Sens interdit

Gare de Lausanne : la Municipalité de gauche dit non aux voitures propres

La gare de Lausanne se transforme pour doubler le nombre de passagers d’ici 2030 et bannir le transport individuel au passage.

En effet, pour les dix prochaines années notre gare va se muer pour accueillir des trains de 400m pour plus de places assises ainsi qu’élargir les quais et redessiner complètement son parvis. Si l’on peut se féliciter de cette modernisation de nos infrastructures et de cette synergie entre la confédération, le canton, la ville et les CFF, on peut toutefois se demander pourquoi la multimodalité se limite à la population qui habite à proximité de la gare ? Dans la mesure où les transports publics et vélos auront la pare belle de l’espace public laissant la voiture au parking, mais plus celui de la gare qui disparaitra tout simplement alors qu’une gare est justement un relais entre plusieurs modes de transport.

Prévision place de la gare de Lausanne 2030
Ce qui veut dire que les Zones foraines, Chalet-à-Gobet, Vers-chez-les-Blanc, Montblesson, Montheron et Vernand ou encore une partie du Gros Vaud, sont invités, pour rejoindre la gare, à prendre les transports publics en payant une 3e zone et plus ou à vélo pour autant qu’il ne pleuve pas et que les routes ne soient pas gelées, autrement ce sera un aller simple pour la rue du Bugnon 46, et à voyager (très) léger.

Les différentes zones Mobilis pour se rendre à la gare de Lausanne.

Sans aucun doute, il faut moderniser et améliorer nos réseaux de transport en commun, mais sommes-nous obligés de bannir la voiture alors que celle-ci s’électrifie tout comme le vélo ? Nos édiles ont-elles décidé que la voiture est définitivement un moyen de locomotion du passé qui ne participera plus à la richesse et au développement de la ville et plus largement de notre pays ? Sont-ils courtermistes sur cette question et sans envergure des besoins de notre ville alors que les premières voitures à hydrogène, qui rejettent uniquement de l’eau, sont vendues en Australie. Toutes ces questions et bien d’autres restent sans réponses saufs, peut-être, sur le modèle que souhaite donner nos élus à notre ville : Paris ! Un fiasco à tellement de niveaux, un exemple dont personne d’autre que notre syndic ne s’inspire.

En bref, la recherche et le développement apportent bien plus de solutions que le tout vélo que les politiques de la gauche lausannoise sans vision et dogmatique imposent et qui va inévitablement assécher économiquement à terme notre ville et faire exploser les impôts qui seront nécessaires pour compenser leurs erreurs politiques.

Sandro Patronaggio

Titulaire d’un Master en Marketing digital et réseaux sociaux, Sandro Patronaggio s’engage depuis plusieurs années en politique comme membre du Comité de direction du PLR Lausanne et dans la Commission Innovation du PLR Vaud. Par ailleurs, il préside la Commission d’établissement scolaire d’Isabelle-de-Montolieu à Lausanne et il fait partie de la Commission culturelle de la capitale vaudoise.

26 réponses à “Gare de Lausanne : la Municipalité de gauche dit non aux voitures propres

  1. Plus personnes ne viendra dans cette ville qui se paupérise. Car ce sont des gauchistes bobos extrémistes qui sont là maintenant ! Qui ont surement des intérêts dans le coin pour agir de la sorte. Ce n’est pas plus compliqué que ça.
    N’avez vous pas remarqué que tous les grands noms commerciaux se tirent de cette ville? que ça devient salle et puant? J’y ai fait mes études et ce n’était pas si moche que ça. Et depuis que les gauchistes sont à la ville, ça devient pire!

    1. Il faudrait arrêter avec ces éléments de langage outranciers et excessifs ; “gauchistes bobos extrémistes”, qui sont galvaudés, ne veulent rien dire et en disent en réalité bien plus sur les personnes qui les prononcent que sur les personnes visées.

