutées, ni débattues sur le fond. Afin de ne surtout pas remettre en cause la répartition des richesses.
    Certes, on parle du CO2, mais de manière caricaturale et sans lien avec le pouvoir et la répartition des richesses.

  19. “Alors que la plupart des Américains sont distraits par les gros titres des médias grand public, j’ai trouvé des preuves que les élites dépensent 150 000 milliards de dollars pour” transformer “notre économie en quelque chose sur lequel nous n’avons pas voté, n’avons pas demandé et très peu sont préparés pour.

    Essentiellement, nous sommes sur le point de voir une « nouvelle normalité » plus étrange et plus extrême en Amérique.

    La plupart des gens seront choqués quand ils verront ce qui se passera dans les mois à venir. »

  20. Janet Yellen, secrétaire du Trésor des USA, a appelé les dirigeants mondiaux à s’engager dans une “transition mondiale” de 150 000 milliards de dollars lors d’un “sommet” à Glasgow !

    150 000 milliards de dollars, c’est le montant global des capitalisations de la planète, si vous ajoutez, le même montant qui de son coté représente la totalité des montants stockés dans des paradis fiscaux, nous arrivons à un total de 300’000 milliards, ce qui représente la totalité des montants émis au niveau mondial.

    Cela implique aussi le fait que 50% qu’au bas mot, car beaucoup de fonds d’origines plus que douteuses sont investis dans la finance depuis ces paradis fiscaux, sont des fonds en qui échappent à toute fiscalité, voir des fonds contrôlés par des mafias criminelles.

    D’un coté de très importants groupes de la finance, de l’autre, une partie de fonds abrités dans des paradis fiscaux, ce qui ne laisse pas grand chose pour les secteurs et tissus économiques actifs.

  21. Pour “Big Jay”, la croissance reste modérée, il n’y a pas de récession et l’inflation se tasse lentement. Ah bon?

    https://www.conference-board.org/topics/us-leading-indicators

    Le déséquilibre croissant entre le capital et le travail s’est encore accru sous l’inflation. Ah bon, quelle surprise!

    https://substackcdn.com/image/fetch/f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fbucketeer-e05bbc84-baa3-437e-9518-adb32be77984.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7f9c6117-63ef-4aa6-ba3b-de788f9a999c_962x439.png

  22. Le taux de chômage US (BLS U3) a plongé en janvier 2023 à 3,4%, “extra…ordinaire”!!! Correspondant au plus bas en 54 ans, tandis que le rapport sur la masse salariale US a montré l’ajout de 517 000 emplois, le plus élevé depuis juillet, et bien au-dessus des prévisions les plus élevées. “Extra…ordinaire”, alors que nous savons (ou du moins devrait-on le savoir) que le mandat de la Fed a cette particularité d’être “dual”. C’est-à-dire qu’une double mission guide la Fed dans ses décisions de politique monétaire:

    1. Promouvoir l’objectif d’un emploi maximum

    2. Contenir des prix stables en maîtrisant une inflation jugée saine pour son économie en visant un objectif de 2%.

    Alors, quand “Big Jay” a besoin d’un coup de pouce de ses “lieutenants”, ces derniers s’exécutent, quitte à jouer avec les stats – d’ailleurs, j’en avais déjà parlé il y a plusieurs mois – mais maintenant c’est plus officiel.

    https://www.bls.gov/news.release/empsit.nr0.htm

  23. Pour la bonne forme, rappelons-nous que le taux de chômage U6 (reflet plus honnête du chômage US) est la mesure de chômage la plus large du Bureau of Labor Statistics (BLS), toutefois, l’idéologie dominante s’attarde surtout sur la mesure U3, bien évidemment.

    Néanmoins, la mesure U6 intègre les travailleurs découragés à court terme et les autres travailleurs marginalement attachés, ainsi que ceux qui sont forcés de travailler à temps partiel parce qu’ils ne peuvent pas trouver d’emploi à temps plein. A cela, il y a lieu que je précise pour la xème fois que le mode de statistique du chômage US a aussi été révisé en profondeur en 1994.

    Afin d’offrir un mur des réalités plus intellectuellement honnête, SGS tire des parallèles derrière et au-delà des rapports économiques gouvernementaux. Ceci est d’une importance significative, surtout au regard du point 1 du mandat dual de “Big Jay” à la Fed.

    http://www.shadowstats.com/alternate_data/unemployment-charts

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