      Par ailleurs, je vous signale juste au passage que dans certains pays scandinaves ou baltes, qui ne sont pas dirigés par des extrémistes mais des visionnaires, de grandes villes ont supprimé la voiture. Tout simplement, les voitures n’ont pas leur place dans les villes mais les villes futures seront intelligentes et circulaires, à l’instar du modèle Venus Project. Il faut arrêter de s’accrocher bêtement au passé surtout quand là il s’agit d’incompétence.

      De plus, il n’y a pas plus de “gauchistes” qu’avant. Ce n’est pas parce que vous êtes un droitard ou une extrémiste de droite qu’il faut accuser la gauche quand le ciel devient gris. Un tant soit peu d’honnêteté intellectuelle s’impose.

      1. Comparer une ville dans un pays à une autre dans un autre pays me semble inapproprié. Différentes lois, modalités de travail, ammenagements de vie etc. Trop de paramètres a prendre en compte, donc comparaison au mieux inutile, au pire stupide. Quid des campagnes ? Les loyers en villes sont-ils aussi excessifs ? Les gens doivent-ils se déplacer autant pour travailler ? Vous n’avez aucun recul et aucune informations globale donc on parle d’honnêteté intellectuelle ? Merci de prendre conscience de vos lacunes et d’y remedier. Une organisation intelligente se base sur une harmonie, pas une exclusion.

      2. Le terme “extrémiste” est en fait parfaitement légitime, car à aucun moment cette municipalités gauchiste ne fait un seul geste dans le sens des minorités (les 40% des citoyens qui ne votent pas pour eux).
        Personnellement, je n’appelle pas ça gouverner. Résultat, on observe un exode massif de la classe moyenne qui va s’installer à la campagne, comme c’est exactement le cas à Paris.

        Et petit clin d’oeil à Stockholm, où il faut près de 11 ans pour pouvoir avoir accès à un logement. Vive le marché noir de sous-location. Vive les visionnaires des pays du Nord (surtout la Suède qui a réintroduit le service militaire obligatoire), et vive les pays Baltes dont le taux de suicide est le plus élevé en Europe (Lituanie en tête).

      3. Vous parlez d’éléments de langage outranciers et excessifs mais ces éléments sont le langage quotidien des rouges depuis la nuit des temps. Les staliniens bobos sont toujours des staliniens ! Mr.courcelle.

      4. Tiens, le gauchiste de service sort du bois.
        Si lausanne est gouvernée par des gauchistes, et comme chaque fois que les gauchistes mettent la main dans quelque chose, ils le détruisent.
        Aux usa, je suppose que votre modèle c’est plutôt la russie, la chine, le venezuela ou cuba, même elon musk fait des projets autour de la voiture.
        Comparer ce qui se passe dans les pays nordiques avec la suisse c’est comparer l’incomparable.
        Malmo, en suède, est devenue l’une des villes les plus dangereuses du pays.
        La Suède est le pays en europe ou se produisent le plus de viols.
        Mais évidemment, l’ouverture de ce pays au multiculturalisme, politique de la gauche suédoise dès les années 70 n’y est pour rien.
        La gauche détruit tout ce qu’elle touche.
        Si la réalité donne tort à mon idéologie, c’est la réalité qui se trompe.

  2. Ces nouvelles règles et autres restrictions seront aux villes du futur ce que les remparts étaient aux villes do moyen-âge : il y a ceux qui vivront intramuros et ceux qui vivront à l’extérieur.

    En poussant le raisonnement jusqu’au bout, on pourrait même imaginer la fermeture de la ville à toute personne qui n’est pas résidente ou en possession d’un laisser-passer, par exemple en cas de pandémie ou de pic de pollution.

    Une sorte de pont-levis virtuel.

  3. La connerie humaine n’a effectivement plus de limites!
    On en a marre de ces bobos verdâtres ou socialos pousses-mégots comme disait De Gaule.

    1. “On” -> Parlez pour vous déjà. Ensuite, la Suisse est dirigée par les conservateurs et néo-poujadistes depuis des décennies, avec vos lobbys patronaux et bancaires qui font la loi et sont un obstacle aux progrès sociaux. Vous êtes juste les dinosaures, donc au lieu d’attribuer vos frustrations et vos maux à des fantômes, essayez deux minutes de regarder la situation objectivement et aussi de comprendre que le monde évolue. Les années 1970, c’est fini. D’ailleurs, la voiture en ville est une bêtise immense.

  4. La belle voiture hydrogène qui ne rejette que de l’eau doit elle aussi être produite. Notre mode de vie suisse qui culmine en tête des pays les plus émetteurs de CO2 par habitant, bien devant la Chine ou les Etats Unis, doit être réinventé. La voiture individuelle pour tout trajet n’a plus sa place et malheureusement ce ne seront que les restrictions qui mettront en oeuvre les changements. Les échecs de réduction d’émission des 30 dernières années le montre bien, alors que le temps manque de plus en plus.

    1. USA env. 14t / an et par habitant,
      Chine env. 6t / an et par habitant,
      Suisse env. 4t / an et par habitant.
      Je suis moi même très sensible a l’écologie, mais évitons de nous décrédibiliser avec des informations fausses.
      Merci

    2. Sur votre dernière phrase :

      1) Vous êtes hors-sujet, car le CO2 et l’utilisation des ressources, ce sont deux sujets différents.

      2) Les technologies avancées sont de plus en plus efficientes en ressources.

      3) Je ne suis déjà pas aussi catégorique que vous. Tous les transports polluaient beaucoup plus avant qu’aujourd’hui. Et la réduction des émissions de CO2 n’est pas un échec, elle a déjà commencé si on regarde les chiffres objectivement.

      4) Parmi les secteurs les plus polluants, il y a l’agriculture productiviste et le goudronnage. Pourquoi donc focaliser le débat de manière idéologique sur les loisirs ou les symboles de la modernité ?

  5. Sinon, c’est quand que l’on va commencer à parler de la cigarette ? Niveau pollution c’est quand même le top, mais curieusement ça ne dérange ni nos chers “elus” ni nos chers guerriers du climats, ni nos génies du futurs vert. Entre l’importation, le conditionnement, la combustion et les déchets, je ne tolère pas que l’on m’emm**** en voiture pour aller amener ma mere à l’hôpital, alors que ces débiles qui bloquent les routes fument tranquillement.

  6. Extrait d’un article paru dans la dernière livraison du magazine « Causeur » (magazine français ouvertement positionné à droite dont la rédactrice en chef est Elisabeth Levy) : « Paris, la poubelle ville du monde » par Josépha Laroche ( https://www.causeur.fr/paris-la-poubelle-ville-du-monde-anne-hidalgo-saccage-paris-206015 ).

    Même si Paris n’est pas Lausanne, cet article me paraît intéressant et éclairant.

    « Etat des lieux

    Les critiques qui font rage peuvent être regroupées sous trois grande rubriques : la saleté, l’enlaidissement et le entraves à la circulation.

    La malpropreté est une question récurrente depuis le premier mandat d’Hidalgo. (…) Sur les réseaux sociaux, les habitants soulignent que la crasse est un enjeu de salubrité publique et une urgence sanitaire, et que la tiers-mondisation de leur ville met en péril son attractivité touristique.

    Quant à l’enlaidissement de la capitale, les Parisiens déplorent un processus de zadisation là où Anne Hidalgo ose évoquer une « nouvelle esthétique ». Médusés et très en colère, ils constatent l’enlèvement systématique du mobilier urbain traditionnel. D’aucuns parlent même de « pillage » et de mise à sac du patrimoine. (…)

    Une autre manière d’enlaidir la ville consiste à abattre sans raison des dizaines d’arbres magnifiques et centenaires, tandis que dans le même temps on pollue visuellement les rues avec les permis de végétaliser lancés en 2015. Des centaines de milliers d’euros sont gaspillés ainsi chaque année pour « retrouver un lien avec la nature. (…) Rencontrer, partager et créer de nouveaux liens avec ses voisins. (…) Participer au développement de la biodiversité (sic) » Ces pratiques infantiles, incohérentes et démagogiques ravalent Paris au rang de Notre-Dane-des-Landes. (…)

    Enfin, comment ne pas évoquer les 7000 chantiers en cours dans Paris et dont certains n’ont pas évolué depuis des mois, voire des années ? Pour les Parisiens, c’est la double peine : ils voient leur liberté d’aller et venir réduite se réduire comme peau de chagrin, tout en subissant une agression sonore et visuelle permanente. (…) La municipalité voudrait acculer les Parisiens à quitter la capitale qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. (…)

    Paris, laboratoire de l’idéologie woke

    Depuis que l’équipe socialiste-communiste-Verts est aux commandes, tout ce qui dans la capitale symbolise l’histoire glorieuse de la France doit être dégradé, destitué, effacé. A ses yeux, la ville est coupable et doit expier son passé. Il faut qu’elle paie (endettement massif), d’où cet acharnement frénétique à bouleverser sa morphologie et à détruire son mobilier urbain (Second Empire, Belle Epoque par exemple), comme ses arbres et sa glycine montmartroise centenaires. Autant de témoins des riches heures de la cité d’ores et déjà remplacés par de vulgaires objets passe-partout, laids et interchangeables.

    Conformément à la cancel culture, Paris est vandalisée pour ce qu’elle a été : le cœur d’une monarchie absolue, d’un empire et d’une puissance coloniale. Aussi l’objectif patent de ces responsables politiques est-il de déconstruire son passé. Cette culture de l’effacement est donc aussi un effacement de la culture, une réécriture de l’histoire. Pour les Parisiens, leur ville est donc en train de devenir un camp de rééducation. Or, si l’on en juge par les dévastations déjà irréversibles et celles qui sont opérées chaque jour à marche forcée, l’exécution de ce programme semble tout à fait à la portée de cette municipalité. Dans l’esprit d’un Lyssenko, il s’agit d’édifier une nouvelle capitale woke fondée sur les intersectionnalités et l’inclusivité qui sera peuplée de nouveaux Parisiens. Soulignons à cet égard une implacable cohérence dans la démarche poursuivie. (…)

    Avec l’équipe d’Anne Hidalgo, l’idéologie woke a enfin trouvé en France des maîtres d’œuvres à la hauteur de sa haine et sa logique de destruction civilisationnelle. Au grand désespoir des Parisiens. »

    1. Vous vous émouvez de l’abattage d’arbres dans les rues de paris et vous ne supportez pas la végétalisation des quartiers. Où est la cohérence ?
      Que veut dire exactement la phrase ‘ Dans l’esprit d’un Lyssenko, il s’agit d’édifier une nouvelle capitale woke fondée sur les intersectionnalités et l’inclusivité qui sera peuplée de nouveaux Parisiens.’ ?
      N’ayant pas étudié à Science Po avec cours à option Philosophie Soviétique, je ne dispose pas des clés pour comprendre cette phrase.
      Enfin une personne occupe 0.25 m² au sol alors que une voiture moyenne en occupe une vingtaine.

      1. «Vous vous émouvez (…)»

        Ce n’est pas moi qui m’émeut mais l’auteur de l’article dont je reproduis des extraits.

        « N’ayant pas étudié à Science Po avec cours à option Philosophie Soviétique … »

        Ça tombe bien, moi non plus.

        , « … je ne dispose pas des clés pour comprendre cette phrase »

        C’est pour ça que, en deux minutes chrono, j’ai trouvé toutes les informations sur Wikipedia concernant Lyssenko et le lyssenkisme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lyssenkisme ).
        Je crois qu’on appelle ça de la curiosité intellectuelle.

  7. Ce qui est regrettable c’est cette manière d’imposer, de savoir ce qui est bon pour tous sans en discuter ni tenir compte des avancées scientifiques sur ces questions ou encore faire fi de la typologie de notre ville et canton qui ne sont pas plat comme le Danemark ou la Hollande.

    Par exemple, il fut un temps que le problème était la pollution générée par les moteurs thermiques. Maintenant, que les voitures électriques sont une réalité, le problème de la Gauche est devenu l’emprise au sol de la voiture, étant donné qu’ils n’ont déjà plus d’arguments sur la pollution automobile.

    Ensuite, si on regarde ce que les scientifiques disent sur le réchauffement climatique, qui est une réalité, c’est que toutes les lois drastiques sur la diminution du CO2 que l’Union européenne prévoit ne changeront strictement rien au réchauffement lui-même et ceci pour deux raisons.

    Premièrement, les mesures prévues par l’Union européenne influeront de 3 centièmes de degré celsius (0.031) sur les températures. Autrement dit, le problème restera entier et ceci d’autant plus que les pays qui souhaitent se développer (Inde, Chine, Russie, pays d’Afrique) continueront allègrement à émettre autant de CO2 que nécessaire.

    Ensuite, l’énorme problème que nous avons, concernant le réchauffement climatique, ce n’est plus ce que nous produisons comme CO2, mais bien ce qui a déjà été produit et stocké dans l’atmosphère qui continue à réchauffer et modifier notre climat. Ce qui veut dire, qu’il n’y a que l’innovation la recherche et le développement pour trouver des solutions pour “décarbonner” notre atmosphère et découvrir de nouvelles énergies (programme ITER par exemple) ou les rendre
    plus efficientes pour nous permettre de ne plus émettre autant de CO2 qu’auparavant.

    En bref, il faut agir pour dépolluer notre atmosphère en priorité, ainsi que de réduire intelligemment nos émissions de CO2. En revanche, prétendre que LA solution c’est le vélo électrique les transports publics et la marche pour résoudre le problème du réchauffement est scientifiquement inexact et politiquement une faute qui pèsera sur nos sociétés et les générations futures.

    1. @patronaggio :
      je suis entièrement d’accord avec vous.
      Le problème avec les gens qui font de l’idéologie est que, quelque soit les arguments que vous utiliserez, eux sont persuadés d’être du bon côté de l’histoire, eux sont persuadés d’être dans le vrai, le pur, de détenir la vérité suprême, au nom du progressisme, humanisme, etc etc etc.
      Ils ne s’intéressent pas au vrai, ils sont idéologues et rien d’autre.

      Socialisme/communisme = 100 millions de morts.

      Eux ne sont pas et ne seront JAMAIS du bon côté de l’histoire.

      Lausanne est une ville magnifique par le cadre géographique mais quand on vit c’est comme Paris, sale, une délinquance omniprésente, un vrai dépotoir.

      Mais la gauche adore ça.

      Merci à vous pour votre article.

    2. Vous pensez sérieusement qu’Iter est la solution ?
      Votre foi en la science et l’innovation est remarquable… Et paradoxale. A se demander si vous êtes scientifique. Je le suis. Et n’ai aucune foi en la science pour résoudre de manière certaine le problème climatique, et à plus large échelle, de notre impact sur la nature. Par contre, diminuer notre consommation d’énergie, recourir au vélo – si possible non électrique – plutôt qu’à la voiture à essence, c’est un moyen garanti. Même s’il ne vous plaît pas.
      La science ne fonctionne pas avec la foi. C’est antinomique.
      A vous lire, j’ai surtout l’impression que vous ne cherchez que de mauvaises excuses pour garder la tête dans le sable et surtout ne pas faire le moindre effort. Ça non plus, ce n’est pas très scientifique.
      Bonne journée.

      1. Cher monsieur,
        Ce que je trouve paradoxal c’est d’être un scientifique et de ne pas tenir compte de ce que la science nous a apporté jusqu’à aujourd’hui et de sous-estimer ce qu’elle nous apportera, sans en douter.

        Concernant la résolution du réchauffement climatique, je vous pose une question, sachant que l’effet de serre continuera quelques soient nos sources d’énergies futures, quoi d’autres que l’innovation et la recherche pour solutionner cette problématique d’après vous ?

        Pour finir, si vous m’avez bien lu, je suis effectivement pour tendre vers une mobilité sans émissions de CO2.
        Cordialement.

        1. Je vous remercie pour votre réponse ; comme elle soulève quelques questions, j’y réponds à mon tour – mais, et vous prie de m’en excuser, cette réponse est exagérément longue
          pour un format de blog et trouverais logique que vous choisissiez de ne pas la publier.

          Votre réponse aborde deux thèmes – l’un anecdotique en apparence, nos espérances respectives vis-à-vis des apports “de la science”, et l’autre sur une voie à suivre selon vous.
          Concernant ce premier thème, il est – comme je l’ai dit – anecdotique dans cet embryon d’échange que nous avons, mais néanmoins révélateur d’un problème que je pense être fondamental de notre société : nous parlons la même langue, mais ne parlons pas “le même langage” – et cela nourris une incompréhension mutuelle, qui peut être source de désaccords apparents, là où il n’y en a pas forcément (même entre scientifiques, notamment de domaines différents, cela s’observe).
          Il y a bien sur de nombreux facteurs (au nombre desquels vous pouvez compter sur une faible aptitude de ma part à la communication en général), mais évidemment nos expériences et professions respectives.

          Vous trouvez paradoxal qu’en tant que scientifique, j’ai une si faible confiance dans le fait que la science puisse permettre de trouver des solutions à la crise (j’hésite à utiliser le pluriel), car j’ai fait part de mes certitudes (“aucune foi en la science pour résoudre de manière certaine[…]”).
          À lire votre réponse, j’ai le sentiment que le sens fin, l’exact sémantique de cette phrase n’est pas la même sous ma “plume” et dans votre lecture, naissance d’une incompréhension.
          Lorsque j’emploie le terme “certain”, c’est au sens probabiliste qu’il faut l’entendre : un événement “certain” est un événement dont la probabilité de survenance est P=1 – ou très proche (à noter que là aussi, l’usage du mot “proche” réfère à des concepts probablement différents dans nos deux esprits ; pour moi, la notion de proximité est avant tout topologique – voisinage).

          Dans le cas de figure, la naissance de bonnes idées étant soumise à énormément d’aléas, il n[e m]’est pas possible d’en déduire un modèle permettant de faire des prédictions avec un semblant de vraisemblance ; le futur reste donc inconnu sur ce point, et la probabilité qu’une ou des solutions puisse émerger m’est inconnue (non quantifiable). Seul les solutions déjà existantes, et validées en tant que telles, peuvent entrer dans mon vocable “je suis certain que…” (et il existe de telles solutions, qui ne sont pas le fruit de la science).

          J’ai bien sur espoir que cela puisse être le cas (que la science amène des solutions, ou une partie d’entre-elles) ; mais cet espoir est du domaine de la conviction intime (la foi) ; par ailleurs, la ressource principale nous manque (le temps), et nous manque d’autant que l’éparpillement est grand.
          Si l’on a d’une part des certitudes (P=1), et d’autre part des espoirs plus ou moins vagues (P=?), il me semble bien aventureux de baser une politique sur uniquement ou majoritairement les seconds, alors que les premiers devraient être prioritaires (prioritaire : qui n’exclue pas les secondes, mais avec un accent moindre).

          Pour ce qui est du second thème de votre réponse, et qui pour le coup porte sur le fond (“quoi d’autre que l’innovation comme solution à cet effet de serre qui va conditionner notre climat pour plusieurs décennies à venir”), je vais tenter une analogie.
          Elle n’est pas fantastique (tirée par les “cheveux” sur certains aspects), mais je justifierai (un peu) son emploi :
          Nous qui avons la chance d’avoir pu dans notre enfance (ou même après) barboter plus ou moins régulièrement dans un bain avons tous expérimenté ce phénomène de la “vague”, lorsque l’on se balance d’avant en arrière, tel un rameur, en accompagnant cette fameuse vague… il arrive rapidement un moment où l’on sait qu’à la sortie du bain, c’est la serpillère qui nous attends. À cet instant, quelques oscillations avant que la vague ne submerge le bord de la baignoire, quelle est la meilleure stratégie ? Essayer de rehausser la baignoire ? Ou – et l’on rejoint le cas qui nous occupe des GES dans l’atmosphère – tenter d’écoper un peu de l’eau du bain ?
          Une meilleure stratégie est évidemment de cesser l’apport d’énergie à la vague en restant immobile (et une encore meilleure est de déphaser l’apport d’énergie, idéalement à 180° – dans le creux exact de la vague – l’énergie amenée annihilant alors celle de l’onde ; c’est bien sur une des limites de mon analogie : cela vaut pour un phénomène ondulatoire, mais hélas pas pour les émissions de GES).
          En dépit des travers de cette analogie, je la pense cependant relativement(!) pertinente, car le phénomène du dérèglement climatique semble hélas avoir une composante exponentielle – à l’image de la résonance (bien évidemment, elle ne perdurera pas indéfiniment, la terre ne se transformera pas en étoile – mais il est bien possible qu’elle dure au moins suffisamment pour causer bien du souci à l’espèce humaine, et – alliée à nos autres impacts sur la nature – à l’extinction d’une très grande proportion des formes de vie).
          En considérant cela, la ressource “temps” est (comme déjà évoqué), des plus critique (et hélas, il semble bien qu’elle soit encore plus limitées qu’il n’était pensé il y a encore quelques années).

          Trouver des moyens de retirer des GES (et en particulier du CO2) de l’atmosphère n’est pas inutile, mais à mon sens la priorité est de cesser le plus possible les nouveaux apports (il faut en priorité fermer le robinet au maximum).
          Pour capter le CO2, la science pourra certes donner des solutions (il y a des pistes intéressantes et prometteuses), mais la nature a déjà trouvé des moyens – notamment les forêts en croissance, les tourbières, certains biotopes marins. Ces moyens fonctionnent de manière certaine (P=1), mais nécessitent du temps (par contre, pas tellement d’autres ressources). Les autres solutions, possiblement apportées par “la science”… prendront elles aussi du temps (combien ? Aucune idée !), et des ressources (combien ? Aucune idée), sachant par ailleurs qu’il faudrait les développer en gardant le robinet des GES aussi fermé que possible.

          Je suis mal à l’aise lorsque j’entends/lis des propos tels que ceux que vous tenez “la science/technique apportera les solutions” (sans procès d’intention à votre égard, mon malaise est vis-à-vis de ce discours en général), parce que j’ai le sentiment que la motivation profonde soit tout autre : pour les uns, une manœuvre dilatoire (peut-être même inconsciente), pour les autres, un moyen de concilier le fonctionnement actuel de notre société (en effet, pour ces solutions techniques, il faudra des encouragements à l’innovation, donner du travail à des chercheurs, faire des évaluations, donner une publicité aux résultats, procéder à des mises en œuvres “industrielles”) en refusant d’affronter les réformes ; se contenter des promesses de techno-évangélistes, car elles nous rassurent tout en soulageant notre conscience, et ne pas appliquer celles “toutes bêtes” que l’on connait déjà (notamment offertes par la nature). Remarquez : il semble bien que ‘faire pousser une forêt’ n’est finalement pas si trivial que cela.
          Bien à vous (et encore mes excuses pour ce si long message).

          1. Monsieur,
            Je vous entends. Cependant, quand je parle d’innovation de recherche et de développement, ce n’est pas un vain mot ou une façon de diluer le propos ou encore de se rassurer. Les avancées technologiques sur les questions climatiques (CleanTech) sont une réalité développée par des centaines de startup à travers le monde avec des investissements qui se chiffre en dizaines de milliards. Par ailleurs, vous admettrez qu’aucun investisseur ou fonds d’investissement ne participe à un développement auxquels ils ne croient pas ou qui n’a pas été validé au fur et à mesure scientifiquement. Ce qui est de bon augure pour la suite.

            Pour finir, il faut évidemment tendre vers moins de pollutions. Toutefois, je ne mettrai pas la charrue avant les boeufs et ne vociférerai pas en prétendant avoir la réponse ultime pour endiguer la hausse des températures par: faisons tous comme ceci ou faisons tous comme cela à l’image des sachants de gauche à vélo.
            Meilleurs messages.

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